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Je veux l’équilibre

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Un article par jour jusqu’à la fin de mon exile, ça continue :

Je cherche mon équilibre. J’ai toujours été dans cet optique mais depuis que j’en ai conscience, le chemin est moins chaotique. Voilà le travail de ma vie : être en équilibre.

Pourquoi est-ce un travail pour moi alors que la majorité des gens n’ont pas besoin de se soucier de leur équilibre ou même conscientiser la chose? Je pense que le système en place permet à cette majorité d’être stable et de vivre sans trop se poser de questions. Eux, sont la norme. Et moi? un être hypersensible anormal puisque le système en place ne suffit pas à mon équilibre. Pourquoi suis-je anormal et ai-je besoin de travailler personnellement à mon équilibre?

Parce que j’ai accès à une énergie illimitée. J’ai accès à une intensité beaucoup trop ingérable par rapport aux outils proposés par le système (traitements, thérapies, etc. ne sont pas suffisants). C’est cette intensité qui a explosé lors des périodes dites « crises maniaques » et qui a engendré des dépressions. Cette énergie phénoménale, cette intensité m’ont amené à souffrir terriblement, mais cela est parfaitement logique. D’où l’immense travail d’équilibre à effectuer pour canaliser, ancrer, gérer, ralentir, cette énergie.

Globalement, l’Homme cherche l’énergie, pour l’exploiter et en tirer des richesses matérielles, à l’extérieur. Il creuse, creuse plus profond, invente, maîtrise la nature, la science et ensuite fait circuler, étire des câbles sous les océans pour commercialiser ces richesses.

Bref, autour de moi je les vois, tous ces Hommes, dans cette quête effrénée de toujours plus d’énergie, de vitesses à l’extérieur de lui-même, pendant que moi, petit être en quête d’équilibre, j’explore avec ma lampe de poche Espoir et ma carte Patience un minerai sans fond intérieur.

J’ai abandonné pour le moment la 4G sur mon portable pour me concentrer sur le travail de ma 22G morcelée dans les parties obscures de mon esprit. Pourquoi 22? Oh, tu sais pourquoi ! (22h22 voyons!).

Certes c’est une énergie illimitée qui me fait vivre parfois des sensations aériennes au parfum de pouvoir divin. Vu de l’extérieur, ce serait considéré comme de la magie ou de la folie religieuse. L’accès est illimité, c’est ce qui fait que dans le passé quand je n’étais pas préparé à autant d’intensité, de pouvoir de création, cela m’a rendu fou. Mais moi je suis limité. La condition humaine a ses limites. C’est ce que j’essaie de clarifier ces derniers temps, mes limites. Pour continuer à vibrer selon mes capacités à vibrer, en restant connecté au sol. Cette énergie, cette force, il faut que je contrôle son flux, parce que lorsque je me crois trop fort, je décolle et ensuite je chute. La maîtrise de la force…

Voilà, voilà et sinon tu sais quoi!? Mon premier bouquin est en vente ici : BoD la vie d’un bipolaire le livre.

Ah oui, j’allai oublié : ce soir c’est Radio HS à partir de 21h, la rencontre en ligne entre hypersensibles, c’est trop coool!

Et puis parce qu’il faut du lien : 1   2   3   4   5    6   7

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Rencontres entre HyperSensibles

Ne pas rester seul dans notre combat quotidien. Il est suffisamment invisible comme ça. L’isolement étant ce qu’il fait le plus souffrir, je suis persuadé que créer des liens nous consolide face à l’adversité. Bref, via l’association des hypersensibles, j’organise toujours des rencontres régulières à Paris.

La prochaine demain, mercredi 15 février, soir et ensuite le 25 février. Rencontres aussi dorénavant à Nancy, Rennes, Lyon et en Mai une première à Marseille.

Toutes les infos sur le nouveau site www.association-hypersensibles.fr

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Je travaille depuis l’été dernier sur ce réseau de rencontres avec mon frère, c’est une grande satisfaction pour moi d’avoir matérialisé le projet, alors fais moi le plaisir d’aller voir! C’est sur le site que l’organisation et la communication des rencontres est centralisé désormais.

Voilà, sinon c’est pas la joie, qu’est-ce qu’on en chie en ce moment pitain! Je compte les jours qui me séparent de mon île.

Patience et espoir…

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Assumer sa folie, c’est tout

Je suis le premier à écrire qu’il faut accepter son trouble, accueillir qui on est avec patience et espoir…

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Mais je m’interroge sur le sens de cela, où va-t-on par exemple lorsqu’on dit qu’il faut « accepter son trouble » ou même « accepter sa bipolarité »?

Bien que j’ai eu un diagnostique de bipolaire en 2008, je n’accepte pas le terme de malade cependant j’accepte de dire que je traverse des périodes de trouble, ceux là sont plus forts que la norme mais au final, tout le monde un tant soit peu en vie fait face aux turbulences de l’expérience humaine…

Voilà, c’est fou ça! je me perds dans ce genre d’explication, j’avais une énergie, un élan d’écriture qui s’est dissipé dans ces creuses justification. Je voulais tout simplement écrire :

Mais qu’est-ce que j’attends pour vivre?

Je suis en révolte dans ma dépression. J’ai envie de hurler. Je suis un troubadour enchaîné. Le système réussit son coup et perdure dans sa stabilité en culpabilisant les instables et les poussant à se stabiliser.

Comment je peux accepter que je sois instable, accepter ma folie et la faire taire en même temps avec tous les moyens, tout ça pour rester en contact, en communication avec la norme?

Je suis en train de passer à côté de ma vie en essayant de jouer l’équilibriste entre ces 2 camps. J’ai beau méditer, plus je suis lucide, plus je me rends compte de la réalité qui m’entoure. Pas étonnant, que je cultive rapidement des illusions, que je fuis les autres et préfère la folie, je ne suis pas en accord avec cette réalité que la majorité des gens, la norme, accepte et s’épanouisse dedans à coup de consommations, et de plaisirs palliatifs.

Le problème est que j’ai ce désir, ce plan (destin?), ce rôle à jouer pressenti, d’évoluer au sein des autres et non me retirer là où je suis compris, dans ma solitude. Je suis piégé a vivre sans cesse décalé, car je suis différent, bien trop différent pour être sur la même longueur d’onde et pouvoir avoir une communication. Au fond de moi, je sais que ce n’est pas ma place d’être en communication avec l’autre, dés que je vais contre cette nature, je resserre les chaînes qui étouffent le bouffon en moi.

Ma place sociale est celle du clown, celui qui s’exprime et qui émeut par son comportement décalé, spontané, sans prismes. C’est la place que je tenais enfant, dans ma famille, ou en classe, je ne prenais la parole que pour sortir un trait d’humour. J’étais heureux. Cette place, je l’ai perdu. J’ai perdu ma légèreté pour un sérieux lourd. « Accepter sa bipolarité », trop sérieux, « psycho éducation » trop sérieux, « échanges de témoignages entre hypersensibles » trop sérieux, « diriger une association » trop sérieux. Tout ce sérieux me plombe et m’éloigne du clown en moi.

J’ai fait partie d’une troupe de clown, ironie du sort, je n’arrive pas à faire le clown sur scène, mais lorsque je le faisais hors de scène dans le groupe, je perturbais la classe, et je me suis fait gentiment remettre à ma place. Je n’arrive qu’à être en phase avec ma folie, à être moi, lorsque une multitude de facteurs sont là pour mettre en confiance mon clown qui s’exprime brutalement : « Je suis un prophète! » par exemple. Et dans ce monde sérieux, c’est pris au sérieux, du coup je le prends au sérieux, en oubliant que je suis fou que je ne suis pas sérieux, que je n’y crois pas, que seulement ça me met en joie de le proclamer. On appelle ça une crise maniaque… Mais la crise maniaque n’est pas la folie, c’est la résistance mentale à la folie, la peur de la folie, c’est ça la crise maniaque, c’est prendre au sérieux la folie.

Et on prend tout ça au sérieux, et vient l’arsenal thérapeutique pour se soigner. Pitain, on est parti loin…

Et je réfléchis, et j’écris, et je débats sur la bipolarité, le sens dans tout ça, l’hypersensibilité, et ça me rend encore plus sérieux, et plus je mets en oeuvre des moyens qui sont censés me faire accepter qui je suis, me recentrer, plus en réalité je m’éloigne de ma légèreté, et de mon rôle, celui dans lequel je me sens bien : le troubadour, le clown, le bouffon.

O toi qui me connais, qui me vois si sérieux, tu auras du mal à l’admettre.

Diriger l’AHS en attendant un remplaçant, je veux bien, mais L’AHS c’est très sérieux, c’est un mouvement qui fait partie d’un mouvement plus grand de révolution de la société française. Ce mal-être mental de plus en plus grand en France va…

Bref!

Accepter sa bipolarité? Non. Accepter sa folie? oui. Et vivre sa folie. Assumer sa folie. Assumer d’être en décalage. Ne pas résister à sa différence. Ne pas aller contre nature et s’insérer dans un rôle qui n’est pas le sien. Ne pas se taire. Je suis fou et c’est en étant fou que je suis heureux.

Elle est où ma souffrance? Elle est dans ma résistance à ma folie. Tant que je n’accepterai pas et n’assumerai pas à vivre ma folie avec toutes les révolutions qu’elle apportera dans ma vie, pour le meilleur et le pire, je souffrirai et me rassurerai avec ces termes: « bipolaires » hypersensibles »psy »troubles.

Mais qu’est ce que j’attends pour vivre pleinement ma folie?

Et de répondre au sérieux :

« Je m’en fous, je suis fou! »

Patience et Espoir, mon cul!

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Dépression en direct

Je viens canaliser ma lourdeur. Ma joie de vivre masquée par un voile de plomb. Métaphore à la con. Mettre une image sur l’article… pff non.

Ce n’est pas tant que j’ai quelque chose de plus mais plutôt qu’il me manque… J’ai un manque profond. J’ai envie de l’écrire, ce manque affectif racine de mon hypersensibilité, terreau de mes projets mégalo, douleur célibataire.

Mais comment décrire un manque essentiel.

Ce sont les liens affectifs avec les autres qui me portent. Le lien amoureux plus que tout. Le lien amical aussi, mais rare sont mes amis qui comblent ce manque. J’ai beaucoup de camarades hs, j’ai beaucoup de lien qui vont bien quand je vais bien, ce n’est pas la même chose. Lorsque je vis ce manque, je m’isole et attend un autre plus spécial, j’en reviens à ma femme et attends qu’elle revienne avec un nouveau visage.

Et ça me plombe d’écrire ça, car je sens déjà quelques lecteurs qui m’ont connu interpréter ça.

Cet article, comme aucun autre, n’est pas un message à quiconque ni un appel à l’aide, c’est juste une expression déjà satisfaite. Une photo d’un état que je traverse là mais lorsque ces mots seront sous tes yeux, il sera parti. Tout n’est que mouvement dans ma vie, peu reste figée, une humeur en chasse une autre parfois même à l’heure. Alors ce texte ne m’appartient plus, s’il fait écho en toi, je n’y suis pour rien. C’est juste un miroir éphémère, une rencontre.

Je suis un handicapé de la relation à l’autre. Alors lorsque la relation devient affective, cet handicap devient chaotique.

Au quotidien, quelque soit l’autre, je ne sais communiquer avec lui. En sa présence, je ne sais comment exprimer conventionnellement (pour être compris) tout ce que j’aurai à lui dire. C’est comme si la communication entre nous deux était une petite porte alors que j’aurai besoin d’abattre le mur entier pour faire part de ce que j’ai à  lui dire.

« nous deux », ce nous est imaginaire, il ne représente personne de ma vie en particulier, et toutes en même temps. Ca me fait chier de préciser mais depuis que ce blog n’est plus tout à fait anonyme depuis les rencontres organisées depuis 2014, plusieurs personnes ont été blessées. Ce qui complique encore plus ma relation à l’autre.

La tête lourde dans mes mains. Tout est compliqué lorsqu’il manque cette sécurité affective. J’ai besoin de toi, âme sœur reviens dans ma vie avec un énième nouveau visage. Un nouveau test, une nouvelle chance.

La lourdeur. Pourtant c’était bien ce weekend, au delà de toutes attentes. Mais en quelques heures les couleurs changent. Quand tu auras réagi, je ne saurai quoi te répondre, car les couleurs auront encore changé.

J’ai du mal à communiquer avec l’autre, quelque soit l’autre. Tu vois je recommence à l’écrire car je n’y arrive pas. C’est l’envie de m’exprimer sur le rapport à l’autre frustrée par l’incapacité à trouver les mots qui… Je résiste, je sais, je ne devrais pas, je devrais juste me laisser au repos, mais les pensées émergent et essaient de comprendre, de lutter, et je résiste… J’ai envie de me réapproprier mes pensées, apprivoiser ma pensée, je sens que c’est la suite de mon aventure, me construire une pensée, une arme pour contrer les vents trop forts pour les autres corps. Mais, je ne sais que penser de moi, de la vie… alors je relâche très vite le gouvernail de mon mental et laisse tout mon être voguer d’est en ouest, de haut en bas.

Même ce mouvement qui me pousse à me soulager ici, me peine. Cette dépendance, les conséquences pour ceux qui comprennent pas ce double-moi.

La sincérité est à exprimer mais pas à communiquer.

Patience et Espoir

Ps : le symptôme le plus révélateur de mes dépressions :

je me connecte dix fois par jours sur facebook…
C’est dire…

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Pour ceux qui souffrent, qui sont HS

Quel automne et quel hiver!

Mon esprit ou plutôt mon âme n’a jamais été aussi en harmonie avec celles d’autres personnes qui me sont chères. Autrement dit : on est paquet de l’assoHS à en avoir chié en cette fin d’année.

J’ai traversé des nuages bien noir, une fois de plus j’ai fait l’expérience que l’enfer se vivait sur Terre. Que l’enfer n’était pas à l’extérieur de nous, malgré des zones très sombres en ce moment sur la planète, mais bien une expérience à vivre à l’intérieur de nous.

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Qu’est-ce que l’enfer à part l’expérience de nos peurs les plus profondes?

Qu’est-ce que l’enfer à part une aventure courageuse de nos âmes dans les coins obscures de nos esprits?

Qu’est-ce que l’enfer à part être perdu, loin de nos repères, loin de la lumière de notre conscience, loin de notre zone de confort?

Qu’est ce que l’enfer à part une période à traverser, un état à accepter à accueillir, une invitation à lâcher prise. Car qu’est ce que l’enfer à part notre mental qui résiste à quelque chose de nouveau qui émerge en nous?

Qu’est que l’enfer à part la lutte qui nous mène à notre paradis perdu?

Bref, ce que je voulais dire au départ avant que je m’exprime comme un pasteur farfelu, c’est que je souhaite fort que toutes ces âmes en souffrance puissent connaître de la douceur dans ce qu’elles traversent. Une musique que O. m’a fait découvrir et qui a le pouvoir de secourir : Love vibration

J’ai beaucoup souffert pour être beau. Haha! Non ce que je veux dire c’est que j’ai du souffrir pour me découvrir, pour trouver la lumière en moi. Je pense que j’ai pas fini de souffrir sur ce chemin de l’éveil. Mais d’un autre côté, je suis persuadé qu’on peut se libérer de nos chaînes, de nos peurs, de nos conditionnements, dans la douceur et l’amour. Même si pour beaucoup, on a pas trouvé ce sentier plus doux, je veux croire que c’est possible.

Le passé n’est pas vérité quand l’avenir est espoir. La souffrance est une étape pour l’humanité. Car le chemin que l’on fait chacun pour Soi et pour les autres, on le fait aussi pour l’Humain de demain.

Nos enfants naîtront dans une clarté plus grande, avec moins d’ombre, et les enfants de nos enfants connaîtront de moins en moins la souffrance.

Je ne croit pas que la souffrance est une condition humaine. La douleur oui, mais pas la souffrance. On ne peut pas vivre une chute, une séparation sans douleur, mais on peut se libérer de la souffrance .

Je veux rassurer de tout cœur ceux qui souffrent en ce moment, ceux qui peinent dans leurs ombres, je connais si bien cet état, je veux leur dire que ce qu’ils vivent est tout à fait normal.

Ce n’est pas de leur faute, cela ne remet en aucun cas en cause leur vitalité, leur pouvoir à être heureux et à rendre heureux.

C’est simplement l’hiver! Rien ne sert de lutter, d’essayer de comprendre, il n’y a qu’à vivre l’inconfort de l’hiver. Rien ne sert de vouloir briller, de vouloir être en forme comme au printemps dernier car il fait nuit et froid. On devrait juste pouvoir se reposer et rester au chaud. Le travail rend ce programme d’hibernation difficile, certes. Mais alors, soyons bienveillant envers nous-même, si on est fatigué, déprimé, c’est normal, surtout pour les hs,  on vit contre-nature!

On aura beau penser, se culpabiliser, réfléchir sur notre état, il n’y a rien que notre mental puisse faire à part nous faire souffrir. Ressentons le froid qui fait dehors, vivons le sensation de chaleur lorsqu’on rentre à l’intérieur. Mangeons, divertissons nous, et attendons le printemps.

Plus tu vis l’hiver tel qu’il est, froid et noir, plus tu vivras le printemps tel qu’il est, un renouveau. Etre ombre dans l’ombre, et lumière dans la lumière.

Pour ceux dans le down, du fond du coeur : patience et espoir.

(Toujours un plaisir de correspondre avec toi : bipohypermaniac@gmail.com)

Aaaah! pour ma part ça faisait longtemps que j’avais pas écrit un article débraillé, ça fait du bien.

J’ai hâte! Demain soir, soirée spéciale : Noël HS à partir de 18h dans un bar parisien avec vous, en grande partie connu grâce à ce blog.

Et puis après la soirée, à minuit exceptionnellement radioHS (rencontre sur les ondes) https://framatalk.org/radiohs, suffit de cliquer sur ce lien et avoir un micro. Plus d’excuses pour ceux qui sont pas de Paris. D’ailleurs en Janvier L’AHS continue de se déployer en France, rencontres à Paris, Nancy, Lyon et une première à Rennes.

Prenez le train HyperSensible en route sur contact@association-hypersensibles.fr

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Expérience de la dépression

La dépression évolue mais continue en ce début de semaine.

Hier, oh que j’avais la tête lourde, je me suis traîné dans le parc près de chez moi. Si tu étais dans le coin, tu as peut-être vu un zombie se balader, c’était moi. La souffrance psychique a laissé place a une énorme fatigue physique.

Je subis toujours le contre coup de mon hyper activité cérébrale des dernières semaines. Malgré mon besoin de repos, j’ai maintenu la réunion de samedi dernier. A bout d’énergie, j’ai du pour la première fois quitter la rencontre qui a suivi à 19h. Dans les transports au retour, la fatigue me rendait vulnérable, et l’agitation du métro parisien se transforma en un véritable petit enfer. Des signes et synchronicités m’attaquaient de toutes part. Chaque conversation qui m’entourait semblait parler de moi. Je me suis retrouvé dans une situation et une fragilité qui m’a fait vriller dans la manie, le délire bien des fois dans le passé.

C’est comme-ci, je n’avais plus d’énergie pour avoir le contrôle sur mon mental, que je me laissait ballotter par l’environnement extérieur à cause du peu de volonté qui me restait. C’était l’inconscient collectif qui m’emportait, je n’étais plus acteur de ce qui se passait. Difficile à expliquer.

Bref, samedi n’a pas été de tout repos et je pensais qu’une journée à la campagne le dimanche avec M signerait la fin de la dépression. Mais hier, après une bonne nuit, j’ai vite senti que le bagne n’était pas  terminé.

Je ne suis plus aux prises avec mes peurs comme la semaine dernière. Rha pinaise, c’était quelque chose, surtout le soir où j’ai choisi de les affronter consciemment et ne pas avoir recours à la chimie. Ce dernier combat intérieur semble être terminé mais il laisse place à un champ de bataille sans vie, une atmosphère pesante, une tristesse, un sentiment mélancolique étrange.

Ce matin, ça va un peu mieux, et la rencontre tout à l’heure va pouvoir me changer les idées.

Tout ça pour dire que la dépression est bien plus complexe qu’elle ne paraît de l’extérieur. Elle n’arrive pas par hasard, il y a un véritable sens (même s’il est inconscient) et une raison de vivre cette période basse. La dépression, bien que douloureuse, est riche en enseignements. Elle annonce aussi un renouveau, l’émergence d’un nouveau soi. Un nouveau soi, étrange, qui nous fait peur, auquel on résiste (résistance source de douleur), qui fait émerger des peurs que l’on doit dépasser pour entrer dans notre nouvelle ère.

Heureux celui qui traverse une dépression, car il vit en coulisse une transformation nécessaire.

Et puis après la tempête, le soleil revient toujours rayonner.

Patience et espoir

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3615 Souffrance psychique, allo?

Tu me diras peut être « mais tu as tout pour être heureux.. » et pourtant là je souffre .

Certainement que j’ai trop dû tirer sur la corde, maintenant à l’intérieur dans cet espace invisible logé dans le crâne c’est tendu. La moindre minuscule contrariété du quotidien devient source d’angoisse. Même là, mon clavier trop près du bureau, pas idéalement placé, provoque une irritation.

J’ai trop tiré sur la corde… Je suis mal, je suis à 2 doigts de…. prendre un valium! T’imaginais quoi, haha, non faut pas déconner non plus.

C’est juste que dernièrement j’ai beaucoup travaillé, taillé une grosse pierre sans penser comment j’allais la porter. C’est trop lourd pour mes épaules. Alors je croule sous cette fatigue, qui n’est pas tellement physique en plus.

Dans mon malheur passager, car il est passager, ce soir ou demain je serai mieux . Mais même si la souffrance est de courte durée je crois qu’il est bien qu’elle soit écrite est partagée. Car je ne suis pas qu’une personne forte qui réalise un beau projet, j’ai mes faiblesses aussi. Et là je suis faible.

Voilà c’est dur.

C’est dur ce moment là aussi de part mon isolement, pas de vie sociale dans ma banlieue, et là impossible de faire l’effort d’aller à Paris, d’ailleurs l’agitation me ferait péter les plombs, donc je suis bien en fait dans ma banlieue calme même si seule. Cette solitude, ce poids est à vivre aussi.

C’est mieux aussi de le vivre seul car je ne veux pas partager cette souffrance avec les gens que j’aime, car un jour, comme d’autres avant, en auront assez de vivre ça et partiront.

Si je l’écrit ici c’est pour te dire, toi qui lit tous mes articles positifs et qui est encore bien empêtré dans ta souffrance, je compatis, c’est de cette souffrance qu’est née ce blog et tout ce qui suit. Il ne faut pas la haïr, mais l’accepter, l’accueillir.

Et puis notre rapport à la souffrance évolue. Aujourd’hui c’est dur parce que le contexte dernièrement a été intense et que la suite va être plus posée maintenant, mais la souffrance ne va durer que quelques jours max, alors qu’il y a quelques années elle avait pu durer 6 mois. Les choses évoluent, enfin bref.

Voilà une petite touche de noir entre ces derniers articles colorés, une touche de noir qui fait ressortir les couleurs passées et à venir.

Patience et espoir,

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