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« Attention au déni de la maladie »

keep calm

Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir.

Malgré un diagnostique de bipolaire en 2008, je ne me suis jamais senti malade. Pourtant j’en ai chié, des crises maniaques, des hospitalisations à répétitions, bref un beau palmarès que tu peux découvrir dans le récit de mes aventures : maniac story ep 01-Je t’aime à la folie. J’ai atteint des jolis pics de souffrances à me mettre à genou par terre, en pleurs « Qu’est-ce que je dois faire mon Dieu, wouin wouin! », moi qui ne pratique aucune religion pourtant… Malgré tout cela, je ne me suis jamais senti malade. Quand tous les autres bipotes, eux, disent qu’ils sont malades, moi je pense « béh du coup, peut être qu’il y a eu une erreur de diagnostique » peut être qu’ils ont raison, et qu’en fait je ne suis pas bipolaire, tout simplement. J’aurai trompé tous mes lecteurs depuis trois ans… oh merde!

En réalité c’est pas simple cette histoire, parce que débattre autour de la bipolarité et la maladie est sans fin et engendre beaucoup de confusion, tout bêtement parce que le mot « bipolaire » n’a pas de sens au fond.

Premier non sens. On s’identifie au trouble : « Je suis bipolaire ». D’un côté c’est rassurant, on a une réponse à la question « Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi? » mais en réalité on s’enferme dans une prison et on se stigmatise nous même à ….. ?oui, à quoi? On réduit notre personnalité, notre identité à une alternation de quelques périodes de souffrances. Une souffrance répétée qu’on interprète très vite comme maladie chronique, comme si on était prisonnier de notre passé et sans espoir pour le futur. « J’ai un trouble bipolaire » me paraît plus juste déjà. Même s’il y a un risque de fatalité aussi dans cette expression. Encore une fois, si seulement on pense le trouble comme une maladie.

Si le trouble bipolaire était seulement défini comme une variation particulière de l’humeur, une fragilité, une hypersensibilité, un handicap dans certaines situations, et tout ce que tu veux sauf le terme « maladie », alors là ok, pas de problème : J’ai un trouble bipolaire.

Je ne déni pas que j’ai une fragilité que je dois soigner, accueillir, connaître. Je ne dénie pas que j’ai une hypersensibilité très complexe que je dois comprendre. Je ne dénie pas que j’ai accumulé beaucoup de souffrances pendant la première partie de ma vie surtout, et que je dois continuer à mener un combat, pour me libérer de mes corps de souffrances, pour guérir mes blessures les plus profondes. Je ne dénie pas que j’ai un travail colossale d’affirmation de soi, d’incarnation. Haha! Mais tout ça, c’est le lot de tout le monde en fait! La différence, c’est que les événements de ma vie ont fait que j’ai acquis cette conscience, un peu en avance sur la masse, certes.

Si ce terme « maladie » m’embête ces derniers jours, c’est que je ne dois pas en être totalement libérer.

Définition Larousse de la maladie : « Altération de la santé ».

Si une maladie permet la libération, la prise de conscience, le goût du bonheur, des guérisons multiples, la sérénité, l’accomplissement, la création. Alors oui pourquoi pas.

Mon trouble bipolaire a évolué depuis que j’ai pris conscience de mon chemin, de mon combat, depuis que j’avance en conscience, pour résumé. Là où avant, les hospitalisations se répétaient presque chaque année, les dernières sont très espacées. Tout ça pour dire qu’on s’en libère de ce trouble qui apparaît au début comme une maladie chronique. Suffit d’y croire, et de mettre les moyens.

Ou alors peut-on dire que la bipolarité est un trouble qui remue notre être afin de nous donner la chance de soigner toutes nos maladies inconscientes.

Ou alors, peut-être qu’on peut dire que dans le monde actuelle, c’est perçu comme une maladie de vouloir être libre.

Si la liberté est une maladie. Comme l’amour qui rend malade.

Alors oh ouiii, je suis malade!

Je ne suis pas habitué à te faire la morale, ou t’enseigner quoi que soit, mais j’ai envie de proclamer haut et fort :

« Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir »

W

mon bouquin : la vie d’un bipolaire

et les derniers articles sur fb

quelques liens intéressants 1  2  3  4  5  6  7


Ça part dans tous les sens!

Radio HS ce soir 21h, 23h sur le lien framatalk.org/radiohs. C’est comme une rencontre, mais ouvert à tous sans discrimination géographique. Il suffit d’un micro, ou pas! pour ceux qui veulent juste écouter.

bipolaire-vivre-avec-hypersensible-depression-soigner-guerir-bipolarite-symptome-penser-emotions-association-trouble-psy

Ça part dans tous les sens…

Encore un titre racoleur pour appâter le chaland internaute et le coincer dans les filets hypersensibles de mes tragédies-sur-lettres parfois misérables parfois mélancoliques.

Nan, je ne te trompe pas, en réalité ça part bien dans tous les sens! Depuis quelques semaines une subtile motivation me détermine à ce que 2017 soit une année d’envol pour notre chère association des hypersensibles.

Association que je dirige fièrement le torse bombé, au gré de nos dépressions et des autres perturbations dues à notre hypersensibilité. Je ne suis pas le seul à bord, tu me pardonneras ce petit égotrip, je me suis mis à rêver d’être un pirate à la barre d’un navire, dans la peau de Jack Sparrow. Bref, beaucoup mettent la pierre à l’édifice, du cailloux au rocher, et font avancer le projet. Voilà, heuuu… pourquoi je me perds à chaque fois?

Ah oui, ça part dans tous les sens, car je suis déterminé à déployer beaucoup de projets pour l’association cette année (voir en bas de l’article). Du coup, j’ai énormément à faire : mails, organisations rencontres en provinces, siteweb, communication… bref ! j’écris ça mais concrètement c’est pas des choses qui me demandent beaucoup d’effort. C’est le fait de penser aux nouvelles choses pas encore réaliser comme le futur local, les rencontres dans nouvelles villes, et surtout, et c’est ce qui me fait vraiment cogiter à en perdre le sommeil : la Pépinière HS, ou du moins le prochain weekend HS qui servira de préparation à une pépinière HS de un mois dans l’été. Voilà avec ce sujet, j’ai des pensées en boucle notamment sur la vie en collectivité et les règles à poser pour que la vie commune fonctionne bien. Vu qu’il y avait des choses qui marchaient  pas en ce sens les derniers séjoursHS, ça me fait cogiter en boucle. Ca me prend la tête!

Et quand ça se calme sur ce terrain là, je vais penser à l’organisation des événements associatifs via culture du cœur (voir plus bas), et puis je vais rêver au développement de la radioHS en une réelle radio. Surmenage? au bord de mes limites? Peut-être!

Solution : déléguer, c’est ce que j’apprends à faire, pas facile… J’ai quand même dégagé des tâches et responsabilités à investir.

Bref! En fait, c’est très simple, mon problème c’est que j’en veux toujours plus. Lorsque toutes les villes en France auront leurs rencontres, j’irai en Europe, et puis aux Etats Unis (5 millions de bipolaires) et puis ensuite au Japon, ils sont tous hypersensibles là bas! Et lorsque la Radio HS sera en bon et du forme, je lancerai la TV HS. Et tout ça le plus vite possible! Et que tout sois propre, maniaaaac!

C’est comme ça que je suis : un chouïa mégalo. La dessus je ne peux pas agir, je vois la vie en grand, c’est ainsi. Par contre je peux agir sur le « Et tout ça le plus vite possible ».

J’ai déjà eu une dépression en Octobre pour cause d’avoir était trop énergique sur l’association, j’avais trop tiré sur la corde.

Aujourd’hui, grande résolution : je priorise : d’abord les rencontres à Paris et ses événements associatifs ainsi que les rencontres de Janvier à Lyon, Rennes, Strasbourg, tout en terminant le site web pour qu’il soit prêt lors de mon apparition au JT de france3 courant Janvier, c’est à dire le réseau de rencontres et une autre vidéo mais aussi la Radio HS, c’est important, et toujours en priorité mes mails, j’ai beaucoup de retard, haha en fait je priorise rien du tout aaaaaaaaaaaaaaaah! BOOM!!!!!!!!

Nan ça va aller, tout cela est un peu caricaturé (heu), je fais attention. C’est la première fois de ma vie que je suis véritablement dans ce que je dois faire, dans le projet qui me ressemble, alors forcément, je me cherche un peu.

Patience et espoir

W

Rien que la relecture de cet article me prend la tête, faut dire… T’es bien cool d’être arrivé jusqu’ici!

Je te copie ci dessous la dernière newsletter de l’asso qui imagera mes propos et dans le même t’informera!

Bonjour à tous!

et meilleurs vœux pour 2017!

L’Association des HyperSensibles (AHS) n’arrêtent pas de se développer à travers de nombreuses actions au profit des HyperSensibles, lis cette newsletter jusqu’au bout, tu seras certainement intéressé par l’une d’entre elles!

Avant tout, merci aux personnes ayant adhéré à l’association, merci de soutenir ce mouvement naissant, merci de faire exister cet élan qui peut aider tant d’hypersensibles. Des cartes de membres sont (toujours!) en cours de production pour matérialiser votre adhésion.

Voilà un petit récap’ de l’année 2016, et ce que l’association propose en 2017 :

En 2016, l’Association des HyperSensibles, c’était :

– 24 rencontres de partages entre personnes concernées par l’hypersensibilité à Paris

– Premières rencontres à Nancy et à Lyon

– Des événements associatifs pour les membres de l’association : balades, dîners, karaoké, Noël, réveillon

– 3 séjours HS à la campagne dans un gîte en seine et marne

– lancement du forum des hypersensibles, espace d’échange de témoignages

– création de la page facebook de l’association des hypersensibles, des infos tous les jours sur l’hypersensibilité ainsi que la communication des rencontres.  (Aimer la page, c’est un clique gratuit et c’est déjà nous soutenir!

– création de la première page du site web www.association-hypersensibles.fr , la suite du site dans les jours à venir!-

– et cerise sur le gâteau : premier pas de la radioHS avec un rendez vous hebdomadaire le vendredi de 21h à 23h sur le lien : https://framatalk.org/radiohs

Et en 2017, l’AHS, c’est :

l’obtention d’un local à paris, et toujours des rencontres ouvertes à tous, tous les dix jours. La prochaine le samedi 7 janvier de 14h à 19h dans un café à chatelet.

– des événements associatifs proposés par les membres de l’association mais aussi, attention grosse surprise pour l’asso!, grâce à notre partenariat avec culture du coeur.  C’est à dire des invitations (gratuites!) sur un large panel de sorties culturelles : concert, cinéma, théâtre, musée, sports, à Paris mais aussi ailleurs en France. Ces sorties sont réservées aux adhérents à jour de leur cotisation.

– développement des rencontres partout en France :
Je viendrais:

à Lyon le dimanche 22 Janvier,

à Rennes le samedi 28 Janvier,

à Nancy le samedi 11 février,   (d’autres rencontres sont prévus le 7 et 10 janvier par Elise, la référente de l’association à Nancy : lilou.tosi@gmail.com)

à Strasbourg le dimanche 12 février

Mais aussi à Marseille, Bruxelles et autres villes ou un certain nombre de HS se manifestent

En 2017, l’association des hypersensibles , c’est également :

– l’ouverture courant Janvier, attention grosse évolution!, du réseau d’organisation des rencontres entre hs sur le site web. Un outil simple où tous les participants et intéressés pourront être informés et s’inscrire sur les rencontres en France. Voir ci dessous.

– Des séjours HS à la campagne avec en nouveauté, le projet d’expérimenter la pépinière HS (centre de ressourcement pour personnes hypersensibles) sur 1 mois.

– le développement de la Radio HS, avec la diffusion d’émission sur l’hypersensibilité.

– Promotion des œuvres artistiques des membres via une plateforme sur le site de l’association

– Projet de mise en place d’une cellule d’écoute pour les personnes hypersensibles en état de détresse via un numéro mis en place par l’association.

– Conférence en mars sur l’hypersensibilité en partenariat avec Else Marie Bruhner auteure du livre HyperSensible et alors?

Tu veux mettre ta pierre à l’édifice ou même un cailloux, tu veux mettre ta goutte d’eau comme le colibri?

L’association accueille chaleureusement toutes demandes implications ou de participations actives et bénévoles sur une action ou un projet, notamment:

– sur le projet Radio HS
– sur le projet de la conférence en mars
– sur le projet de trouver un local
pour être webmaster du site
–  pour être responsable de la page facebook (communiquer les actions de l’association surtout)
–  pour être référent sur le forum (même mission que facebook)
– pour être responsable de la page « oeuvre artistique sur le site »
– pour être responsable de la com’ en générale!
– être référent de rencontres dans sa ville
– pour être responsable du partenariat avec les autres associations du milieu
– pour aider à l’organisation des séjours HS et au projet Pépinières HS

Voilà une belle délégation!

Ou sinon tu peux juste adhérer, c’est la meilleure manière de montrer ton soutien :

Adhésion à l’association

Vous avez la possibilité d’adhérer à cette association et se faisant participer et soutenir ce beau projet. Mis à part soutenir le développement de l’association, être membre permet de participer aux événements associatifs, en particulier bénéficier aux invitations offerts par culture du coeur, et aux séjours. Les rencontres classiques restantes ouvertes pour tous. Membre classique : 22 euros par an ; membre bienfaiteur : 77 euros ou plus par an. Toutes les autres modalités et infos vous sont données ci-joint.

Annexe : Site d’organisation des rencontres, courant Janvier, le grand changement!

Cela fait deux ans et demi que je communique les rencontres par mails et facebook, cette ère sera bientôt révolu! Je travaille sur une page de notre site web : www.association-hypersensibles.fr exposant une carte de France avec toutes les grandes villes susceptibles de voir naître des rencontres. Cette page centralisera l’organisation des rencontres et l’inscription à celles-ci. Chaque intéressé (membre ou pas de l’asso), sera invité à inscrire son pseudo dans sa ville, pour se rendre compte du nombre d’HS partout en France et impulser des rencontres là où il y en a suffisamment. En attendant de trouver et de former des animateurs de rencontres autre que moi pour les villes de provinces, je me ferai un plaisir de voyager dans la France!

HyperSensiblement,

 


Bipolaire, humain en colère!!!

Bipolaire, humain en colère!

Bipolaire, vivre, c’était me taire!

Bipolaire, diagnostique involontaire!

Bipolaire, système, va te faire!

Bipolaire, humain en colère!!

Haha!! Si les bipolaires devaient manifester un jour, ce genre de phrases criées ci-dessus me paraîtraient juste.

Pourquoi?

Parce que je crois bien que la colère, ou autres émotions puissantes qu’on refoule depuis longtemps ont quelque chose à voir avec l’origine du trouble.

Pour moi, et je pense que pour beaucoup d’autres, nous avons une blessure d’injustice avec laquelle notre hypersensibilité fait un cocktail détonnant. Attention, même si elle est silencieuse lors des dépressions, l’intensité peut être tout à fait égale à celle des crise maniaques.

Le problème c’est qu’on a du mal à vivre avec cette blessure. On perçoit tout plein de choses dans nos environnements qui nous semblent pas juste (consciemment ou inconsciemment) et vu que le ressenti est trop fort comparé aux moyens d’expressions et la compréhension des interlocuteurs qu’on a à disposition, hé bien…

… on refoule. On se remet en question, on travail sur soi, on pardonne, on accepte, on joue les Jésus et les Marie même parfois, on fait tout ça pour préserver notre petit idéal d’un monde d’amour ou tout serait juste et beau. Bref, on fait tout pour ne pas craquer, canaliser notre colère, dans l’art, le développement personnel, la spiritualité :

« Pardon, merci, lumière, amour,  Je me joins aux artisans de lumière, connectés à l’énergie universelle pour me remplir de lumière et la répandre sur Terre… Je suis amour , tout est amour »…  Tel est mon mantra depuis bien longtemps qui accompagne mes méditations.

C’est bien beau tout ça mais je me rends compte ces derniers temps que ça à ces limites.

Est-ce que je me respecte dans tout ça? Est-ce que j’agis en alignement avec qui je suis? Cet enfant blessé par l’injustice.

Est-ce que j’agis justement par rapport à ce que je ressens, en voulant aimer tout le monde, en acceptant les comportements des autres qui me blessent, en ravalant ma colère de peur de blesser l’autre?

Voilà le cœur du problème, de mon problème mais de bien d’autres hypersensibles aussi je pense: c’est qu’on a peur de blesser l’autre.

En tant qu’hypersensible je ressens fortement ce que ressens l’autre, et naturellement je porte plus d’importance dans ce que ressens l’autre lorsqu’il s’agit de me positionner. De m’affirmer.

C’est ça le problème, on arrive pas à s’affirmer. On ressent tellement de choses, tellement d’émotions, c’est le feu d’artifice dans notre coeur, et du coup, prendre les décisions justes, c’est très difficile.

Mais c’est quoi une décision juste? me diras-tu peut être. C’est une décision qui te paraît juste. Un point c’est tout. C’est une décision que tu ressens comme juste. Que ton coeur ressent comme juste. Oui, cette décision va certainement déplaire à des personnes, oui c’est difficile de blesser les autres, mais c’est ça s’affirmer! Poser ces limites.

Je ressens de la colère? Hé ben je l’exprime sur le champ, bam! Ca te blesse? Je suis désolé de te blesser mais ce que tu as fait m’a mis en colère. Ok, je comprends, la vie continue… mais je me suis affirmer!

Je ressens de la tristesse? Hé ben je l’exprime sur le champ, bam! Allo? oui, ca va? non je suis triste parce que, etc. Je m’affirme.

Je ressens de la peur? Hé ben je l’exprime et si la personne à qui je l’exprime ne comprend pas ma peur et ne peux pas me rassurer, hé ben c’est peut-être pas la bonne personne.

Haha, je fais mon malin, mais c’est vraiment pas facile pour moi, je détestais jusqu’ici déranger les émotions de l’autre, le blesser. Mais rester connecté avec son coeur et agir avec le coeur pour le pire ou le meilleur et dans les petites situations du quotidien est impératif.

Non mais sérieusement, on se doit d’exprimer notre colère (par exemple) et d’agir selon ce que notre coeur semble juste (même si cela ne parait pas juste pour l’autre) on se doit parce que sinon on refoule, on refoule, et un jour ou l’autre la vie nous apporte une situation dans laquelle on a pas le choix et là on s’exprime violemment pour toutes les fois où l’on a pas été entendu.

Mais attention pour le « on a pas été entendu », c’est en cercle vicieux. On se dit que personne nous comprendra alors on s’isole, on se sent seul et se sentiment nous isole encore plus. Non! Même si la personne ne comprendra pas, exprimes-toi! Dis ce que tu as sur le coeur, respectes toi! Si ça blesse la personne, toutes proportions gardées évidemment, c’est pas tellement grave, elle apprendra de cette blessure qui refait surface.

Car en vérité on ne blesse pas, on ne fait qu’être le miroir d’une blessure de l’autre qui était inconsciente.

Bon, voilà, après dans l’expression il ne s’agit pas de commettre des actes illégaux. Haha! petite protection de ma part si jamais cet article enflamme quelques coeurs hypersensibles.

Je m’aime.

Vous aussi.

Mais moi d’abord.

Sauf toi je t’aime pareil que moi.

Mais en fait, c’est faux je m’aime un tout petit peu plus que toi quand même.

Je m’aime, que dis-je? J’aime mon cœur, même s’il se rebelle en ce moment…

Bipolaire, humain en colère!

🙂

Patience et espoir

W

 


En vrac!

…Sur l’air des beatles Love me do. Les beatles que j’écoute presque en boucle depuis l’été dernier, de très bonnes vibes, sacrés types…

J’ai des choses à exprimer, je ne sais comment commencer, je ne sais quels mots vont sortir, je ne sais quelles phrases vont s’articuler, mais je ne me fais pas de soucis, ce qui veut sortir, venir sous tes yeux, sortira. D’ailleurs cette dernière phrase n’était pas prévu, ce paragraphe là non plus. Cet article est parti sur une observation de l’instant présent. Dans un grand mix youtube des beatles, c’est la chanson Love me do qui se jouait lorsque j’ouvris cette page blanche, alors je l’écris, le pas est fait!

L’expression artistique est simple. Il suffit (le plus compliqué peut être) de trouver un art qui nous plaît, pas forcément celui on l’on est doué. Moi, par exemple, je n’ai aucun don à l’origine pour l’écriture. Mes professeurs de français et les notes pourraient en témoigner, ainsi que mes premiers textes il y a quelques années. C’est en écrivant que l’on devient écrivain. C’est tellement juste. Et donc je suppose qu’au delà de l’écriture, cela marche pour tous les arts. C’est l’envie, la nécessité même de s’exprimer qui l’emporte progressivement et naturellement sur la technique. Il suffit d’avoir les outils, les instruments, du papier et des crayons pour écrire, dessiner, peindre ou une guitare, des paroles etc. Une fois que l’on a les instruments, il n’y a qu’une chose à faire…

S’exprimer. Mais que dire, que chanter, que peindre, que… ? Je crois que la recette, c’est exprimer ce que l’on ressent là, au moment où l’on a notre instrument entre les mains. Exprimer ce que l’on ressent, ce qui se passe dans notre tête là maintenant, exprimer ce qui se passe en nous que l’on ne pourrait exprimer autrement (socialement ou professionnellement). Voilà à quoi sert l’art à mon avis, exprimer ce que la vie nous fait expérimenter à l’intérieur.

Écris un mot, trace un trait, joue une note, fais un pas de danse, chante, et vois ce qui se passe. Ce qui  bloque est l’obsession du résultat, de ce que va penser l’autre, la peur de voir sa production pauvre. Le jour où j’ai créé ce blog, je n’avais aucune certitude quant à la qualité de mon premier article. Aujourd’hui non plus, 300 articles plus tard, je ne sais pas, car je ne me pose pas la question, de la qualité de cet article. Seulement, je ressens le besoin d’exprimer pleinement ce que je vis dernièrement (et seul l’écriture me le permet) alors j’ouvre la page « nouvel article » avec seulement quelques idées vagues en tête, et je me lance, j’écris une phrase puis un processus s’active et ça coule à flot. Bon, avec le temps c’est plus facile, mais le processus reste le même. Je n’avais pas pensé à écrire tout ça dans cet article mais je me suis ouvert à ce que je ressentais sur l’instant, et ce besoin d’écrire, cela m’est venu, et voilà c’est fait, et ça fait du bien!

Expression, EX-PRESSION : supprime la pression. C’est tellement évident pour moi et tellement essentiel, pour rester le plus léger possible, de ne pas rester longtemps avec des émotions, des pensées, des énergies non canalisées qui s’entremêlent, se tordent, se troublent, etc.

Les rencontres entre hypersensible sont un espace d’expression. La transition est faite!

Mercredi dernier, 3 août 2016, a eu la 26e rencontre entre HyperSensible, et oui! que de chemin parcouru depuis la première rencontre que j’avais proposé ici-même il y a deux ans. Petit lien vers l’article qui a suivi cette première en juin 2014, pour les nostalgiques C’est indicible. Celle de mercredi soir dernier mérite un petit mot… Nous étions 16!!!

16 personnes concernées par l’hypersensibilité rassemblées au parc Monceau. Un record! Petit à petit un mouvement se manifeste de plus en plus, je ne sais pas comment ça va évolué mais en tout cas je suis cette vague hypersensible, humaine je dirai même simplement, car ce qui se passe dans nos rencontres, c’est juste un peu d’humanité, de partage, de bienveillance, de non-jugement, d’amour, bref ce qui manque un peu dans ce monde!

Cette rencontre a été marquée aussi par la participation d’une nana, plutôt illuminée. Bon, je l’avais cherché en osant pour la première fois d’affirmer un thème pour ce soir là : HyperSensibilité et Spiritualité. Hé bien la spiritualité a été présente surtout par le biais de cette jeune femme de 52 ans, mais bon de manière très intense et un peu violente (pas physiquement hein!). Son discours partait du fait qu’elle considérait les hypersensibles, des hauts potentiels, des « enfants de lumière », que nous étions 0,01 % de la population et que nous étions là pour sauver le monde en gros. Sur quoi, je suis plutôt d’accord. Après elle allait plus loin, elle était persuadée qu’elle avait stoppé la pluie qui tombait juste avant, que Mickael Jakson n’était pas mort… Tu y penses peut être, elle est « up », en pleine aventure mystique. Je pense aussi, même si on ne peut pas prouvé qu’elle a tort sur les points précédents, haha!

Pourquoi je te parle d’elle? Parce qu’elle a monopolisé la parole pendant toute la première moitié de la rencontre, et qu’elle a déclenché chez tous des réactions, dont pour la plupart des peurs que cette nana soit une gourou, qu’elle soit venue recrutée, ce que je comprends très bien, vu qu’elle parlait de clients qu’elle guidait, qu’elle se disait en connexion direct avec Jésus, qu’elle était là pour nous réveiller, nous mettre face à notre destin d’enfants de lumière, qu’elle nous disait qu’il fallait arrêter les médicaments, arrêter de s’adapter à cette société qui nous poussait au suicide, arrêter de parler même à ceux qui nous comprenne pas, etc. Tu vois un peu mieux le tableau. Et elle était avec une amie à elle qui ne parlait pas et buvait ses paroles. Pour parachever le tout elle était passée quelque jours avant sur notre fabuleux-forum-où-tu eslebienvenu- http://hypersensible.forumactif.org. Sur celui-ci elle avait envoyé à la volée en message privé à certain membres, un message où elle se présentait comme une personne à haut rang spirituel avec les pouvoirs qui vont avec. Elle a été banni évidemment de suite.

Tout cela ressemble à quelque chose de perché et plutôt dangereux, mais si je te raconte tout ça, c’est pour te partager mon sentiment sur ce phénomène. Le soir même quand elle parlait, son discours résonnait en moi, elle avait un message spirituel qui me touchait et dans lequel j’étais d’accord, ses propos m’intéressaient malgré la violence, le ton extrême, et surtout le manque cruel d’écoute et de bienveillance qu’elle avait. Je voyais en elle une urgence de nous dire tout un tas de choses en très peu de temps. Après coup en discutant avec ma copine (qui étais la à la rencontre, une autre première!) nous étions d’accord que sur le moment elle « canalisait » une énergie spirituelle. Ce qui est dommage c’est qu’elle ne maîtrisait pas ce phénomène, que son égo s’appropriait le pouvoir dont elle disposait, qu’elle subissait cette connexion à une énergie absolue qui fait souvent perdre la tête. Je suis bien placé pour le comprendre avec mes expériences d’aventure mystique qui ont mal tourné. Tu peux les lire là ManiacStory, il y a toute une littérature! Et encore je n’ai pas fini de toutes les retranscrire.

Je suis allé voir le site qu’elle communiquait dans son message illuminé sur le forum. Et là, tout s’éclaira, je sentis une force m’habiter, une paix, un amour…. non je rigole! Je suis allé sur le site… et je fus surpris, c’était simplement un petit blog où elle offrait ces services de guide…. touristique! Guide touristique à Paris personnalisé, blablablabla. Aucun lien spirituel ou douteux sur le site! C’était bien cela, elle n’était pas une gourou ou qu’est-ce, seulement une hyper-sensible vivant une période très instable, une aventure mystique si forte qu’elle mélange un peu tout, malgré les vérités sous-jacentes qu’elle exprime. En ce moment elle est plus un danger pour elle-même. J’espère, ce que je doute sincèrement, qu’elle redescendra sans passer par la case hp. Car lorsqu’on est emporté par cette énergie et qu’on perd ancrage et communication avec les autres, par expérience, il n’y a que le mur qui nous fait redescendre. Ce mur c’est l’hospitalisation, le risperdal, le loxapac, le tercian, la chambre d’isolement, les seringues, la camisole, selon les endroits, hélas!

J’avais envie de te raconter ça, car si on est mal averti on peut très mal interprété le comportement de ces personnes, on peut se laisser emporter innocemment par cette énergie, on peut décoller avec elle surtout nous personnes fragiles, ou inversement on peut se braquer, prendre la personne comme un gourou dangereux, et en fait ne pas apprendre de cette rencontre.

Je n’écris que sur moi habituellement, ça te change un peu!

J’ai tellement d’autres choses à écrire, mais 1600 mots c’est déjà trop pour l’internaute, notamment sur la relation amoureuse que je vis et qui est riche en futur partage. Où ma sincérité sera mise à l’épreuve car Elle a découvert mon blog juste avant la rencontre avec tous ce qui a à découvrir : médicament, incendie à Montpellier. En tout cas, c’est plus simple, ça passe ou ça casse! J’aurai préféré qu’elle me connaisse un peu mieux pour relativiser ces informations avec qui je suis, la somme d’un long travail, aujourd’hui! M’enfin elle n’a pas pris trop peur, d’ailleurs une semaine de vacances est prévue, et ça c’est coooooool.

Je pars une semaine, avant celle avec Elle, en Bretagne avec ma famille, petites vacances pour le blog. Mais comme j’aime bien le dire, ça te laisse du temps pour rattraper ton retard!!!

Hyper Sensiblement,

Patience et espoir,

W

 


Ça reviendra, oui mais différemment (suite)

Voici la suite de ça reviendra, écrit hier.

Alors, il y aura d’autres aventures, oui ça c’est sûr. J’ai un potentiel énergétique fort, au vu de mes crises maniaques, qui font de ma vie des montagnes russes… Attention, j’ai peur d’être mal compris dans cet article, je ne suis pas en train de plaider pour un fatalisme, une résignation et encore moins en train de dire que je ne peux rien faire face à cette maladie. Je rappelle d’ailleurs, ce que j’ai écrit dans d’autres articles, que je ne me considère pas malade, donc étant bipolaire, la bipolarité pour moi n’est pas une maladie. Je ne défends pas ici les thèses des pessimistes, au contraire…

Oui il y aura encore des envolées mais tout l’enjeu est là : la prochaine hausse d’énergie peut ne pas se caractériser en crise maniaque. Je serai certainement une autre fois up mais ce up peut très bien ne pas avoir les caractéristiques d’une crise maniaque. Il peut être maîtrisé. La folie peut être contrôlée. Déjà dans mon dernier épisode il y a des éléments qui sont contradictoires à la définition de la crise maniaque. Par exemple, c’est la première fois que j’ai accepté d’aller à 2 reprises chez mon psychiatre pour adapter mon traitement mais aussi de passer par Ste Anne pour un avis supplémentaire. Alors que généralement une personne en état maniaque n’est pas consciente qu’elle est dans cet état et refuse de voir un docteur. Avant cette crise, durant tous les épisodes maniaques précédents j’étais loin d’en avoir conscience. En décembre dernier, je savais que j’étais up, c’est le point où j’ai évolué, par contre le délire était tout de même présent.

Le trouble évolue, si on le souhaite. Hier, ma crise maniaque était moins maniaque qu’avant hier, demain elle le sera encore moins et un jour, avec la même énergie qui me traverse, je ne basculerai pas en crise maniaque, ce sera seulement une très grande forme créatrice sans mauvaises conséquences. En tout cas je tends vers ça. Je veux réussir à maîtriser ce feu intérieur lorsqu’il s’enflamme en moi et prends le dessus sur la raison. C’est l’histoire de Dr Jekyll et Mr Hyde. Il me faudra encore quelques pics d’énergie (bouffées délirantes pour certains, pareille je n’aime pas ce mot car il trahit toutes les richesses que l’on peut extraire d’un tel épisode) pour réussir à canaliser cette force qui me dépasse encore largement : en décembre, je me suis encore pris pour le prophète, c’est pour dire que je n’arrive pas à vivre cette énergie tout en restant ancré sur Terre. Mais j’y arriverai.

Je pense que c’est simplement une histoire de canalisation. Comme si ma raison et mes moyens d’expressions étaient les rivières et canaux et que cette énergie, cette force si inspiratrice, était les flots qui coulerait dans les canaux. Et pour ma part donc, une cascade qui déborderait tout et noierai le raisonnable en moi. L’enjeu est là, il faut que j’arrive à canaliser cette énergie lorsqu’elle reviendra, par l’écriture par exemple. Ou n’importe quel autre moyen qui me permettrait de rester ancrer ; les pieds sur Terre.

Pour reprendre l’image des montagnes russes, la crise maniaque serait comme prendre un looping à extrêmes sensations et, à cause de la vitesse très élevée, dérailler à la sortie du looping pour finir dans le décor. Le décor étant ici l’HP. Hé bien, je pense qu’il est possible de prendre le même looping sans chute à l’arrivée. Ce ne serait pas une crise maniaque car la souffrance ne serait pas présente. La souffrance étant un bon indice.

Bon, avec tout ça je ne peux pas m’empêcher de taper le mot interdit : si la bipolarité est une maladie, alors la guérison est possible.

Patience et espoir

W


En pleine transformation

Nous sommes le 11 novembre et il est bientôt 11h11 soit 11/11 11:11 et il fait beau… Tout un symbole. Sans pour autant commettre de sur-interprétations ésotériques, j’aime penser qu’il y a des jours et heures propices à une certaine magie. Comment l’expliquer? Je pense tout simplement que le fait que de nombreuses personnes y voit un moment spécial pour méditer, se connecter, prier cela créé une rencontre multiple de bonnes intentions, bonnes ondes, bonnes énergies et décuple les effets de libérations, lorsqu’on y croit! Hé oui, tout repose sur le fait d’y croire en fait. En tout cas, voilà ma logique qui me paraît irrationnellement rationnelle. D’ailleurs, souviens toi de l’heure 22h22 où je t’invitais, lorsque tu surprenais ton horloge à cette heure là, d’envoyer une pensée positive, de te connecter à un réseau spirituel d’amour en même temps que d’autres. Voir l’article 22h22 L’heure révolutionnaire et le partager à tous ceux qui ont envie de croire à un réseau social invisible qui, lorsque l’on s’y connecte, apporte un peu de courage, d’espoir, d’amour.

Amour, amour, amour. Je n’est jamais autant employé ce mot, d’autant plus que je suis célibataire et que je ne suis pas en recherche d’une énième relation amoureuse. Enfin si, je travaille une relation amoureuse avec moi-même étant persuadé que c’est la clé la plus puissante pour toutes guérisons. Une simplicité, oui, et pourtant j’en ai pris vraiment conscience que depuis très récemment, et les effets se ressentent déjà même si c’est un soin qui se pratique quotidiennement au cours de toute la vie et qui nécessite une patience confiante.

Je pense que le texte que je t’ai recopié de Rilke ainsi que l’allégorie de la caverne de Platon ont été un déclic. Voir l’article Platon et Rilke, rois des HS. Ça y est 11h11 est passé, pas de tremblements de Terre, d’illuminations… peut-être est-ce seulement un symbole qui rappelle qu’à chaque minute le monde se transforme, se recrée, que tout est possible. Je me souviens d’une belle phrase d’un grand artiste dont j’ai oublié le nom : « Ferme les yeux, et rouvre les avec un regard nouveau sur le monde », encore une manière de vivre l’instant présent. Revenons à Rilke…

La lecture de Lettres à un jeune poète m’a été d’une véritable aide. Elle m’a permis d’amorcer un nouveau regard sur mes mélancolies, mes moments de solitudes. Grâce à l’écriture de Rilke j’ai compris que la tristesse n’était pas fondamentalement négative, elle était témoin d’une transformation. Une transition, une émancipation qui nécessite une certaine convalescence, une patience. Je dois être patient et accueillir, aimer cette tristesse qui accompagne une libération.

Je vis une mutation de mon être (déclenchée significativement depuis ma dernière forte crise de janvier 2013). Le fait d’en avoir pleinement conscience m’aide à ne pas culpabiliser car privilégié « l’être » demande de suspendre le « faire » et « l’avoir ». C’est donc normal  que j’ai du mal à me projeter dans l’avenir, à faire des choses, à douter, puisque ma personnalité est en profonde transformation. Il ne reste, ce qui est loin d’être facile, qu’à simplement être confiant durant ce voyage vers un nouveau moi. Un nouveau moi, qui dans quelques années, sera si différent du moi d’il y a 3 ans que j’aurai beaucoup de mal à croire à ce conte de fées. D’ailleurs cette métamorphose est douloureuse par nature : quitter une vieille peau troublée n’est pas une Thalasso-thérapie. Parce ce que ce voyage est une traversée vers un nouveau continent, une exploration vers une Terre inconnue. Il n’y a pas de balises, pas de repères qui nous montrent le chemin. Tout simplement parce que l’on chemine vers notre Destin, notre chemin de vie qui est unique. J’aime beaucoup l’image de la personne qui fait une nouvelle trace dans la neige à côté de celle qui a été marqué par le passage d’un grand nombre de voyageurs. J’ai quitté ce sentier commun, pour ma propre trace dans une neige vierge.

J’ai pris conscience aussi récemment que je dois faire attention à ne pas m’attacher à un monde révolu, à mon ancienne peau, que je dois être ouvert au nouveau. Ouvert, rester ouvert, toujours s’ouvrir et Accueillir, accueillir, toujours accueillir. Cela résume peut-être ma philosophie. Aussi, oui je peux douter mais pas douter de mes doutes. Croire fermement à cela.

Pour revenir au sujet fâcheux de ce blog : bipolarité, maladie… Je voudrais dire ici un risque dommageable de vivre ses périodes troublées comme une vulgaire maladie que l’on pourrait comparer au diabète (c’est une comparaison que j’entends beaucoup malheureusement), ce risque serait de croire que nos perceptions durant nos périodes troubles seraient fausses. Non mes perceptions ne sont pas fausses. C’est terrible de croire cela. Croire que notre perception de la vie est fausse seulement parce qu’elle est différente! Nos perceptions sont troublées parce qu’à un moment donnée deux réalités sont en conflits : notre imaginaire et une certaine objectivité. Le but est de concilier les deux. Bon ce paragraphe est hors sujet, m’enfin…

Pour terminer sur la transformation dont les témoins sont la tristesse, la crise maniaque, la dépression, la solitude et bien d’autres. Cette métamorphose de l’être que nous, HS (hypersensibles), sommes plus exposées est aussi le lieu de l’émergence de nos pouvoirs humains enfouis si profond en nous. Ce qui explique l’intensité qui peut avoir dans certains chaos que nous vivons. Il y a quelque chose de très chaud, très intense, presque incontrôlable qui veut se manifester si puissamment que l’on peine à le canaliser. Je pense que cette chose est notre essence, l’essence de la vie, cette poussière d’étoile, l’Amour…

W.


Je suis amour, tout est amour

« Je suis amour, tout est amour ». C’est par cette phrase que je me répète inlassablement et récemment dans mes méditations  que je vais aborder ici le thème : « bipolaire et amour » ou « hypersensible et amour « (je préfère de plus en plus le terme de HS à tout terme médical pour désigner ce que je vis). S’imprégner d’amour est fondamental pour se libérer de ses troubles : auto-bienveillance, douceur, accueil de soi, non-jugement, non-culpabilité sont des attitudes naturelles que l’on doit retrouver. Bien plus que les autres, moi hypersensible, je dois faire ce travail avant de penser à une relation amoureuse. Les deux n’étant pas incompatibles.

C’est pour cela que je n’aime pas parler de maladie car cette optique-là est un véritable frein pour se soigner, paradoxalement. Croire que je suis malade m’amène naturellement, insidieusement à rejeter cette partie troublée en moi, à la dissimuler, à la renier, à la juger dysfonctionnelle jusqu’à la haïr parfois. Rejeter une partie de soi revient à se rejeter soi-même. Non! Cette partie malade est à chérir, à accepter, à accueillir, à comprendre, à aimer. Agir avec amour envers soi est fondamental pour recevoir l’amour un jour de l’autre et aimer l’autre car l’autre aussi à ses parties troublées (moins sensiblement) et on ne pourra les aimer que si nous portons le même regard affectueux sur nos parties sombres. Bien sûr, il est possible d’être en relation avec l’autre sans avoir fait ce travail, c’est ce que vive la majorité des gens : une relation superficielle. En tant que hypersensible, je ne peux pas (malgré ma volonté) vivre une relation superficielle, mes sens sont trop aiguisés naturellement et percent (encore malgré ma volonté) la surface des choses. Ainsi, si ce qui se cache en moi et en l’autre n’est pas soigné (au sens littéral) la relation est vouée au chaos. Moi, HS, je ne peux pas me résigner à vivre à la surface de moi-même et de l’autre, c’est contre ma nature, c’est comme ça. A chaque fois que je reviens à une vie superficielle, je suis en proie à la dépression et à la crise maniaque, qui auront raison d’être pour me rappeler à l’ordre.

Ce qui paraît comme une exigence est une chance. Cet handicap, cette contrainte est l’opportunité de sortir de la caverne (pour reprendre l’allégorie de Platon) et pénétrer une réalité au delà du monde des apparences, une réalité authentique dont la porte se trouve au fond de nous, à l’ombre de nos troubles. S’intéresser à son trouble c’est suivre le chemin qui mène à soi, et donc à la véritable réalité. Dans cette réalité, je perçois l’essence des choses. Je crois que l’essence de ce qui vit est : l’amour. Tout ce qui existe a été réalisé par amour ou par manque d’amour. Tout est amour, donc je suis amour. J’y crois profondément car au profond de moi, j’aime tout le monde, il n’y a personne à qui je veux du mal, et cela depuis toujours. Je suis amour, je suis humain… tout le monde est humain donc tout le monde est amour. Je suis amour, tout est amour.

Cette dimension en moi de l’amour, peut-être plus importante que les autres,  a toujours été là, cependant ce n’est que très récemment, et Rilke l’a déclenché, que j’y pose avec douceur la lumière de ma conscience, que je prends le soin de donner toute mon affection sur cette partie si fragile, timide de mon être. Cette partie fragile et timide aux mille pouvoirs qui s’appelle l’amour est belle et bien cette partie qui est étouffée, dissimulée sous nos troubles. Je la découvre et la libère peu à peu. Une vraie manche de Mikado!

Je médite donc : « Je suis amour, tout est amour ». C’est à dire que j’infuse cette vérité au plus profond de moi. L’état de grande sérénité et de calme que permet la méditation est favorable pour semer ces graines d’amour dans une terre fertile. Pourquoi je n’ai pas eu l’idée avant? Parce que je n’y croyais pas totalement. Et lorsque que l’on ne croit pas à quelque chose, on n’est pas prêt à l’accueillir. Si tu ne crois pas en l’amour, tu n’as aucune chance de le vivre, c’est une certitude. Cependant j’ai toujours cru en l’amour. Seulement, plus il s’agit de choses profondes, de choses essentielles, universelles de choses qui régissent toute la vie, plus il faut y croire précisément, à 100 %. Jusqu’ici « Je suis amour, tout est amour » était une belle phrase pour moi, je n’étais pas contre. Mais y croire profondément est sensiblement différent. Pour cela il faut être prêt. Je suis prêt et je n’ai pas peur. D’ailleurs, « je suis prêt et je n’ai pas peur » est une autre phrase que je médite et que je me persuade dans mes méditations. Aussi, c’est une phrase qui n’est pas évidente à affirmer avec foi. Car lorsque je m’en imprègne, j’accepte qu’il peut m’arriver n’importe quoi dans la vie, je suis prêt à l’accueillir (rien que de l’écrire, là, il se passe un vertige en moi). Haha! tu suis? J’espère parce que je te partage quelque chose de très intime et qui a une grande valeur à mes yeux et à mon cœur.

Lors de  mes méditations, voici donc ce que je me répète avec foi : « Pardon, merci, lumière, amour…Je suis prêt, je n’ai plus peur… Je suis amour, tout est amour » Je pense que c’est très important aussi pour se soigner que de s’imprégner de paroles, de sensations, positives, d’amour en utilisant les mots qui nous sont le plus appropriés pour transporter les graines d’espoir au plus profond de nous.

Je vais m’arrêter là, ça pétille assez comme cela. J’en profite pour te dire qu’une nouvelle page est crée sur le blog afin d’informer sur l’avancée des différents projets. Rencontres, Asilum, Café Hs, Pépinières HS, tee-shirts, livre. PROJETS HS Tant de projets en parallèles qui te sont ouverts et qui ont un but en commun : révolutionner la condition des hypersensibles.

Je t’embrasse (soyons fou)

Et vu que c’est une certitude – je suis amour et tout est amour- : je t’aime. Ça va de soit! 😉

A bientôt,

W.