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Signes et Destin

Que c’est beau de croire au Destin, à mon Destin déjà. Penser qu’il y a un chemin qui me réalisera plus que tous les autres, est à l’origine de nombreux tiraillements et de doutes qui s’étirent douloureusement sur plusieurs mois. Mais lorsque, comme la semaine passée, des signes évidents apparaissent : quel soulagement! C’est mon expérience la plus concrète de la joie : se sentir être au bon endroit, au bon moment, sur le bon chemin. Peut-être est-ce comparable à une situation où je serais perdu dans une forêt obscure ou dans un désert infini et par miracle je retrouve le sentier qui mène à chez moi après des saisons d’errances. C’est comme-ci la vie me faisait un simple clin d’œil qui effacerait d’un coup les doutes que j’avais sur la voie empruntée…

Il s’agit là de mon rêve d’être acteur. J’ai commencé le théâtre à la rentrée 2013, tout comme ce blog, n’ayant pas de talents particuliers, j’utilisais ces moyens d’expressions d’abord pour leurs bienfaits thérapeutiques. Coup du Destin, je suis tombé sur une prof, metteur en scène, qui convenait parfaitement à ce que je cherchais : avant tout un travail sur moi-même. Pendant deux ans, je l’ai suivi dans tout ce qu’elle proposait : ateliers, stages, lectures. Jusqu’à l’été dernier, où pour couronner le tout, j’ai intégré sa troupe pro pour une pièce avec laquelle je suis parti en tournée. Bref, petit à petit, le plaisir de la scène à pris place sur l’effort à fournir pour dévoiler ses émotions. Enfin, je me suis inscrit l’année 2015 dans une troupe de théâtre de clown dans laquelle j’ai pu me concentrer sur le travail du corps et le lâcher prise du mental. J’ai pris la décision en septembre dernier de ne pas intégrer une école de théâtre pour « revenir à la réalité », trouver un boulot. Coup du Destin, avec les attentats, une crise maniaque suivi d’une hospitalisation à Noël a coupé court dans la voie parisienne sans théâtre que je prenais. Du coup, retour chez mes parents, et après trois mois de dé-pression, de retraite, de transformation intérieure, de recentrage, de métamorphose, bref un mélange de tout ça! hé bien après c’est 3 mois d’hiver, je m’inscris à un stage d’admission pour une école de cinéma parisienne. Et cela nous mène à mardi dernier, premier jour du stage…

Ce n’était pas seulement mon retour sur scène, mais avant tout mon retour à la vie sociale, mon retour dans un groupe. Etant resté en ermite trois mois chez mes parents, participant seulement aux rencontres HS. Autant te dire que mardi, avant le stage, j’étais dévoré par un stress qui me dépassait largement. Zéro confiance en moi pour intégrer ce nouveau groupe. Doutes en boucle quant à ma décision de reprendre le théâtre. Avant de prendre le RER pour Paris, je suis resté un peu dans mon parc à me laisser paralyser par le venin de mes anxiétés. Au-delà de ce mal, je me sentais obligé d’y aller, je n’ai pas pensé une seconde à annuler. Je savais que ce que me faisait subir mon mental n’était pas adapté à la situation, je le savais mais cela n’effacer pas la douleur. Comme à chaque fois que j’appréhende une rencontre, j’arrive sur place très en avance. Je me suis posé sur une terrasse d’un café, non loin de l’école. Je suis resté assis à regarder les passants et les voitures passés. Je n’étais pas dans une sérénité totale mais assez bien pour sortir de mes tourments intérieurs et de regarder le monde extérieur. C’est là, qu’une fois de plus, la chanson de Goldman « Il suffira d’un signe » pris tout son sens. Un petit signe du Destin qui eu un effet colossale sur moi. D’abord surpris d’un tel clin d’œil mystique, je fus ensuite galvanisé. J’étais rassuré. J’étais sur le bon chemin.

Pour te raconter cet instant magique, je dois remonter d’abord à l’automne 2014. Grâce à ce blog, j’ai fait la rencontre d’Elise qui devint très vite une amie. C’est elle qui me proposa de l’accompagner à un stage d’un week end sur la « Communication avec les ancêtres » d’après la tradition amérindienne. Pendant trois jours, un sage amérindien, Don Marcelino, nous initia, par des expériences basées sur le silence et la méditation en groupe, à  entrer en contact avec un ancêtre choisi. Fort déjà de mes croyances mystiques, je n’eu pas de mal à accepter l’existence de cette dimension. L’ancêtre, étant pour moi, l’équivalent de mon étoile, de mes âmes protectrices et autres symboles permettant une ascension spirituelle. Pour résumer, mon grand père, appuyé par la clairvoyance du sage, m’indiqua de faire du clown, étonnant! Et Don Marcelino me donna un contact précis. Quelques semaines après je me trouvais près de Grenoble pour le stage de clown en question. La découverte de cette pratique fut une révélation pour moi. J’en profite pour faire la pub du clown de théâtre qui a mon avis est la forme d’expression la plus adaptée pour l’hypersensibilité.Bref, en attendant le train pour le retour à paris, je pris un café et là, coup du Destin : je rencontre une ex-copine que j’avais déjà revu par hasard sur une aire d’autoroute! Et comme si ça suffisait pas pour que je comprenne que l’âme de mon grand père était bel et bien présente dans tout ça, dans ce café, assise, elle lisait un bouquin qui avait pour titre : Le livre des coïncidences!! Là où il y a quelques temps je serai parti en crise maniaque, j’ai interprété ce signe avec une profonde simplicité que j’ai gardé depuis : c’est un signe que je suis sur le bon chemin et, donc, que tout va bien se passer. Le clown m’a beaucoup apporté,et l’expérience n’est pas finie, dans la connaissance de moi-même. Ce sont des très belles rencontres, Elise et Don Marcelino, et des signes qui m’ont mis sur cette voie qui passe de manière plus qu’évidente par le nez rouge.

J’ai arrêté, provisoirement, les cours de clown depuis ma dernière crise. Bon, je reviens à ma terrasse de café à laquelle je suis assis, mes yeux sautant d’un passant à l’autre, d’un conducteur  à un passager. Avec toujours l’appréhension de ce premier jour de stage et particulièrement la peur de me présenter : qu’est ce que je vais dire? etc. Et là, dans ce nuage de fumée, je vois, à l’intérieur d’une voiture, un petit garçon avec… un nez de clown! Grosse surprise, je ne m’attendais pas à ce virage de ressenti. Ce nez de clown, d’abord, c’était un signe de mon grand père, un signe d’encouragement, « tu n’es pas seul ». Comme un phare dans la nuit, une main tendue. C’est rien et pourtant quelle force, subitement, m’habite!

Bon je vois que je suis déjà à mille mots. Je te raconterai au prochain article, comment ce stage m’a ouvert la voie, avec, comme à chaque fois, une rencontre qui fait le pont vers un autre environnement, un peu plus proche de nos rêves.

Avant tout rêver, rêver le plus large possible, après la vie fait le reste.

Patience et Espoir,

W

 

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Maniac story S6-E04 : Sommet de la crise

Je raconte ici ma dernière crise maniaque. Une aventure mystique qui a décollé lors des attentats de novembre 2015. Épisodes précédents : 1   2   3

Le samedi 5 décembre j’étais dans ma famille avec J. Impuissant face à la passion qui nous entraînait, nous étions toujours ensemble. Je ne crois pas qu’il y ait une seule nuit où nous étions séparés. Cette soirée avec mes parents et frères et sœurs se passa « bien »… en réalité, je n’ai aucun souvenir de ce moment. Amnésie plutôt rare, je me souviens généralement bien de ces périodes. Néanmoins, je me rappelle très bien de ce qui suivit : une dispute avec J, une rupture…

Les jours précédents, j’avais emmené J avec moi visiter une maison dans Paris. Car il était question que nous emménagions ensemble. Une magnifique maison à plusieurs millions d’euros. J’étais persuadé d’avoir les moyens de l’acheter. Evidemment, J penchait plus pour un logement disons… plus modeste! Voilà l’objet de notre dispute. Avec le recul, je me rends compte que c’était la première fois qu’elle ne me suivait pas, amoureusement dans ma folie. Il se produit une rupture et mon comportement changea brutalement. Il était 1 ou 2h du matin, je pris quelques affaires et je partis de chez mes parents à pied dans la nuit.

En fait, cela faisait depuis quelques temps que je voulais partir prendre le large. Mais j’avais abandonné tout plan parce que mes proches et psy m’avait convaincu que ce n’était pas raisonnable étant donné mon état. Aujourd’hui, je me demande encore ce qui serait passé si je n’avais pas annulé les quelques jours en Bretagne. Conscient que j’étais up, n’aurais-je pas pu enrayer la crise au calme de la Bretagne?

Cette envie réprimée a donc explosé cette nuit-là après ce léger désaccord. En banlieue en pleine nuit, je n’avais que l’auto-stop comme option. Un homme me prit et me déposa à la gare de Lyon. A cet instant, mon idée était de prendre le TGV pour Marseille afin d’aller chez mon amie Elise qui était « la seule qui me comprendrait » pensai-je. Mais le train en question était à 9h alors que le prochain départ était à 5h pour Milan. L’urgence de ma situation supprima aussitôt la première idée, la moins folle,  et valida mon départ pour l’Italie. J’attendis alors une bonne partie de la nuit dans la gare parisienne avec comme camarade quelques banlieusards. De part mon état et mes plans, je fis forte impression.

Je pris les rails. Avec pour bagage : mon ordinateur portable dans sa sacoche, une carte bleue en détresse et une centaine de pièces de cinquante centimes (prises d’urgence dans ma collection de pièces jaunes). Autrement dit, dans une France en état d’urgence, je voyageais sans pièce d’identité et sans téléphone. Et biensûr, sans billet de train.

Voici le journal de bord, les horaires sont approximatifs:

5h : Départ de la gare de Lyon

6h : Une charmante contrôleuse me fait une faveur, enfin ce que je croyais être une faveur, elle m’a belle et bien facturé 120 euros d’amende. Comme quoi, en crise, je ne suis pas toujours magicien séducteur.

9h: La police m’invite à descendre du train à la ville frontière entre la France et l’Italie car je n’ai pas de carte d’identité.

11h : je prends un bus pour la ville d’Italie la plus proche ayant une gare. Je paye avec mes centimes le billet et par chance il n’y a pas de contrôle à la frontière.

13h : Dans je ne sais quelle gare, j’envoie de mon ordinateur un mail à J, lui disant que je rentrerai le soir même. Plutôt raisonnable pour un mec en crise. A cette heure, mon plan était d’aller jusqu’à Rome et de rentrer tard à Paris en avion.

15h : Plusieurs trains plus tard, je suis sur le point d’arriver à Milan et là, prise de conscience : « arrête tes conneries maintenant, prend un train à Milan pour rentrer à Paris » pensai-je à peu près.

16h: Arrivée à Milan et grosse bêtise de ma part : je sors de la zone des quais… grosse bêtise parce que pour revenir sur les quais il faut un billet de train (ma carte bleue ne répond plus depuis Turin) et une pièce d’identité (trois petits points).

16h01 : Bloqué! Sans téléphone…

16h05 : Combien d’argent me reste t-il? environ 3 euros

17h: Je déambule dans Milan, mange deux Hamburgers. Je n’ai plus de délire en tête, je suis conscient de la situation mais néanmoins je ne sais quel ange gardien m’aide à ne pas paniquer au vue de la situation.

17h30 : Je rentre dans un pub pour capter du wifi. Mon ordinateur tombe depuis une table haute, il ne répond plus… Je sors et je l’abandonne sous un pont, comme on abandonnerait un chien, qui nous a été si fidèle, à la première complication. Là je devais un peu délirer…

De 17h30 à 21h : Je circule dans la gare de Milan entre l’accueil, les guichets, la police, les voyageurs espérant une solution, demandant un coup de fil (pas très généreux les italiens sur ce coup là). Au final je réussi à avoir J et mon père au téléphone grâce à la compassion exceptionnelle de deux immigrés (pas de commentaires, enfin si : prêter son téléphone est un beau geste!). J achète un billet en ligne et me donne un code correspondant au billet. L’accueil de la gare fait quelque chose dont je ne me souviens pas. Le guichet m’imprime un billet vierge sur lequel j’écris le code.

21h : Je ne sais pas par quel miracle je parviens à passer les contrôleurs et la police avec seulement un billet blanc avec inscrit dessus un code. Il doit me manquer une bribe de souvenir.

21h15 : Le train de nuit se dirige vers Paris. Je prends un xeroquel (neuroleptique) pour m’aider à dormir. (Je n’ai pas arrêté de prendre mon traitement durant cette crise, au contraire, je l’ai même adapté avec mon psy).

Dans la nuit : Je me fais réveiller brutalement par les douaniers. Le xeroquel avait dû me faire plonger dans un sommeil lourd qui a déplu à ces messieurs. Au final, il me laisse reprendre le train et j’avale un nouveau xeroquel.

Dans la nuit encore : Rebelote avec la police où je ne sais quel corps emmerdeur qui pareille me brutalise, me sorte du train (je crois). Au final, il me laisse reprendre le train et j’avale un nouveau xeroquel.

9h : Je suis sur le pas de la porte de J. Je sonne. Elle me prend dans se bras. On est lundi 7 décembre, le sommet de la crise et derrière moi et pourtant l’aventure n’est pas finie…

A suivre…

W

Episodes précédents :

Ep 1: Attentats       Ep 2 : La potion magique    Ep 3 : Amour et Voyage

 

 

 


Maniac Story S6 ep-03 Voyage et amour

A lire avant : épisode 2

Quelle soirée inoubliable…

Avec J nous rentrâmes chez moi, le colocataire étant absent. Posés, tranquilles, sur le balcon, elle s’alluma un pétard d’herbe plutôt naturelle, qu’elle me dit. Cela faisait 7 ans que j’avais arrêté le cannabis, la weed avait été un décelencheur de mes crises de 2008 (maniac story saison 1) et 2009 (maniac story saison 2). Mais j’ai toujours eu en tête cet objectif de repouvoir fumer quand je serai plus fort psychiquement. Ce soir-là je me sentais confiant et d’un grand contrôle sur moi-même pour prendre juste une petite taff. Ce que je fis, c’était vraiment pas grand chose. Et pourtant…

Quelques instants après je m’assis dans le salon et paf! wouuuuuuuuu, shhhhh, tac paf, aaaaaaa, oooo…………..paf! wouuuuuuuu, shhhh tac pa,aaaaa, oooo EUREKA………paf! wouuuuuu, naaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, oulaaaaaaa, aaaaaa  J aide moi!! ça va maa…. shhh

Comment décrire ce qui me semble aujourd’hui totalement indicible?

Je me suis renseigné un minimum : c’était  un voyage intérieur. Mystique, chamanique. Je ne l’ai pas choisi, j’ai subi cette espèce de spirale infernale dans lequel je n’arrivais pas à m’en sortir. Dans cette mystérieuse expérience, j’ai eu l’impression de mourir plusieurs fois. A chaque fois je découvrais une vérité universelle et mourrais puis je renaissais (dans une autre dimension?), je pensais que ça se calmait mais non, j’étais emporté une nouvelle, un autre Eurêka et puis une nouvelle mort.

Ce voyage s’extériorisait par une valse de mon corps dans le salon. Heureusement que J était là pour maintenir un infime fil rouge avec la réalité. La pauvre… Au début de cette crise, dans la première spirale, je crois, dans la première mort – je pense que c’était dans les périodes de mort que j’étais en contact avec la vérité universelle (je savais tout sur tout les mystères de la vie) – j’ai cru être persuadé que J étais la femme de ma vie, à l’instant donc, je lui demandai en mariage.

Bref je ne m’attarderai pas sur ce sujet car il est encore assez sensible mais tellement déroutant. Ce qui est le plus étonnant c’est que j’ai vécu une expérience similaire au sommet de ma crise maniaque de 2013 à Montpellier. Une même sorte de spirale intérieure émergeant des ténèbres volcaniques du moi profond. Et quelque chose me dit que ce n’est pas la dernière fois que cela arrivera. W, l’apprenti sorcier…

C’est donc cette demande de mariage qui fut office de début de relation amoureuse avec J. Relation intensément passionnée dans laquelle j’investissais mes pouvoirs énergétiques puissants. Cela dura un mois, jusqu’à l’hospitalisation. Bizarrement je ne me sens pas de raconter la magie qui opéra entre nous deux. Bref il y a avait une sorte d’élévation de mon être qui permettait un accueil surhumain de la nature de sa féminité, qui est l’amour. Dans cette période j’étais persuadé plus que jamais que la femme était amour, qu’elle est sur Terre pour aider les hommes à aimer. Aux hommes de rappeler par l’accueil de leur femme et la sensualité leur nature profonde. Croyance que j’ai même en dehors mes états maniaques.

Malgré toutes ces choses qui me font planer loin des réalités communes, j’étais conscient que j’étais up et J m’aidais à rester un minimum ancré en étant très ancrée elle même. Elle m’accompagna deux fois chez mon psy et une fois à Ste Anne.

Mon hospitalisation et ces 3 jours de contacts interdits avec l’extérieur nous ont déconnecté de cette énergie si élevée dans laquelle nous nous sublimions. Elle m’annonça dès ma sortie qu’elle ne pouvait vivre dans cet intensité tout le temps…

Lorsque je l’ai vu plus tard à ma sortie d’HP, je l’ai perçu comme une simple terrienne avec ses qualités et ses défauts.

W.

Episode précédant :Saison 6 épisode 2 La potion magique

Saison 6 épisode 1  Attentats

 

 


Je suis un pionnier

Depuis ma première aventure mystique (je préfère cette expression à « crise maniaque ») une ouverture s’est faite dans ma conscience, un pont vers une réalité infiniment plus large que celle proposé dans notre société. Impossible de faire demi tour. Néanmoins il est possible d’ignorer cette nouvelle partie de soi même pour le moins déstabilisante à coup de médicaments et autres procédures de protection. Se protéger d’un potentiel inconscient parce que l’on est pas armé pour mener cette aventure dans les spirales de son Moi. Cela ne fait que 2 ans que j’ai choisi ce chemin largement mystique.

La bipolarité n’est plus une maladie pour moi, mais une porte d’accès à un royaume, mon royaume. Le problème c’est qu’il n’y a nul maître dans la voie que j’ai entrepris, nul repère. Je dois me fier à mon instinct et aux rencontres que la vie m’apporte. Il n’y a pas de mode d’emploi. J’avance de manière expérimentale et apprends de mes chutes. Je suis un pionnier dans l’escalade de cette montagne inconnue, mystérieuse, merveilleuse et qui ne cesse de me surprendre.

Si je te partage ceci, c’est seulement pour introduire mon retour sur cette journée mondiale du trouble bipolaire qui s’est déroulé hier pour la première fois en France. Je n’ai rien appris. Je suis un habitué des discours de la psychiatrie sur la bipolarité pour avoir beaucoup lu et entendu déjà ces informations. Attention, je ne remets pas en cause tout ce qui a été dit. Je t’invite même à regarder la vidéo de cette conférence qui tourne sur internet. Je suis d’accord sur les soins exposés : médicaments, psycho éducation, remédiation cognitive, mindfullness. Mais ceci n’est qu’une infime partie, même si essentielle au début, de tout ce qui se cache derrière la bipolarité. Je pense notamment à la dimension spirituelle qui n’a pas été évoqué lors de cette conférence. Notre société doit s’intéresser à la richesse qui s’exprime lors des « crises maniaques » à la sensibilité qu’ont certains bipolaires avec une réalité qui dépasse largement les consciences actuelles. Notre société doit se réjouir de notre potentiel et de ce que nous pouvons apporter à l’humanité de part nos pouvoirs. M’enfin, on en est pas encore là. Même si ce que j’exprime est plutôt confus, ce serait intéressant que ce soit entendu. J’ai été déçu de pas pouvoir, lors de la conférence, m’exprimer à la fin du dernier échange. Par manque de temps, ils ont préféré une vidéo sur le forum des bipôtes aux questions du public…

Sinon! Pas de hasard, c’est durant cette journée que j’ai dépassé les 100 000 visites! Merci 🙂

W.


Une vie expérimentale

Je n’ai pas de croyance que j’aurais appris d’un tel maître ou telle maîtresse. Je n’ai pas de référent religieux, de repère spirituel intangible . Cette liberté est l’une des raisons de mes perditions mystiques, de mes dérapages incontrôlés et de mes chutes profondes. C’est tellement plus simple de grandir le long d’un tuteur, bien droit, bien fort. Tous les chemins se valent et le mien depuis le début ressort de l’aventure. La quête de la vérité par la recherche de moi-même. Individualiste, égocentrique, prétentieux, pourquoi pas! Est-ce que j’ai choisi cette route? Je ne sais pas, la graine de cette aspiration floue et profonde me semble avoir été plantée depuis mes premiers souvenirs.

Je rejette les théories et me nourrie de mes expériences. Dans mes délires passés, j’avais l’impression qu’on m’utilisait pour faire des expérimentations et que j’évoluais dans un laboratoire géant où des scientifiques se réjouissaient d’analyser mon esprit sans limites qui traversaient des états surprenant. Bref, j’ai dû foncer dans le mur pour constater qu’il existe, j’ai dû me noyer pour savoir nager, j’ai du mettre le feu pour accepter de me soigner. Une démarche expérimentale.

Depuis quelques années, j’ai fini quand même par m’ouvrir à la culture. Las de m’en tenir qu’à mon parchemin personnel dont le papier reste vierge, chaque verbe s’effaçant une fois que l’action était passée, j’ai ouvert des livres, dont les écrits resteront à jamais, pour y puiser quelques indications. Cependant, je laisse les livres venir à moi par les rencontres, les hasards comme des signes, des clins d’œil, des conseils livrés par les superviseurs de mon destin. Mes âmes protectrices qui m’aident à rester sur mon chemin de vie. Qui m’envoient des anges qui s’incarnent dans des personnes ou des choses que je croie l’instant de la rencontre. Pour me laisser pénétrer par l’énergie de toute cette identité, je pense, je médite, je prie, je me connecte aux autres artisans de Lumière.

Haha! Voilà un fourre-tout de ma propre croyance qui, comme tu le vois, est encore très floue, mais assez dessinée pour pouvoir avancer sur un chemin mieux balisé que durant mes épopées maniaques.

Bon, je voulais écrire sur l’énergie que je tente de canaliser mais vraisemblablement j’en suis pas encore assez conscient pour m’exprimer dessus. Ce sera pour plus tard!

A bientôt,

W.


Etre bipolaire 1.9 Etre mystique

Mystique…

Ce terme peut faire peur ou être mal compris. Pourtant il désigne seulement toutes relations avec quelque chose d’invisible, Dieu, les esprits, l’énergie universelle, tout ce que l’on ne peut pas percevoir à l’aide de nos cinq sens animal. J’aime bien l’idée d’une connexion avec une autre dimension. Disons la troisième dimension, ce qui rappelle la trinité chrétienne.

Mystique ne veut pas dire mysticisme comme le spirituel ne veut pas dire spiritisme. Bref! Suffit les définitions et théories, la relation mystique est personnelle. Quelle que soit la forme qu’elle prend selon les affinités de chacun, elle est à respecter. Pour comprendre, à part l’expérimenter ou faire une confiance aveugle à celui qui la partage – sans pouvoir fournir de preuves tangibles- je ne vois pas d’autres options.

Tout ça pour dire…

Tu as pu remarquer que je mets de plus en plus en avant mon activité spirituelle dans mes articles. Premièrement parce que ma recherche intérieure est riche ces derniers temps. Deuxièmement parce que j’accepte et j’assume cette partie de moi-même malgré les réactions sceptiques qu’elle peut engendrer. Enfin, et ce qui me paraît le plus important dans le cadre de ce blog, je suis convaincu que le spirituel est une pierre essentielle dans la construction de notre guérison et une arme puissante pour notre combat quotidien.

Notre côté mystique s’enflamme pendant les crises maniaques. Certes, il nous fait souffrir lors de ces périodes difficiles. Mais je te le dis, j’en suis sûre, il ne faut pas l’écarter de notre vie comme si c’était un vulgaire virus, une partie en nous ayant la peste. Non! Si le mystique surgit dans notre vie, c’est qu’il a quelque chose à nous enseigner, quelque chose qui nous a manqué jusqu’ici.

Bipolaires et autres êtres hyper sensibles, nous avons une capacité à nous ouvrir plus facilement sur le champ spirituel, à investir, chacun à son rythme, cet espace qui peut s’avérer être de grand aide.

Ma retraite chez les moines…

Encore une étape fascinante sur mon chemin. Lorsque j’écris « chemin » je parle de mon combat de bipolaire , de ma recherche de mon rôle ici sur Terre, de ma route vers la paix. Plus concrètement, je suis en train d’élaborer un projet de vie (quel est mon métier) et cette quête spirituelle, cette introspection, m’éclairci petit à petit ma voie.

Ces cinq jours dans cette abbaye de Tamié en haute savoie ont été intenses en méditation, yoga, en recueillement, en silence, en contemplation, en prière. Le lieu est favorable pour l’exercice de l’âme. J’ai participé à quelques offices des moines, un vrai spectacle, beau au delà de la religion. Cependant, c’est uniquement seul que j’arrive à me centrer, faire le vide, sentir cette énergie et vivre des moments magiques, des illuminations. Cela peut te sembler compliqué mais en réalité c’est dans la plus pure simplicité que j’élève ma conscience. Car il s’agit bien de ça : prendre conscience d’une réalité plus large dans laquelle nous vivons. Faire le silence, ressentir son ancrage sur Terre, sa respiration, laisser passer les pensées au dessus de soi sans les retenir, ressentir ce qui vit plus profondément en soi ; voilà vulgairement une liste qui pourrait résumer mon activité spirituel mais non exhaustive, je ne voudrais pas te déranger plus que cela.

La prière…

Deux choses. La prière dépasse les religions, je prie alors que je ne pratique aucune religion. La prière est l’énergie la plus puissante du monde. Le jour où tu seras en accord avec cela, tu seras maître d’une grande force qui pourra apporter le meilleur pour toi. Le fait de penser fort à quelqu’un lors d’un temps de méditation lui envoie des énergies positives. C’est prier pour quelqu’un. Ce n’est qu’une question d’onde. La pensée est une onde, la prière est une onde de choc! Je vois la prière comme un pilier dans mon combat. Je prie pour mieux apprivoiser mes peurs, mes sentiments de supériorité, mon mental…  C’est une véritable déconstruction de tout le mal dont j’ai été influencé depuis petit sans que j’en sois conscient. Aujourd’hui je prends conscience et je me bats, je détruis ce qui me pèse, ce qui est ancré depuis si longtemps. Il ne m’a pas fallu longtemps pour découvrir en moi les défauts de mon âme qui m’ont amené aux crises maniaques. Bien sûr, il faudra du temps pour les rendre inoffensifs, mais la guerre est annoncée, c’est l’essentiel. C’est un sacré dépouillement, un autre regard sur soi même, sur les autres, sur la vie.

Aujourd’hui, j’ai déjà écarté une grande part de l’ombre qui régnait depuis longtemps. J’ai pris conscience. La bipolarité devient au fil des jours un cailloux, un graviers, un grain de sable. Je reste sur mes gardes mais qu’est ce que j’ai moins peur!

Je te souhaite vivement que tu puisses toi aussi bientôt rire de cette maladie.

Si tu découvres ce blog, je dois préciser que mon état est le résultat d’un longue introspection est d’un combat intérieur de longue haleine. La maîtrise de ma dimension spirituelle étant la révélation qui me permet de déclarer sans aucune peur des réactions : je suis guéri car je n’étais pas malade, en réalité je ne connaissais pas bien, c’est tout!

A bientôt,

W.


Maniac Story ep18 Je suis un prophète

Ceci est la suite de l’épisode : Maniac Story-ep17 Un animateur brillant

Je partis avec le groupe en car direction : Londres. Les ados étaient prévenus qu’ils ne devaient se référer qu’aux deux autres animateurs et à la directrice. Je ne me souviens plus si j’avais pris un tercian mais le matin c’est passé sans grand mal. Je suivais le groupe dans sa promenade autour de Buckingham Palace et l’une de ses visites dans un monument dont je ne me rappelle plus le nom. J’étais centré sur moi-même et subissais des effets parano-paranormales dont je suis incapable de détailler. Ceux-ci étaient légers durant cette matinée qui se terminait par un pique nique dans le grand parc connu de Londres : Hyde park. Là je me détachai du groupe.

Le calme relatif du parc par rapport aux rues londoniennes déclencha quelque chose en moi. Je me souviens surtout de la sensation extra ordinaire d’une puissante illumination. Les arbres, les plantes et le lac ne faisaient qu’un avec moi même, je percevais leur magie. Je devins si sensible aux choses que ma raison n’avait plus de place dans mon esprit pour s’exprimer. Pendant que le groupe déjeunait à une dizaine de mètres, je parlais à un chêne (ou autre grand arbre), je le touchais et rentrais en contact avec l’Univers. Je détachai quelques écorces de son tronc pour garder avec moi un peu de sa matière magique. A ce jour j’ai encore un peu de cet arbre chez moi. A ce moment là, je ne souffrais pas, je planais sur une longueur d’onde mystique qui me faisait vivre chaque chose autour de moi pleinement. Une joie intérieur brûlait.

Assis sous mon chêne a recevoir révélations après révélations, je pensais à Bouddha qui avait vécu ça autrefois et je jouissais de savoir que j’étais son successeur. Je me retournai et fis quelques mètres jusqu’à l’étang. Je voyais bien dans les passants qu’il percevait ma présence magique. A leurs yeux je me sentais comme une personne exceptionnelle : divine, héroïque, angélique ou surhumaine. Ils avaient un comportement qui témoignaient d’un grand respect et une grande précaution envers moi. C’est comme-ci ils étaient conscients que j’étais très fragile et qu’il ne fallait pas me brusquer. Il y avait un couple dont je percevais leur amour intensivement. J’étais purement dans le présent, je n’étais personne -ni passé ni futur- je suivais la vie sans cesse en mouvement autour de moi. Je n’étais plus l’observateur ou l’observé mais les deux en même temps. Le temps, qui d’ailleurs, n’existait pas. Il y avait des canards ou autres petits animaux qui participaient à accroître le merveilleux que je vivais dans ce parc. La vie me proclamait prophète et me livrait ses secrets.

A la fin du pique nique, Claire, ma chère directrice, vint à moi. « Je leur ai annoncé que tu devais partir demain… ils ont été choqué » elle était émue, « j’ai craqué en leur disant, j’ai pas réussi à retenir mes larmes » ajouta -t-elle. Je vécu ce moment à l’image de ce qui se passait depuis une heure : intensément. Ensuite on convint ensemble que je ne les suivrai pas dans leur shopping et la foule qui va avec. On se donna rendez vous pour un peu plus tard à une centaines de mètres du parc.

J’étais donc seul dans ce grand parc pour une grosse heure à attendre. J’abandonnai mon chêne et allai plutôt vers les grandes pelouses. L’attente se transforma rapidement en une mystérieuse paranoïa. Vu que les gens étaient conscients de l’important personnage qui se reposait dans le parc, j’étais persuadé que certains viendraient à moi pour me féliciter, m’aider pour la suite ou surtout apaiser ce lourd fardeau que je devais dorénavant porter. Le monde sur mes épaules… Le problème était que les promeneurs se montraient plutôt distant comme si mon aura divin les empêchait de communiquer avec moi. Certains feignaient de m’observer. Toutes les personnes dans mon champ de vision étaient sereines ou joyeuses, elles profitaient des ondes nouvelles dont j’étais le seul émetteur sur Terre. Les gens jouissaient de ma présence mais n’osaient me déranger. Je captais seulement l’admiration que leurs regards me portaient. Cette scène était comme un petit cauchemar dans lequel j’étais terriblement seul et ne trouvais pas d’issu. J’appartenais en partie désormais au ciel, à quelques choses de surnaturels, d’angéliques mais cette nouvelle identité ne pouvait être comprise avec les personnes totalement humaines. Ces dernières pouvaient bénéficier de mes effets mais logiquement pas communiquer avec la source : moi. Je me déplaçai un peu dans le parc mais rien y fit, ma position était sans espoir, piégée entre ciel et terre, mon esprit glissait dans une spirale infernale.

A suivre,

W.

Prochain épisode : Maniac Story-ep19 Un cent mètre infernal

Début de la saison 3 : Maniac Story-ep 16 Season 3

Début du récit Maniac Story : Maniac Story-ep01 Je t’aime à la folie