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POWER!

Waaaaaa!

Quelle énergie, quel élan vital, je suis au somment de ma montagne en plein déséquilibre, sur un fil qui me relie à cette douce colline ; la femme de ma vie.

Je l’ai trouvé, c’est fini, je suis soulagé. Mon yang peut se déployer, ma puissance de vie s’expulser dans le monde. Haha! il faut canaliser cette force surhumaine. Je suis bien entouré, j’écris, je parle, j’aime, et les gens qui m’aiment et me comprennent m’apaisent. Surtout elle, la femme de ma vie : flamme, mère de mes filles.

Dans son amour je trouve la paix, nulle exaltation, non je ne l’aime pas à la folie, je ne l’aime pas passionnément, je ne l’aime pas beaucoup, je l’aime sereinement, paisiblement et durablement.

C’est grâce à ce blog que je l’ai rencontré, c’est donc ici que je lui formule : « Veux-tu m’épouser? »

Mes chères lectrices, désolé la place est prise! Mes chers lecteurs en générale, il est possible que le vif qui forme ces phrases va faire écho à certaines de vos souffrances. Car c’est la même énergie que celle en manie. Seulement mon esprit est assez solide pour la faire circuler. Aujourd’hui je la maîtrise mieux, j’use de toutes mes armes et évidemment celles chimiques. Ces jours ci, le Tercian est mon ami!

C’est le plus bel été de ma vie, c’est le plus beau jour de ma vie. Et demain ce sera meilleur encore. Le cercle vertueux est en place. Je n’ai plus besoin de chercher la bonne fréquence d’onde du « bonheur », j’ai juste à faire attention à rester sur la vague, à être attentif à cet instant présent, cet instant merveilleux, celui où j’écris qui je suis.

Je dois aller à la pharmacie.

Toi qui me lis : je t’aime

Patience et Espoir,

W


Lâche prise et la magie émerge

lacher-prise-bipolaire-hypersensible-emotions-troubles-psy-mental-ego-coeur

Lâcher prise sur la vie, elle n’a pas besoin de moi pour me diriger là où je dois aller.

Lâcher le contrôle, abandonner toutes mes pensées, tout ce que je pense être, tout ce que je crois bon de faire, en vérité je n’ai pas besoin de tout ça, je vois bien que les meilleures choses qui me sont arrivées n’ont pas été commandé par mon mental.

Se laisser porter aux rythmes des envies, trouver le flow et se laisser aller dans le courant.

Agir spontanément, à ce qui vient naturellement, à ce qui n’est pas prémédité.

Ne pas penser ce que je dois faire, faire ce que je sens sur le moment, dormir lorsque je suis fatigué, travailler lorsque je suis motivé, ne pas me laisser dicter la vie par le fonctionnement des autres, par un système qui ne me convient pas.

Dire ce que je sens bon d’exprimer, rester connecté au cœur. C’est une connexion sûre, tant que j’y suis lié, rien ne peut m’arriver.

 

Si je suis écœuré, mécontent, que j’exprime ma colère. Je laisse le pouvoir aux humeurs du cœur. C’est en nourrissant cette confiance, un abandon de l’égo pour le cœur que mon pouvoir pourra émerger. Préférer le silence en attendant.

La magie opérera lorsque j’aurai cette sécurité intérieure qui me permettra de me laisser glisser dans le vide sans peur. Tomber pour atterrir sur mon destin. Ce n’est pas ma tête qui pourra trouver la chemin. « Pour trouver la voie, il faut vous couper la tête » haha, disait l’autre.

Redonner le pouvoir d’action à mon cœur et non aux pensées. Cultiver le silence et l’état de non-pensée. Ne plus penser à hier ou à demain. Revenir à la fonction essentielle de mon cerveau : rêver. Cela suffit.

Ma tête rêve, mon cœur se réjouit des rêves et use de la magie pour les réaliser.

Je ne suis pas à ma place, je suis sur le chemin qui m’y emmène mais pour avancer je dois oublier ma vieille façon de fonctionner. Je dois revenir à l’enfant, à l’essence, aux mondes des rêves, à la magie, et me laisser guider.

Il n’y a rien à comprendre, il n’y a plus de problèmes, il n’y a pas d’effort à faire, il n’y a qu’à croire à la magie et faire confiance à la vie.

Ce n’est pas mon égo qui a contrôlé les événements qui m’ont fait avancer, c’est quand j’ai lâché prise, suivi mes pulsions que j’étais au cœur de mon existence.

Méditer, méditer, étendre l’état de non-pensée dans le temps. Moins je pense, plus je suis dans l’instant.

Ne plus penser, ne plus penser, revenir aux ressentis, au corps, aux émotions, à la contemplation, ainsi mes rêves se confondent avec la réalité.

Laisser les autres sur leur chemin, ne pas les convaincre de vivre la magie que je vis, partager, ça suffit. Respecter les esprits différents, respecter le mien surtout.

Les pensées font obstacle à la magie, les pensées troublent l’esprit. Vois la différence entre une mer agitée et une mer calme sur la côte. Lorsqu’elle est calme, alors on peut apprécier les merveilles qui se cachent sous l’eau.

« J’ai lu, ça me fait fait pensée que… je dois faire ça… quand je le verrai faut que je dise ça… » Arf non! Non-pensée, non-pensée!! Petit mantra pour m’aider à revenir sur l’instant : « Pardon, merci, lumière, amour », ça y est, je reviens sur le ressenti qui se cachait sous ces pensées. Je médite sur cette émotion, ah cool! je ne suis plus dans la tête. Et à quel endroit du corps se manifeste ses émotions, ce qui est là, présent? Ah oui, je sens une sensation au niveau de la poitrine. Je respire, je ne suis plus dans les pensées. Je suis l’air qui rentre et sors. Je suis mon corps, je suis cette émotion qui me traverse.

J’accueille ce qui se passe et me laisse porter vers l’action engendré par ce qui est là, par cet imprévu. Je suis libre, je ne contrôle plus. Je m’abandonne à la vie. C’est ça le paradis. Il n’y a rien à s’inquiéter, car l’inquiétude, l’angoisse, la souffrance, tout se passe dans la tête. Et moi, je m’en libère. La vie me transporte d’expériences en expériences et m’apporte tout ce que j’ai besoin.

Difficile d’imaginer ce dont j’ai vraiment besoin. Je me suis imaginé tellement de choses, j’ai voulu tellement de choses, mais en réalité, c’était aussi simple que ça.

Je suis de plus en plus prêt, de plus en plus pure. Mon cœur est au pouvoir, une puissance énorme.

Je ne suis pas le maître de ma vie mais le héros de mon aventure.

Patience et espoir

W

PS : Ça fait pile poil trois ans que j’ai ouvert ce blog, champagne!

PS2 : petit lien vers mon autre blog sur l’express: laviedunbipolaire


Ha l’enfoiré!

La vie c’est comme une partie de jeu vidéo. Avant de commencer, tu choisis la difficulté et après tu joues selon ton niveau.

Regarde autour de toi tu verras très bien ceux qui ont choisis l’option facile et les rares qui se sont risqués à plus compliqués.

Je ne peux pas me rappeler du moment où j’ai configuré ma partie, où j’ai réglé mon handicap. Mais à voir mon parcours, à l’heure du choix, je me suis pris pour un sacré golfeur…

Ironie du sort, je joue rarement aux jeux vidéos, mais les fois où je joue à Fifa, instinctivement je ne vais pas pour le mode « facile », comme si je préférais perdre en « difficile » que gagner en « facile ».

Je crois bien qu’on configure notre environnement, nos qualités, nos faiblesses, nos handicaps à dépasser, pour atteindre un objectif caché. Parce qu’à la naissance, on oublie tout ça, pas même un petit mode d’emploi. C’est le grand saut dans cette réalité, avec un petit goût de démerdes-toi.

Plus je me perds dans les profondeurs du labyrinthe de mon esprit, plus je sens cet être d’une autre dimension, un bout de moi allié d’un bout d’autre chose d’étrange qui était présent avant ma naissance, qui connait les tenants et les aboutissements de ma vie. Je le sens ce petit enfoiré (pas de soucis, il n’est pas susceptible, il a beaucoup d’humour même) qui se fait plaisir à sourire pendant que je me galère dans cette réalité. « C’est toi qui a choisi cette vie l’ami ». Qu’est-ce que je peux répondre à ça? Lorsque je le supplie de me faire parvenir au moins une page du mode d’emploi, il me dit : « Tout est en toi, dans les autres que tu rencontres, dans les expériences que tu traverses ». Haha l’enfoiré! Je sais pas s’il se rend compte comment est fait mon esprit, cet univers infini, où des millions de pensées circulent, où toutes sortes de croyances naissent, meurent, se contredisent, où les émotions allument un arbre cérébrale avec beaucoup trop de couleurs pour en faire une palette, où rien n’est solide, stable, structuré, car dès qu’une certitude s’installe, la vie avec un simple coup de vent remet tout en question. « C’est toi qui a choisi une aventure intense ». J’étais dur avec moi même avant même d’être né, quelque part ça me rassure.

« En réalité tu n’as rien à faire, laisse la vie te porter ». Rha pitain l’enfoiré, c’est quand il me lâche ces pensées qui me donne le plus de travail. Car c’est là où je dois déconstruire mon égo avec toutes les croyances qu’il comporte. Et travailler à ce que mon égo n’est plus le contrôle, que mon mental n’est plus le pouvoir.

« La fin justifie les moyens, t’en chie pas pour rien, t’as voulu vivre quelque chose de grand, tu finiras par le vivre »…

Ha l’enfoiré!

Patience et espoir

W


Heureux comme jamais!

Je t’écris avec grand bonheur au rythme de cette chanson plus que positive I’m not rich

Grand bonheur…

Dans ma petite vie, j’ai toujours eu une certaine prétention à me prendre pour le soleil, je me suis souvent alors brûlé les ailes, puis retombé dans les enfers, mais lors de ma dernière envolée loin de la terre, bien que j’avais visé bien trop loin, visé la lune, j’ai rechuté, mais cette fois les étoiles m’ont rattrapé…

Je galère un peu dans l’écriture de cette métaphore, m’enfin tout ça pour dire que depuis quelques années je me sens porté, je me sens en sécurité, que quoi que je fasse, tout ira bien. Et là…

Tout va bien!!!

L’association est officielle depuis hier 11 septembre, j’ai donc un statut officiel. Je suis toujours un pensionnaire de l’AAH (allocation handicapé) mais je suis aussi Président, haha! Et j’ai un sacré travail avec cette association, ce mouvement de rassemblement d’hypersensibles. Depuis le dernier séjour HS, mes journées sont bien remplies. Président mais pas que…

Ce matin j’ai reçu un mail d’Edilivre, maison d’édition alternative en ligne, qui m’annonce que mon manuscrit a été retenu et me transmet un contrat de publication. Voilà, ça y est « la vie d’un bipolaire » (le livre) va être publié! Ma carrière d’écrivain est lancé. Je vais toucher des droits d’auteurs, choses que j’ai rêvé, ….ah mon portable sonne, c’était ma … quelle nom donnée, c’est un truc qui m’angoisse d’ailleurs un peu le choix du surnom affectif, dans le doute je resterai sur, c’était « ma copine » même si l’affection que j’ai pour elle est prisonnière dans ce mot très conventionnel, peu engageant, sans risque, bref notre relation est aussi un bel accomplissement personnel. Difficile de m’exprimer là dessus, sachant qu’elle lira certainement ces lignes.

Voilà tout va bien, le terme « accomplissement » convient plus pour mon livre qui va être publié, c’est le résultat d’un long travail d’écriture sur ce blog.

Avant même que tu l’achètes (ou pas!), je te remercie encore et encore. Surtout toi, lecteur ou lectrice qui me soutient juste avec l’attention que tu portes sur mes textes. Mes réussites d’aujourd’hui sont en grande partie grâce à toi. Merci, je t’aime.

Aujourd’hui mon projet de vie est réel, cohérent. Le blog, l’association, ma relation amoureuse, forment une harmonie, sans parler de mes amis (rencontrés par ce blog) qui sont le ciment de cette construction.

Je profite de ce jour de bonheur, je m’emplis de cette Joie, qui nourrit mes ambitions.

Ambitions simples : développer l’association, trouver une maison à la campagne comme lieu pour la pépinière HS (centre de ressourcement et de projets artistiques pour hypersensibles) et comme lieu de vie pour moi et pour une famille, un jour ; des animaux en attendant! Patience et espoir seront écris sur le paillasson.

L’argent ? c’est pas un problème pour moi. Je crois que tant qu’il est bien utilisé, comme une énergie : il circule. Je crois aux lois de l’attraction financière. Du concret? la cotisation de membre de l’association (à venir prochainement) de 22 euros servira à aider toutes personnes intéressées par les rencontres et séjours qui n’ont pas le sous pour faciliter leur venu. Ce qui permettra de faire bénéficier les actions de l’associations à un plus grand nombre de personnes. Cela entraînera un plus grand nombre de membres. Cela engendrera une plus grande crédibilité de l’association lorsqu’on demandera des subventions publiques et des dons privés. En attendant et en parallèle, mes recettes sur mes droits d’auteurs (grand sourire) seront investis largement dans ce projet de pépinière HS. C’est pas de la générosité pour l’association étant donnée que mon projet de vie et de l’association sont intimement liés.

Bon, je te cache pas que je rachèterai, pour le plus grand plaisir d’une certaine femme, une paire de chaussures pour remplacer mes bonnes vielles Timeberland trouées de toute part. Et encore c’est pas une priorité, j’assume et j’aime mes trous. J’ai beaucoup de trous en réalités. Trous dans mes vêtements (pas comme tout le monde), trous dans mon corps physique (comme tout le monde), trous dans mon corps éthérique (y parait). Ces derniers sont plus subtiles, ce sont ceux qui sont vraisemblablement à l’origine de mes troubles et souffrances. Tout ça pour dire, qu’il y a des trous à raccommoder en priorité. Ces trous spirituels liés aux troubles et nœuds psychiques  ne sont pas très grave et surtout pas irréversible. Suffit de croire que j’ai trois guides spirituels, qui lors de méditations particulières, peuvent flotter au dessus de moi et s’affairer à me rafistoler comme des pêcheurs affairés à rapiécer un grand filet de pêche! La vie n’est qu’un jeu de croyances.

Un article qui part dans tous les sens, oui! Sur ce blog, je viens exprimer ce que je ressens, ce que je vis, mon chemin. Et quelque soit le chemin, cet espace s’est imposé comme une réelle base. Un jardin dans lequel je viens me promener lorsqu’il y a trop de choses dans ma tête. Ça y est je me sens mieux. Tu es ma thérapie. Ma Terre Happy.

J’étale mon bonheur, non je te le partage, parce qu’au fond, ce que je veux exprimer à chaque article, c’est que l’espoir est permis, mon expérience en témoigne, en est la preuve.

Patience, espoir

W

Ps : comme au premier mois de ce blog : c’est toujours un plaisir d’échanger avec toi : bipohypermaniac@gmail.com  Mes réponses seront sûrement un peu plus tardives prochainement avec le succès de mon livre!

 


Ma façon de méditer

J’observe. Je m’observe. Il y a toujours quelque chose. En peu de temps, beaucoup de voix peuvent m’envahir. Lorsque je me recentre, en mettant l’attention sur la respiration, elles se calment. J’observe alors la sensation qui se cache derrière ces voix. J’essaye de prendre conscience de cette énergie qui agissait à l’instant d’avant dans l’obscurité. Je respire, y mets mon attention en prenant garde de ne pas fixer des mots sur cette sensation, mais l’accueillir telle qu’elle est à l’état brut, seulement une énergie qui tente de circuler. Mon but est de la laisser sortir comme elle est entrée sans qu’elle se coince dans les filets de mon égo. Mon égo, constitué de toutes mes expériences passées, je lutte pour pas qu’il ne s’approprie cette énergie et qu’il la transforme en colère, jalousie, peur, ou autres émotions non désirables. Pour cela je travaille au dépouillement de cet égo. J’essaie de mettre en lumière les plus fondamentales de ces structures et surtout j’essaie de déceler tout ce qui a été refoulé depuis mon enfance dans la boîte noire de mon être. Ce sont ces souvenirs inconscients, ces énergies obscures qui agissent sur ma vie en coulisse. Tout ce que je ne maîtrise pas, tout ce que je subis, toutes les expériences nouvelles ne sont que le miroir de cette zone que la vie m’incite à explorer.

Tout un programme, hein! C’est nouveau que j’arrive un peu à l’écrire mais cela fait 3 ans que je me suis auto-embauché pour ce nettoyage de printemps.  C’est un mode d’emploi que j’ai assimilé à la croisée de différents ouvrages, de différentes âmes-sœurs (co-aventurier  spirituel) mais aussi par simple et mystérieuse inspiration.

Le but : être au plus proche du soi, de la source de l’unité, du tout, de cet éternité simplissime qui régit toute notre vie malgré nous et qui se cache sous ce que nous croyons être. En un mot : l’Eveil.

Dernièrement je suis obsédé par l’observation. A chaque nouveau moment, je reviens à ma respiration, je recentre ce qui se passe à travers mes sens sur ma respiration abdominale et j’observe, j’accueille les nouvelles sensations. La respiration calme très vite les voix de mon mentale, « l’ancien », je peux mettre alors la lumière de ma conscience sur « le nouveau », le nouvelles sensations et les pensées neuves qui vont avec. Je  respire pour faire circuler cette vie sans qu’elle s’accroche dans mon vieux-moi et ma boîte noire.

W


Signes et Destin

Que c’est beau de croire au Destin, à mon Destin déjà. Penser qu’il y a un chemin qui me réalisera plus que tous les autres, est à l’origine de nombreux tiraillements et de doutes qui s’étirent douloureusement sur plusieurs mois. Mais lorsque, comme la semaine passée, des signes évidents apparaissent : quel soulagement! C’est mon expérience la plus concrète de la joie : se sentir être au bon endroit, au bon moment, sur le bon chemin. Peut-être est-ce comparable à une situation où je serais perdu dans une forêt obscure ou dans un désert infini et par miracle je retrouve le sentier qui mène à chez moi après des saisons d’errances. C’est comme-ci la vie me faisait un simple clin d’œil qui effacerait d’un coup les doutes que j’avais sur la voie empruntée…

Il s’agit là de mon rêve d’être acteur. J’ai commencé le théâtre à la rentrée 2013, tout comme ce blog, n’ayant pas de talents particuliers, j’utilisais ces moyens d’expressions d’abord pour leurs bienfaits thérapeutiques. Coup du Destin, je suis tombé sur une prof, metteur en scène, qui convenait parfaitement à ce que je cherchais : avant tout un travail sur moi-même. Pendant deux ans, je l’ai suivi dans tout ce qu’elle proposait : ateliers, stages, lectures. Jusqu’à l’été dernier, où pour couronner le tout, j’ai intégré sa troupe pro pour une pièce avec laquelle je suis parti en tournée. Bref, petit à petit, le plaisir de la scène à pris place sur l’effort à fournir pour dévoiler ses émotions. Enfin, je me suis inscrit l’année 2015 dans une troupe de théâtre de clown dans laquelle j’ai pu me concentrer sur le travail du corps et le lâcher prise du mental. J’ai pris la décision en septembre dernier de ne pas intégrer une école de théâtre pour « revenir à la réalité », trouver un boulot. Coup du Destin, avec les attentats, une crise maniaque suivi d’une hospitalisation à Noël a coupé court dans la voie parisienne sans théâtre que je prenais. Du coup, retour chez mes parents, et après trois mois de dé-pression, de retraite, de transformation intérieure, de recentrage, de métamorphose, bref un mélange de tout ça! hé bien après c’est 3 mois d’hiver, je m’inscris à un stage d’admission pour une école de cinéma parisienne. Et cela nous mène à mardi dernier, premier jour du stage…

Ce n’était pas seulement mon retour sur scène, mais avant tout mon retour à la vie sociale, mon retour dans un groupe. Etant resté en ermite trois mois chez mes parents, participant seulement aux rencontres HS. Autant te dire que mardi, avant le stage, j’étais dévoré par un stress qui me dépassait largement. Zéro confiance en moi pour intégrer ce nouveau groupe. Doutes en boucle quant à ma décision de reprendre le théâtre. Avant de prendre le RER pour Paris, je suis resté un peu dans mon parc à me laisser paralyser par le venin de mes anxiétés. Au-delà de ce mal, je me sentais obligé d’y aller, je n’ai pas pensé une seconde à annuler. Je savais que ce que me faisait subir mon mental n’était pas adapté à la situation, je le savais mais cela n’effacer pas la douleur. Comme à chaque fois que j’appréhende une rencontre, j’arrive sur place très en avance. Je me suis posé sur une terrasse d’un café, non loin de l’école. Je suis resté assis à regarder les passants et les voitures passés. Je n’étais pas dans une sérénité totale mais assez bien pour sortir de mes tourments intérieurs et de regarder le monde extérieur. C’est là, qu’une fois de plus, la chanson de Goldman « Il suffira d’un signe » pris tout son sens. Un petit signe du Destin qui eu un effet colossale sur moi. D’abord surpris d’un tel clin d’œil mystique, je fus ensuite galvanisé. J’étais rassuré. J’étais sur le bon chemin.

Pour te raconter cet instant magique, je dois remonter d’abord à l’automne 2014. Grâce à ce blog, j’ai fait la rencontre d’Elise qui devint très vite une amie. C’est elle qui me proposa de l’accompagner à un stage d’un week end sur la « Communication avec les ancêtres » d’après la tradition amérindienne. Pendant trois jours, un sage amérindien, Don Marcelino, nous initia, par des expériences basées sur le silence et la méditation en groupe, à  entrer en contact avec un ancêtre choisi. Fort déjà de mes croyances mystiques, je n’eu pas de mal à accepter l’existence de cette dimension. L’ancêtre, étant pour moi, l’équivalent de mon étoile, de mes âmes protectrices et autres symboles permettant une ascension spirituelle. Pour résumer, mon grand père, appuyé par la clairvoyance du sage, m’indiqua de faire du clown, étonnant! Et Don Marcelino me donna un contact précis. Quelques semaines après je me trouvais près de Grenoble pour le stage de clown en question. La découverte de cette pratique fut une révélation pour moi. J’en profite pour faire la pub du clown de théâtre qui a mon avis est la forme d’expression la plus adaptée pour l’hypersensibilité.Bref, en attendant le train pour le retour à paris, je pris un café et là, coup du Destin : je rencontre une ex-copine que j’avais déjà revu par hasard sur une aire d’autoroute! Et comme si ça suffisait pas pour que je comprenne que l’âme de mon grand père était bel et bien présente dans tout ça, dans ce café, assise, elle lisait un bouquin qui avait pour titre : Le livre des coïncidences!! Là où il y a quelques temps je serai parti en crise maniaque, j’ai interprété ce signe avec une profonde simplicité que j’ai gardé depuis : c’est un signe que je suis sur le bon chemin et, donc, que tout va bien se passer. Le clown m’a beaucoup apporté,et l’expérience n’est pas finie, dans la connaissance de moi-même. Ce sont des très belles rencontres, Elise et Don Marcelino, et des signes qui m’ont mis sur cette voie qui passe de manière plus qu’évidente par le nez rouge.

J’ai arrêté, provisoirement, les cours de clown depuis ma dernière crise. Bon, je reviens à ma terrasse de café à laquelle je suis assis, mes yeux sautant d’un passant à l’autre, d’un conducteur  à un passager. Avec toujours l’appréhension de ce premier jour de stage et particulièrement la peur de me présenter : qu’est ce que je vais dire? etc. Et là, dans ce nuage de fumée, je vois, à l’intérieur d’une voiture, un petit garçon avec… un nez de clown! Grosse surprise, je ne m’attendais pas à ce virage de ressenti. Ce nez de clown, d’abord, c’était un signe de mon grand père, un signe d’encouragement, « tu n’es pas seul ». Comme un phare dans la nuit, une main tendue. C’est rien et pourtant quelle force, subitement, m’habite!

Bon je vois que je suis déjà à mille mots. Je te raconterai au prochain article, comment ce stage m’a ouvert la voie, avec, comme à chaque fois, une rencontre qui fait le pont vers un autre environnement, un peu plus proche de nos rêves.

Avant tout rêver, rêver le plus large possible, après la vie fait le reste.

Patience et Espoir,

W

 


C’est injuste, on doit se révolter!

J’ai un sentiment d’injustice violent, latent que je peine à exprimer depuis trop longtemps. Mes mots ont toujours été trop polis pour la brutalité de ce ressenti…

Ma vie est injuste, voilà la saveur amère qui ne passe pas, qui reste. Pourquoi c’est moi qui devrait continuer à me soigner infine pendant que la société refuse de prendre ses responsabilités?

Fatigue sans fin. Tout ces efforts pour respecter la forme carré, s’intégrer se caser… A croire qu’être heureux, c’est être heureux d’être malheureux. J’en peux plus de calmer mes sentiments de révolte, j’en peux plus de faire semblant d’être désinvolte. Voilà le constat : je trouve pas ma place.

Ecoutez-moi bien, je ne suis pas malade je suis malheureux. La vie aujourd’hui est mal faite ; plus je me soigne, plus je suis humain, plus je fais le bien, plus je me sens seul. Le temps passe et je m’éloigne de cette société machinale, cette matrice. Je m’auto rejette, impossible de revenir en arrière.

Le problème est inéluctable, je ne suis pas conformable, j’ai bien essayé de m’adapter à la conformité mais mon cœur rejette cette pseudo normalité.

La société me fait comprendre que je dois me changer, m’intégrer. Je me remets chaque jour en question pour trouver la solution et résister de crier : c’est le monde qui doit changer! Moi je suis dans le vrai, désolé de vous rabaisser.

Pendant ce temps ceux de mon clan sont seuls, ils ont peur, font semblant, ils se cachent la vérité, n’auront la paix que lorsqu’ils seront décédés. Ils auront porté leur croix sans rien changer.

Moi je ne peux pas me résigner, je suis comme une tempête dans une piscine stérilisée. Une vague dans la méditerranée. Vois le problème : quand je suis moi-même je dérange, quand je m’énerve je finis enfermé ou chimiquement camisolé, et quand je suis triste -pas besoin des autres- je m’enferme loin de la réalité.

J’ai trop d’énergie à canaliser, trop de blessures à analyser, trop de plaies à panser. J’ai trop d’amour, je ne sais pas comment le donner. C’est difficile de t’aimer sans te submerger. L’amour est une force inconnue mal maîtrisée alors par peur il est mal reçu.

C’est une triste époque, je dois prendre le cœur avec des pincettes. A cette époque c’est triste, on m’aime tout autant qu’on me rejette.

Je suis trop conscient, avec toi je dois me limiter. Je suis trop puissant, je parviens même pas à travailler. Crois-moi j’ai essayé, c’est comme s’ils pressentaient que j’allais les dérégler.

Je n’ai pas trouvé d’autres solutions pour m’intégrer dans cette société : je dois trahir mes rêves, étouffer ma complexité. Tout ça pour entrer dans ce moule de simplicité.

Je me sens différent et stigmatisé. C’est comme si j’étais le nouveau noir dans un monde gris. Un arc en ciel chez les fourmis. Ma différence est invisible, ne fait pas de bruit, parce que je me tais et je dois me terrer. Ils croient ce qu’ils voient alors ils ne me comprennent pas.

C’est injuste, je n’ai rien fait de mal et je suis condamné. Je suis un Walt Disney qui a jusqu’ici échoué. Je crois en l’espoir, je vis l’espoir, j’aime là où les autres haïssent et toutes ces belles valeurs me font vivre au bord du précipice. C’est pas normal, je crois en la paix, en une meilleure humanité et pourtant je demeure seul et désespéré.

Dans mon combat, je passe mon temps à purifier. Contrairement à eux, j’ai du mal à jugé, a mal parlé, je suis complètement étranger, je n’ai pas d’ennemis alors difficile d’avoir des amis. Pas facile d’intéresser quand t’as personne à injurier.

Alors je dois toujours m’adapter, adopter des faux comportements pour être intégrer. Ne me dis pas d’être naturel, j’ai déjà expérimenté et à chaque fois je deviens si loin d’eux qu’ils ne peuvent plus me comprendre, me contacter. Ils se sont tellement éloigné du naturel.

Je suis trop intense pour être exploité. Je suis sous estimé, mes ressources sont négligés, mon talent est largement ignoré. Combien de temps je vais me retenir de crier, de mettre le feu aux codes de ce monde trop étriqué? Les dimensions sont trop peu explorés.

Toujours plus posséder… Etre et avoir se sont trop éloignés…

J’ai la rage

Mes belles intentions ne se réalisent pas, que des mots sur des papiers, elles restent inachevés. Je n’arrive pas à exister dans ce monde ni faire exister le mien.

Je suis coincé entre deux mondes…

STOP!

ENSEMBLE

Nous devons affirmer notre différence.

Nous ne devons pas faire semblant d’être comme eux.

Nous devons apporter ce qui leur manque : notre intense sensibilité.

Nous détenons tout ce qu’il faut pour améliorer ce monde.

Ne masquons pas nos mélancolies, elles sont un message pour le monde.

Ne masquons pas nos folies, ce sont des pulsions de vie là ou le monde est gris.

Affirmons calmement notre instabilité qu’elle permette de rééquilibrer une plus grande instabilité : celle de notre société.

W.

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liens : le tchat créer récemment pour ce blog : salon bipoonline.