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Sous Pression, envie d’émancipation

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Je ressens une pression dans la tête à la limite du supportable depuis que je suis retourné chez mes parents. Le fait d’être à la maison, surtout pendant les repas, exposé à leur présence… argh j’ai du mal à écrire.

J’en peux plus d’être avec eux. Ils ne font rien de mal, ils sont patients, je ne peux pas leur en vouloir, mais c’est très difficile de leur expliquer ce que je ressens. Quand j’essaie, c’est pénible, leur réaction ne font qu’accentuer cette sensation d’avoir un étau dans la tête, ou dans l’enclume, ou dans le marteau, je ne sais plus l’expression. Surtout quand ma mère suppose que la cause réside dans le fait d’avoir diminué de 50 mg le Xeroquel, baissé à 100 mg ce n’est pas un gros changement.

Et j’ai toujours cette oreille bouchée, pitain!!

Pourtant la véritable cause est simple. Mon expérience de vie d’un mois sur l’Ile de Groix pratiquement seul dans cet environnement naturel loin de l’agitation des grandes villes a été si bénéfique que le retour dans cette routine est d’autant plus douloureux.

Je veux partir, m’émanciper, me libérer de cette prison dorée qu’est la belle maison de mes parents. Pour le bien de tous. Car lorsque je suis éloigné de mes parents, notre relation est bien meilleure. Actuellement, la proximité avec eux est insoutenable. C’est simple, mon hypersensibilité en générale à la particularité de me rendre très poreux à ce que ressentent les gens autour de moi. Je ressens fortement leurs énergies subtiles, leurs états d’âmes. Le lien qui m’unit avec mes parents, surtout avec ma mère, est tellement intense que la perception est décuplée.

Concrètement dés que j’entre dans une pièce où elle est présente, je suis automatiquement envahi par les ondes qu’elle dégage, j’en suis asphyxié. Tellement plombé que toutes communications de ma part deviennent un effort terrible que je n’arrive plus à affronter. Je suis décentré et très loin de pouvoir être moi. Ce qui était beaucoup plus simple le mois dernier sur mon île. Rien que d’être en sa présence est très compliquée mais alors quand elle me parle… je suis submergé dans un nuage gris condensé.

C’est terrible parce que je les aime profondément mes parents et que je suis dans l’incapacité de le montrer, et de leur faire comprendre ce que je ressens.

Alors quoi faire?

Déménager à la campagne, oui ce projet de longue date commence à être d’une nécessité absolue. Mes parents ne m’encouragent pas dans ce sens et me transmettent leur peur : mes 800 euros par mois ne me permettront pas d’être indépendant. Pourtant je sais que c’est possible. A la campagne et en colocation. Voilà ce que je cherche. Si tu as des idées ou un plan pour moi, même si ce n’est que pour quelques mois, dis moi, sauve moi! bipohypermaniac@gmail.com

Il y a toujours eu cette espèce de toxicité avec mes parents. Je n’ai jamais voulu l’admettre, aveuglé par l’amour qui nous attache. Des personnes qu’on aime peuvent nous être toxiques alors… Mais comment leur faire comprendre sans les blesser?Comment faire comprendre à une personne quelque chose d’inconnu qui réside au delà de leur sphère de compréhension. Très dure pour moi d’accepter cela. Enfin bref, je ne cherche pas à être compris, je cherche à être tranquille, serein et chez moi cela n’est pas possible. Je dois partir! Help!

J’aurais pu écrire aussi des articles sur d’autres thèmes ces derniers jours : le manque affectif, source en partie du trouble. Le système qui se casse la gueule gentiement… « Fuyez pauvre fou! » criait Gandalf. Le printemps, le manque de sexe. La frustration des sites de rencontres. L’énergie qui bout en moi, qui a bien du mal à se canaliser dans quelque chose. Bref ça part dans tous les sens en ce moment. Et bizarrement dés que je sors de chez moi, pour une rencontre entre hypersensibles par exemple, tout ce petit bazar se calme. Je crois que l’environnement est en très grande partie la cause de mes soucis. Un environnement favorable me fait même basculer très facilement de l’autre côté de la balance, ce côté où je jouis simplement de choses simples…

Patience et espoir

Ah oui mon bouquin est dispo ici!

W

 


Inquiet en amitié et en amour

Tout vacille…

Au niveau de l’association: c’est bon, plus de précipitation, pas de séjour jusqu’à nouvel ordre. Le nouvel ordre arrivera quand des personnes impulseront « avec » moi l’organisation. La pression est retombée, je n’ai plus qu’à gérer les adhésions à l’asso (à bon entendeur salut! contact@association-hypersensibles.fr). La prochaine rencontre, le 26 octobre a été lancé par un autre hs, les choses vont bien. Je peux revenir à la base, c’est à dire mes correspondances, qui sont l’essence de l’association, je me le rappelle.

Par contre au niveau relationnel, amical et amoureux, c’est plus compliqué. Amicalement, je suis inquiet pour un ami, c’est plus fort que moi, il a beau me rassurer, je ressens de l’inquiétude. Et les pensées engendrées par cette sensation proviennent de mon expérience que je projette, j’en suis bien conscient. Enfin bref, je crains que cet ami soit en crise maniaque. Je crains que le processus maniaque dont j’ai été victime bien des fois soit en train diriger inconsciemment mon ami. Encore une fois, cette peur m’appartient, et est née de mon expérience. Elle n’a donc pas valeur de vérité objective sur ce que vit mon ami. Je suis donc piégé entre un ressenti d’inquiétude que je ne peux renier car c’est un ressenti, et l’altérité, que mon ami est autre et que ce qui vaut pour lui ne vaut pour moi. Mais alors que faire de mon expérience sur ce vicieux processus? Bref, je dois taire ma vérité pour laisser place à la vérité qui fera surface avec son expérience des jours et semaines à venir.

Ce qui est désolant, c’est que du coup notre relation est brouillée, car je ne peux être en contact avec lui en dissimulant mon inquiétude. Et je ne peux exprimer mon inquiétude car celle là l’affecte. Ma peur engendre de la peur chez lui. Et la peur même fait parti du développement de ce putain de processus.

Ce processus fait que lorsque notre esprit a été sujet a beaucoup d’activités, beaucoup de stimulations, beaucoup de stress, beaucoup de pression, beaucoup d’amour, en un temps réduit, l’équilibre activité/repos est rompu. Et lorsque ce déséquilibre s’est accru durant des mois et s’accélère de plus en plus, le retour à l’équilibre est très difficile. Pour la grande majorité des cas, pour ne pas dire tout les cas, le rééquilibre est atteint par la chute, l’hospitalisation, et tout le tralala.

Toute la perversité du processus maniaque, c’est qu’il est sous-jascent et inconscient, et même si on a conscience que l’on doit se reposer, on a pas conscience de l’intensité du repos auquel on doit être soumis. Et plus on est monté haut dans notre activité, plus on doit descendre bas, et cette descente est douloureuse, et naturellement nous sommes pas attirés par la douleur, alors on continue. « toujours debout, toujours la banane, toujours au rendez vous » chante l’autre.

M’enfin ceci n’est que théorie fumeuse venue de mon expérience. Je l’exprime comme tous ressentis que j’exprime ici, pour me libérer. Ce n’est pas à prendre personnellement.

Voilà je suis inquiet, malgré le fait qu’il controle la situation et me rassure, il reste un fond d’inquiétude. Cette peur appartient-elle qu’à moi, et alors dois-je faire attention à ne pas engendrer la peur? Ou cette peur est-elle là pour dire attention? Hé bien, je n’en sais rien, je suis inquiet « point ».

Et comme rien ne vient seul, les peurs ont refrappé dans ma relation amoureuse. La nuit dernière, M m’a exprimé une nouvelle fois une peur liée à notre relation. Je ne saurais comment détailler cela maintenant. Mais en tout cas, mon cœur a été touché une nouvelle fois. J’ai l’impression que mon amour l’étouffe. Que ma lumière lui fait peur. Que mon cœur n’arrive pas à être compris. Dramatique n’est-ce pas? Oui nous aimons bien être dramatique, nous hypersensible, je crois.

Le problème c’est que nos croyances fondamentales, celles qui nous structurent sont différentes. Alors que nous utilisons tous les deux l’outil « spiritualité », car pour moi la spiritualité est un outil que l’homme à créer pour permettre l’amour de se propager sur Terre, nous avons des croyances différentes. Des mots différents : là où elle parle de vibration énergétique, d’énergie positive négative, d’entités négatives, moi je parle d’amour et de peur de l’amour simplement. Au final c’est plutôt sain d’être différent, d’avoir son intimité unique. Mais vu que l’on ne peut s’empêcher d’échanger nos peurs et ressentis les plus profonds on rentre souvent dans l’intimité de l’autre, et on vit alors l’étranger qui est chez l’autre. L’étranger dans le sens qui nous est inconnu. Et : quel est le sentiment que provoque trop souvent l’étranger, l’inconnu? la peur.

Voilà, l’épreuve du jour : une amitié et relation amoureuse qui vacille.

Solution ; un peu de distance,  d’ancrage. Et pour cela rien de mieux que la famille, un petit séjour à Bruxelles chez mon frère semble être une bonne chose.

Patience et espoir

Ps : Une prière dont ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu, qui a enflammé mon cœur hier soir :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.

Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.

Là où il y a la discorde, que je mette l’union.

Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.

Là où il y a le doute, que je mette la foi.

Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.

Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer,

car c’est en donnant qu’on reçoit

,c’est en s’oubliant qu’on trouve,

c’est en pardonnant qu’on est pardonné,

c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Saint François.


Je me suis évadé. Introduction

Il y a tant à écrire sur ce que l’on vit. Tant à dire sur l’expérience humaine. Tant à décrire sur ce que je ressens. Tant à décoder. Tant à découvrir. On connaît si peu de choses. Je suis sur le seuil d’un monde à venir. Dans la salle d’attente de mon avenir. Ce n’est qu’une image car en vérité, chaque jour qui passe, je m’engouffre un peu plus dans cet inconnu. Muni de ma lampe frontale je continue à éclaircir les terres ombragées de mon être. Face à mes peurs, c’est avec la lumière et l’amour comme essence que je puise en moi et dans la beauté de l’autre pour cheminer le plus léger possible, avec espoir et patience.

J’ai été connecté à une colère brûlante durant ma tournée en Provence. Celle-ci a été salvatrice, elle a permis une libération. Faut que je te remette le contexte:

J’ai commencé le théâtre il y a 3 ans avec une grande metteuse en scène de 77 ans ayant une belle carrière derrière elle. Ma motivation, n’ayant aucun talent de comédien à la base, était de me servir du théâtre comme un outil d’expression privilégié pour mes émotions. Grâce au punch de cette metteuse en scène, j’ai progressé très vite. J’ai du pour cela me faire violence, surmonté la pression et me mettre à répétition en danger. J’acceptais cette tension car je pensais qu’elle était légitime si je voulais avancer dans cet art là. Aussi je prenais sur moi lorsque elle s’énervait, j’acceptais sa personnalité très nerveuse.  Très rapidement je l’ai suivi dans tous ses ateliers, ses stages, ses spectacles. Jusqu’à l’été dernier où elle m’a emmené avec sa compagnie professionnelle pour sa tournée annuelle dans des villages de Haute Provence. Cette expérience s’est si bien déroulée, que mon rêve d’être un grand acteur commençait à se réaliser, ou en tout cas à être envisageable. Cette aspiration cachée d’être une star de cinéma, était en fait la conséquence d’une blessure affective profonde qui engendrait un besoin de reconnaissance énorme. Une volonté de notoriété présente dans tous mes projets. Un manque qui trouvait refuge et excitation dans la voie possible d’être acteur qui s’ouvrait à moi.

A la fin de l’été dernier, après la réussite de la tournée, je devais choisir entre m’engager à fond dans le théâtre via une école, que m’avait pistonné ma metteuse en scène, ou revenir à un chemin plus classique. J’ai opté pour la deuxième voie, ce qui m’a amené à être plus que déstabilisé lors des attentats de novembre. Aventure mystique, hospitalisation, repos, retraite, travail sur soi, méditations, ont suivi et m’ont amené à Mars et à un stage de théâtre. Et là, comme une évidence, j’étais certain qu’il fallait que je me mette à fond dans le théâtre. J’ai intégré un groupe d’actor studio, jusqu’à mai, où à ma grande surprise ma metteuse en scène me proposa de remplacer un comédien pour la tournée de cette année. Ma présence dans la troupe cette année n’étant pas prévu vu que j’avais arrêté de travailler avec elle depuis l’année dernière. Du jour au lendemain, courant mai, je me suis mis à travailler tous les jours avec elle et avec la nouvelle équipe, dont je connaissais 2 des acteurs déjà présent l’été dernier.

C’est durant ces répétitions qui ont duré jusqu’à juillet, qu’il c’est passé ce qui devait se passer. Quelque chose en moi avant changé depuis l’été dernier. Durant ce long hiver, ce début d’année difficile, cette longue période de solitude, de retrait, d’introspection, de compréhension de moi-même, je me suis soigné d’une plaie profonde sans le savoir. C’est avec du recul et durant les répétitions que je me suis aperçu que je m’étais libéré en grande partie de ce manque affectif qui m’obligeait à avoir une aspiration pour la notoriété, la reconnaissance du plus grand nombre. C’est donc sans ce prisme que j’ai travaillé la pièce de cette année. Je me suis rendu compte que le travail d’acteur, l’apprentissage d’un rôle ne me plaisait pas, en réalité. Certes j’éprouvais du bien être a être sous les projecteurs, à être applaudi mais le travail de comédien en lui-même ne me correspondait. Chose dont je ne pouvais pas avoir conscience jusque là, tant j’étais prisonnier de cette blessure de l’égo.

Tout ça pour dire que j’abordé la tournée de ce mois de juillet en sachant que ce serai mes adieux du théâtre et la fin d’un chapitre. J’ai commencé le théâtre comme un outil thérapeutique, et ça devait rester qu’un outil et non pas un projet de vie. Quelle libération! Je ne me sens plus poussé par ce désir de reconnaissance si profondément ancré depuis toujours, quel soulagement.

Pour cette tournée, pas de pression. Je me suis gardé de dire à ma metteuse en scène que j’abandonnais mon projet de carrière, ainsi qu’à la plupart de l’équipe pour rester sur la même longueur d’onde.

A la différence de l’année dernière, l’acolyte de ma metteuse en scène n’était pas de la partie, celle-ci servait de tampon, de souffre-douleur même, ma metteuse en scène étant ultra anxieuse, stressée, nerveuse lors de la tournée. Alors c’est nous, les 6 comédiens, qui devions prendre sur nous ces excès d’humeurs, ces paroles blessantes. Chacun de nous trouvions un intérêt à supporter ces moments d’énervements, car l’expérience de la tournée est si belle et enrichissante, que ça valait la peine. Sauf que moi, comparé aux autres, j’avais quelques intérêts en moins. Ce qui a fait qu’au bout de 5 jours, pendant lesquelles j’ai pris sur moi comme je l’ai fait durant 3 ans le caractère de ma metteuse en scène, j’ai dit stop!

Et cela de manière tout à fait théâtrale…

A suivre très bientôt, tant que c’est chaud!

W


Acteur de ma vie plutôt qu’acteur de cinéma

Un article de plus pour laviedunbipolaire, le nom de mon blog me tracasse de plus en plus. Cela commence à faire pas mal de temps que le mot « bipolaire » ne sonne plus juste dans ma tête, et qu’il n’est plus dans mes pensées au quotidien. Je préfère l’étiquette « hypersensible ». Mais « bipolaire » est le titre de ce blog qui m’est si cher et cela me pose un problème d’authenticité. M’enfin! J’espère seulement que, comme moi, tu t’intéresses à ce qui se cache derrière ce mot, et que si tu as été diagnostiqué, tu te libéreras de cette étiquette, et ça vaut pour toutes autres étiquettes d’ailleurs.

Je suis en vacances depuis ma représentation de théâtre de la semaine passée. Cette première a mis fin à de longues semaines de répétitions chargées en pression. D’où l’article sous pression. Je suis libre de mon temps jusqu’au 12 juillet, ensuite je pars en tournée avec ce même spectacle dans le sud. Et ce sera ma dernière tournée!

Pendant ce dernier mois, quelque chose de phénoménale est arrivé. Mon envie profondément ancrée depuis mon plus jeune âge d’être un star a été satisfaite!! Je n’ai plus ce truc en moi qui veut absolument être reconnu par tous pour être en paix. C’est parti! pfff quelle libération! J’ai compris que je ne voulais pas être un acteur de cinéma mais avoir un vrai rôle dans ma vie. Etant donné que je suis plus proche de moi-même, que je sens être à ma place, dans mon rôle, je n’ai plus tellement envie de jouer des rôles sur scène, même si j’ai eu plaisir à être applaudi, faut pas mentir!

Donc voilà, je n’ai pas le projet d’aller plus loin dans ce métier, d’ailleurs je n’ai pas le projet d’avoir un métier prochainement. En septembre, je serai en colocation avec des amis en banlieue avec aucune activités sur la capitale, Paris c’est fini! Je passerai mon temps à méditer, écrire, rencontrer d’autres hypersensibles, développer l’association, approcher un peu plus de la pépinière HS, tu sais la grande ferme à la campagne qui accueillera une communauté d’HyperSensible, ce n’est pas un rêve, c’est un projet! Bref voilà quelques lignes directrices pour le futur pour rassurer mes proches et mon ego mais en secret, j’essaie de vivre que le moment présent, d’être connecter à l’instant qui arrive, accueillir le nouveau à chaque secondes, et pour cela le mental doit être hors de contrôle, effacé, et toutes les projections avec. Let it be

J’ai eu le besoin de rencontrer des nouvelles nanas aussi, comme je te l’ai dit récemment, d’où mon inscription sur adopteunmec, étant donnée que je n’ai plus du tout l’envie de traîner dans des bars où toutes vies nocturnes. Plus je me couche tôt, mieux je me porte! Alors je prends des rendez vous dans ce supermarché atypique avec des femmes le plus tôt dans la journée possible! J’en ai rencontré deux, une avec qui il y a eu entente intellectuelle et feeling, je la revois bientôt. Et une autre qui mérite que je saute de paragraphes!

Je ne savais pas, avant qu’elle me le dise à notre rendez-vous, mais on se connaissait! Elle a dû me dire d’où parce que ça tête ne me disait rien. Hé ben, on s’était rencontré dans une clinique psy en 2010! Belle coïncidence. Sur internet ce qui m’avait plu en elle c’était qu’elle était ouverte au tantra. D’ailleurs nous l’avons pratiqué durant 3 heures chez elle. Mais bon, il n’y a pas eu de feeling plus que cela, et je suis parti plus bouleversé d’avoir remué le passé qu’autres choses. Cela dit, c’est une nana à la personnalité hyper sensible assez incroyable!

Ces deux rencontres m’ont permis de me rendre compte que je suis allé sur ce site plus à la recherche d’une partenaire de tantra, qu’autres choses. Mais les rencontres faites m’ont montré que s’il n’y avait pas de traces en moi d’un départ de sentiments, la rencontre aussi tantrique soit-elle ne suffira. Et dans le sens inverse, je n’ai pas envie d’entamer une relation avec une femme insensible à la spiritualité. Non, c’est pas compliqué! Quelque part là cette envie, ce manque, qui brûlait en moi, il y a deux semaines, a été satisfait. J’ai encore des rencontres à venir, mais je les aborde avec beaucoup moins d’attentes que c’est deux premières! Et en plus, je suis même sur le point d’en annuler une, une grande première pour moi, la preuve que j’apprends de plus en plus à m’écouter, que je ne fonce plus tête baissé dans le tas, façon de parler évidemment.

Je suis pas loin d’être bien avec moi-même sans avoir ce manque affectif qui revient sans cesse à l’attaque, et ça c’est bon!!

Ah oui, j’ai beaucoup parlé du Tantra. Ce terme est peut être exotique à tes yeux. C’est pas très compliqué, c’est la spiritualité par la sexualité, ça a révolutionné mon rapport au sexe et à la femme. Je ne vais pas te faire un exposé ici, je te laisse te renseigner, je te dirai juste que ça n’a rien d’une pratique « perchée » mais quelque chose de simplissime qui repose sur le lâcher prise et la circulation de l’énergie sexuelle grâce à une très grande importance de la respiration. Je te fais remarquer que je me suis inscrit sur adopteunmec aussi pour éviter de me tourner vers mes lectrices et ensuite de culpabiliser d’avoir fait quelque chose de « mal », à développer à la prochaine consultation… Oui, tu es mon psy!

Voilà je pense avoir fait le tour du domaine et pieds nus, gage de sincérité!

Je suis en vacances au passage, j’ai donc encore plus de temps pour correspondre avec toi : bipohypermaniac@gmail.com

Patience et espoir

W

 


Sous pression

Sous pression. Difficile d’ailleurs d’écrire lorsque le mental traverse un nuage d’une intense densité. L’énervement est palpable. Le burnout, même, n’était pas loin ce matin. Le petit moucheron qui apparaît et disparaît devant l’écran agace, aaah!

Comment suis-je passé de l’état de paix encore récent à celui de fatigue nerveuse si brutalement. Surement parce que je me suis remis au travail brutalement, mais pas que, les éléments de stress identifiés ne justifient pas cette sensation d’être sous une grosse pression. Il y a certainement des sources plus profondes à ce mal-être passager :

– le temps sombre et pluvieux, j’en suis conscient. Et tout les énergies qui proviennent du du cosmos, j’en suis plutôt inconscient, là pour le coup.

Mais c’est surtout une histoire de cheminement, une nouvelle épreuve personnelle à surmonter vraisemblablement, quelques parts obscurs que je n’ai pas encore découvert et que la vie caractérise via de nouvelles situations auxquelles je dois affronter sans oublier mon équipement de chevalier. D’ailleurs, il ressemblerait plutôt à Don Quijote d’ailleurs, bref.

Des rêves, des nouvelles perceptions plus qu’étranges, aussi, depuis, m’ont pas mal perturbé.

Une réelle transformation intérieure en pleine activité, faite de déchirements, de révolutions…

Voilà il y a plusieurs lectures à faire du « pourquoi on vit ça » « pourquoi je ressens ce mal-être ».

C’est une passe difficile, chaotique. Du nouveau qui me fait peur.

L’écriture de cet article est, plus que tout, un défi envers moi-même : voir si je pouvais prendre un petit recul sur ce qui est compliqué à exprimer au moment où il est vécu.

Ah, maudit moucheron! Enfin, petite victoire j’ai réussi ce matin à exprimer plutôt calmement mon mal, là où n’importe quel mini contrariété m’énervait et me poussait presque à l’explosion.

Pour un petit pic de rappel: dire que je suis bipolaire paraît un peu réducteur quand on accepte de découvrir et vivre ce qui se cache en dessous.

Je m’arrête dans ma décousure.

Patience, espoir plus que jamais. Et toute souffrance est supportable tant qu’elle fait partie de son histoire, disait l’autre.

A bientôt,

W


STOP les doutes

C’est la première fois que j’écris ici le matin. Je crois que j’ai besoin de faire circuler les mots. Bizarrement, même si les choses avancent bien pour moi (nouvel appart’, nouveaux projets) et que j’ai l’air détendu quand je suis avec les autres, ces derniers jours je suis particulièrement pourchassé par les doutes. Alors que tous les signaux de ma vie sont aux verts, l’envers du décors n’est pas aussi serein. Je n’ai pas l’esprit tranquille.

Au petit déjeuner, sur mon balcon, au déjeuner, le soir, au coucher, à plusieurs moments de ma journée, lorsque je suis seul, les doutes m’envahissent. Quand je suis maître de ma conscience et que j’observe ces flux qui me traversent, je m’aperçois que je pense à toutes mes différentes activités et différentes relations et que chacune de ces pensées, emmêlées les unes dans les autres, sont crispées, sous tensions/pressions, stressées. C’est comme si une peur générale, profonde et subtile contrariée chacun des aspects de ma vie. Tu veux peut-être des exemples pour clarifier cela… Au sujet de ma colocation: je stress sur le fait de lui dire que la cuisine a besoin d’un grand nettoyage. Au sujet du groupe de clown : j’ai peur de ne pas être à la hauteur durant le dernier exercice. Au sujet du cours de maths que je donne en bénévolat et de mon cours de mindfullness tout les deux dispensés le matin : j’appréhende de me lever tôt… A  la relecture, de ces exemples, je ne peux m’empêcher de constater que c’est fou d’être perturbé par des choses anodines. Le terme HS (hypersensible) me sied à merveille!

Je remarque qu’il y a un point commun presque général : la peur du regard de l’autre. Heureusement tout ce qui concerne les rencontres et autres projets gravitant autour de ce blog ne sont pas contaminés par ces ondes négatives, au contraire!

Peut-être que ces peurs particulièrement perceptibles sont liés au changement. Sans doute même. J’ai appris dans le programme de mindfullness (pleine conscience), que je suis en ce moment, une technique à utiliser lorsque les doutes se font sentir : STOP : Stop- Take a breath- Observe-Process. C’est à dire ne pas se laisser contrôler par ces pensées malades. Lorsqu’elles se font nombreuses et chaotiques, la technique est d’arrêter ce que l’on est en train de faire, mettre son attention sur tous ces flux qui nous traversent, respirer en pleine conscience de ce qui est, de ce qui se passe là maintenant, observer tout ça, et une fois un peu de calme cérébral revenu, agir. Pour prendre mon exemple avec mon colocataire, l’action serait de lui dire tout simplement que la cuisine mérite d’être nettoyé pour que cela soit plus agréable à vivre, ou quelque chose dans le genre, sur un ton courtois et aimable. C’est reprendre le contrôle de la haute sphère…

J’ai beaucoup de difficultés à dire des choses non plaisantes à quelqu’un, j’ai peur de rentrer dans le conflit alors je préfère ne rien dire. Ce qui fait que j’accumule la pression sans pouvoir l’exprimer. C’est pas très bon comme fonctionnement, j’ai encore beaucoup de boulot. Le combat continue!

Allez, il fait beau, bonne journée!

A bientôt,

W.


Apprentissage de la légèreté

Mon hypersensibilité est à l’origine de périodes pendant lesquelles j’ai l’impression d’être écrasé par un poids étouffant.
En ce moment, dans ce contexte de changements, d’inconnus, de flous artistiques quand à mon avenir professionnel, je peine à retrouver le calme. Je me suis ré ouvert à de multiples canaux de stress.
Je vis en ce moment pas mal de petites situations objectivement anodines qui apportent chacune leurs doses de pression.
Cette pression est lourde et me paralyse alors que, avec un peu de recul, je sais qu’il n’y a pas de reels raisons d’être inquiet. Mais que veux-tu, il suffit d’un gravier dans la force centrifuge pour que je ressente le poids d’un rocher.
Cette lourdeur se ressent même dans mon expression…
Tout ça pour dire que je manque de légèreté. Je mets trop d’importance pour de trop petites choses.
L’apprentissage de la légèreté s’apparente à vivre l’instant présent à se soulager des poids du jugement, de la culpabilité. Se délester de ce plomb et le remplacer d’une auto bienveillance et s’entourer de doux (pour reprendre l’expression si juste de Sophie 🙂 ).
Facile à dire mais comment faire en pratique pour être plus léger:

Premièrement, relativiser. Mettre en perspective une situation cause de stress avec une situation bien plus douloureuse que j’ai connue. C’est vrai que, comparé aux périodes où j’étais interné, le moral plus bas que terre, aujourd’hui je suis un petit oiseau qui vole librement. Petit oisillon apprend toujours à voler, néanmoins…

Deuxièmement  et très concrètement, cette pression, il faut que je l’évacue. Mon moyen privilégié est l’écriture. S’exprimer est l’ultime recours pour s’alléger. S’exprimer par n’importe quel moyen. Je suis certain que chacun peut trouver son canal d’évacuation de pression.
Pour remédier à la lourdeur psychique que je transporte en ce moment, j’écrirai un article chaque soir pour soulager ma haute sphère.

Enfin, il existe un moyen qui m’accompagne depuis quelque temps et que je dois me rappeler lors des moments où j’en ai le plus besoin : la méditation basée sur la respiration. J’ai réussi à m’endormir hier grâce à cette méthode. Méthode très simple : Allonges-toi au calme. Respire à fond à plusieurs reprises pour commencer. Ensuite laisse ton attention dériver sur les pensées que tu ressasses, les situations passées où à venir qui te rendent anxieux. Lorsque ton attention est confrontée à une pensée troublée, « respire dedans ». Fait respirer ce nœud, apporte de l’oxygène à l’endroit de la tension. Voilà, la méthode est de porter sa conscience simultanément sur la respiration et sur la pensée qui entretient le stress.
C’est très simple mais faut avoir la présence d’esprit pour l’utiliser. Quand j’y pense, ça me calme très rapidement.

Rien de plus léger que l’air,  alors n’oublions pas de respirer!

A demain soir. Ce sera un article intitulé « lettre au président  » qui me permettra de lâcher un peu de pression.

Bonne nuit, je te souhaite plein de rêves en apesanteur; )

W.