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Ça part dans tous les sens!

Radio HS ce soir 21h, 23h sur le lien framatalk.org/radiohs. C’est comme une rencontre, mais ouvert à tous sans discrimination géographique. Il suffit d’un micro, ou pas! pour ceux qui veulent juste écouter.

bipolaire-vivre-avec-hypersensible-depression-soigner-guerir-bipolarite-symptome-penser-emotions-association-trouble-psy

Ça part dans tous les sens…

Encore un titre racoleur pour appâter le chaland internaute et le coincer dans les filets hypersensibles de mes tragédies-sur-lettres parfois misérables parfois mélancoliques.

Nan, je ne te trompe pas, en réalité ça part bien dans tous les sens! Depuis quelques semaines une subtile motivation me détermine à ce que 2017 soit une année d’envol pour notre chère association des hypersensibles.

Association que je dirige fièrement le torse bombé, au gré de nos dépressions et des autres perturbations dues à notre hypersensibilité. Je ne suis pas le seul à bord, tu me pardonneras ce petit égotrip, je me suis mis à rêver d’être un pirate à la barre d’un navire, dans la peau de Jack Sparrow. Bref, beaucoup mettent la pierre à l’édifice, du cailloux au rocher, et font avancer le projet. Voilà, heuuu… pourquoi je me perds à chaque fois?

Ah oui, ça part dans tous les sens, car je suis déterminé à déployer beaucoup de projets pour l’association cette année (voir en bas de l’article). Du coup, j’ai énormément à faire : mails, organisations rencontres en provinces, siteweb, communication… bref ! j’écris ça mais concrètement c’est pas des choses qui me demandent beaucoup d’effort. C’est le fait de penser aux nouvelles choses pas encore réaliser comme le futur local, les rencontres dans nouvelles villes, et surtout, et c’est ce qui me fait vraiment cogiter à en perdre le sommeil : la Pépinière HS, ou du moins le prochain weekend HS qui servira de préparation à une pépinière HS de un mois dans l’été. Voilà avec ce sujet, j’ai des pensées en boucle notamment sur la vie en collectivité et les règles à poser pour que la vie commune fonctionne bien. Vu qu’il y avait des choses qui marchaient  pas en ce sens les derniers séjoursHS, ça me fait cogiter en boucle. Ca me prend la tête!

Et quand ça se calme sur ce terrain là, je vais penser à l’organisation des événements associatifs via culture du cœur (voir plus bas), et puis je vais rêver au développement de la radioHS en une réelle radio. Surmenage? au bord de mes limites? Peut-être!

Solution : déléguer, c’est ce que j’apprends à faire, pas facile… J’ai quand même dégagé des tâches et responsabilités à investir.

Bref! En fait, c’est très simple, mon problème c’est que j’en veux toujours plus. Lorsque toutes les villes en France auront leurs rencontres, j’irai en Europe, et puis aux Etats Unis (5 millions de bipolaires) et puis ensuite au Japon, ils sont tous hypersensibles là bas! Et lorsque la Radio HS sera en bon et du forme, je lancerai la TV HS. Et tout ça le plus vite possible! Et que tout sois propre, maniaaaac!

C’est comme ça que je suis : un chouïa mégalo. La dessus je ne peux pas agir, je vois la vie en grand, c’est ainsi. Par contre je peux agir sur le « Et tout ça le plus vite possible ».

J’ai déjà eu une dépression en Octobre pour cause d’avoir était trop énergique sur l’association, j’avais trop tiré sur la corde.

Aujourd’hui, grande résolution : je priorise : d’abord les rencontres à Paris et ses événements associatifs ainsi que les rencontres de Janvier à Lyon, Rennes, Strasbourg, tout en terminant le site web pour qu’il soit prêt lors de mon apparition au JT de france3 courant Janvier, c’est à dire le réseau de rencontres et une autre vidéo mais aussi la Radio HS, c’est important, et toujours en priorité mes mails, j’ai beaucoup de retard, haha en fait je priorise rien du tout aaaaaaaaaaaaaaaah! BOOM!!!!!!!!

Nan ça va aller, tout cela est un peu caricaturé (heu), je fais attention. C’est la première fois de ma vie que je suis véritablement dans ce que je dois faire, dans le projet qui me ressemble, alors forcément, je me cherche un peu.

Patience et espoir

W

Rien que la relecture de cet article me prend la tête, faut dire… T’es bien cool d’être arrivé jusqu’ici!

Je te copie ci dessous la dernière newsletter de l’asso qui imagera mes propos et dans le même t’informera!

Bonjour à tous!

et meilleurs vœux pour 2017!

L’Association des HyperSensibles (AHS) n’arrêtent pas de se développer à travers de nombreuses actions au profit des HyperSensibles, lis cette newsletter jusqu’au bout, tu seras certainement intéressé par l’une d’entre elles!

Avant tout, merci aux personnes ayant adhéré à l’association, merci de soutenir ce mouvement naissant, merci de faire exister cet élan qui peut aider tant d’hypersensibles. Des cartes de membres sont (toujours!) en cours de production pour matérialiser votre adhésion.

Voilà un petit récap’ de l’année 2016, et ce que l’association propose en 2017 :

En 2016, l’Association des HyperSensibles, c’était :

– 24 rencontres de partages entre personnes concernées par l’hypersensibilité à Paris

– Premières rencontres à Nancy et à Lyon

– Des événements associatifs pour les membres de l’association : balades, dîners, karaoké, Noël, réveillon

– 3 séjours HS à la campagne dans un gîte en seine et marne

– lancement du forum des hypersensibles, espace d’échange de témoignages

– création de la page facebook de l’association des hypersensibles, des infos tous les jours sur l’hypersensibilité ainsi que la communication des rencontres.  (Aimer la page, c’est un clique gratuit et c’est déjà nous soutenir!

– création de la première page du site web www.association-hypersensibles.fr , la suite du site dans les jours à venir!-

– et cerise sur le gâteau : premier pas de la radioHS avec un rendez vous hebdomadaire le vendredi de 21h à 23h sur le lien : https://framatalk.org/radiohs

Et en 2017, l’AHS, c’est :

l’obtention d’un local à paris, et toujours des rencontres ouvertes à tous, tous les dix jours. La prochaine le samedi 7 janvier de 14h à 19h dans un café à chatelet.

– des événements associatifs proposés par les membres de l’association mais aussi, attention grosse surprise pour l’asso!, grâce à notre partenariat avec culture du coeur.  C’est à dire des invitations (gratuites!) sur un large panel de sorties culturelles : concert, cinéma, théâtre, musée, sports, à Paris mais aussi ailleurs en France. Ces sorties sont réservées aux adhérents à jour de leur cotisation.

– développement des rencontres partout en France :
Je viendrais:

à Lyon le dimanche 22 Janvier,

à Rennes le samedi 28 Janvier,

à Nancy le samedi 11 février,   (d’autres rencontres sont prévus le 7 et 10 janvier par Elise, la référente de l’association à Nancy : lilou.tosi@gmail.com)

à Strasbourg le dimanche 12 février

Mais aussi à Marseille, Bruxelles et autres villes ou un certain nombre de HS se manifestent

En 2017, l’association des hypersensibles , c’est également :

– l’ouverture courant Janvier, attention grosse évolution!, du réseau d’organisation des rencontres entre hs sur le site web. Un outil simple où tous les participants et intéressés pourront être informés et s’inscrire sur les rencontres en France. Voir ci dessous.

– Des séjours HS à la campagne avec en nouveauté, le projet d’expérimenter la pépinière HS (centre de ressourcement pour personnes hypersensibles) sur 1 mois.

– le développement de la Radio HS, avec la diffusion d’émission sur l’hypersensibilité.

– Promotion des œuvres artistiques des membres via une plateforme sur le site de l’association

– Projet de mise en place d’une cellule d’écoute pour les personnes hypersensibles en état de détresse via un numéro mis en place par l’association.

– Conférence en mars sur l’hypersensibilité en partenariat avec Else Marie Bruhner auteure du livre HyperSensible et alors?

Tu veux mettre ta pierre à l’édifice ou même un cailloux, tu veux mettre ta goutte d’eau comme le colibri?

L’association accueille chaleureusement toutes demandes implications ou de participations actives et bénévoles sur une action ou un projet, notamment:

– sur le projet Radio HS
– sur le projet de la conférence en mars
– sur le projet de trouver un local
pour être webmaster du site
–  pour être responsable de la page facebook (communiquer les actions de l’association surtout)
–  pour être référent sur le forum (même mission que facebook)
– pour être responsable de la page « oeuvre artistique sur le site »
– pour être responsable de la com’ en générale!
– être référent de rencontres dans sa ville
– pour être responsable du partenariat avec les autres associations du milieu
– pour aider à l’organisation des séjours HS et au projet Pépinières HS

Voilà une belle délégation!

Ou sinon tu peux juste adhérer, c’est la meilleure manière de montrer ton soutien :

Adhésion à l’association

Vous avez la possibilité d’adhérer à cette association et se faisant participer et soutenir ce beau projet. Mis à part soutenir le développement de l’association, être membre permet de participer aux événements associatifs, en particulier bénéficier aux invitations offerts par culture du coeur, et aux séjours. Les rencontres classiques restantes ouvertes pour tous. Membre classique : 22 euros par an ; membre bienfaiteur : 77 euros ou plus par an. Toutes les autres modalités et infos vous sont données ci-joint.

Annexe : Site d’organisation des rencontres, courant Janvier, le grand changement!

Cela fait deux ans et demi que je communique les rencontres par mails et facebook, cette ère sera bientôt révolu! Je travaille sur une page de notre site web : www.association-hypersensibles.fr exposant une carte de France avec toutes les grandes villes susceptibles de voir naître des rencontres. Cette page centralisera l’organisation des rencontres et l’inscription à celles-ci. Chaque intéressé (membre ou pas de l’asso), sera invité à inscrire son pseudo dans sa ville, pour se rendre compte du nombre d’HS partout en France et impulser des rencontres là où il y en a suffisamment. En attendant de trouver et de former des animateurs de rencontres autre que moi pour les villes de provinces, je me ferai un plaisir de voyager dans la France!

HyperSensiblement,

 

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Mais dis ta science! Mon arme secrète

Mais dis ta science… Je déguise ici le mot « méditation », souvent un terme qui fait obstacle, pour te laisser entrer facilement dans cet article où je vais te dévoiler mon arme secrète qui évolue avec le temps. Du terme très large de « méditation » j’en ai tiré un outil très puissant pour avancer sur mon chemin.

Depuis quelques temps, la pratique de la méditation est ancrée dans mon quotidien. Ça a commencé le jour où j’ai lu Eckhart Tolle ; c’est dans son livre « Le pouvoir du moment présent » que j’ai découvert et mis en pratique, à outrance au début, l’exercice de respiration abdominale et le réflexe de se recentrer le plus souvent possible sur cette respiration.

Respirer est l’essence de la méditation.

Qu’est-ce que méditer? C’est respirer! Voilà comment déconstruire l’image que nous, occidentaux, avons du moine tibétain pratiquant une méditation, paraissant inaccessible à nous pauvres mortels.

Me recentrer sur la respiration est devenue mon activité numéro en termes de temps, devant celle de boire, manger! Cette activité est le moyen thérapeutique essentiel et nécessaire pour soigner les troubles psychiques. Lorsque je me recentre sur la respiration, c’est à dire que je mets mon attention sur l’air qui entre et gonfle mon ventre, plus rien d’autre n’existe. Plus de mental, plus de pensées en boucle. Je me retire du schéma pensées-émotions-comportements dans lequel j’évolue automatiquement. Je me retire de mon égo. Mon égo étant mon identité, mes croyances, la somme de toutes mes expériences passées, ce que je crois être, tout ce qui siège dans mon mental. Tout cela n’existe plus lorsque ma conscience est portée sur ma respiration. Je fais cet exercice régulièrement au quotidien.

Si mon humeur, le contexte, ma volonté, un grand nombre de facteurs inconscients aussi le permettent, je vais plus loin dans la méditation :

Une fois que je suis libéré de l’emprise de mon mental, de mes pensées obsessionnelles, de mes doutes, je me focalise sur mes sens. C’est ce qu’on appelle « la pleine conscience ». Par exemple, quand je marche, je mets toute mon attention sur mes pieds et la sensation qu’engendre leur interaction avec le sol. Quand je suis encore mieux disposé, je prends aussi conscience du contact du vent avec ma peau (pareil pour la vue, le son, le goût). Mon mental n’est pas totalement hors-jeu. Des pensées viennent mais je les laisse partir aussitôt et je reviens sur la respiration puis sur les sens. Cette petite technique de déplacement de l’attention, de la conscience « pensées-respirations-sens » est l’exercice routinier fondamental de mes méditations.

Une fois détendue et plus serein, je peux commencer véritablement l’exercice de lâcher prise. Plutôt le soir, allongé, sur mon lit. Une fois ayant passé du temps sur les exercices précédents, je travaille à ne faire plus attention à rien, c’est à dire que je ne place plus ma conscience sur la respiration où sur mes sens mais je me positionne en tant qu’observateur. Comme si j’étais hors de moi, un témoin extérieur. Je laisse exister ce qui doit exister, que ce soit au niveau physique, psychique ou mental. Je laisse mon corps s’exprimer et tente d’accueillir les sensations nouvelles quelles qu’elles soient.

Lorsque j’ai la joie d’être à ce stade, une nouvelle dimension s’offre à moi : accueillir « le nouveau » sans jugement. Pas facile. Car à chaque sensation nouvelle, mon mental automatiquement veut y mettre une étiquette, veut nommer et comprendre cette nouvelle expérience et ainsi se remet à fonctionner. Je dois donc revenir à l’exercice précédent de laisser filer les pensées, revenir à la respiration, aux sens, et lâcher prise pour retenter d’explorer une nouvelle sensation qui se crée spontanément quelque part dans mon corps.

A l’origine de ces sensations, c’est souvent une tension, une angoisse ou peur profonde qui profite du calme pour faire surface. Voilà tout le bienfait de la méditation : c’est génial! car un trouble qui se révèle sous la lumière de ma conscience est en partie soignée (pour reprendre les mots d’ Eckhart Tolle). Prendre conscience d’une blessure qui résidait depuis longtemps dans une partie obscure de moi même et là laisser exister, s’exprimer, être, c’est la soigner!

En laissant exprimer ce qui doit s’exprimer. En lâchant prise, je laisse la vie, l’énergie d’amour, la conscience universelle, la source lumineuse, Dieu ou quelque soit le terme, agir pour moi. Et ce qui doit arriver, arrive. Une libération…

Récemment, j’ai médité jusqu’à ce dernier stade. J’ai pu laisser s’exprimer une angoisse en moi depuis longtemps dont je ne m’étais jamais occupé, libéré. Car lorsqu’elle se manifestait, elle me faisait trop peur pour que je puisse l’accueillir, trop étrange. C’était comme une impression d’évanouissement ou crise cardiaque. Je la repoussait en pensant à autre chose ou, en cas de besoin, avec l’aide d’un valium (anxiolitique) . Mais là, ce soir, j’étais dans les bonnes dispositions, dans un terreau bien labouré et propre,pour affronter cette angoisse. Ou plutôt : l’accueillir comme une entité en moi qui a besoin d’attention et qui a quelque chose à m’enseigner une fois soignée. Ce fut une expérience inédite pour moi et phénoménale! Je laissais exprimer une sensation qui m’étais physiquement inconnue, dérangeante, douloureuse. Mais je savais intimement que c’était pour le bien malgré tout. Physiquement tout mon corps vibrait, c’est comme si un corps de souffrance tenter de s’extraire de moi par tous les pores de ma peau. J’entrais dans une autre dimension, quelque chose de nouveau, d’inconnu où aucune de mes croyances pouvaient m’aider, je ne pouvais que lâcher prise dans ce vide sans repères. Une libération…

Mes méditations du soir ont évolué depuis cette expérience. Il y a tant à découvrir en nous, tant de richesses et de pouvoirs. Breff!! Et encore je ne te parle pas du Tantra qui se sert de ces exercices pour sublimer la sexualité par la méditation et spiritualité et donne accès aux plaisirs divins, multi-orgasmiques. Promis un jour, je serai prêt pour ce partage là.

Je précise que cet article vient de mon expérience personnel de la méditation et que cette dernière peut se pratiquer d’une infinité de manières différentes.

Ce travail sur soi est une véritable passion, c’est avec plaisir que je correspondrais avec toi : bipohypermaniac@gmail.com

Patience et espoir.

W


Je suis amour, tout est amour

« Je suis amour, tout est amour ». C’est par cette phrase que je me répète inlassablement et récemment dans mes méditations  que je vais aborder ici le thème : « bipolaire et amour » ou « hypersensible et amour « (je préfère de plus en plus le terme de HS à tout terme médical pour désigner ce que je vis). S’imprégner d’amour est fondamental pour se libérer de ses troubles : auto-bienveillance, douceur, accueil de soi, non-jugement, non-culpabilité sont des attitudes naturelles que l’on doit retrouver. Bien plus que les autres, moi hypersensible, je dois faire ce travail avant de penser à une relation amoureuse. Les deux n’étant pas incompatibles.

C’est pour cela que je n’aime pas parler de maladie car cette optique-là est un véritable frein pour se soigner, paradoxalement. Croire que je suis malade m’amène naturellement, insidieusement à rejeter cette partie troublée en moi, à la dissimuler, à la renier, à la juger dysfonctionnelle jusqu’à la haïr parfois. Rejeter une partie de soi revient à se rejeter soi-même. Non! Cette partie malade est à chérir, à accepter, à accueillir, à comprendre, à aimer. Agir avec amour envers soi est fondamental pour recevoir l’amour un jour de l’autre et aimer l’autre car l’autre aussi à ses parties troublées (moins sensiblement) et on ne pourra les aimer que si nous portons le même regard affectueux sur nos parties sombres. Bien sûr, il est possible d’être en relation avec l’autre sans avoir fait ce travail, c’est ce que vive la majorité des gens : une relation superficielle. En tant que hypersensible, je ne peux pas (malgré ma volonté) vivre une relation superficielle, mes sens sont trop aiguisés naturellement et percent (encore malgré ma volonté) la surface des choses. Ainsi, si ce qui se cache en moi et en l’autre n’est pas soigné (au sens littéral) la relation est vouée au chaos. Moi, HS, je ne peux pas me résigner à vivre à la surface de moi-même et de l’autre, c’est contre ma nature, c’est comme ça. A chaque fois que je reviens à une vie superficielle, je suis en proie à la dépression et à la crise maniaque, qui auront raison d’être pour me rappeler à l’ordre.

Ce qui paraît comme une exigence est une chance. Cet handicap, cette contrainte est l’opportunité de sortir de la caverne (pour reprendre l’allégorie de Platon) et pénétrer une réalité au delà du monde des apparences, une réalité authentique dont la porte se trouve au fond de nous, à l’ombre de nos troubles. S’intéresser à son trouble c’est suivre le chemin qui mène à soi, et donc à la véritable réalité. Dans cette réalité, je perçois l’essence des choses. Je crois que l’essence de ce qui vit est : l’amour. Tout ce qui existe a été réalisé par amour ou par manque d’amour. Tout est amour, donc je suis amour. J’y crois profondément car au profond de moi, j’aime tout le monde, il n’y a personne à qui je veux du mal, et cela depuis toujours. Je suis amour, je suis humain… tout le monde est humain donc tout le monde est amour. Je suis amour, tout est amour.

Cette dimension en moi de l’amour, peut-être plus importante que les autres,  a toujours été là, cependant ce n’est que très récemment, et Rilke l’a déclenché, que j’y pose avec douceur la lumière de ma conscience, que je prends le soin de donner toute mon affection sur cette partie si fragile, timide de mon être. Cette partie fragile et timide aux mille pouvoirs qui s’appelle l’amour est belle et bien cette partie qui est étouffée, dissimulée sous nos troubles. Je la découvre et la libère peu à peu. Une vraie manche de Mikado!

Je médite donc : « Je suis amour, tout est amour ». C’est à dire que j’infuse cette vérité au plus profond de moi. L’état de grande sérénité et de calme que permet la méditation est favorable pour semer ces graines d’amour dans une terre fertile. Pourquoi je n’ai pas eu l’idée avant? Parce que je n’y croyais pas totalement. Et lorsque que l’on ne croit pas à quelque chose, on n’est pas prêt à l’accueillir. Si tu ne crois pas en l’amour, tu n’as aucune chance de le vivre, c’est une certitude. Cependant j’ai toujours cru en l’amour. Seulement, plus il s’agit de choses profondes, de choses essentielles, universelles de choses qui régissent toute la vie, plus il faut y croire précisément, à 100 %. Jusqu’ici « Je suis amour, tout est amour » était une belle phrase pour moi, je n’étais pas contre. Mais y croire profondément est sensiblement différent. Pour cela il faut être prêt. Je suis prêt et je n’ai pas peur. D’ailleurs, « je suis prêt et je n’ai pas peur » est une autre phrase que je médite et que je me persuade dans mes méditations. Aussi, c’est une phrase qui n’est pas évidente à affirmer avec foi. Car lorsque je m’en imprègne, j’accepte qu’il peut m’arriver n’importe quoi dans la vie, je suis prêt à l’accueillir (rien que de l’écrire, là, il se passe un vertige en moi). Haha! tu suis? J’espère parce que je te partage quelque chose de très intime et qui a une grande valeur à mes yeux et à mon cœur.

Lors de  mes méditations, voici donc ce que je me répète avec foi : « Pardon, merci, lumière, amour…Je suis prêt, je n’ai plus peur… Je suis amour, tout est amour » Je pense que c’est très important aussi pour se soigner que de s’imprégner de paroles, de sensations, positives, d’amour en utilisant les mots qui nous sont le plus appropriés pour transporter les graines d’espoir au plus profond de nous.

Je vais m’arrêter là, ça pétille assez comme cela. J’en profite pour te dire qu’une nouvelle page est crée sur le blog afin d’informer sur l’avancée des différents projets. Rencontres, Asilum, Café Hs, Pépinières HS, tee-shirts, livre. PROJETS HS Tant de projets en parallèles qui te sont ouverts et qui ont un but en commun : révolutionner la condition des hypersensibles.

Je t’embrasse (soyons fou)

Et vu que c’est une certitude – je suis amour et tout est amour- : je t’aime. Ça va de soit! 😉

A bientôt,

W.


Mélancolie de la rentrée

Il me semble familier cet air mélancolique qui souffle sur le mois de septembre…

D’ailleurs, je fais un rêve qui est très récurrent depuis de nombreuses années : une rentrée scolaire qui se relève plutôt d’un cauchemar. A chacune de ces rentrées rêvées, j’oublie quelque chose. Je me retrouve toujours dans une situation désagréable. Et je refais ce rêve en boucle, je rate ma rentrée encore et encore… Ce n’est pas anodin à mon avis. La rentrée, qu’elle soit scolaire-étudiante-professionnelle, est le symbole de la réinsertion dans le système. Alors cette mélancolie de septembre me rappellerai que je n’ai toujours pas trouvé une place stable dans ce dit système? Peut-être que ça te parle aussi et que tu ressens ce mou après l’été.

De plus que j’ai passé un très bel été (tournée dans le sud en tant que comédien – séjour à Marseille chez une amie – retraite méditative en Bretagne). Je vis alors le retour sur intensité bien connu. La relation avec Charlotte qui s’est terminée en août doit jouer aussi.

Ce qui est certain, avec un peu de recul, je distingue des raisons à cette mélancolie. Elle ne vient pas toute seule comme si elle faisait partie intégrante de moi. Détail important quand même. Le flou artistique de mon avenir à tout les plans en est la principale cause.

Après deux ans d’introspection et d’expression via plusieurs moyens différents (Donnes toi les moyens d’y arriver), cette année, le projet est de revenir vers une routine plus « normale ». Recherche d’un petit travail (dans le milieu des troubles psychiques tant qu’à faire), recherche d’une petite formation (quelque chose comme la mindfullness ou sophrologie) et enfin recherche d’une colocation. La seule activité que je reconduis étant le clown de théâtre vu le bien fait de sa pratique, et bien sûr l’écriture. Pourquoi pas écrire quelques articles dans un média sur la santé mentale par exemple. Bref, beaucoup de nouvelles perspectives qui ont le don de me paralyser en ce moment…

Je glande tel un petit dépressif digne de ce nom. Je regarde beaucoup de conneries à la télé, tout en combattant le sentiment de culpabilité de ne rien faire. M’enfin j’ai pas passé un DIAG + 6 en bipolarité pour subir ce schéma sans avoir conscience de ce qui se passe et sans avoir quelques armes pour vivre cette mélancolie agréablement. Non, bien sûr que ce n’est pas agréable en réalité cette baisse d’énergie. Mais le fait de savoir que c’est normal par rapports aux événements et ma sensibilité et que cette période va vite filer et laisser place à un nouveau soleil, hé ben ça c’est agréable. Oui, c’est une dépression  new age. C’est loin de ma dépression de 6 mois qui m’a hospitalisé en 2009. J’ai évolué. Encore une fois : ce diagnostique n’est pas figé, les troubles peuvent évoluer.

Je dors beaucoup, je me lève tard, je suis très peu productif mais je fais le minimum : courses, ménages, cuisine… J’ai fait quelques recherches et envoyées quelques mails au sujet de mes projets. C’est intéressant alors : je ressens ce sentiment mélancolique, cette baisse d’énergie, cet espèce de noirceur sur ma vie mais en même temps, avec un peu de recul, je parviens quand même à faire des choses. Donc la mélancolie est une humeur abstraite plus forte que la réalité. Hmmm j’ai conscience que c’est pas l’article où je suis le plus clair… Ce que je veux dire c’est que le principal moteur de la dépression, ce qui entretient les humeurs noirs , c’est principalement notre faculté a être dur avec nous même. En plus, la société est tout ce qu’elle véhicule nous aide pas à être bienveillant envers nous même lorsque l’on est pas efficace, fort, beau. Je le remarque sur moi-même en ce moment mais aussi sur beaucoup de personnes qui traversent des dépressions. NOUS AVONS TERRIBLEMENT DU MAL A ACCEPTER NOS FAIBLESSES. La dépression est une période où notre énergie est largement diminuée, nous sommes faibles. On nous fait croire dans notre société qu’être faible, c’est grave! Alors que devoir se reposer, ce n’est pas grave. Par contre, il y a une erreur grave que nous faisons dans les périodes dépressives : nous nous identifions dans cette faiblesse passagère. Nous croyons que nous sommes faibles… Non ! Nous vivons une période faible, c’est différent. Lorsque que c’est l’hiver, on sait que le beau temps reviendra, c’est exactement pareille!  Nous sommes hyper sensibles, ce qui fait que nous pouvons être potentiellement tout autant hyper faibles qu’hyper forts. Malheureusement, pour la grande majorité nous expérimentons d’abord le hyper faible ( la crise maniaque en faisant partie si on comprend les conséquences comme l’hospitalisation). C’est une triste réalité mais la belle vérité c’est que nous pouvons être hyper fort. Mon vécu en est la preuve. Je me sens beaucoup plus fort et épanoui qu’avant mon diagnostique. Je suis passé par la case hyper faible, certes, mais aujourd’hui je ne regrette aucun moment difficile.

Ce que j’essaye de démontrer c’est que c’est notre réaction à la mélancolie qui nourrit la mélancolie. Soigner, guérir une dépression c’est parvenir à accueillir avec bienveillance cette énergie étrangère et désagréable. Sans se juger. C’est le courant de la vie qui nous traverse. Un courant plus froid certes mais c’est la vie quand même. Nulle besoin de la combattre, de la critiquer de la prendre au sérieux ou pire de s’y identifier, non il faut la laisser passer comme elle est arrivée. Finalement, l’intensité de la souffrance d’une dépression est égale au taux de résistance que nous lui infligeons. C’est notre esprit hyper sensible, hyper noué, hyper complexe, hyper intelligent qui transforme un petit ruisseau tiède nous traversant en un torrent glacial chaotique. Voilà, je n’ai jamais aussi bien défini la dépression. Encore une fois, je le vois dans mes expériences. Plus je me connais, plus j’ai apaisé de souffrances, délié de nœuds, moins la dépression s’installe en temps et en intensité. La première a duré six mois. Aujourd’hui elles ne durent entre quelques minutes et quelques demis journées selon l’intensité des circonstances.

Alors si j’avais un conseil à me dire en ce moment : sois bienveillant, ce n’est pas grave si tu as pas pu faire tout ce que tu voulais, réjouis toi du peu que tu as fait, tu n’as pas beaucoup d’énergie en ce moment alors dors, mange, fais toi plaisir, et surtout ça va passer!!

Voilà et pour vous amis mélancoliques : vous vivez une- période- de mélancolie, -vous- vous êtes sensibles voilà tout et un jour vous serez aussi fort que vous êtes fragiles aujourd’hui.

Je vous aime

Patience et espoir,

W.


La famille du bipolaire

Je pense que si l’on déclare de forts troubles de l’humeur, une instabilité mentale, c’est que notre famille n’est pas tout à fait zen… Le sage amérendien Don Marcelino entre autres m’a justement enseigné que notre premier travail sur Terre était de purifier notre arbre généalogique. Prendre conscience de tous les troubles, les nœuds, les souffrances transmises inconsciemment de générations en générations et de les soigner afin de ne pas reproduire les mêmes schémas que nos parents. Ainsi, nos enfants n’hériteront plus de tous ces maux. Dans l’idéal. Bref, je vais écrire sur ma famille ici.

D’abord, ma mère est une hyper sensible. Nulle doute là dessus. Eternelle inquiete pour ces six merveilleux enfants à qui elle est liée affectivement très intensément. Par ce lien elle me partage à moi et à ma fratrie tout son amour mais aussi toute son inquiétude et toute sa souffrance cachée qu’elle a elle même héritée.

Pour le moment je suis l’enfant qui en a souffert le plus visiblement avec ce joli diagnostique et toutes mes crises. Elle est en partie responsable de mes grands troubles passés. Mais attention, elle n’est pas fautive. Je lui pardonne, oh oui je lui pardonne. Persuadé que c’est la première chose à faire. Ce n’est pas facile, car je suis le seul dans ma famille sur ce chemin spirituel que je dissimule en grande partie encore pour ne pas nourrir leur inquiétude. En effet la spiritualité est un terrain non sans risque pour quelqu’un de fragile psychiquement. Je suis donc le seul dans la famille qui a réellement conscience de ces schémas de souffrances qui circulent dans la famille depuis tout temps. Cela m’affecte profondément et explique toute la difficulté que j’ai eu pour trouver ma place dans ma famille.

Aujourd’hui, je parviens à exprimer clairement cela. Le plus difficile appartient au passé. Aujourd’hui je sens, je vois même une transformation plus ou moins consciente qui se vit dans ma famille. C’est magnifique, mais cela ne se fait pas sans résistance. Tant les peurs sont ancrées si profondément. Tout va mieux depuis que j’ai compris que le meilleur moyen d’action étant dans la prière, la méditation et non dans une communication directe. Ces fortes connexions troubles affectives font que la communication est plutôt brouillée. Alors je préfère ne rien dire ou dire peu que dire mal. Je lis d’ailleurs en ce moment un livre sur la communication non violente pour soigner les mots que j’utilise avec eux. C’est un vrai champ de bataille intérieur. Peut être ma dernière grosse épreuve sur mon chemin : me réconcilier profondément avec ma famille. Qui se concrétisera dans le gain de la confiance de ma mère. Car la pauvre, elle subit tellement ce passif de souffrance, que jusqu’ici elle ne parvient pas à avoir confiance en ces enfants. Nous sommes toujours ces petits oisillons et c’est si dur pour elle de nous laisser voler de nos propres ailes. Le fait qu’elle soit infirmière et du coup notre première soignante rend encore plus difficile cette autonomie.

La première semaine en Bretagne se termine ce week end. Cette semaine, nous étions quatre sur six enfants présents. Deux de mes frères sont repartis aujourd’hui. Une sœur arrive demain pour la deuxième semaine avec ma petite nièce. Le dernier ne sera pas de la partie cet été étant donnée qu’il est en Irak. Beaucoup d’émotions pour ma mère… Surtout que ce dernier leur a annoncé hier au téléphone qu’il entendait les bombardements américains! Tout ça pour dire que ce matin, il n’a fallu à ma mère pas grand chose pour pleurer discrètement. Avec mon père ils sont partis tout à l’heure pour la plage et devant le refus de ma dernière petite soeur et moi de les accompagner, les larmes ont coulé. Elle s’est gardée de nous les montrer. Je l’ai senti, et directement, dans ma douche, je me suis mis à pleurer aussi. Voilà, c’est pour t’illustrer, la sensibilité présente.

Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir partager à ce sujet. Cela montre bien une évolution, et un mieux être à venir prochainement.

Je part méditer avec ces mots que je répète beaucoup en ce moment : Pardon, merci, lumière, amour.

Et je t’exprime ceux là particulièrement pour toi : Patience et Espoir.

Bon week end

A bientôt

W.

 


Keep calm and carry on

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J’ai vu ce drapeau dans un film regardé hier soir Le Grand Homme et je le trouve très à propos dans ce que je vis. « Reste calme et continue…  »

Avec le printemps, pas mal de choses sont arrivées et se serait facile d’en être déstabilisé. C’est le bon moment pour te faire une petite mise à jour sur ce qui se passe dans ma vie de bipolaire.

Je suis toujours l’arsenal thérapeutique que j’ai mis en place il y a deux ans à la sortie de ma dernière hospitalisation. Tant de moyens qui structurent mes semaines et qui n’ont qu’un seul objectif : le soin. En novembre 2013, à la suite d’un échec cuisant en tant que pion, j’ai choisi de ne pas revenir dans le monde professionnel et me focaliser sur un travail sur moi. Combattre mon trouble, maîtriser mes humeurs, entreprendre le grand voyage vers le centre de moi-même. Je suis un grand individualiste et égocentrique. Cela ne me gène pas étant que je suis persuadé que pour faire le bien, il faut être bien soi-même.

Je me rappellerai toujours le jour en HP,  en mars 2013, où je me suis dit à moi même « Ça suffit les conneries, à partir de maintenant, la priorité est de me soigner ». Deux mois auparavant, j’avais mis le feu à mon appartement…

Je suis content d’avoir été fidèle à cet engagement. Qu’est ce que j’en ai fait du chemin depuis ce jour-là. Faut dire qu’en matière de soin j’ai mis le paquet. Je dois préciser que je n’aurai jamais pu sans ma famille qui est un inestimable soutien.

Tout ce que je fais est thérapeutique. Ce qui me prend le plus de temps est l’écriture, notamment sur ce blog (lancé en novembre 2013) mais aussi au sein d’un atelier d’écriture dans lequel je publie entre autre ma poésie. Car avant tout je suis poète (compris ou incompris) et sans prétention aucune (pas de projet de recueil pour le moment mais pas loin de 150 poèmes écrits depuis 2009!). Mon salut dépend plus que jamais de mon expression à travers cet art. S’exprimer est la clé.

Ensuite c’est le théâtre qui m’occupe le plus. J’ai commencé en septembre 2013 dans deux ateliers amateurs. La motivation principale n’étant plus de nourrir mes rêves d’acteur mais encore de m’exprimer avec un outil différent. Il s’avère qu’aujourd’hui je répète deux spectacles dont un avec lequel je tourne dans 11 villages dans le sud en Juillet. Les répétitions s’intensifient depuis cette semaine. C’est devenu plus qu’une activité thérapeutique. Je me suis fixé la fin de l’été pour décider si je me lance à fond ou non dans le projet d’être comédien.

Aussi, je me suis introduit dans une troupe de clown depuis deux mois. Je l’ai écrit dans cet article : le grand cirque bipolaire, les bienfaits du clown pour une personne ayant un trouble psychique. Un véritable travail sur le corps très bénéfique lorsque l’on a une énergie qui fume dans le cerveau et qui n’attend que de circuler dans le reste du corps. Chacun a un clown en soi, qui n’est que sensibilité, fragilité et spontanéité et cela fait un bien fou de le libérer. Ça me demande beaucoup d’effort, entre ce travail là et l’intégration dans un groupe soudé de bons comédiens. Mais quoi de plus thérapeutique!

J’ai commencé le yoga en septembre 2014. C’est à peu près à cette période que j’ai senti la nécessité d’investir ma dimension spirituelle. Je n’ai pas fini d’en parler ici. Il s’agit d’entreprendre un chemin vers une réalité ultime qui se cache derrière tout les nœuds d’émotions, de pensées dans lequel notre esprit patauge. Depuis je pratique la méditation de plus en plus régulièrement et de plus en plus longuement. Sans parler de toutes les lectures qui m’aident sur ce chemin. Krishnamurti, James Redfield, Eckhartt Tolle, Don miguel Ruiz, Jon Kabat Zinn, Rinpoche, Jacques Ferber, Doreen Virtue, Frederic Lenoir, autant d’auteurs que je t’encourage vivement à découvrir. Des retraites chez les moines ou sage amérindien m’ont beaucoup apporté et je compte en faire régulièrement tellement que je suis convaincu des bienfaits. J’ai lancé un deuxième blog : Etre la paix, dans lequel je m’exprime sur ce champ là.

La semaine dernière j’ai lu Sur la voie de Bouddha de Rinpoche, cela a été la confirmation de beaucoup de mes croyances mystiques, j’ai l’impression que le bouddhisme va beaucoup m’inspirer dans mon combat contre ma bipolarité et mes maux en général.

Ah oui, je suis suivi par un psychiatre et une psychologue TCC (analyse des émotions) et je prends toujours un traitement qui diminue au fil des mois. Un cocktail de lithium, lamictal, xeroquel. Cela est aussi thérapeutique mais en termes de temps ça n’a pas beaucoup d’importance finalement. Le but étant à long termes de diminuer jusqu’à 0 ce traitement « conventionnel » est de laisser tout la place à ses traitements « véritables ». Attention, le traitement chimique me paraît essentiel au départ et je n’aurai jamais pu faire tout le reste sans cette base là.

Aujourd’hui, j’ai une copine (depuis 3 semaines). Là aussi, il y a quelque chose de thérapeutique parce que grâce à cette relation je travail sur mes vieux penchants d’attachement, de dépendance, de jalousie, de « trop » d’intensité et aspire à quelque chose de plus calme, de plus paisible. C’est aussi avec elle que je pratique une sexualité plus riche qu’avant grâce à la découverte du tantra, dont j’avais beaucoup de préjugés alors qu’il ne s’agit de quelque chose de très simple. Je te laisse découvrir par toi même si t’en as la curiosité.

J’ai quitté le cocon familiale dans lequel je m’étais réfugié après mes longs mois d’hospitalisation. Là aussi la vie en solitaire est un sacré travail sur moi même. Difficile au début de se retrouver seul…

Le fait que l’Express.fr m’a témoigné leur intérêt pour ce blog dernièrement est une grande satisfaction car d’une manière c’est une récompense du combat que je mène. Encore une fois, cela est très individualiste. Mais comme beaucoup me l’on dit via ce blog, témoigner ici de mes états d’âmes de mes ressentis, de ce que je comprends sur moi même, cela les aide aussi.

Et quand des bonnes choses arrivent, cela me déstabilise. Des nouveaux projets font ébullition, des nouvelles craintes, angoisses, peurs alors je respire et me dis: Keep calm and carry on!

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A bientôt,

W.


Journée mondiale du trouble bipolaire

Après contact eu avec la responsable du projet, la salle de conférence est complète. Si tu veux venir, je t’invite à contacter directement la personne (son numéro est dans la brochure de présentation dont le lien est ci dessous) il y a une chance de bénéficier d’un désistement, ce qui s’est passé pour moi. Au pire il y a un patio dans l’université, où la conférence sera retransmise, ouvert sans inscription. Au plaisir de te rencontrer

C’est la première fois en France. Beaucoup de premières ces derniers temps dans le milieu de la psychiatrie… En 2014, c’était la Mad Pride qui débarquait sur notre sol. La France n’est pas précurseur en la matière, l’Amérique nous devance de quelques années à ce niveau là, aussi. Mais bon, vaut mieux tard que jamais : la première journée mondiale du bipolaire à Paris aura lieu toute la journée du lundi 30 mars à l’université Pierre Marie Curie.

Il y aura des psychiatres, différents thérapeutes, des sociologues et autres spécialistes qui prendront le micro pour informer et sensibiliser sur le trouble bipolaire. Où en sont les avancées médicales? quels outils a t-on pour soigner? seront le genre de question à l’honneur.

Bien entendu, ces conférences sont ouvertes au public et donc aux bipolaires.

Même si je ne prends pas pour paroles d’évangile tous ce que raconte les psychiatres et autres « spécialistes » de mon trouble, je pense que c’est très intéressant de voir où ils en sont dans leur approche. Et puis, je suis un peu concerné quand même…

J’ai lu une petite brochure numérique de présentation de l’événement qui est plutôt bien faite. Ils ne racontent pas que des bêtises, faut pas déconner! Je t’invite à la regarder : présentation de la journée mondiale du trouble bipolaire.

Voilà, tu te doutes bien que ce sera une grande joie de te retrouver là bas, que nous fassions corps sur les marches de l’amphi, que nous nous envoyions des avions en papier au cas où nous serions largués par le jargon médical des orateurs.

Préviens moi par mail si tu es motivé : bipohypermaniac@gmail.com ( C’est vrai que cette adresse mail fait un peu peur m’enfin…difficile de la changer maintenant)

Rappel : je t’invite à une rencontre ce vendredi, un repas sur Paris, loin du ton grave (je suppose) que l’on entendra à la conférence du 30 mars. S’unir.

A bientôt,

W.