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De la prise de conscience vers la pleine conscience.

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Lorsque l’on fait attention à soi,

que l’on fait taire les pensées,

que l’on calme le mental,

on découvre toute une vie intérieure, plein de sensations émotionnelles et physiques cachées habituellement dans le bavardage constant du mental.

Lorsque l’on parvient à vivre ces sensations sans les interpréter ni les comprendre, on plonge en soi, on fait face à nos peurs, aux origines de nos inquiétudes. C’est en y mettant notre attention, la lumière de notre conscience qu’on peut les guérir. En lâchant prise, en lâchant le contrôle que nous exerçons du haut de notre sphère cérébrale.

En lâchant prise, en cessant de se laisser faire ballotter par nos pensées, on redonne  confiance à notre corps et à sa capacité d’autoguérison. Grâce au calme mental, on se rend compte des tensions, on entend mieux notre corps s’exprimer.

Quand notre conscience est isolée dans notre mental, c’est à dire quand on est trop dans la tête, dans les pensées, dans les regrets du passé, les inquiétudes du futur, on ne se rend pas compte par exemple d’un léger mal de dos. On continue à vivre sans en prendre soin alors qu’il suffirait d’en avoir conscience, de se mettre au repos, respirer un instant là où il y a une tension pour soulager et soigner ce léger mal. Mais étant occupés par nos pensées, notre quotidien, on laisse inconsciemment le mal empirer jusqu’à ce qu’il soit trop fort pour l’ignorer. Alors on va voir le docteur, on prend des médicaments.

Si nous sommes à l’écoute de notre corps, de nos émotions, on se permet de s’ouvrir au potentiel d’autoguérison de notre être. Car lorsqu’on est dans cette attention,  quand le mental est tranquille, on est dans l’instant présent et on bénéficie des pouvoirs qu’il regorge.

C’est vrai, je l’expérimente!

Patience et espoir,

W

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Lâche prise et la magie émerge

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Lâcher prise sur la vie, elle n’a pas besoin de moi pour me diriger là où je dois aller.

Lâcher le contrôle, abandonner toutes mes pensées, tout ce que je pense être, tout ce que je crois bon de faire, en vérité je n’ai pas besoin de tout ça, je vois bien que les meilleures choses qui me sont arrivées n’ont pas été commandé par mon mental.

Se laisser porter aux rythmes des envies, trouver le flow et se laisser aller dans le courant.

Agir spontanément, à ce qui vient naturellement, à ce qui n’est pas prémédité.

Ne pas penser ce que je dois faire, faire ce que je sens sur le moment, dormir lorsque je suis fatigué, travailler lorsque je suis motivé, ne pas me laisser dicter la vie par le fonctionnement des autres, par un système qui ne me convient pas.

Dire ce que je sens bon d’exprimer, rester connecté au cœur. C’est une connexion sûre, tant que j’y suis lié, rien ne peut m’arriver.

 

Si je suis écœuré, mécontent, que j’exprime ma colère. Je laisse le pouvoir aux humeurs du cœur. C’est en nourrissant cette confiance, un abandon de l’égo pour le cœur que mon pouvoir pourra émerger. Préférer le silence en attendant.

La magie opérera lorsque j’aurai cette sécurité intérieure qui me permettra de me laisser glisser dans le vide sans peur. Tomber pour atterrir sur mon destin. Ce n’est pas ma tête qui pourra trouver la chemin. « Pour trouver la voie, il faut vous couper la tête » haha, disait l’autre.

Redonner le pouvoir d’action à mon cœur et non aux pensées. Cultiver le silence et l’état de non-pensée. Ne plus penser à hier ou à demain. Revenir à la fonction essentielle de mon cerveau : rêver. Cela suffit.

Ma tête rêve, mon cœur se réjouit des rêves et use de la magie pour les réaliser.

Je ne suis pas à ma place, je suis sur le chemin qui m’y emmène mais pour avancer je dois oublier ma vieille façon de fonctionner. Je dois revenir à l’enfant, à l’essence, aux mondes des rêves, à la magie, et me laisser guider.

Il n’y a rien à comprendre, il n’y a plus de problèmes, il n’y a pas d’effort à faire, il n’y a qu’à croire à la magie et faire confiance à la vie.

Ce n’est pas mon égo qui a contrôlé les événements qui m’ont fait avancer, c’est quand j’ai lâché prise, suivi mes pulsions que j’étais au cœur de mon existence.

Méditer, méditer, étendre l’état de non-pensée dans le temps. Moins je pense, plus je suis dans l’instant.

Ne plus penser, ne plus penser, revenir aux ressentis, au corps, aux émotions, à la contemplation, ainsi mes rêves se confondent avec la réalité.

Laisser les autres sur leur chemin, ne pas les convaincre de vivre la magie que je vis, partager, ça suffit. Respecter les esprits différents, respecter le mien surtout.

Les pensées font obstacle à la magie, les pensées troublent l’esprit. Vois la différence entre une mer agitée et une mer calme sur la côte. Lorsqu’elle est calme, alors on peut apprécier les merveilles qui se cachent sous l’eau.

« J’ai lu, ça me fait fait pensée que… je dois faire ça… quand je le verrai faut que je dise ça… » Arf non! Non-pensée, non-pensée!! Petit mantra pour m’aider à revenir sur l’instant : « Pardon, merci, lumière, amour », ça y est, je reviens sur le ressenti qui se cachait sous ces pensées. Je médite sur cette émotion, ah cool! je ne suis plus dans la tête. Et à quel endroit du corps se manifeste ses émotions, ce qui est là, présent? Ah oui, je sens une sensation au niveau de la poitrine. Je respire, je ne suis plus dans les pensées. Je suis l’air qui rentre et sors. Je suis mon corps, je suis cette émotion qui me traverse.

J’accueille ce qui se passe et me laisse porter vers l’action engendré par ce qui est là, par cet imprévu. Je suis libre, je ne contrôle plus. Je m’abandonne à la vie. C’est ça le paradis. Il n’y a rien à s’inquiéter, car l’inquiétude, l’angoisse, la souffrance, tout se passe dans la tête. Et moi, je m’en libère. La vie me transporte d’expériences en expériences et m’apporte tout ce que j’ai besoin.

Difficile d’imaginer ce dont j’ai vraiment besoin. Je me suis imaginé tellement de choses, j’ai voulu tellement de choses, mais en réalité, c’était aussi simple que ça.

Je suis de plus en plus prêt, de plus en plus pure. Mon cœur est au pouvoir, une puissance énorme.

Je ne suis pas le maître de ma vie mais le héros de mon aventure.

Patience et espoir

W

PS : Ça fait pile poil trois ans que j’ai ouvert ce blog, champagne!

PS2 : petit lien vers mon autre blog sur l’express: laviedunbipolaire


Journal d’un explorateur de l’Etre

Voilà un nouveau titre pour ce blog. Il annonce mieux ce que j’écris ici. Plus qu’un titre, c’est le sens de ma vie. Les souffrances que j’ai enduré pendant ma vingtaine m’ont permis/obligés à tourner mon regard à l’intérieur de mon être pour observer tous ces nœuds, tous ces barrages, toutes ces peurs qui me séparent de mon centre, du Soi, de la source, de la lumière, de l’Amour, de cette énergie si puissante qui n’attend que d’être canalisée et exprimée à bon escient.

Cette exploration, cette conquête de moi-même n’est pas un voyage tranquille. Car lorsqu’on prend ce chemin, la vie nous amène à vivre les expériences que l’on doit traverser pour comprendre un aspect de nous-même encore inconscient, ce qui n’est pas toujours agréable. Ce chemin vers l’éveil n’est pas facile car il passe par l’affrontement de ses peurs, l’affranchissement de tous ses conditionnements, la déconstruction de toutes ces croyances, l’abandon à une dimension inconnue en Soi, un saut vertigineux, un lâcher prise du control de son mental, l’accueil inconditionnel de sa vulnérabilité.

La méditation est mon premier outil pour travailler, l’accueil de l’instant présent est l’ouvrage que je remets sans cesse sur le métier. J’ai beaucoup travailler seul et je vois aujourd’hui le cadeau de l’autre, du partenaire, pour prolonger ce travail par l’union. Sentir la présence profonde de l’autre. Se mettre en relation avec « elle », « lui » et chercher une relation de plus en plus haute, subtile, moins d’ego, plus de cœur, se découvrir de toutes ces peurs, en les partageant humblement déjà. Je commence tout juste à te partager cela, de nombreux articles suivront aux rythmes de ma nouvelle relation.

Je sais que nous sommes loin d’être les seuls à faire se travail, dans l’ombre, à être des artisans de lumière, car en travaillant sur Soi on élève directement l’énergie de la Terre. Bref, nous utilisons peut être des mots différents pour exprimer ce travail, mais nous sommes beaucoup, disséminés, pour beaucoup peut-être trop seul. Mais de plus en plus nous nous retrouvons. Les rencontres en sont la preuve. Nous n’agissons plus seul mais en groupe. Et ce n’est que le début…

… Je rêve que dans des années futures quelques gouvernements, commencent à donner du crédit à notre travail, et une place reconnue pour exprimer et agir au sein des sociétés. Car il y a un gigantesque pouvoir d’Amour qui gronde en beaucoup de nous et qui n’attend que de répandre sa lumière sur la Terre. Artisans de lumière, c’est à dire hommes et femmes faisant de leur développement personnel leur priorité dans la vie, nous avons chacun une expérience d’exploration des peurs et de conquête de Soi, nous sommes chacun des sortes de pionniers, et donc nous avons la possibilité d’aider les autres à se recentrer à dépasser leur propre barrage, à guérir. Il y a un avenir pour moi, toi, nous, Soi.

Sur ces belles paroles je me retire d’internet pendant 20 jours, le temps de faire ma dernière tournée en tant que comédien et marier mon frère. Et le temps pour toi de lire les 300 articles qui amènent à celui-ci, et voir mon petit cheminement!!

Je te souhaite un bon été, merci d’être là, je t’aime.

Patience et espoir

W


Méditons ensemble!

Je me rends compte dernièrement que j’ai acquis par l’expérience et la lecture une boîte à outils pour mieux respirer, me détendre, méditer, me recentrer qui n’est en fait pas évident pour beaucoup de personnes à qui j’en parle dans les rencontres.

J’ai écris d’ailleurs récemment comment je méditais sur cet article

Alors voilà, j’ai eu l’idée hier soir de te proposer des rencontres spéciales « méditation », un mot très large qui ne doit pas être un obstacle, où le but serait de partager nos techniques de respiration/ détente, bref tout ce qui nous aide à nous recentrer et se libérer de nos angoisses. Et s’exercer à la pratique ensemble dans un parc, à défaut d’avoir les montagnes à  Paris.

Je précise que je n’ai aucune formation à ce sujet, mais un savoir acquis par l’expérience qui, j’en suis persuadé, est un moyen thérapeutique essentiel pour se libérer des troubles psychiques. Et ce serait une joie de faire profiter ça à qui veut!

Voilà, organisons ça dés maintenant via mon mail : bipohypermaniac@gmail.com

Je suis toujours aussi friand de lire et apprendre de ton expérience, n’hésites pas. Je suis en vacances en plus!!

Patience et espoir

W

 


En pleine émulsion!

Les longues semaines de répétitions intensives ce sont terminées hier avec la première représentation de la pièce dans laquelle je joue. Me voilà en vacances pendant deux semaines avant de partir avec ma troupe jouer le spectacle dans des villages autour d’Avignon.

La pression est tombée, ahhh je me sens bien, je peux disposer de toute mon énergie dans toutes les petites choses qui me rendent vivants en ce moment.

Concrètement ces petites choses résident dans plein de petites fenêtres affichées sur l’écran de mon ordinateur. Ma vie sur internet est en pleine émulsion : mon blog wordpress, mon blog lexpress, mes mails avec toi, la prochaine rencontre de ce weekend, le nouveau forum des hypersensibles, la page facebook de l’asso, la page adopteunmec, les textos qui en découlent, les skypes.

Une vie relationnelle en plein boom. Aux antipodes des premiers mois de 2016.

Je te vois venir… Attention à l’exaltation et à la montée maniaque!! Haha oui, je suis en garde. D’ailleurs hier j’ai pris un Xeroquel en plus pour m’assurer d’un bon sommeil après la très énergisante première représentation d’hier soir.

Le nouveau, c’est que dans cette période d’intensité je me réserve des moments de calmes, de recentrage, où je prends le temps d’observer la vie en moi. Lorsque je suis recentrer, rien ne peut arriver, il faut seulement avoir le réflexe et parfois faire l’effort de le faire, de s’extraire d’une activité émoussante pour revenir vers soi.

Bref! J’espère te voir dans ce nouveau forum, et surtout pour ceux qui peuvent, à la rencontre de ce weekend!

J’ai deux semaines de vacances, de temps libre, alors si tu veux échanger par mail n’hésites pas : bipohypermaniac@gmail.com

Patience et espoir

W

 


Je suis en manque!

Une introduction est nécessaire avant d’arriver au vif du sujet…

Je ne suis jamais serein bien longtemps. Tu diras que c’est normal pour un bipolaire, je te répondrai non, c’est normal pour quelqu’un qui choisit le grand voyage intérieur de la connaissance de soi. Car un trouble réglé engendre, oui un apaisement, mais très rapidement la révélation d’une autre peur, un peu plus profonde, qui demande un nouveau travail d’accueil, de compréhension, etc.

Dans les derniers articles, j’écrivais des récentes libérations et joies qui se sont vites effacées derrières de nouvelles épreuves. Si je suis sans cesse confronté à des situations et ressentis difficiles, c’est parce que je le veux bien. Parce que j’ai choisi cette vie, ce combat intérieur, cette exploration de l’Etre. Aussi je suis persuadé que c’est l’ultime solution pour se libérer des ses troubles psy, angoisses, et tout mal – être.

Je suis conscient qui me reste encore bon nombre de batailles à remporter sur les parties encore ombragées en moi. Cependant je ne suis pas peu fier des victoires remportées sur beaucoup de peurs, de doutes, d’angoisses qui me malmenaient depuis toujours. Travail non rémunéré en passant ! Notamment, comme écrit sur l’article Mais dis ta science, je me suis libéré d’une angoisse qui me causait des crises de panique. Mais aussi mes éternels doutes sur l’avenir, mon besoin vicieux de notoriété. Tout cela s’inscrit dans un dépouillement général de mon égo : déconstruction de mes croyances, du jugement, de la culpabilité et toutes les pensées enracinées qui maintenaient une emprise sur moi depuis toujours. Je pense être dans un tournant dans ma vie ou je reprends le dessus sur tous ces maux même si je sais bien que je suis loin d’être totalement libéré de tout ça.

Je parle d’emprise car oui, je suis né dans un certain conditionnement. Le but de ma vie étant de m’en libérer. Toutes ces peurs collectives et ces croyances, me limitant. Je le ressens fortement.

Bref!

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui mon grand combat est contre « le manque ». Même quand je vais bien, très vite, lorsque tout est au vert, je ressens le vif besoin d’être en couple. Comme si la satisfaction de ce manque affectif serait la cerise sur le gâteau. En réalité cette sensation, me révèle simplement que je  me satisfait pas encore de moi-même, et que j’ai besoin de l’autre pour exister. Je vois bien ces derniers jours, qu’il y a quelque chose en moi qui souffre vivement et qui n’attend que d’être accueilli et ensuite éliminer au lieu d’être nourri.

Je vois bien comment je fonctionne pour fuir cette blessure, je cherche à l’extérieur des choses pour m’en divertir.

Ces derniers jours, c’était plus fort que moi, je n’ai pas pu laisser cette plaie s’exprimer et la soigner . Ça fait trop mal, je n’ai pas la patience, alors je consomme à l’extérieur pour ne plus la ressentir. Concrètement je cherche le moyen le plus rapide pour me mettre en couple, pour ne plus être seul, alors je m’inscris sur adopteunmec, car c’est comme s’il y a vait urgence, un manque très fort. Mais même au delà de ça, je fume plus et mange plus pour combler ce manque. Je suis en manque, raaah! Bon là ça va un peu mieux, je ne pouvais pas écrire lorsque c’était fort. Je suis bien conscient que je ne m’exprime pas très clairement d’ailleurs.

C’était le même schéma l’année dernière. J’allais plutôt bien, alors la sensation de manque est venue, je me suis inscrit en juin dernier sur adopteunmec et j’ai réussi à trouver une nana avec qui j’ai vécu une jolie petite aventure, en passant. Cette année le même schéma se reproduit. Face au même problème, je détourne l’attention de la véritable source de la souffrance en cherchant à l’extérieur un soin palliatif. La seule différence c’est que cette fois j’en suis plus conscient, et ça c’est un grand pas! Donc je peux affronter et tenter d’accueillir cette chose en moi qui me dévore de l’intérieur, ce petit monstre, qui me sépare d’une plus profonde sérénité. Je me rends compte qu’il y a un sacré chantier à faire pour panser cette blessure-là. Qui d’ailleurs, je pense n’est pas loin d’être la dernière car elle dépend de la relation avec ma mère. En bref : un amour maternel trop intense qui rend l’indépendance affective difficile.

Voilà, j’affronte en ce moment un petit monstre en moi. Ma recette pour le vaincre : grâce à la méditation, mettre mon attention dessus, écouter ce que cette partie de moi à me dire, accueillir les nouvelles sensations. Je dois parvenir à la vivre intérieurement. C’est comme une boule au ventre ou plutôt un trou, un puits si vertigineux qu’il est difficile d’y mettre mon attention. C’est plus facile de fuir et de consommer des rencontres, des cigarettes, des petits gâteaux. Là je parle pour moi mais pour d’autres c’est l’alcool, la drogue, les jeux vidéos. J’ai la prétention de croire que le schéma auquel je fais face (et qu’avant je subissais inconsciemment) est commun à beaucoup d’autres.

Voilà, c’est un peu laborieux, mais c’est pas comme si tu n’étais pas habitué.

Sans regrets,

W


Mais dis ta science! Mon arme secrète

Mais dis ta science… Je déguise ici le mot « méditation », souvent un terme qui fait obstacle, pour te laisser entrer facilement dans cet article où je vais te dévoiler mon arme secrète qui évolue avec le temps. Du terme très large de « méditation » j’en ai tiré un outil très puissant pour avancer sur mon chemin.

Depuis quelques temps, la pratique de la méditation est ancrée dans mon quotidien. Ça a commencé le jour où j’ai lu Eckhart Tolle ; c’est dans son livre « Le pouvoir du moment présent » que j’ai découvert et mis en pratique, à outrance au début, l’exercice de respiration abdominale et le réflexe de se recentrer le plus souvent possible sur cette respiration.

Respirer est l’essence de la méditation.

Qu’est-ce que méditer? C’est respirer! Voilà comment déconstruire l’image que nous, occidentaux, avons du moine tibétain pratiquant une méditation, paraissant inaccessible à nous pauvres mortels.

Me recentrer sur la respiration est devenue mon activité numéro en termes de temps, devant celle de boire, manger! Cette activité est le moyen thérapeutique essentiel et nécessaire pour soigner les troubles psychiques. Lorsque je me recentre sur la respiration, c’est à dire que je mets mon attention sur l’air qui entre et gonfle mon ventre, plus rien d’autre n’existe. Plus de mental, plus de pensées en boucle. Je me retire du schéma pensées-émotions-comportements dans lequel j’évolue automatiquement. Je me retire de mon égo. Mon égo étant mon identité, mes croyances, la somme de toutes mes expériences passées, ce que je crois être, tout ce qui siège dans mon mental. Tout cela n’existe plus lorsque ma conscience est portée sur ma respiration. Je fais cet exercice régulièrement au quotidien.

Si mon humeur, le contexte, ma volonté, un grand nombre de facteurs inconscients aussi le permettent, je vais plus loin dans la méditation :

Une fois que je suis libéré de l’emprise de mon mental, de mes pensées obsessionnelles, de mes doutes, je me focalise sur mes sens. C’est ce qu’on appelle « la pleine conscience ». Par exemple, quand je marche, je mets toute mon attention sur mes pieds et la sensation qu’engendre leur interaction avec le sol. Quand je suis encore mieux disposé, je prends aussi conscience du contact du vent avec ma peau (pareil pour la vue, le son, le goût). Mon mental n’est pas totalement hors-jeu. Des pensées viennent mais je les laisse partir aussitôt et je reviens sur la respiration puis sur les sens. Cette petite technique de déplacement de l’attention, de la conscience « pensées-respirations-sens » est l’exercice routinier fondamental de mes méditations.

Une fois détendue et plus serein, je peux commencer véritablement l’exercice de lâcher prise. Plutôt le soir, allongé, sur mon lit. Une fois ayant passé du temps sur les exercices précédents, je travaille à ne faire plus attention à rien, c’est à dire que je ne place plus ma conscience sur la respiration où sur mes sens mais je me positionne en tant qu’observateur. Comme si j’étais hors de moi, un témoin extérieur. Je laisse exister ce qui doit exister, que ce soit au niveau physique, psychique ou mental. Je laisse mon corps s’exprimer et tente d’accueillir les sensations nouvelles quelles qu’elles soient.

Lorsque j’ai la joie d’être à ce stade, une nouvelle dimension s’offre à moi : accueillir « le nouveau » sans jugement. Pas facile. Car à chaque sensation nouvelle, mon mental automatiquement veut y mettre une étiquette, veut nommer et comprendre cette nouvelle expérience et ainsi se remet à fonctionner. Je dois donc revenir à l’exercice précédent de laisser filer les pensées, revenir à la respiration, aux sens, et lâcher prise pour retenter d’explorer une nouvelle sensation qui se crée spontanément quelque part dans mon corps.

A l’origine de ces sensations, c’est souvent une tension, une angoisse ou peur profonde qui profite du calme pour faire surface. Voilà tout le bienfait de la méditation : c’est génial! car un trouble qui se révèle sous la lumière de ma conscience est en partie soignée (pour reprendre les mots d’ Eckhart Tolle). Prendre conscience d’une blessure qui résidait depuis longtemps dans une partie obscure de moi même et là laisser exister, s’exprimer, être, c’est la soigner!

En laissant exprimer ce qui doit s’exprimer. En lâchant prise, je laisse la vie, l’énergie d’amour, la conscience universelle, la source lumineuse, Dieu ou quelque soit le terme, agir pour moi. Et ce qui doit arriver, arrive. Une libération…

Récemment, j’ai médité jusqu’à ce dernier stade. J’ai pu laisser s’exprimer une angoisse en moi depuis longtemps dont je ne m’étais jamais occupé, libéré. Car lorsqu’elle se manifestait, elle me faisait trop peur pour que je puisse l’accueillir, trop étrange. C’était comme une impression d’évanouissement ou crise cardiaque. Je la repoussait en pensant à autre chose ou, en cas de besoin, avec l’aide d’un valium (anxiolitique) . Mais là, ce soir, j’étais dans les bonnes dispositions, dans un terreau bien labouré et propre,pour affronter cette angoisse. Ou plutôt : l’accueillir comme une entité en moi qui a besoin d’attention et qui a quelque chose à m’enseigner une fois soignée. Ce fut une expérience inédite pour moi et phénoménale! Je laissais exprimer une sensation qui m’étais physiquement inconnue, dérangeante, douloureuse. Mais je savais intimement que c’était pour le bien malgré tout. Physiquement tout mon corps vibrait, c’est comme si un corps de souffrance tenter de s’extraire de moi par tous les pores de ma peau. J’entrais dans une autre dimension, quelque chose de nouveau, d’inconnu où aucune de mes croyances pouvaient m’aider, je ne pouvais que lâcher prise dans ce vide sans repères. Une libération…

Mes méditations du soir ont évolué depuis cette expérience. Il y a tant à découvrir en nous, tant de richesses et de pouvoirs. Breff!! Et encore je ne te parle pas du Tantra qui se sert de ces exercices pour sublimer la sexualité par la méditation et spiritualité et donne accès aux plaisirs divins, multi-orgasmiques. Promis un jour, je serai prêt pour ce partage là.

Je précise que cet article vient de mon expérience personnel de la méditation et que cette dernière peut se pratiquer d’une infinité de manières différentes.

Ce travail sur soi est une véritable passion, c’est avec plaisir que je correspondrais avec toi : bipohypermaniac@gmail.com

Patience et espoir.

W