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L’amour, définition.

Qu’est-ce que l’amour?

On parle d’amour, on échange sur l’amour mais a t-on une définition claire en tête de ce que c’est? Non pas chercher à avoir une définition objective, trouver une vérité universelle sur l’amour, mais avoir sa propre définition issue de notre expérience personnelle. C’est celle-là qui m’intéresse. Les définitions écrites dans les livres ou exprimées par d’éminents philosophes n’ont pas d’intérêts pour moi. Et je ne parle pas des citations toutes faites qui se multiplient dans les publications facebook, publications qui cartonnent généralement en termes de partages (attention ego!). Tu sais, les phrases courtes sur un fond imagé. Alors, oui c’est beau et on a besoin du beau, mais est-ce que c’est vrai? Ou plutôt, est-ce que c’est vrai pour moi?

Je m’exprime ici sur une forme de l’amour : l’amour dans le couple. Et j’ai 1h30 (le temps d’un train, pour rejoindre l’amour, justement!) pour dire ce qui passe dans ma tête sur le sujet. Je ne sais pas réfléchir en amont. J’ai juste deux ou trois idées qui vont se développer seules, instinctivement. C’est comme ça que j’écris tous mes articles d’ailleurs. Cette information est sans intérêt.

L’amour, ce sont des actes. Les paroles d’amour ont le mérite d’exister, pour se déclarer, pour rassurer, pour romancer, pour roucouler mais je pense que l’amour se construit sur des actes. Allez je digresse volontiers car j’ai écrit le mot « construit ».

Je pense que l’amour est une construction à deux. Le sentiment amoureux vient sans effort entre deux personnes qui se plaisent mutuellement mais repartira aussi vite qu’il est apparu s’il n’y a pas eu une volonté de construire, de prendre soin, de faire des choix qui vont permettre à l’amour entre deux personnes de se développer. En gros, être amoureux, c’est facile, mais rester amoureux, c’est plus compliqué!

Je pense que l’amour est un espace voir une troisième personne dans le couple. Une entité qui a besoin d’être nourri et protégé pour vivre. Cette troisième personne, qui pourrait être une sorte de divinité, peut être source d’enrichissement, d’énergie, de bonheur paisible (soyons fou) pour les deux personnes qui y sont attachés. Mais pour cela encore une fois, il faut y mettre les moyens conjointement. Et en premier, il faut y croire (consciemment ou inconsciemment) en cet amour, sinon impossible de le vivre.

La thérapie PSR. Mais qu’est ce que ça vient faire là? Je t’ai mis le lien pour que tu te mettes au parfum. PSR pour Partage Sincère de Ressentis. Je suis l’inventeur de cette thérapie, et je reçois tous les couples, trio, conjoints ou autre relation pour aider à mettre en place dans votre quotidien avec vos proches ce modèle de communication qui me paraît être très profitable pour construire une relation profonde et constructive. Bon, j’ai pas réellement de cabinet hein! Je prends juste un malin plaisir à imaginer. Même si je suis sûr que je ferai un bon thérapeute. Ce qui pourrait arrondir les fins de mois. Pardon, je suis très porté sur l’argent ces derniers temps, ce sont les circonstances et les inquiétudes de mes parents qui sont la source de ces pensées. Allez, encore une petite pub au passage pour mon livre disponible sur Amazon : la vie d’un bipolaire, le livre  un livre d’espoir pour les bipo et proches, je veux croire. Fais tourner! Bref, ça suffit le business personnel, je m’écarte de l’amour!

Alors, l’amour, aaaah l’amour. Le partage sincère de ressentis est à mon avis excellent pour connaître l’autre. C’est en explorant l’autre, en le comprenant qu’on peut tisser une relation profonde. Bon, c’est pas de tout repos, et ça peut engendrer des coups de chaud. Périodes de crises qui sont d’ailleurs très riches en potentiel de développement de l’amour. Haha! on dirait que je parle d’économie. En même temps, j’ai envie de dire : « Investissez sur l’amour à long terme, c’est un placement qui permet de récolter beaucoup de fruits! » M’enfin voilà, la PSR est un choix, une volonté car cela demande pas mal de temps et d’énergie pour entrer dans une communication plus intime. Après dans la pratique, il y a des temps pour partager certaines choses et d’autres temps qui ne sont pas favorables. Surtout quand il s’agit des peurs…

Les peurs de chacun. Je pense que pour bâtir dans l’amour, poser des bonnes fondations, il est important de comprendre ses peurs en matière de relation et celles de l’autre. Par exemple, la jalousie, la peur d’être trompé, la peur de l’abandon, la peur de l’engagement, etc. L’art de cette communication là réside dans le fait de pouvoir parler de ses peurs sans être dans ses peurs. Ça demande un climat paisible dans la relation, le bon moment. Je pense que prendre en considération les peurs de chacun est fondamental dans la construction d’une relation. Car connaître la peur de l’autre permet d’en prendre soin, de le rassurer, d’agir auprès de lui avec considération et bienveillance. Personnellement, lorsqu’elle a pris considération de ma jalousie et a agit pour me rassurer dans une situation qui réveillait ma peur, j’ai ressenti vivement l’amour, j’ai reçu sa volonté de prendre soin d’un mal ancré profondément en moi. Voici un acte d’amour pour moi qui vaut un million de « je t’aime ». Ce sont des actes où l’on ressent la présence de l’autre pour nous, où l’on peut se dire « je ne suis pas seul ».

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Ça pourrait être une définition de l’amour : la sensation de ne pas être seul.

Il y a deux mecs dans le tgv qui parlent très fort, le sujet de leur discussion : les X-mens, haha! J’ai une capacité de concentration de 900 mots, intéressant. Et sinon l’amour?

L’amour, l’amour, l’amour… l’amour ça fait chier! Parfois c’est pas facile. Je ne vois pas l’amour comme quelque chose de beau ou de bien en soi. Plus comme quelque chose de multi-dimensionnelle qui peut engendrer toute la palette des émotions pour ceux qui y sont attachés : de la joie à la colère. L’amour, c’est comme un esprit qui prend la couleur des personnes qui le construisent. Si les deux personnes souffrent, leur amour souffre, mais peut aussi les soigner. Je ne sais pas en fait, j’écris quelque chose que je n’ai jamais pensé, je vais au delà de mes frontières, hmmmm j’aime ça.

Bref, je pense quand même que

« L’amour entre deux personnes est à imaginer, qu’il prend la force des actes des amoureux, qu’il prend la grandeur de leur engagement, qu’il porte les fruits du temps qu’ils leur donnent. »

Oh c’est beau ça, tu pourrais choisir une belle image et copier cette phrase dessus et partager sur facebook, je suis sûr qu’elle ferait tabac. Quoi que j’ai bien du faire quelques fautes, et elle est trop longue. Ah l’égo, l’égo. Tiens d’ailleurs l’égo aussi c’est un concept qui serait intéressant de définir plus longuement, on en parle beaucoup dans les discussions de développement personnel, mais ça veut dire quoi en fait? « Développement personnel » ça aussi, c’est quoi en fait, ça sert à quoi? Dans beaucoup de discussions, on échange, on parle, on débat, mais souvent à partir de mots dont on a pas une réelle et claire définition en tête. Alors souvent on se sent bien vivant dans nos échanges passionnés, mais tout ça ne sont que des nuages de fumée.

Bon ben écoute, je n’ai pas d’autres conneries à dire. Ah si, je serai curieux de connaître ta définition de l’amour. J’en profite pour remercier ceux qui réagissent par commentaire, je les lit tous, et ils sont très enrichissants pour moi mais aussi pour tous les lecteurs. Je sais qu’il y a même des personnes qui lisent plus les commentaires que les articles!

Patience et amour,

W

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La spiritualité est un outil, pas plus…

La spiritualité est une invention.

Tous comme un couteau, la spiritualité est un outil que l’Homme invente pour mieux vivre.

La spiritualité n’existe pas, du moins, n’existe pas encore, car il n’y a pas de preuve physique objective qui permet d’en faire une réalité commune. Quelque chose de matériel. Si un jour elle se matérialise, ce ne sera plus un croyance, plus de doute, c’est ainsi.

A ce jour, la spiritualité est encore au stade de croyance. Et beaucoup de monde y croit. Pourquoi? Parce que, comme tous outils, elle permet de vivre mieux. La spiritualité est une croyance qui permet de faire émerger plus de paix, et faire progresser l’Amour sur Terre.

La spiritualité est une invention de l’Homme pour croire en l’Amour, mieux penser l’Amour, pour mieux réaliser l’Amour.

Mais comme tout outil, on peut s’y perdre lorsqu’il prend plus d’importance que nos ressources personnelles. Le risque est de s’identifier à l’outil. De se perdre dans cet imaginaire. Et paradoxalement, en intellectualisant l’amour via tout un univers ésotérique imaginaire, on s’éloigne de notre propre cœur, qui lui n’a pas de langage, pas d’image. Pas de mots. Le cœur s’exprime lorsque le mental fait silence. Et dés lors on tente d’exprimer ce que notre cœur semble dire, le mental et l’égo s’approprie la voix du cœur et quelque part le trahi.

L’humain aura beau être éveillé, se sentir en paix, croire être un canal, croire parler avec son cœur, il y aura toujours de l’égo et une projection de soi, de son expérience, de sa personnalité, quelque chose qui empêche son expression d’être universelle. Tout simplement parce que notre condition humaine nous limite.

Si j’exprime cela, c’est que je ressens en voyant la profusion d’informations, de ressources spirituelles sur internet et dans les livres, quelque chose qui me dérange. La spiritualité si c’est un outil pour faire élever l’Amour sur Terre, est alors quelque chose qui doit se faire plus dans le silence de la prière que dans l’expression d’articles, de conférences ou de livres.

Il n’y a pas de vérités spirituelles tant qu’elles ne soient prouvées physiquement. Il n’y a que des ressentis, des expériences personnelles qui se recoupent certes, des croyances communes. Ce que j’écris là est d’ailleurs un ressenti personnel dans lequel je ne prétends aucune valeur réelle objective. On ne peut déclarer l’existence objective par rapport à un ressenti (même s’il est partagé). J’ai beau faire l’expérience de la plus belle synchronicité, du plus évident signe de Dieu, d’un état de paix et de grâce intense, cela ne prouve pas que cela existe pour l’autre. C’est ma croyance qui a permis cette expérience, c’est mon pouvoir créateur qui en était à l’origine. Je peux partager cette croyance mais je ne peux prétendre qu’elle soit vraie, réelle. L’attitude à prendre mon expérience comme une vérité naturelle m’éloignera de l’Autre, celui qui a la liberté de ne croire que en ce qu’il voit, ou en un imaginaire spirituelle différent.

S’accrocher aux textes spirituels, croire à l’Amour, est un phénomène très humain, je pense. C’est une question de survie. C’est une aide que l’on s’est créée. Toujours dans le but de vivre mieux. Mais dés lors que l’on croit, que l’on pense, que l’on s’exprime, on s’éloigne de notre propre cœur.

Je crois (ma vérité subjective!) que la spiritualité est une étape dans l’évolution humaine. C’est croire en l’Amour qui nous permettra un jour de vivre l’Amour.

Mais en réalité, tout est déjà là, l’Amour n’est pas une force invisible, il n’y a rien de véritablement invisible,  la recherche de l’invisible est vain car l’Amour est potentiellement tout autour de nous, dans les humains qui nous entourent, dans la nature, dans les objets (les créations humaines). Il suffit (facile à dire) d’être en relation avec tout cela avec Amour. Ce n’est qu’un état d’esprit à avoir. Soit la peur, soit l’amour.

Lorsqu’on utilise l’outil spirituel (le livre, le service d’un autre, un soin, les professionnels dans le domaine) c’est parce qu’on a peur (ou manque de confiance) d’utiliser l’outil véritable : notre propre cœur.

Alors oui, je lis des livres spirituels, j’ai tout un tas de croyances, je fais attention aux synchronicités, mais je sais que pour revenir au cœur des choses, pour vivre mon véritable Amour, ma liberté, je devrais me libérer de toutes ces croyances.

Le chemin continue

Patience, espoir

W


Mélancolie de la rentrée

Il me semble familier cet air mélancolique qui souffle sur le mois de septembre…

D’ailleurs, je fais un rêve qui est très récurrent depuis de nombreuses années : une rentrée scolaire qui se relève plutôt d’un cauchemar. A chacune de ces rentrées rêvées, j’oublie quelque chose. Je me retrouve toujours dans une situation désagréable. Et je refais ce rêve en boucle, je rate ma rentrée encore et encore… Ce n’est pas anodin à mon avis. La rentrée, qu’elle soit scolaire-étudiante-professionnelle, est le symbole de la réinsertion dans le système. Alors cette mélancolie de septembre me rappellerai que je n’ai toujours pas trouvé une place stable dans ce dit système? Peut-être que ça te parle aussi et que tu ressens ce mou après l’été.

De plus que j’ai passé un très bel été (tournée dans le sud en tant que comédien – séjour à Marseille chez une amie – retraite méditative en Bretagne). Je vis alors le retour sur intensité bien connu. La relation avec Charlotte qui s’est terminée en août doit jouer aussi.

Ce qui est certain, avec un peu de recul, je distingue des raisons à cette mélancolie. Elle ne vient pas toute seule comme si elle faisait partie intégrante de moi. Détail important quand même. Le flou artistique de mon avenir à tout les plans en est la principale cause.

Après deux ans d’introspection et d’expression via plusieurs moyens différents (Donnes toi les moyens d’y arriver), cette année, le projet est de revenir vers une routine plus « normale ». Recherche d’un petit travail (dans le milieu des troubles psychiques tant qu’à faire), recherche d’une petite formation (quelque chose comme la mindfullness ou sophrologie) et enfin recherche d’une colocation. La seule activité que je reconduis étant le clown de théâtre vu le bien fait de sa pratique, et bien sûr l’écriture. Pourquoi pas écrire quelques articles dans un média sur la santé mentale par exemple. Bref, beaucoup de nouvelles perspectives qui ont le don de me paralyser en ce moment…

Je glande tel un petit dépressif digne de ce nom. Je regarde beaucoup de conneries à la télé, tout en combattant le sentiment de culpabilité de ne rien faire. M’enfin j’ai pas passé un DIAG + 6 en bipolarité pour subir ce schéma sans avoir conscience de ce qui se passe et sans avoir quelques armes pour vivre cette mélancolie agréablement. Non, bien sûr que ce n’est pas agréable en réalité cette baisse d’énergie. Mais le fait de savoir que c’est normal par rapports aux événements et ma sensibilité et que cette période va vite filer et laisser place à un nouveau soleil, hé ben ça c’est agréable. Oui, c’est une dépression  new age. C’est loin de ma dépression de 6 mois qui m’a hospitalisé en 2009. J’ai évolué. Encore une fois : ce diagnostique n’est pas figé, les troubles peuvent évoluer.

Je dors beaucoup, je me lève tard, je suis très peu productif mais je fais le minimum : courses, ménages, cuisine… J’ai fait quelques recherches et envoyées quelques mails au sujet de mes projets. C’est intéressant alors : je ressens ce sentiment mélancolique, cette baisse d’énergie, cet espèce de noirceur sur ma vie mais en même temps, avec un peu de recul, je parviens quand même à faire des choses. Donc la mélancolie est une humeur abstraite plus forte que la réalité. Hmmm j’ai conscience que c’est pas l’article où je suis le plus clair… Ce que je veux dire c’est que le principal moteur de la dépression, ce qui entretient les humeurs noirs , c’est principalement notre faculté a être dur avec nous même. En plus, la société est tout ce qu’elle véhicule nous aide pas à être bienveillant envers nous même lorsque l’on est pas efficace, fort, beau. Je le remarque sur moi-même en ce moment mais aussi sur beaucoup de personnes qui traversent des dépressions. NOUS AVONS TERRIBLEMENT DU MAL A ACCEPTER NOS FAIBLESSES. La dépression est une période où notre énergie est largement diminuée, nous sommes faibles. On nous fait croire dans notre société qu’être faible, c’est grave! Alors que devoir se reposer, ce n’est pas grave. Par contre, il y a une erreur grave que nous faisons dans les périodes dépressives : nous nous identifions dans cette faiblesse passagère. Nous croyons que nous sommes faibles… Non ! Nous vivons une période faible, c’est différent. Lorsque que c’est l’hiver, on sait que le beau temps reviendra, c’est exactement pareille!  Nous sommes hyper sensibles, ce qui fait que nous pouvons être potentiellement tout autant hyper faibles qu’hyper forts. Malheureusement, pour la grande majorité nous expérimentons d’abord le hyper faible ( la crise maniaque en faisant partie si on comprend les conséquences comme l’hospitalisation). C’est une triste réalité mais la belle vérité c’est que nous pouvons être hyper fort. Mon vécu en est la preuve. Je me sens beaucoup plus fort et épanoui qu’avant mon diagnostique. Je suis passé par la case hyper faible, certes, mais aujourd’hui je ne regrette aucun moment difficile.

Ce que j’essaye de démontrer c’est que c’est notre réaction à la mélancolie qui nourrit la mélancolie. Soigner, guérir une dépression c’est parvenir à accueillir avec bienveillance cette énergie étrangère et désagréable. Sans se juger. C’est le courant de la vie qui nous traverse. Un courant plus froid certes mais c’est la vie quand même. Nulle besoin de la combattre, de la critiquer de la prendre au sérieux ou pire de s’y identifier, non il faut la laisser passer comme elle est arrivée. Finalement, l’intensité de la souffrance d’une dépression est égale au taux de résistance que nous lui infligeons. C’est notre esprit hyper sensible, hyper noué, hyper complexe, hyper intelligent qui transforme un petit ruisseau tiède nous traversant en un torrent glacial chaotique. Voilà, je n’ai jamais aussi bien défini la dépression. Encore une fois, je le vois dans mes expériences. Plus je me connais, plus j’ai apaisé de souffrances, délié de nœuds, moins la dépression s’installe en temps et en intensité. La première a duré six mois. Aujourd’hui elles ne durent entre quelques minutes et quelques demis journées selon l’intensité des circonstances.

Alors si j’avais un conseil à me dire en ce moment : sois bienveillant, ce n’est pas grave si tu as pas pu faire tout ce que tu voulais, réjouis toi du peu que tu as fait, tu n’as pas beaucoup d’énergie en ce moment alors dors, mange, fais toi plaisir, et surtout ça va passer!!

Voilà et pour vous amis mélancoliques : vous vivez une- période- de mélancolie, -vous- vous êtes sensibles voilà tout et un jour vous serez aussi fort que vous êtes fragiles aujourd’hui.

Je vous aime

Patience et espoir,

W.


Les articles publiés appartiennent au passé

Il me semble important de te faire part de quelque chose.

Chaque article publié n’est plus d’actualité.

La majorité des textes que j’écris ici sont l’expression d’un ressenti sur le moment où je les rédige. Ce blog est un moyen privilégié pour inscrire mon évolution. Comme je le dis souvent, la bipolarité est une transition. C’est une phase de notre vie qui, s’il y a un affrontement interne, une introspection, ne dure pas mais au contraire débouche sur un état de conscience de soi plus clair qui alors influe directement sur notre manière de vivre.

Je précise cela parce que je ne voudrais pas que tu prennes pour vérité absolu ce que j’écris. Je ne fais que refléter des pensées, des émotions ponctuelles, superficielles ou profondes.

Evidemment, je tiens un discours de fond qui ne change pas et qui est une véritable ligne directrice pour moi. J’entends par là l’espoir et la patience par exemple.

Lorsque j’écris l’article Je suis guéri, celui-ci ne peut être pleinement compris que s’il est replacé dans l’évolution des articles précédents. Il ne faut pas le prendre comme une déclaration officielle. Ce qui n’aurait pas de sens.

Il se peut que tu es compris tout cela avant même de lire cet article, mais j’avais à cœur de l’écrire.

Aussi, cette quête de la connaissance de moi-même, m’a fait voyager dans tous les sens de mon être. Je me suis volontairement perdu pour mieux me retrouver. Aujourd’hui, j’ai acquis une meilleure sérénité mais tu pourras lire dans la centaine d’articles précédents et dans mon livre (en cours) si tu l’achètes, que mon évolution est truffée de paradoxes. Pour moi, c’est complètement normal, cela fait partie du chemin.

Enfin, je te livre ceci pour toi qui peut-être me connais personnellement et qui tombes sur ce blog. Certes, je m’ouvre intimement ici, mais attention à ne pas me définir par les mots que j’écris. Aujourd’hui ces mots ne m’appartiennent plus, ils appartiennent à toi lecteur qui les fait revivre sous tes yeux.

A bientôt,

W.


Vivre masqué 1.1

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Je lance une nouvelle série d’articles sur le thème du masque tout simplement parce qu’actuellement je ressens vraiment que je vis masqué. Je ne m’exprimerai pas dessus avec seulement ce texte car cette notion du « masque » m’intéresse et m’inspire depuis plusieurs années. Jusqu’ici je n’avais pas creusé plus loin que l’affirmation « tout le monde porte un masque »  mais maintenant que je le vis, je sens que je vais beaucoup écrire dessus. Comme tous mes articles, j’écris par rapport à mon vécu et mes ressentis. Je ne prétends aucune objectivité, cela va de soit, tu me diras…

En réalité, ce sont de nouvelles rencontres qui m’inspirent ce sujet.

Lorsque cela fait plusieurs années que l’on partage notre temps avec les mêmes personnes -famille, amour, amis – on ne se rend plus compte de ce « masque » que l’on porte. Parce que d’une manière, on vit dans le passé. Ma famille et mes vieux amis connaissent mon histoire ;  la relation qu’ils ont avec moi dépend beaucoup de cette « mémoire commune ». Dernièrement, j’ai donc rencontré des nouvelles personnes, voir même groupe d’amis, qui n’ont aucun lien avec mon passé. Je fais donc connaissance avec eux. Je découvre totalement des nouvelles personnalités. Et inversement! Seulement moi, j’ai une belle étiquette bien piqué dans mon crâne : Je suis bipolaire! Ce trouble est bien ancré dans ma personnalité juste par le fait qu’il a régit les six dernières années de ma vie. J’ajouterai aussi qu’il m’a profondément changé. Je suis conscients que j’ai un vécu hors norme, il me faut donc l’adapter aux « petites gens » (heuuu, j’efface? allez non! c’est de l’humour tu ne le prendras pas personnellement).

« Et toi, tu fais quoi dans la vie? » la partie d’échec commence. Que dois-je dire, que dois-je pas dire, dois-je mentir? et autres questions. Evidemment, je ne vais pas au combat sans avoir une stratégie déjà préparée. Ce que je n’oublie avant tout c’est mon beau masque noir avec ses deux petits trous pour mes beaux yeux. Hé oui! masqué ne veut pas dire complètement caché. Je dois donc manier l’art du « dire la vérité mais PAS toute la vérité » et cela l’adapter selon les personnes, les circonstances et l’avancée de ma relation avec elle ou eux. Tu as bien lu « elle ». En fait c’est surtout « elle » qui m’inspire tout ça. Elle, en fait, c’est « M ». J’ai rencontré M la première fois la semaine dernière lors d’une sortie avec d’autres personnes sur une terrasse parisienne. Je l’ai revue deux fois dont la dernière  fois aujourd’hui toujours avec d’autres gens. De fils en aiguille, je me suis surpris à faire connaissance avec elle aussi par messages. Ce qui est tout à fait nouveau pour moi, c’est qu’on fait connaissance par textos, oui,  mais tout les soirs. Il y a quelque chose qui se passe. J’ai du mal d’ailleurs à m’exprimer là maintenant à ce sujet parce que… finalement c’est troublant! C’est très plaisant, attention, mais c’est déstabilisant. Pourtant notre échange est, comment dire, « normal », on fait connaissance quoi! Bah oui, comprends moi, le fait de faire connaissance avec une nouvelle personne que tu ne connais d’Eve ni d’Adam revient à faire connaissance avec soi-même. Ce que je lui dis et ce que je lui écris, je ne l’ai jamais dit à personne. C’est la première fois dans ma vie « de bipolaire » que j’entre en contact avec une personne sans lui avoir montrer ma « face de bipolaire »… D’où le masque!

Bon, c’est pas très clair, il est tard tu m’en excuseras. M’enfin, je n’ai pas fini de t’écrire sur mes épopées de The Mask. (Film joué par Jim Carrey, célèbre bipolaire, comme par hasard!! Keep cool)

Affaire à suivre.

W.