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Mélancolie de la rentrée

Il me semble familier cet air mélancolique qui souffle sur le mois de septembre…

D’ailleurs, je fais un rêve qui est très récurrent depuis de nombreuses années : une rentrée scolaire qui se relève plutôt d’un cauchemar. A chacune de ces rentrées rêvées, j’oublie quelque chose. Je me retrouve toujours dans une situation désagréable. Et je refais ce rêve en boucle, je rate ma rentrée encore et encore… Ce n’est pas anodin à mon avis. La rentrée, qu’elle soit scolaire-étudiante-professionnelle, est le symbole de la réinsertion dans le système. Alors cette mélancolie de septembre me rappellerai que je n’ai toujours pas trouvé une place stable dans ce dit système? Peut-être que ça te parle aussi et que tu ressens ce mou après l’été.

De plus que j’ai passé un très bel été (tournée dans le sud en tant que comédien – séjour à Marseille chez une amie – retraite méditative en Bretagne). Je vis alors le retour sur intensité bien connu. La relation avec Charlotte qui s’est terminée en août doit jouer aussi.

Ce qui est certain, avec un peu de recul, je distingue des raisons à cette mélancolie. Elle ne vient pas toute seule comme si elle faisait partie intégrante de moi. Détail important quand même. Le flou artistique de mon avenir à tout les plans en est la principale cause.

Après deux ans d’introspection et d’expression via plusieurs moyens différents (Donnes toi les moyens d’y arriver), cette année, le projet est de revenir vers une routine plus « normale ». Recherche d’un petit travail (dans le milieu des troubles psychiques tant qu’à faire), recherche d’une petite formation (quelque chose comme la mindfullness ou sophrologie) et enfin recherche d’une colocation. La seule activité que je reconduis étant le clown de théâtre vu le bien fait de sa pratique, et bien sûr l’écriture. Pourquoi pas écrire quelques articles dans un média sur la santé mentale par exemple. Bref, beaucoup de nouvelles perspectives qui ont le don de me paralyser en ce moment…

Je glande tel un petit dépressif digne de ce nom. Je regarde beaucoup de conneries à la télé, tout en combattant le sentiment de culpabilité de ne rien faire. M’enfin j’ai pas passé un DIAG + 6 en bipolarité pour subir ce schéma sans avoir conscience de ce qui se passe et sans avoir quelques armes pour vivre cette mélancolie agréablement. Non, bien sûr que ce n’est pas agréable en réalité cette baisse d’énergie. Mais le fait de savoir que c’est normal par rapports aux événements et ma sensibilité et que cette période va vite filer et laisser place à un nouveau soleil, hé ben ça c’est agréable. Oui, c’est une dépression  new age. C’est loin de ma dépression de 6 mois qui m’a hospitalisé en 2009. J’ai évolué. Encore une fois : ce diagnostique n’est pas figé, les troubles peuvent évoluer.

Je dors beaucoup, je me lève tard, je suis très peu productif mais je fais le minimum : courses, ménages, cuisine… J’ai fait quelques recherches et envoyées quelques mails au sujet de mes projets. C’est intéressant alors : je ressens ce sentiment mélancolique, cette baisse d’énergie, cet espèce de noirceur sur ma vie mais en même temps, avec un peu de recul, je parviens quand même à faire des choses. Donc la mélancolie est une humeur abstraite plus forte que la réalité. Hmmm j’ai conscience que c’est pas l’article où je suis le plus clair… Ce que je veux dire c’est que le principal moteur de la dépression, ce qui entretient les humeurs noirs , c’est principalement notre faculté a être dur avec nous même. En plus, la société est tout ce qu’elle véhicule nous aide pas à être bienveillant envers nous même lorsque l’on est pas efficace, fort, beau. Je le remarque sur moi-même en ce moment mais aussi sur beaucoup de personnes qui traversent des dépressions. NOUS AVONS TERRIBLEMENT DU MAL A ACCEPTER NOS FAIBLESSES. La dépression est une période où notre énergie est largement diminuée, nous sommes faibles. On nous fait croire dans notre société qu’être faible, c’est grave! Alors que devoir se reposer, ce n’est pas grave. Par contre, il y a une erreur grave que nous faisons dans les périodes dépressives : nous nous identifions dans cette faiblesse passagère. Nous croyons que nous sommes faibles… Non ! Nous vivons une période faible, c’est différent. Lorsque que c’est l’hiver, on sait que le beau temps reviendra, c’est exactement pareille!  Nous sommes hyper sensibles, ce qui fait que nous pouvons être potentiellement tout autant hyper faibles qu’hyper forts. Malheureusement, pour la grande majorité nous expérimentons d’abord le hyper faible ( la crise maniaque en faisant partie si on comprend les conséquences comme l’hospitalisation). C’est une triste réalité mais la belle vérité c’est que nous pouvons être hyper fort. Mon vécu en est la preuve. Je me sens beaucoup plus fort et épanoui qu’avant mon diagnostique. Je suis passé par la case hyper faible, certes, mais aujourd’hui je ne regrette aucun moment difficile.

Ce que j’essaye de démontrer c’est que c’est notre réaction à la mélancolie qui nourrit la mélancolie. Soigner, guérir une dépression c’est parvenir à accueillir avec bienveillance cette énergie étrangère et désagréable. Sans se juger. C’est le courant de la vie qui nous traverse. Un courant plus froid certes mais c’est la vie quand même. Nulle besoin de la combattre, de la critiquer de la prendre au sérieux ou pire de s’y identifier, non il faut la laisser passer comme elle est arrivée. Finalement, l’intensité de la souffrance d’une dépression est égale au taux de résistance que nous lui infligeons. C’est notre esprit hyper sensible, hyper noué, hyper complexe, hyper intelligent qui transforme un petit ruisseau tiède nous traversant en un torrent glacial chaotique. Voilà, je n’ai jamais aussi bien défini la dépression. Encore une fois, je le vois dans mes expériences. Plus je me connais, plus j’ai apaisé de souffrances, délié de nœuds, moins la dépression s’installe en temps et en intensité. La première a duré six mois. Aujourd’hui elles ne durent entre quelques minutes et quelques demis journées selon l’intensité des circonstances.

Alors si j’avais un conseil à me dire en ce moment : sois bienveillant, ce n’est pas grave si tu as pas pu faire tout ce que tu voulais, réjouis toi du peu que tu as fait, tu n’as pas beaucoup d’énergie en ce moment alors dors, mange, fais toi plaisir, et surtout ça va passer!!

Voilà et pour vous amis mélancoliques : vous vivez une- période- de mélancolie, -vous- vous êtes sensibles voilà tout et un jour vous serez aussi fort que vous êtes fragiles aujourd’hui.

Je vous aime

Patience et espoir,

W.

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S’unir

Parce que c’est la solitude qui est à l’origine mais aussi l’effet de nos malheurs.

Parce que celle-ci gangrène si on a pas l’occasion de l’exprimer et la partager.

Je propose, à ma petite échelle des rendez vous mensuels où l’on peut se rencontrer et l’instant d’une soirée ne plus être seul avec ce qui nous trouble.

Pouvoir partager des vécus lourds à des personnes qui ont une fragilité, sensibilité similaire est un grand soulagement.

Ces rencontres sont informelles, sans personnels médicaux – ce qui les rendent unique ! – et se passent toujours dans une bonne ambiance où l’humour triomphe sur le dramatique.

La prochaine a lieu ce vendredi 20 mars à 18h30 à Paris (Chatelêt) dans le local d’un Gem que l’on me prête pour ces rencontres.

Bref, le simple fait que tu tombes sur cet article, est une invitation!

Communique moi ta participation ou un intérêt en m’écrivant : bipohypermaniac@gmail.com

Si tu ne peux pas venir et que tu veux quand même échanger, je me ferai un plaisir de répondre à tes mails.

Tu peux consulter aussi la page RENCONTRE (dans le menu) dédiée pour ces événements.

***

Se rassembler pour être plus fort. Le 30 mars 2015 aura lieu la première journée mondiale de la bipolarité en France. J’écrirai un article spécialement à ce sujet. Mais saches que je serai à ce rassemblement et j’espère que l’on sera plusieurs bipolaires à se bouger pour que ce ne soit pas qu’une réunion de personnels soignants et de psychiatres.

Je te souhaite une très belle semaine. Au bout, le printemps!

A Vendredi,

W.


Etre bipolaire 1.9 Etre mystique

Mystique…

Ce terme peut faire peur ou être mal compris. Pourtant il désigne seulement toutes relations avec quelque chose d’invisible, Dieu, les esprits, l’énergie universelle, tout ce que l’on ne peut pas percevoir à l’aide de nos cinq sens animal. J’aime bien l’idée d’une connexion avec une autre dimension. Disons la troisième dimension, ce qui rappelle la trinité chrétienne.

Mystique ne veut pas dire mysticisme comme le spirituel ne veut pas dire spiritisme. Bref! Suffit les définitions et théories, la relation mystique est personnelle. Quelle que soit la forme qu’elle prend selon les affinités de chacun, elle est à respecter. Pour comprendre, à part l’expérimenter ou faire une confiance aveugle à celui qui la partage – sans pouvoir fournir de preuves tangibles- je ne vois pas d’autres options.

Tout ça pour dire…

Tu as pu remarquer que je mets de plus en plus en avant mon activité spirituelle dans mes articles. Premièrement parce que ma recherche intérieure est riche ces derniers temps. Deuxièmement parce que j’accepte et j’assume cette partie de moi-même malgré les réactions sceptiques qu’elle peut engendrer. Enfin, et ce qui me paraît le plus important dans le cadre de ce blog, je suis convaincu que le spirituel est une pierre essentielle dans la construction de notre guérison et une arme puissante pour notre combat quotidien.

Notre côté mystique s’enflamme pendant les crises maniaques. Certes, il nous fait souffrir lors de ces périodes difficiles. Mais je te le dis, j’en suis sûre, il ne faut pas l’écarter de notre vie comme si c’était un vulgaire virus, une partie en nous ayant la peste. Non! Si le mystique surgit dans notre vie, c’est qu’il a quelque chose à nous enseigner, quelque chose qui nous a manqué jusqu’ici.

Bipolaires et autres êtres hyper sensibles, nous avons une capacité à nous ouvrir plus facilement sur le champ spirituel, à investir, chacun à son rythme, cet espace qui peut s’avérer être de grand aide.

Ma retraite chez les moines…

Encore une étape fascinante sur mon chemin. Lorsque j’écris « chemin » je parle de mon combat de bipolaire , de ma recherche de mon rôle ici sur Terre, de ma route vers la paix. Plus concrètement, je suis en train d’élaborer un projet de vie (quel est mon métier) et cette quête spirituelle, cette introspection, m’éclairci petit à petit ma voie.

Ces cinq jours dans cette abbaye de Tamié en haute savoie ont été intenses en méditation, yoga, en recueillement, en silence, en contemplation, en prière. Le lieu est favorable pour l’exercice de l’âme. J’ai participé à quelques offices des moines, un vrai spectacle, beau au delà de la religion. Cependant, c’est uniquement seul que j’arrive à me centrer, faire le vide, sentir cette énergie et vivre des moments magiques, des illuminations. Cela peut te sembler compliqué mais en réalité c’est dans la plus pure simplicité que j’élève ma conscience. Car il s’agit bien de ça : prendre conscience d’une réalité plus large dans laquelle nous vivons. Faire le silence, ressentir son ancrage sur Terre, sa respiration, laisser passer les pensées au dessus de soi sans les retenir, ressentir ce qui vit plus profondément en soi ; voilà vulgairement une liste qui pourrait résumer mon activité spirituel mais non exhaustive, je ne voudrais pas te déranger plus que cela.

La prière…

Deux choses. La prière dépasse les religions, je prie alors que je ne pratique aucune religion. La prière est l’énergie la plus puissante du monde. Le jour où tu seras en accord avec cela, tu seras maître d’une grande force qui pourra apporter le meilleur pour toi. Le fait de penser fort à quelqu’un lors d’un temps de méditation lui envoie des énergies positives. C’est prier pour quelqu’un. Ce n’est qu’une question d’onde. La pensée est une onde, la prière est une onde de choc! Je vois la prière comme un pilier dans mon combat. Je prie pour mieux apprivoiser mes peurs, mes sentiments de supériorité, mon mental…  C’est une véritable déconstruction de tout le mal dont j’ai été influencé depuis petit sans que j’en sois conscient. Aujourd’hui je prends conscience et je me bats, je détruis ce qui me pèse, ce qui est ancré depuis si longtemps. Il ne m’a pas fallu longtemps pour découvrir en moi les défauts de mon âme qui m’ont amené aux crises maniaques. Bien sûr, il faudra du temps pour les rendre inoffensifs, mais la guerre est annoncée, c’est l’essentiel. C’est un sacré dépouillement, un autre regard sur soi même, sur les autres, sur la vie.

Aujourd’hui, j’ai déjà écarté une grande part de l’ombre qui régnait depuis longtemps. J’ai pris conscience. La bipolarité devient au fil des jours un cailloux, un graviers, un grain de sable. Je reste sur mes gardes mais qu’est ce que j’ai moins peur!

Je te souhaite vivement que tu puisses toi aussi bientôt rire de cette maladie.

Si tu découvres ce blog, je dois préciser que mon état est le résultat d’un longue introspection est d’un combat intérieur de longue haleine. La maîtrise de ma dimension spirituelle étant la révélation qui me permet de déclarer sans aucune peur des réactions : je suis guéri car je n’étais pas malade, en réalité je ne connaissais pas bien, c’est tout!

A bientôt,

W.


Suis-je un pervers narcissique?

Suis-je un pervers narcissique? C’est une question que nous devrions tous nous poser.

Voilà une définition prise sur le site santé-médecine.net :

« Les pervers narcissiques sont des individus souffrant d’une psychopathologie complexe, souvent difficile à identifier. Il correspond à un mécanisme de manipulation mentale souvent dramatique pour les victimes. Le pervers narcissique a inlassablement besoin d’être admiré. La quête excessive de reconnaissance et d’empathie sont deux autres marqueurs de ces troubles. La tendance à vouloir satisfaire ses désirs et de ses besoins aux dépens des autres, et donc à utiliser autrui à ses propres fins. Le pervers  essaie de créer un lien avec autrui, et s’attaque à « l’intégrité narcissique » de ce dernier. Il attaque la confiance de soi et l’auto-estime d’autrui pour créer un lien de dépendance de l’autre envers lui. La manipulation consiste à faire croire que le lien de dépendance procède de la victime, non de lui. La victime d’un pervers narcissique est traitée comme un objet. »

C’est un sujet qui est bon d’explorer, nous êtres sensibles et fragiles. En dépression ou dans tout autres états de doutes, de sous estimation et de mauvaise confiance en soi, nous sommes des proies faciles pour ses dangereux prédateurs. Dangereux prédateurs que nous pouvons nous aussi être lors de nos périodes maniaques, psychotiques. M’enfin, je pense qu’un pervers narcissique peut devenir bipolaire et non l’inverse.

J’ai été plusieurs fois victime de pervers narcissique. Je mets sur le compte de ma naïveté, et ma personnalité qui voit d’abord le bien chez une personne avant le mal. Au contact de ces prédateurs et sous l’emprise de leur spectre, je sens mon énergie être aspiré par mon agresseur et cela me laissant faible dans état de sous estimation, etc.

Les pervers narcissiques agissent inconsciemment. Un pervers narcissique ne se remet pas en question étant donné qu’il a le pouvoir sur les autres. Il rend malade ses victimes sans reconnaître sa perversion et ses rapports malsains avec les autres. Les pervers narcissiques sont des personnes faibles qui se protègent en s’attaquant à plus faible que soit pour leur prendre leur énergie et ainsi survivre grâce à leur vampirasition (comme des vampires quoi!).

Depuis peu je me rends compte des mécanismes inconscients qui me dominent. C’est une libération. La prise de conscience étant le plus difficile. Je commence à reconnaître les pervers narcissiques qui s’ignorent autour de moi. Pourquoi s’attaque t-il à moi? Premièrement, ils sont jaloux de la réussite de ce blog, ils sont jaloux que je sois si écoutée et comprise ; car c’est ce qu’ils veulent désespéramment eux mêmes. Deuxièmement, il repère facilement que je suis fragile et sensible. Enfin, n’ayant pas de réel entourage social qui répond à leurs besoins et me trouvant moi à leur écoute et engageant un échange très rapidement avec eux, ils versent toute l’énergie dans ce seul lien social et dans ce même temps tout leur venin.

Les pervers narcissiques sont reconnus comme des personnes très intelligentes mais qui ont peu d’affect. C’est pourquoi ils ne se rendent pas compte qu’ils blessent leurs victimes.

J’ai été blessé mais aujourd’hui je comprends mieux. Je le dis haut et fort :  » Vous, les personnes qui ne vivent que pour avoir du pouvoir sur les autres et mieux les dominer en aspirant leur énergie, vous êtes malades alors allez vous faire SOIGNER et laisser tranquille vos collègues, famille, conjointe, enfant, parce qu’en gardant cette emprise sur eux, vous ne leurs donner pas ce que vous devriez : de la bienveillance, de l’amour! »

L’heureux succès de mon blog m’a poussé à publier mon premier livre disponible et commandable ici : la vie d’un bipolaire, le livre, dont 50% des droits d’auteur seront reversés à l’association que j’ai créé à partir des liens qui se sont créés à partir de ce blog : www.association-hypersensibles.fr.

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L’échange entre personnes concernées par ce sujet est possible lors des rencontres proposées par l’association et sur le forum : http://hypersensible.forumactif.org/

Cet article m’a été largement inspiré par la rencontre d’hier soir. Je remercie S. et A. de nous avoir témoigner leurs expériences malheureuses sur ce sujet et de nous avoir partagé leurs réflexions et les leçons qu’elles en ont tirées. C’était très enrichissant. Merci!

A bientôt,

W.


Bipolarité / Bipolaire – Ma définition

Mon nouveau blog à cette adresse http://etrelapaix.wordpress.com/

J’ai ma définition de la bipolarité.

Diagnostiqué bipolaire et vivant la bipolarité de l’intérieur, qui peux mieux que moi prétendre de savoir ce qu’est la bipolarité. Etre bipolaire n’est pas seulement avoir un un trouble de l’humeur. C’est vivre dans une dimension plus sensible, c’est avoir une approche plus large de l’humain, c’est voir le monde et ses habitants différemment.

Il y a le bipolaire qui s’ignore, le bipolaire qui refuse, le bipolaire qui accepte et subit, le bipolaire qui accepte et se bat, le bipolaire libre. Le bipolaire libre a évolué en passant par tous les états précédents. La bipolarité doit faire évoluer sa bipolarité s’il veut être libre.

La bipolarité est un appel au combat, une expérimentation de la souffrance pour pouvoir ensuite se libérer totalement de la peur.

La bipolarité est une phase de notre vie, elle ne devrait être que transitoire.

Les bipolaires sont des personnes qui ont un potentiel extra ordinaire.

Il y a une part de merveilleux, de magie cachée dans un être bipolaire. Il doit la préserver, la développer, la maîtriser pour ensuite partager ce bonheur à son entourage.

Hypersensible, généreux, tolérant, amoureux, les bipolaires sont les gardiens des valeurs humaines.

Le bipolaire est incapable de blesser, d’écraser son prochain ou vivre pour son confort individuel et l’argent. C’est pour cela qu’il se sent mal dans cette société. Le bipolaire est passionné par l’humain, il est indifférent aux choses superficielles qui séparent les gens.

Le bipolaire est capable de tout. Même si son état de santé du moment le rend inapte, il peut progresser et des années plus tard, soulever des montagnes.

Dans une société idéale tout le monde serait bipolaire, il n’y aurait plus de stress, d’injustices, de compétitions alors, logiquement, les bipolaires ne feraient plus de crises, ils seraient la nouvelle normalité plus proche de l’humain.

Ce sont les conditions de travail, les codes sociaux et les mœurs de notre société qui ont créé la bipolarité. Ce sont tous les facteurs qu’ils dégagent qui déstabilisent le psychisme des êtes sensibles.

Le bipolaire devrait être fier d’être bipolaire car il a un combat noble à mener.

La souffrance ne dure pas éternellement tant qu’elle est acceptée, exprimée, écoutée, comprise.

La bipolarité est divisée en deux facettes, la partie visible avec ses symptômes décrits par les professionnels, et la partie invisible avec ses ressentis, ses émotions, ses croyances, ses merveilles enfouies, qui restent encore intimes et cachés du grand public.

Si la bipolarité est une maladie comme les autres, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est un handicap que l’on porte toute sa vie, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est une pathologie qui n’évolue pas, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est telle qu’elle est décrite dans le DSM (bible des psychiatres) alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est uniquement tristesse et souffrance alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est seulement un trouble de l’humeur alternant dépression et exaltation, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est ce que tu crois, alors je ne suis pas bipolaire car c’est quelque chose de personnel qui demande beaucoup de temps avant d’être comprise.

Si je ne vois pas d’espoir dans ta définition de la bipolarité, alors je ne suis pas bipolaire.

W.

Aussi : Je suis entré dans la phase relecture dans le travail de mon livre « La vie d’un bipolaire ». Si tu as un peu de temps à m’offrir pour corriger mes fautes d’orthographe sur quelques pages, n’hésites pas, ça m’aiderait!


Maniac Story ep18 Je suis un prophète

Ceci est la suite de l’épisode : Maniac Story-ep17 Un animateur brillant

Je partis avec le groupe en car direction : Londres. Les ados étaient prévenus qu’ils ne devaient se référer qu’aux deux autres animateurs et à la directrice. Je ne me souviens plus si j’avais pris un tercian mais le matin c’est passé sans grand mal. Je suivais le groupe dans sa promenade autour de Buckingham Palace et l’une de ses visites dans un monument dont je ne me rappelle plus le nom. J’étais centré sur moi-même et subissais des effets parano-paranormales dont je suis incapable de détailler. Ceux-ci étaient légers durant cette matinée qui se terminait par un pique nique dans le grand parc connu de Londres : Hyde park. Là je me détachai du groupe.

Le calme relatif du parc par rapport aux rues londoniennes déclencha quelque chose en moi. Je me souviens surtout de la sensation extra ordinaire d’une puissante illumination. Les arbres, les plantes et le lac ne faisaient qu’un avec moi même, je percevais leur magie. Je devins si sensible aux choses que ma raison n’avait plus de place dans mon esprit pour s’exprimer. Pendant que le groupe déjeunait à une dizaine de mètres, je parlais à un chêne (ou autre grand arbre), je le touchais et rentrais en contact avec l’Univers. Je détachai quelques écorces de son tronc pour garder avec moi un peu de sa matière magique. A ce jour j’ai encore un peu de cet arbre chez moi. A ce moment là, je ne souffrais pas, je planais sur une longueur d’onde mystique qui me faisait vivre chaque chose autour de moi pleinement. Une joie intérieur brûlait.

Assis sous mon chêne a recevoir révélations après révélations, je pensais à Bouddha qui avait vécu ça autrefois et je jouissais de savoir que j’étais son successeur. Je me retournai et fis quelques mètres jusqu’à l’étang. Je voyais bien dans les passants qu’il percevait ma présence magique. A leurs yeux je me sentais comme une personne exceptionnelle : divine, héroïque, angélique ou surhumaine. Ils avaient un comportement qui témoignaient d’un grand respect et une grande précaution envers moi. C’est comme-ci ils étaient conscients que j’étais très fragile et qu’il ne fallait pas me brusquer. Il y avait un couple dont je percevais leur amour intensivement. J’étais purement dans le présent, je n’étais personne -ni passé ni futur- je suivais la vie sans cesse en mouvement autour de moi. Je n’étais plus l’observateur ou l’observé mais les deux en même temps. Le temps, qui d’ailleurs, n’existait pas. Il y avait des canards ou autres petits animaux qui participaient à accroître le merveilleux que je vivais dans ce parc. La vie me proclamait prophète et me livrait ses secrets.

A la fin du pique nique, Claire, ma chère directrice, vint à moi. « Je leur ai annoncé que tu devais partir demain… ils ont été choqué » elle était émue, « j’ai craqué en leur disant, j’ai pas réussi à retenir mes larmes » ajouta -t-elle. Je vécu ce moment à l’image de ce qui se passait depuis une heure : intensément. Ensuite on convint ensemble que je ne les suivrai pas dans leur shopping et la foule qui va avec. On se donna rendez vous pour un peu plus tard à une centaines de mètres du parc.

J’étais donc seul dans ce grand parc pour une grosse heure à attendre. J’abandonnai mon chêne et allai plutôt vers les grandes pelouses. L’attente se transforma rapidement en une mystérieuse paranoïa. Vu que les gens étaient conscients de l’important personnage qui se reposait dans le parc, j’étais persuadé que certains viendraient à moi pour me féliciter, m’aider pour la suite ou surtout apaiser ce lourd fardeau que je devais dorénavant porter. Le monde sur mes épaules… Le problème était que les promeneurs se montraient plutôt distant comme si mon aura divin les empêchait de communiquer avec moi. Certains feignaient de m’observer. Toutes les personnes dans mon champ de vision étaient sereines ou joyeuses, elles profitaient des ondes nouvelles dont j’étais le seul émetteur sur Terre. Les gens jouissaient de ma présence mais n’osaient me déranger. Je captais seulement l’admiration que leurs regards me portaient. Cette scène était comme un petit cauchemar dans lequel j’étais terriblement seul et ne trouvais pas d’issu. J’appartenais en partie désormais au ciel, à quelques choses de surnaturels, d’angéliques mais cette nouvelle identité ne pouvait être comprise avec les personnes totalement humaines. Ces dernières pouvaient bénéficier de mes effets mais logiquement pas communiquer avec la source : moi. Je me déplaçai un peu dans le parc mais rien y fit, ma position était sans espoir, piégée entre ciel et terre, mon esprit glissait dans une spirale infernale.

A suivre,

W.

Prochain épisode : Maniac Story-ep19 Un cent mètre infernal

Début de la saison 3 : Maniac Story-ep 16 Season 3

Début du récit Maniac Story : Maniac Story-ep01 Je t’aime à la folie

 

 


La bipolarité n’est pas une maladie 1.2- X-Men

J’ai toujours cru que derrière la science fiction se cachait une part de vérité actuelle. Même si je n’ai jamais su l’expliquer rationnellement, je n’ai jamais pu m’empêcher de ressentir que le monde rationnel n’était juste qu’une dimension de la réalité. Comment expliquer quelque chose d’irrationnel? On apprend dés le collège à raisonner à partir d’observations pour ensuite constater et interpréter. Une démarche scientifique qui régit notre manière de penser et voir le monde. Il ne s’agit donc pas de convaincre l’autre de ses étranges convictions mais d’y croire simplement. Il n’y a pas de fumée sans feu… si monsieur Marvel raconte des histoires où des personnages ont des supers pouvoirs c’est qu’il a bien été inspiré par une certaine réalité. On invente rien à partir de rien, en tout cas c’est ce que j’ai toujours cru.

Comme je l’ai fait à partir du film Hysteria (lire l’article à ce sujet dont je suis très fier La bipolarité n’est pas une maladie 1.1) je vais m’inspirer des films X-men pour te dévoiler encore une de mes théories abracadabrantes.

Les X-men sont des mutants. Leur pouvoir, différent selon la personne, n’est pas simplement un don du ciel pour faire le bien. J’aime la réplique de Wolverine qui va dans ce sens :  « It’s not a gift because I can’t give it back » C’est pas un don parce que je ne peux pas le rendre. C’est une spécificité de leur personnalité qui se développe pendant l’enfance et évolue jusqu’à devenir un réel pouvoir s’il est bien contrôlé. Hé oui, avant de pouvoir jouer avec le feu ou rentrer dans l’esprit de n’importe qui, l’histoire nous raconte que cela reste un fardeau jusqu’au jour où le mutant est accueilli dans l’école du professeur pour se faire aider à comprendre sa bizarrerie et l’utiliser pour le bien. « Fardeau » car les mutants sont une minorité qui souffrent de leur différence et ont bien du mal à s’intégrer dans la société américaine présentée dans le film. La fille qui ne peut pas toucher la peau d’un autre sans le tuer en est un parfait exemple. Quand vient le moment d’embrasser son amoureux, elle ne peut résister à prendre le traitement anti-mutant pour guérir de sa maladie.

Tu l’as senti venir, en regardant les X-men, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec la bipolarité. Les bipolaires étant les mutants. On retrouve chez les personnages aux gènes mutés des lieux communs : la solitude, la marginalisation,la différence, l’exclusion et  l’hyper sensibilité qui engendre la haine envers les autres pour certains. Avec l’entre-aide, illustré dans l’école pour surdoués, l’apprentissage de sa spécificité, la connaissance de soi et l’appartenance à un groupe soudé, l’étrangeté initiale évolue en une force  contrôlable. Les mutants sont divisés en deux clans : il y a ceux qui rejettent totalement la société et qui veulent éliminer tous les normaux avec le prétexte que ces derniers les persécutent et ont pour projet de les guérir, et il y a ceux « les gentils » qui œuvrent pour un monde d’amour où les mutants et normaux pourraient vivre en harmonie. Les mutants qui sont parvenus à s’épanouir malgré leur handicap-pouvoir entrent dans le cercle vertueux des X-men. Chez nous, il y a les bipolaires qui subissent leur trouble et ceux qui parviennent à s’épanouir malgré leur trouble-originalité.

On retrouve dans ces films la notion de doute et de perdition. Cette anomalie qui se développe depuis leur ADN les trouble profondément. C’est le professeur et son équipe de mutants expérimentés qui vont réconfortés ces petits mutants égarés. Ils vont les aider à accepter cette partie de eux mêmes qui leur fait peur et tout ça sans lithium! Cet aspect là me passionne. Je me suis mis naturellement à leur place. Moi aussi j’ai quelque chose en moi qui me trouble et qui a explosé plusieurs fois. J’ai peur de cette partie de moi même qui m’a fait commettre des actes terribles. Même si je suis plutôt avancé dans la connaissance de ma bipolarité, j’ai toujours peur de ce petit diable enfermé et contenu à coup de lithium, lamictal et xeroquel. Les psychiatres aujourd’hui sont pas au même stade que le Professeur chez les X-men, ils n’ont pas encore compris notre trouble puisqu’ils n’ont pas d’autres choix que la camisole chimique. Finalement, il n’y a pas que moi qui ai peur mais toute la société puisqu’elle n’a pas encore trouvé de moyens humains pour nous protéger.

Néanmoins, j’ai espoir. Je suis convaincu qu’un jour on saura apprivoiser notre bizarrerie et qu’on pourra en tirer la force qu’elle contient. Pas le pouvoir de lire dans les esprits, pas le pouvoir de se téléporter ou de maîtriser l’orage mais une force d’Amour simplement. Une force dont l’Humanité manque cruellement.

A bientôt,

W.