Archives de Tag: maniaque

POWER!

Waaaaaa!

Quelle énergie, quel élan vital, je suis au somment de ma montagne en plein déséquilibre, sur un fil qui me relie à cette douce colline ; la femme de ma vie.

Je l’ai trouvé, c’est fini, je suis soulagé. Mon yang peut se déployer, ma puissance de vie s’expulser dans le monde. Haha! il faut canaliser cette force surhumaine. Je suis bien entouré, j’écris, je parle, j’aime, et les gens qui m’aiment et me comprennent m’apaisent. Surtout elle, la femme de ma vie : flamme, mère de mes filles.

Dans son amour je trouve la paix, nulle exaltation, non je ne l’aime pas à la folie, je ne l’aime pas passionnément, je ne l’aime pas beaucoup, je l’aime sereinement, paisiblement et durablement.

C’est grâce à ce blog que je l’ai rencontré, c’est donc ici que je lui formule : « Veux-tu m’épouser? »

Mes chères lectrices, désolé la place est prise! Mes chers lecteurs en générale, il est possible que le vif qui forme ces phrases va faire écho à certaines de vos souffrances. Car c’est la même énergie que celle en manie. Seulement mon esprit est assez solide pour la faire circuler. Aujourd’hui je la maîtrise mieux, j’use de toutes mes armes et évidemment celles chimiques. Ces jours ci, le Tercian est mon ami!

C’est le plus bel été de ma vie, c’est le plus beau jour de ma vie. Et demain ce sera meilleur encore. Le cercle vertueux est en place. Je n’ai plus besoin de chercher la bonne fréquence d’onde du « bonheur », j’ai juste à faire attention à rester sur la vague, à être attentif à cet instant présent, cet instant merveilleux, celui où j’écris qui je suis.

Je dois aller à la pharmacie.

Toi qui me lis : je t’aime

Patience et Espoir,

W

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Séjour HS en direct 2e partie et fin

Voilà la fin du journal de ce séjour HS, un séjour très riche. Je ne peux publier cet article que maintenant, n’ayant pas eu de connexion internet avant. Aujourd’hui je suis rentré chez moi, je me sens bien moi qu’avant le séjour. Beaucoup de choses se sont éclaircis grâce à cette expérience. Les deux derniers jours ont été très paisible et léger. Un article viendra rapidement, pour actualiser mes ressentis et pensées qui ont bien évolué depuis l’écriture de cet article ci dessous. Je tiens à remercier les personnes présentes ce séjours qui ont permis cette expérience importante pour la suite de l’association. Je tiens à m’excuser pour les personnes qui ont absorbé les effets collatéraux de la HS en question. Je tiens à ce que celle-ci, si elle lit cet article, ne culpabilise en rien, que j’ai toujours beaucoup d’affection, et qu’au contraire moi et beaucoup d’autres pensent fortement à elle dans cette période difficile et empreinte de souffrance. Je n’ai pas de reproche aujourd’hui à qui que ce soit, je me sens responsable de ce qui s’est passé. Cependant l’association a pris un virage, et beaucoup de choses vont changer dorénavant. Merci à toi lecteur qui a réagi et m’a soutenu encore à travers les commentaires. Le meilleur est à venir…

Samedi

Après l’article d’hier, j’ai du m’endormir vers 2h… Et là des rêves…

Rêve de colonie de vacances, moi en animateur (mon métier passé) avec des enfants. Et je ne sais plus comment, mais les choses tournent mal… Et puis un autre rêve : Je pars de quelque part, rejoindre ma mère et une soeur et j’ai les pieds en sang. J’ai des agrafes partout sous les pieds et avec cela une sensation cauchemardesque… Et là une HS (vers 4h) du matin rentre dans le dortoir des mecs. Ces rêves étaient prémonitoires. Je ne sais plus ce que je t’ai raconté hier mais une des HS est venu en étant up. La connaissant, j’ai accepté qu’elle vienne au séjour malgré son hypomanie. N’étant pas au top de ma forme, et pas d’une grande lucidité, ce n’était peut-être pas la meilleure idée. En fait son hypomanie est liée à un fort sentiment amoureux qu’elle a pour un HS présent à ce séjour. Qui ce dernier a laissé croire, sans s’en rendre compte, qu’une relation entre eux étaient possible. Bref, les deux réunis dans le gîte cette nuit là a eu un sacré impact.

Elle a débarqué à 4h du mat’ voulant faire je ne sais pas trop quoi, en tout cas elle était dans un état up, proche de la manie. Je me suis levé et je suis descendu avec elle dans le salon pour discuter… Je n’irai pas dans les détails, mais cette HS que j’aime beaucoup était dans un état maniaque. Elle était choquée par la prise de conscience que le HS ne partageait pas ses sentiments. Et cela engendrait des parôles délirantes. J’ai passé la nuit avec une autre hs à l’accompagner dans ses crises de parano, alternées d’instant de lucidité culpabilisant, de coup de colère, de silence bruyant, etc. Accompagner une personne en hypomanie est le mot, car conseiller et raisonner n’est pas possible. Le pic de la crise est arrivé lorsque la question était de savoir s’il fallait qu’elle rentre chez elle aujourd’hui. J’ai eu la mère, mais comme souvent lorsqu’un bipo est en crise il est en conflit avec ses parents, et l’appel n’a fait qu’alimenter la colère, donc elle restera ici jusqu’à nouvel ordre.

Tout ça pour dire que cette nuit a été un petit enfer pour moi, car j’ai l’impression de m’être laissé porté par des peurs et que ce que je redoutais est arrivé. Je suis pas bien, car pour une fois que je lâche prise, les choses tournent au vinaigre.

Aujourd’hui, il est 19h, 5 autres HS sont arrivés et ça va mieux. L’HS en hypo est un peu plus calme. Mais bon, je suis un peu chamboulé.

Tout une partie du dortoir est utilisé comme infirmerie pour les 3 HS protagonistes, l’entente est calme. Je serai rassuré lorsque celle en crise la veille aura pris au moins 500mg pour bien dormir cette nuit.

Vu de l’extérieur, tout va plutôt bien maintenant en fait, on a fait une belle balade, des belles discussions. Mais là, dans mon for intérieur, je ne suis pas très bien. Un mélange d’énervement, de solitude.

Le groupe se connaît plutôt bien, donc une stabilité s’en dégage.

Le plus déstabilisant en fait, c’est ma prise de conscience que je ne peux plus garder le control de l’association, son développement, et l’organisation seul. Que je dois faire confiance à l’autre. Que je lâche prise sur ce que j’ai créé.

Voilà, maintenant je vais retourner avec eux, me divertir et peut être un peu m’exprimer, on verra.

 

Dimanche 16h:

Hé bien après la soirée de samedi qui était plutôt bonne, la HS en mode hypermanie, car en fait ce n’est pas de l’hypomanie vu que le délire est présent, était dans état plutôt gérable et pas trop déstablisante pour le groupe…

Mais à 4h du mat’… rebelote. Malgré une augmentation de son traitement. Elle souffre trop de son état, par contre elle accepte de prendre des médoc’s, alors sous l’accord du Samu on lui fait prendre du tercian, fort anxiolytique. Grâce à un autre HS arrivé le jour même qui en avait dans sa pharmacie personnelle. Du coup il n’y a pas eu de trop gros pétage de plomb. Par contre, nous étions impuissants, moi et les 2 HS qui accompagnaient son délire, nous pouvions plus rien faire, et même au contraire nous étions épuisés. Finalement à 11h, le Samu l’embarque, les parents sont au courant.  Tous peinés, les 11 HS, connaissant pour la plupart l’hospitalisation, mais en même temps soulagé, car on ne pouvait pas faire mieux et l’hospitalisation était nécessaire…

Quelle aventure…

Quelle expérience, très bonne finalement, car pas de conséquence grave, on a plutôt bien géré. Les effets collatéreaux sont qu’à cette heure-ci les 2 autres HS avec qui on a géré la situation sont KO et dorment maintenant, et vont avoir besoin de temps pour récupérer.

Moi ça va, j’ai pu dormir un peu. Et je suis soulagé par cette fin. Ma copine est arrivée aujourd’hui, sa présence me fait du bien. Le séjour, en tant que ressourcement, va pouvoir commencer!

Enseignement : avoir une vigilance maximale sur l’état des HS participants au séjour.

Les autres hs participants, passent un bon séjour malgré ça, et c’est cela qui m’importe. Pfffiou

Lundi 18:18

Le côté léger et détente du séjour a commencé hier soir. Autour d’un petit jeu de carte, le fameux « trouduc ». Aujourd’hui nous sommes plus que 4. 2 HS sont repartis ce matin. Dont le garçon HS qui a reçu les foudres de celles en crise les deux derniers jours. Ce dernier était donc dans un état de fatigue et de fragilité élevée.

Au delà de cette aventure maniaque, quelque chose me pèse dans ce séjour, c’est la vie en collectivité et le non partage des tâches. Si je ne pousse pas les gens à participer à la vie quotidienne alors un petit nombre se charge du tout. Moi qui suis hypersensible à l’injustice, c’est pas facile à vivre.

Pour le prochain séjour, déjà il n’y en aura pas tant que d’autres prennent en charge l’organisation avec moi. L’association a besoin de cadrage en général. Bref, au prochain séjour, chaque participant s’engagera en amont dans une tâche de vie quotidienne. Toute la vie quotidienne en collectivité sera prévue, et tout le monde sera acteur du séjour et pas seulement consommateur. Le but étant que chacun fasse quelque chose qui soit dans ses cordes.

Je me suis trompé en croyant que les gens prendraient conscience naturellement des choses à faire et les feraient.

Ce qu’il faut que tu saches, c’est que j’ai travaillé pratiquement 10 ans en collectivités avec les enfants, j’ai certainement plus de  réflexes dans ce domaine.

Du coup lorsque les choses ne sont pas cadrées c’est très dur pour moi de dire : « il faut faire la cuisine, la vaisselle, le feu, ranger, etc » à des adultes.

Bref, je t’écris cette prise de tête, alors que là je suis tranquille près du feu et que tout va bien.

Finalement ce séjour HS  a été riche en enseignement et l’association des hypersensibles en sort grandi. D’ailleurs ça y est tu peux être membre et participer un jour pourquoi pas un séjour et voir en direct des crises maniaques! Dis comme ça… Belle promo : contact@association-hypersensibles.fr

Allez, je vais profiter de la dernière soirée sans trop penser à la suite, car je ne sais pas où je vais en ce moment! Plus de joie et de légèreté!!

A bientôt,

Patience et espoir

W


Piégé entre 2 mondes

Entre 2 mondes, entre 2 mondes…

Cette chanson convient parfaitement à ma situation. Je n’ai pas l’impression d’être en phase maniaque, loin de là. Je ne suis pas non plus en dépression, je fais des choses, je sors, j’ai des projets. Mais je suis malheureux. Est-ce une maladie le malheur?

Je suis piégé entre 2 mondes. Entre mon monde personnel, individualiste, mon imaginaire très large, très riche mais cette chambre intime est si loin de la réalité. Je tente depuis la rentrée à me réintégrer au monde extérieur, aux contraintes de la société. J’essaie de me conformer. Pfff, résultat des courses, je suis torturé. Je ne me sens pas libre. C’est comme si j’avais des menottes psychiques. Je suis en perpétuel prise de tête, je réfléchis trop. Là où je ne devrais que patienter que mon projet de réinsertion professionnel via pole emploi se fasse, je psychote, je doute. Je regrette même parfois d’avoir coupé court à mes ambitions de théâtre, mes rêves d’acteur cette année pour revenir à une réalité plus commune (métro-boulot-dodo). J’ai l’impression que je me lance dans une voie sans issue, dans une vie qui me ressemble pas, dans une conformité qui ne m’est pas conforme.

La nature de ma prison psychique est très perverse. Je crois mieux la comprendre aujourd’hui. Je suis attaché par mon passif chaotique. Je suis dépendant de mes parents. Dépendant financièrement mais surtout dépendant affectivement. C’est comme-ci je devais me brider pour ne pas les inquiéter, comme-ci je leur était redevable de toute l’inquiétude que je leur ai causé par mes nombreuses crises spectaculaires et hospitalisations. C’est terrible. Je pourrais partir simplement. Avec ma bourse de 800 euros de la Caf, très suffisante pour partir à l’aventure. Voilà, je suis un aventurier enfermé. Au lieu de prendre ma liberté, je m’enfonce dans une réinsertion dans l’agitation parisienne. Au lieu de prendre mon baluchon et partir vivre libre, je déménage de Paris à Paris…

Je suis complètement décalé par rapport à la mentalité des gens de cette grande ville. Au quotidien, je suis seul. Je ne suis pas fier d’exprimer ces pleurnichements mais c’est ainsi.

Dans cette construction d’un pont entre ces deux mondes si éloigné, je suis dans l’eau à planter les piquets à contre courant. Je bois la tasse, je dérive. Je mets toute mon énergie à tenir bon.

Il n’y a que les activités autour de ce blog qui m’anime. Ces merveilleuses rencontres comme celle de samedi, et celle qui se projette à Strasbourg. C’est déjà génial penseras-tu. Oui mais d’un autre côté ces moments privilégiés m’ancrent un peu plus dans un monde beau, riche en échanges et en sensibilité, généreux et solidaire ; mais ce monde, encore une fois, est si éloigné du reste, du quotidien… Ou alors il faudrait créer une micro-société, une communauté, une secte, un halo d’humanité dans ce monde gris…

M’enfin, je garde le cap avec cette idée derrière la tête qui gangrène au fil du temps : prendre le large…

Voilà, une fois de plus je publie un brouillon imprimé tout droit des spirales chaotiques de mon âme…

Patience, espoir, patience, espoir… ma seule certitude que je te partage car je sais que je ne suis pas seul dans ces quartiers torturés de l’esprit.

A bientôt,

Ps: Je continue à écrire un article par jour cette semaine, comme un remède pour évacuer en continu la pression

W.