Une journée, 7e partie

Début de la journée

Voici la suite et la fin de cette journée d’écriture. Malgré une pause inattendue de 18h à 22h avec la visite d’un ami, cette expérience est inédite pour moi. Jusqu’ici mon écriture se résumait à un crachat de ressenti d’une heure maximale une fois ou deux par semaine. Un jet d’humeur sans réel effort, à part celui d’avoir le courage parfois d’être sincère là où il est difficile de mettre des mots. Mais cet effort est aussi assez jouissif, donc rien avoir avec  une effort plus lié à un travail de concentration, de choix des mots, de narration, etc. Rien de tout ça chez moi et désolé du coup au lecteur sensible à l’orthographe. D’ailleurs je ne me suis pas relu aujourd’hui donc encore désolé, même si je le suis à moitié en fait, car si tu lis ces lignes c’est que tu as une certaine tolérance et que le fond t’intéresse tellement que tu en oublies les fautes!

J’ai lu les commentaires, merci à vous!

Voilà, bon… Je suis fatigué. En réalité, je suis fatigué depuis ce matin. J’ai très mal dormi à cause de mon rêve apocalyptique et le thon peu frais manger la veille. Je me suis forcé à sortir du lit ce matin car je voulais vraiment réaliser cette expérience. Du coup je sens que là je vais commencer à écrire pour écrire. Et je ne sais pas faire. Lorsque l’état d’esprit est vierge, pas de pensées emmêlées, pas d’inspiration… Ah ça me refait penser à mon histoire de dissection d’ego. J’en ai parlé à mon ami d’ailleurs. Mais aaaaah, encore une fois quelle frustration de ne pas pouvoir communiquer à l’autre tout ce que j’exprime ici. En relation avec l’autre, tout est plus compliqué. Si j’avais un vrai handicap ce serait celui là : handicapé dans la relation à l’autre. Même si bien sûr il y a des personnes avec qui c’est plus facile, cela reste en général difficile. A coté l’handicap dit « trouble bipolaire » perd toute signification. Là c’est réelle. Enfin bref, et c’est d’autant plus difficile que l’autre n’en a pas tellement conscience et ne perçoit pas cet handicap invisible. Je ne remets nullement l’autre en question. Le monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur. Soit le changement que tu veux voir dans le monde. C’est à moi de me libérer, c’est à moi de prendre conscience et de m’ouvrir toujours plus large pour que l’autre un jour puisse me comprendre.

22:22!

L’entreprise de dissection de mon ego, commencé plus tôt dans la journée, est une bonne piste pour travailler sur mon ouverture à l’autre. Car si j’ai du mal avec l’autre, c’est tout d’abord parce que je suis très centré sur moi! Je ne me justifierai pas là dessus. M’enfin voilà, j’ai passé la journée à écrire sur moi. Mais Socrate l’a dit : Connais-toi toi même, et tu connaîtras l’univers! J’en suis persuadé. Je passe le plus grand temps sur Terre à faire connaissance avec moi-même, à me comprendre à m’accueillir. Oh! je te sens venir petit juge intérieur, mais sache que c’est en me connaissant que je peux te connaître. C’est en incarnant ce que je dois incarner que je peux apporter quelque chose sur Terre. Et bien plus que Bowie!

Il est nul cet article. Juge. C’est une pensée que j’aurai pu ne pas écrire, mais au point où j’en suis. Je ne sais pas si tout est bon à dire, mais en tout cas tout est bon à exprimer. Car ce qui ne s’exprime pas reste, vieillit, s’aigrit, et est de plus en plus difficile à libérer. Jusqu’à un point où c’est la vie qui s’en charge, et un jour c’est la mort. Mais alors, si on fait circuler idéalement, cela voudrait dire qu’on pourrait être immortel. Comme il est suggérer dans le Tantra. Qu’il y a des circuits vertueux dans la vie et même régénérescent. Cela voudrait dire que mieux qu’immortel on pourrait rajeunir. Ce n’est pas tellement une envie que j’ai, seulement une pensée, une croyance. C’est vrai qu’avec le tabac et le café et le lithium, je ne prends pas le chemin de l’immortalité. En ce qui concerne le tabac, j’arrêterai à 37 ans, cela fait longtemps que je m’y suis décidé. Et voilà, j’écris du factuel, et j’en éprouve aucun intérêt. D’ailleurs même avec les plus d’un millier de pages que j’ai écrit ici, dont mon livre, je te mets à défi de connaître ma vie « apparente ». Où j’habite, mon Cv, ma famille, etc. Je dis ça parce que je veux bien admettre que je suis égocentrique, que mes écrits sont centrés sur moi, mais je n’écris pas non plus un banal journal intime sur mon quotidien, non c’est quand même un egocentrisme plus intéressant. D’ailleurs j’écrirai ça en sous titre de mon prochain bouquin : « un egocentrique plus intéressant que les autres ». Il y a plusieurs degré, c’est drôle.

Ah l’impression d’écrire pour écrire revient, c’est pas bon ça. C’est peut-être le moment d’arrêter. C’est marrant parce que le fait d’admettre ce petit point négatif à l’instant à ouvert la porte à un jugement intérieur beaucoup plus négatif dans le genre : » tout ce que tu as écrit aujourd’hui est de la merde ».  Et si je n’avais pas coupé court le shmilblik un autre jugement aurait suivi naturellement « ton blog n’a aucun intérêt ». Hé oui, ça va vite chez nous les hypersensibles!

Je commence à mieux connaître les paramètres du doute, du jugement et de la peur chez moi, et c’est très intéressant. Même si je crois que tant que je suis sous condition humaine, je ne pourrais maîtriser ces choses là, peut-être simplement mieux les traverser. Car je traverse, nous sommes tous en traversée. Vers où? je ne sais pas mais ce que je suis sûr, c’est que nous y allons! Demain est un autre jour. Ou plutôt demain est un nouveau jour. Oui m’enfin, ces phrases ont perdu de leur sens, on ne les écoute plus au premier degré. Où va t-on? Réussir à ce déconditionner au point à pouvoir croire que tout est possible, tout est changeable, que l’inimaginable se produise, c’est génial. C’est un peu terrifiant, mais tout autant jouissif. Le lâcher prise. Quelles certitudes a-t-on pour pouvoir être sans espoir? Lorsque je suis désespéré c’est parce que je crois trop bien savoir ce qui va se passer. Le désespoir est un péché d’orgueil?

Philosophie du soir bonsoir. Pas l’habitude d’écrire sur ce thème, et pourtant j’en aurai des choses à dire, ce sera pour plus tard, lorsque je serai plus sage et que j’aurai trouvé une Pensée, une vraie, construite comme tous les grands penseurs. Pour le moment je ne fais que cracher ce qui me vient à l’idée de peur que cela s’entremêle et m’embarrasse. Encore une stratégie de survie. Lorsque je saurais penser j’aurai moins besoin de m’exprimer. Et lorsque je le ferai, cela sera plus ordonné, plus propre, plus éditable, plus rémunérateur, plus viable. Bullshit!

Il est temps que je te remercie toi qui a suivi cette expérience, si tu n’avais pas compris, le début c’est ici : Une journée. Si tu avais compris, ne va pas tout relire, ce serait dommage!

Je ferai mieux la prochaine fois.

Patience et espoir

W


Une journée, 6e partie

Début de la journée

Je continue mon marathon d’écriture. Première fois que j’écris autant sur le blog en une journée. C’est important pour moi d’y parvenir, car je rêverai d’être capable un jour d’écrire un livre en une semaine. Un gros travail de concentration pour moi.

Je reviens d’une pause de cigarettes qui a duré 20 minutes car le vice président de l’asso a eu la bonne inspiration de m’appeler entre deux articles. Comment développer des rencontres entre habitués ou membre est la question qu’on se pose en ce moment. Bref! J’ai pas envie d’écrire là dessus, j’ai du mal à exprimer le factuel. Mon moteur est le ressenti. Quand je parlais tout à l’heure, de cette personnalité sérieuse qui a pris le dessus sur l’enfant intérieur, je pense que la responsabilité que j’ai adossé avec cette association fait barrage a cette légèreté que j’aimerai retrouver.

Faut dire que j’ai ce projet, ou plutôt obsession, pour l’association: créer la pépinière HS, un centre de ressourcement et de projets artistiques pour les hypersensibles. Un grand projet ambitieux, novateur, révolutionnaire, génial, etc. Pour y arriver, je ne peux me passer de la pression qui va avec, et cet état d’esprit sérieux, conscient, raisonnable, patient. J’aimerai pouvoir allier responsabilité et légèreté, mais non, ce n’est pas ce que je suis aujourd’hui et je dois l’accepter.

Accepter… Comme accepter cet égo dont je parlais à la fin du précédent article. Cet égo qui m’a fait croire que j’étais Dieu. J’ai un égo surdimensionné. Je ne pense pas avoir rencontré quelqu’un de plus mégalo que moi. Si peut être en hôpital psychiatrique, mais à la différence d’eux, j’ai la chance de pouvoir vivre dehors. Par exemple dernièrement on m’a proposé de mettre le regard de David Bowie comme logo de l’asso. Idée originale mais c’est mal me connaître. Je ne place aucun grand artiste ou génie au dessus de moi, quelque chose en moi est persuadé que je n’ai rien à envier aux grands personnages de l’Histoire et ce que j’apporterai au monde n’est pas comparable. Tu vois un peu l’égo. Je dis « quelque chose en moi » parce que cette sensation d’être le meilleur, au dessus de tous, roi de l’univers, n’est qu’une partie de ma personnalité qui cohabite mystérieusement avec une autre partie d’une grande humilité, très à l’écoute de l’autre, qui aime tout le monde. Pffff, pas facile de vivre avec mes paradoxes.

J’ai du mal à assumer mon égo car je ne veux pas qu’on me perçoive comme quelqu’un qui se croit supérieur. Du coup, je suis en train de l’exprimer ici, maintenant, et déjà des peurs d’être jugés et mal compris s’animent.

Supérieur en quoi? C’est une bonne question, car en effet il y a des aspects de la vie où je me sens moins doué que les autres. La relation à l’autre par exemple! Supérieur aux autres dans ma capacité d’aimer. A tous les autres? C’est une bonne question, non, seulement à la grande majorité des personnes que j’ai connu. C’est à dire qu’à l’échelle de l’humanité, c’est égal à approximativement personnes! Haha, c’est ça qu’est bon dans l’expression, je me rends compte en écrivant que cette sensation de supériorité est fumeuse. C’est terrible de se comparer. j’ai beau travailler dessus, ça ne s’efface pas, désolé je pense bien que c’est humain. Alors rien ne sert de se flageller, vaut mieux accueillir cette part d’humanité.

Continuons la dissection de mon ego… le téléphone sonne… c’est un ami qui propose de venir dans ma banlieue pour manger ce soir… arf! l’enfoiré! je peux difficilement refuser c’est tellement rare qu’une personne s’aventure au delà du périf pour me voir! Bref, cela fera une grosse pause avant un dernier article, alors, avant de me coucher. Ce qui fera 7 parties. J’aime le chiffre 7. … Bon mon égo…

Je refoule automatiquement les côtés de mon ego qui ne sont pas à la mode. Je suis imprégné de beaucoup d’enseignement sur le développement personnel, et je vois autour de moi beaucoup de choses, messages qui culpabilisent… heu où je vais là? Bref, je refoule automatiquement les côtés de mon égo qui je pense ne sauront pas acceptés. Si je t’avais dit en vrai de façon maladroite, parce que je suis maladroit dans ma relation à l’autre, que j’étais supérieur, je ne pense pas que tu aurais compris la nuance que j’ai écrite un peu plus en haut.

Je m’exprime beaucoup moins bien tout d’un coup, c’est pas un sujet où je suis à l’aise. Peut-être que le mot « ego » ne m’aide pas à comprendre. Dans la plupart des situations que j’ai traversé dans ma vie, je me suis senti plus éveillé, plus conscient que les personnes qui m’entouraient. Ce n’est pas la sensation le problème, c’est cette interprétation de supériorité qui est une souffrance. Car profondément dans mon cœur, je sais que je ne suis pas supérieur, qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les humains dans le cœur, mais les pensées de supériorité sont là. Tant que je n’ai pas trouvé une interprétation plus juste à cette sensation. Une sensation qui vient sûrement d’une blessure profonde, d’un complexe d’infériorité! C’est bien, je me fais une auto-analyse, pas cher!

Comme le mot bipolaire, je pense que je ne devrai plus écrire le mot égo. Il y a des mots comme ça qui trahissent ma pensée, des mots creux. Pas de chance pour :laviedunbipolaire. M’enfin je ne peux pas changer maintenant, j’ai pour projet futur de créer un nouveau blog avec un autre titre. Mon nom tout simplement par exemple. C’est terrible l’obligation qu’on s’inflige à être anonyme. On croit que c’est une protection, mais en réalité c’est une souffrance. Bref!

Sur mes parts sombres que j’ai du mal à assumer. J’ai un conflit quasi permanent entre la personne que je suis c’est à dire les ressentis et pensées présentes, et la personne que je voudrais être. Attention c’est du lourd, ce que je suis en train d’exprimer. Voilà, un de mes modes de dysfonctionnement pris sur le vif! A chaque fois que j’ai une pensée ou un acte qui fait preuve d’un minimum d’affirmation de soi, j’ai une pensée qui se déclenche automatiquement pour juger la précédente pensée insolente et rebelle. C’est exprimé. Je l’ai déjoué, enfin on verra… C’est un défaut majeur de fabrication de mon cerveau. Cet espèce de hyper contrôle, sur chaque petite liberté que prend mon esprit, impulsion qui doit provenir du cœur. Ça me fait penser au truc de fioul qui tombait tout le temps en panne dans un gîte. Le propriétaire m’avait expliqué qu’il fonctionnait mal car le système de sécurité se mettait sans cesse en marche. Voilà, c’est pareil, j’ai un système de sécurité qui contrôle mon esprit, qui le bride beaucoup trop. Mais il y a une raison à cela, et une plutôt bonne raison :

Mon esprit est parti à la dérive, hors de contrôle, prophète, Dieu, centre de l’Univers, je suis invisible, ils m’attendent tous, je suis sur écoute, et j’en passe. Bref, j’ai failli me tuer sans la sécurité. Logiquement par instinct de survie je me suis inconsciemment bridé pour ne pas revivre les expériences passées.

Voilà, pause forcée maintenant, je dois rejoindre la personne en question qui a perturbé mon marathon. Je l’écris car je sais qu’elle le lira. Tu fais chier, mais je t’aime. Ce que tu sais pas c’est que je vais exercer mon affirmation de soi avec toi ce soir. La suite et dernière partie avant de me coucher.

 Suite


Une journée, 5e partie

Le début de la journée

Merci

La balade est terminée. J’ai marché avec quelques doutes en tête. Dés que j’explore un peu plus loin ma sphère, c’est toujours avec le doute en accompagnant. La métaphore d’aller nager pour la première fois là où l’on a pas pied, est plutôt parlante. Et c’est toujours un peu avec fébrilité que je révèle un peu plus de mon être.

Je pense savoir pourquoi la peur est particulièrement présente en ce moment. Il est prévu que j’aille une semaine en vacances avec mon ami d’enfance chez ses parents en Haute Alpes. Vacances similaires à celles qu’on avait l’habitude de partager quand nous étions meilleurs amis gamins. C’est à dire il y a vingt ans. Ce futur retour dans le passé me nourrit d’appréhension. Je pense que la source de nombreux de mes mal-êtres réside dans mon enfance. Et cet ami incarne mon enfance. D’ailleurs je rêve souvent de lui. « Lui » dans mes rêves représentent simplement moi enfant, je pense. L’enfant en moi s’exprime dans mes rêves puisque j’ai bien du mal à lui laisser champ libre dans mes journées. J’étais beaucoup dans le jeu enfant, dans la légèreté, clown. Et qu’est ce que je suis devenu sérieux aujourd’hui. D’ailleurs mon amie la plus proche qui est passée me rendre visite quelques jours lors de mon exil à Groix, me l’a douloureusement fait comprendre. Car sur mon île, dans cette liberté que je me suis offert un mois, j’étais dans mon élément, et cette amie m’a vu jouer sur la plage, déconner, bref, elle a vu une partie de moi inexistante presque à Paris et m’a dit un jour dans la maison de pêcheur que j’avais loué : « Je ne savais pas que tu étais drôle » … Ça a été un coup… Innocemment, elle m’a rappelé combien je m’étais éloigné du gamin qui faisait rire toute la famille dans les repas, qui faisait rire la classe à l’école, l’enfant qui inventait des jeux dans n’importe quel situation.

Les dix dernières années, j’ai pu retrouver cette joie de vivre (parce qu’au final c’est de ça qu’il s’agit) lors de ma période dans l’animation avec les enfants : les colos, les classes découvertes. Et dans la relation amoureuse la plus importante que j’ai eu, avec une nana qui était aussi dans le jeu, dans l’aventure, la spontanéité. Mais tout cela se faisait grâce à l’alcool, et une hygiène de vie préjudiciable avec ma fragilité psychique. Cela m’a traîné d’hospitalisation en hospitalisation. Bref! le plan maintenant est de retrouvé cet enfant intérieur, cette joie de vivre sans les artifices alcool et drogue. Lâcher prise, laisser aller les états d’humeurs sans se préoccuper du regard des autres et du dérangement que ça peu causer. Et là j’en reviens à ce que j’écrivais ce matin sur l’affirmation de soi. La boucle est bouclée!

Voilà, tu es toujours là? Question bête. J’ai vu quelques réactions, merci! C’est plutôt plaisant le mystère du nombre de personnes qui lisent cela, quand j’y pense. Parce que tu t’es sans doute déjà demandé pourquoi je publiais mes écrits, que je ne les gardais pas privé, comme tant de gens le font avec leur journal intime. Bon, déjà, j’ai presqu’ autant d’écrits reposant dans les oubliettes de plusieurs carnets, que d’écrits publiés. Après, de façon général j’ai du mal à garder les choses intimes. J’ai un besoin insatiable de partager. Je suis peut-être un exhibitionniste de l’âme. Je suis comme ces personnes qui participent aux émissions de télé réalité, à la différence que ce sont mes ressentis et pensées écrites que je veux montrer. Mais c’est intéressant parce que lors de moments où je suis « up » hors de contrôle, il m’est arrivé à m’exhiber sexuellement sur skype ou texto. Je peux l’écrire sans trop de peur, car j’ai beaucoup travaillé sur ces pulsions sexuelles et lors de la dernière montée, j’ai su maîtriser la bête seule. « Gros pervers! » ah ça, c’était une partie de moi qui aime bien juger.

C’est donc par désir insatiable de partager ce que je vis, mes pensées, ce que je ressens, que ce blog est devenu un partenaire de vie. Et ton regard permet cette expression. Je n’écris pas pour toi, mais grâce à toi. C’est bien dit ça. C’est assez universel, on existe grâce à l’autre. Je suis au cœur de cette vérité universelle. Et puisque j’ai bien du mal à être moi en présence physique de l’autre. Je remercie le web, cet intermédiaire qui me sauve. En attendant que je puisse m’exprimer comme je le fais ici, en société : famille, amis, travail, partout! Le jour où je serai en phase avec ce que je ressens dans toutes les situations de ma vie, je n’aurai plus besoin W ni de toi. Bien sûr il va y avoir une évolution à demi mesure. J’ai trouvé ici mon espace d’expression privilégié.

Pour moi c’est cela vivre équilibré : pouvoir exprimer ce que l’on imprime. Et étant hypersensible, j’imprime, je reçois, j’éponge tellement que j’ai du trouver un outil pour exprimer et partager à volonté. Je te souhaite de trouver ton outil. Ce qui est avantageux avec l’écrit, c’est à portée de tous. Suffit d’écrire. On devient écrivain en écrivant, disait l’autre. Il n’y a rien apprendre de plus de ce que l’on a appris à l’école. Je suis un exemple qui montre bien que l’on peut écrire même avec une expression et une orthographe maladroite.

Il est 16 : 38, je cale. Parce que oui, il y a une attente de résultats, j’ai envie de prouver à mon monde que je suis capable de cette prestation, j’ai envie d’aller au bout de cette idée qui se faisait jouissante dans mon esprit depuis quelques jours. Tout ça pour dire que l’écriture du jour est particulièrement lié à mon égo surdimensionné, cet égo que j’ai du mal à assumer. Cet égo qui m’a fait croire que j’étais Dieu.

Aller petite pause de 5 minutes, clope et chocolat.

Suite

 


Une journée, 4e partie

1ere partie, 2e partie, 3e partie 

Expérience égocentrique, nombriliste. Comme la nature de ce blog en fait. Même si je ne connais pas bien les définitions de ces deux termes. Je pense être autant égoïste qu’altruiste ou quelque chose comme ça. Car dans ce récit centré sur moi, l’autre y trouve de l’aide, et beaucoup m’ont remercié. Sur presque 3 ans de blog et plus de 300 articles dont 1 livre (disponible ici, j’en profite) je n’ai eu que des commentaires d’encouragement et positifs pour 99% d’entre eux. Mais encore une fois, c’est parce que j’exprime la belle partie de moi-même, c’est à dire ici, je dévoile avec sincérité mes ressentis, et cela est difficilement critiquable. C’est pourquoi, il faut que je fasse l’effort d’exprimer plus, toujours avec sincérité, les parties de moi qui me semblent plus sombres. Je dis « semblent » car je sais très bien qu’à tes yeux, toi lecteur bienveillant, il n’y a pas de parties sombres. C’est que je te projette mon juge intérieur, et donc ai peur que tu me juges comme je me juge moi-même. Car je crois que les autres se comportent avec nous, en miroir avec comment on se considère nous-même intérieurement. Le monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur. Ou bien la vie est le champ d’expérience de ce qui vit déjà en moi. Comme si ce que je vis dans la matière n’est que le produit de mon usine interne, bref!

Il est venu le temps que mes défauts prennent forme et soit connu dans mon monde. Je suis arrivé au bout de mon fonctionnement « ne pas déplaire ». D’ailleurs, lors de la rencontre de samedi, après que les personnes citées avant soient parties, j’ai partagé mon mal aise à d’autres participants. Ces derniers m’ont tous dits que ça ne se voyait pas, que je paraissais à l’aise dans ma manière de gérer la rencontre. Merde alors, c’est grave! Je donne une fausse image de moi-même. Je ne peux pas accepter ça, non, je veux être en harmonie entre ce que je vis et ce que je montre. Je veux que lorsque je suis mal à l’aise ça se voit, et que mon mal aise soit compris. Et dans l’autre sens, je veux que lorsque je sois à l’aise ça se voit aussi! Il y a quelque chose d’enfantin là dedans. C’est peut être ça, réhabiliter l’enfant en moi, cesser de lui dire « chut, tu vas déranger! ».

Il y a du travail! Un long champ de bataille m’attend. Compliqué parce que déjà, j’ai de la révolte en moi, un puissant désir de justice qui peut facilement engendré un comportement agressif dans certaines situations, si je me laisse aller à exprimer ce que je ressent. Ça me rappelle l’été où à deux reprises je me suis laisser aller à exprimer mon côté autoritaire en compagnie de ma copine. J’avais été déstabilisé par sa réaction ; je lui avais fait peur, m’avait-elle dit. Du coup : Glourp! j’ai ravalé tout ça. Ben oui, je ne voudrais pas faire peur à la femme de ma vie. Erreur, bêtise! Mais vois comment c’est compliqué. Mes peurs font échos au peur des autres. Heureusement il y a des personnes, des amis avec qui on peut se lâcher. Je pense à un en particulier qui a du essuyé une grosse colère de ma part, qui encaisse plutôt bien mon côté autoritaire. Ça c’est un ami.

Dans mon activité, c’est à dire l’organisation et le développement de l’association des hypersensibles, j’ai bien du mal à affirmer ces parts plus étranges de ma personnalité de peur de perdre des personnes, de peur que ça desserve le projet. Je pense par exemple à une certaine psycho rigidité qui est en moi lorsqu’il s’agit d’organisation. Liée à une pression que je me mets. Enfin, je ne l’ai pas choisi, la pression est là surement proportionnelle aux ambitions de l’associations. En particulier, le projet Pépinière HS : création d’un centre de ressourcement à la campagne. Une sorte de lieu à l’instar de la maison des X-men, mais pour hypersensibles. Les X-men étaient hypersensibles d’ailleurs.

Je te parlais plus tôt dans la journée de la femme de ma vie. Je pense que ma prochaine rencontre avec se fera lorsque j’aurai affirmé un peu plus mes défauts. Je comprends très bien qu’elle attend de voir ma part plus sombre avant de se pointer. Elle doit se dire « Hmm, qu’est ce qu’il cache? ». C’est important de connaître les défauts des autres pour savoir si on est capable de les aimer. Et une personne qui les cache, c’est suspect. Je suis suspect. D’autant plus que puisque j’ai l’habitude de montrer ce qui me paraît beau de moi, et beaucoup moins mes défauts, je ne les connait pas! Il y a toute une partie de moi que je n’ai pas encore découvert. Oui, oui, je sais… on a jamais fini de se découvrir, mais là je sens vraiment qu’il y a quelque chose à exprimer.

Mon rapport à l’autre est très compliqué. Voilà pourquoi je vis majoritairement de mon temps isolé. J’ai un univers personnel, très large et complexe, qui m’occupe bien déjà, et j’ai besoin d’une solitude pour le vivre, le comprendre, l’exprimer. Seul, ma vie est déjà une équation à plusieurs inconnus alors lorsqu’il y a l’autre qui s’y ajoute… C’est compliqué! Un exemple très concret :

Quand je suis en présence de l’autre, je suis en présence d’une autre conscience, d’une autre énergie, d’autres ressentis, il est pour moi compliqué de trouver ma place dans cette relation. En présence de l’autre, je ne suis plus centré sur moi-même, je suis sur un carrefour quelque part entre nous deux. Un endroit souvent instable. J’ai beaucoup de pensées qui me viennent en tête quand je suis en présence avec l’autre. Des pensées présentes avant la rencontre, et des pensées résultantes de la relation, des réflexions, des réactions au comportement de l’autre. Bref! tout un tas de pensées qui défilent rapidement. Le soucis est qu’il n’est pas physiquement possible que je puisse toutes les exprimer par manque de temps. En réalité deux personnes ne vivent pas dans le même espace temps, et doivent faire inconsciemment un compromis pour être en relation. Hé bien moi, j’ai un espace temps très vif, et très chaotique aussi, il est très difficile d’avoir une relation harmonieuse. Alors avec toutes ces pensées, je dois faire le tri. « Est ce que je lui dis ça? … Non, on s’en fout… Mais si, il faut que lui dise, si je l’ai pensé… Comment il va le prendre… Est-ce qu’elle aime le silence… Qu’est ce que je peux lui dire… » Voilà, c’est comme s’il y avait une tour de contrôle du comportement à avoir avec la personne en relation. Et lorsque je suis particulièrement énergétique, je ne sais comment faire passer cette énergie dans mon comportement… bref! une prise de tête.

En tout cas, déjà je peux évoluer ici, et attraper la première pensée et l’exprimer sans contrôle puisque je n’ai pas de compromis à faire ; ici, c’est mon espace-temps.

Allez petite balade, comme toutes les après-midi, et je reviens continuer l’expérience de cette journée, qui est d’écrire en continue.

Suite


Une journée 3e partie

1ere partie, 2e partie

Je continue malgré la forme. Cette nuit mouvementée a fait place à une journée fatiguée. Mais le désir à vivre cette journée intense d’écriture l’emporte sur mon corps fatigué. Le café et la cigarette aide. En plus des repas et pause clope, il y a la balade quotidienne qui marquera aussi certainement une rupture dans l’expression aujourd’hui.

Besoin de me vider. Chaque expérience nouvelle, rencontre, discussion, action dans l’association a son lot d’émotions et de pensées nouvelles entrantes, que je dois pour respect de mon équilibre faire ressortir. N’étant pas un bon communicant de ma personne dans la vraie vie, ce blog est nécessaire pour rétablir l’équilibre. L’expression est meilleure et plus sincère car l’autre et tout ce qu’il transmet est absent. Cette absence, permet ma présence. C’est cela que je dois travailler : ma relation à l’autre.

J’ai bien du mal à être moi-même dans mes relations, surtout en groupe. Comme je le disais précédemment, automatiquement je vais mettre en valeur les parts de mon être que j’estime êtres belles en refoulant les parts qui me paraissent plus sombre, de peur qu’elles ne plaisent pas. Lorsqu’on aborde cette difficulté être soi pleinement, on en revient toujours au regard de l’autre. J’ai du mal à supporter l’idée de ne pas être aimé. Alors, automatiquement (je préfère ce terme à naturellement) je vais adapter mon comportement à la ou les personnes en ma présence pour ne pas déranger celles-ci, surtout pas les blesser, je vais leur montrer une part de moi qui correspond aux comportements qu’elles ont dans la situation. Ce n’est pas que je ment à moi-même, enfin pas tout à fait, puisque ce que j’exprime, ce que je montre est une partie de moi-même, mais ce n’est pas entièrement moi. Bref, exemple :

Durant la rencontre entre hypersensibles de samedi dernier, j’ai été confronté à une situation qui me demandait d’exprimer une part de moi autoritaire. Il y avait une participante qui monopolisait la parole. Une part de moi avait envie de la couper pour le bien du groupe, mais la peur de déranger, de blesser, l’a emporté, et je n’ai pas réussi à m’interposer, au lieu de ça, je me suis laissé envahir, sapé mon énergie. C’est très rare que j’ai à faire avec ce genre de personnes lors des rencontres, ce qui fait que je ne suis pas préparé. En plus de cela, il y avait aussi une autre personne qui était plus venue pour rencontrer l’âme sœur que pour échanger sur l’hypersensibilité. Je ressentais fortement le mal aise qu’il causait lorsqu’il s’asseyait à côté de chaque nanas tour à tour, mais encore une fois la même peur m’empêcha d’agir. Je précise que ces deux personnes n’avaient pas de comportements dangereux, qu’elles étaient gentilles, seulement elles ne se rendaient pas compte. Voilà, c’est là que je dois m’affirmer. C’est là que je dois m’interposer, affirmer mes contrariétés même si cela dérange ou blesse, pour le bien du groupe, mais surtout pour moi. Car en rentrant le soir, j’étais mal, je me sentais envahi, comme si on m’avait marché dessus. Je me sentais victime.

Si la vie m’a confronté à cette expérience de samedi dernier, c’est pour qu’un déclic se fasse, que je me dise : « Ca suffit, impose toi! ». Car je pense qu’on revit les mêmes expériences à répétition tant qu’on ne se décide pas à surpasser, prendre son courage à traverser la peur qui nous sépare d’un nouveau moi un peu plus libéré. Alors j’écoute du Kery James, et je commence ce nouveau combat, déjà dans mon arène solitaire, avant d’entrer sur le prochain ring avec des nouveaux adversaires que la vie aura finement choisi pour représenter cette partie de moi que je dois accueillir, combattre et libérer. Car accueillir est un combat contre sa peur de l’étranger.

Il ne s’agit pas de voir les personnes qui nous posent le problème comme des autres séparés de nous, mauvais et ennemis. Non, ces autres que l’on va juger facilement malgré nous, nous sont intimement liés. Ils sont là pour nous. Ils représentent notre émancipation. Et les aimer peut s’apparenter à les déranger, ou les blesser. C’est ce qui peut arriver quand on s’affirme. Il ne s’agit pas ici de violences physiques ou morales. Simplement dire « non » peut blesser. Simplement dire « Je ne veux pas » ou « peux tu laisser parler les autres » peut créer un mal  aise. Ce mal aise dont j’anticipe le ressenti, et que je veux éviter. La peur d’avoir peur…

Viens avec ça, les outils de communication non violente, afin de s’affirmer en limiter les dégâts chez l’autre. Ne pas dire « tu m’énerves parce que » mais « Je me suis senti mal quand tu as fait… ». C’est vraiment pas simple pour moi. Car dans un moment où je sens le besoin d’exprimer une contrariété, je ne suis pas dans un étant serein, je suis déstabilisé par un remous d’émotions engendré par le comportement de l’autre bref, je suis trop agité pour pouvoir m’exprimer clairement. Et c’est pour cela que je préfère ne pas m’imposer car je sais que dans l’état actuel ce sera de manière maladroite. Logique puisque je n’ai jamais eu l’habitude de le faire. Et du coup je sais très bien qu’il en résultera un conflit. Et aahhh, je ne supporte pas les conflits relationnels, je préfère vendre ma peau pour apaiser le plus vite la situation que d’affirmer ma propre justice. Alors je ravale.

Ces situations étant relativement rare, je n’ai jamais mis à l’ordre du jour, cette nécessité de m’affirmer, moi, mes parts sombres, m’exposer aux risques de ne pas être aimés. Mais aujourd’hui, les récents événement m’y obligent. Ça va chier! D’ailleurs je vais aller aux toilettes, et fumer. Je reprends dans quelques minutes dans un nouvel article.

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Une journée, 2e partie

Comment orchestrer cette suite d’articles sur mon blog?

Si tu arrives sur cet article, je suis dans l’expérience d’écrire en continu toute cette journée? Voilà la première partie ici, publié il y a 5 minutes avant ma pause cigarette.

Pause durant laquelle, beaucoup d’autres choses à exprimer me sont venues. Je parlais de mes peurs à l’instant. Je suis un sac de peurs en fait. Un sac sans fond? Peut-être car quand je me libère d’une peur, d’autres apparaissent. Cela fait partie de ma condition d’être humain : avoir peur. La peur, c’est ce qui me permet de m’élever. Traverser mes peurs, c’est ce qui permet mon ascension. Vers quoi? Dieu? Moi? l’amour? Qui oserait dire qu’il n’a pas de peurs? Plus j’élargis ma consciences, plus je m’ouvre, plus je suis sensible aux peurs des autres aussi. Je parlais d’inconscient collectif. Je pense que notre inconscient et relié à l’inconscient collectif, c’est à dire à un puits sans fond dans lequel chaque être vivants passés sur Terre sont reliés. Hmm, c’est un peu flou ça aussi. Tout ça pour dire, que la peur sera toujours présente durant le jour et la nuit, dans les rêves.

J’ai fait un cauchemar cette nuit encore. J’étais caché quelque part avec quelques proches et François Hollande. On était dans un abri nucléaire. Des bombes explosées partout sur Terre. L’apocalypse. J’ai déjà fait ce genre de rêves. Je me suis réveillé à 2h, avec une sensation terrible. J’avais peur que mon rêve était prémonitoire. Et je m’attendant à tout moment d’entendre des explosions en dehors de chez moi. Peur d’être attaqué. Tellement peur que je ne pouvais pas sortir dehors. J’ai même pensé à réveillé mes parents! Comme je le faisais quand j’était gamin. J’ai rallumé mon ordi, pour regarder un film afin de me divertir. J’en ai commencé un, et pas de bol, c’était l’histoire de gangsters, aux premiers échanges de tirs, je changeai et préféra me rendormir sur Pocahontas, des plus belles ondes.

la cloche sonne chez moi, c’est l’heure de déjeuner avec ma mère et mon frère. Pause de 30 minutes donc…

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Une journée

Me voilà assis à mon bureau, le clavier sous les doigts, la page vierge de wordpress à l’écran. Cela fait quelques jours que je rêve de l’expérience que j’entreprends ce matin : une journée à écrire ici, une journée qu’à écrire, avec comme seules pauses, les repas et les cigarettes. L’idée de cette ex…ah voilà que le téléphone sonne… un hypersensible de Perpignan qui me demande s’il y a des rencontres dans sa région ,qui me propose de faire un annuaire de thérapeute spécialiste de l’hypersensibilité et qui me parle de l’hypersensibili-phobie, ceux qui ont peur des hypersensibles. Tout cela est très intéressant, je le redirige vers le forum où il pourra exprimer tout ça. Hé oui, car je tiens le standard de l’association. Je serai sûrement dérangé dans mon marathon d’écriture, m’enfin ces perturbations seront sources d’inspiration.

Si j’ai l’envie de m’exprimer longuement, c’est parce que depuis deux semaines j’ai beaucoup de pensées, d’idées qui s’entremêlent… J’ai besoin de me vider! Comme une personne qui a jeûner sexuellement depuis longtemps et qui éprouve un grand manque. La comparaison sonnait mieux dans ma tête qu’à l’écrit. En ce qui concerne le sexe, je ne parle pas pour moi. C’est vrai qu’à l’arrivée du printemps, j’ai souffert d’une pulsion sexuelle aiguë. Une intensité très difficile à gérer. Je n’ai pas trouvé de partenaires, malgré un investissement coûteux sur une site de rencontres. Comme si la vie m’obligeait à accueillir seul cette énergie tumultueuse et à la gérer seul. Ce que j’ai réussi finalement à faire tant bien que mal, et cela sans m’enflammer dans des textos et conversations roses que je regrette durement les lendemains. Bref! J’ai traversé avec triomphe cette période agitée. Et ironie de la vie, c’est quand je n’en avais plus besoin que j’ai rencontré une nana ouverte à une expérience sexuelle libre sans engagement, je ne sais quels mots utiliser. Expérience tantrique. Je n’ai pas envie de parler de tantra dans cet article, mais en gros j’aborde la sexualité par cette philosophie là. C’est à dire, la sexualité dans le respect et l’écoute de soi, le lâcher prise, l’abandon et l’instant présent. On a partagé un bon moment, les énergies ont pu circuler. Et depuis je suis plutôt apaisé à ce niveau là.

Ce qui m’habite plus sérieusement depuis des mois, c’est la rencontre futur du prochain visage de la femme de ma vie. J’aime penser que derrière les visages des différentes nanas avec qui j’ai eu une relation, se cache toujours la même unique personne, la femme de ma vie qui évolue au fur et à mesure de ma propre évolution. Plus je grandis, j’apprends sur moi, plus je deviens qui je suis, plus je rencontre et tisse des relations avec une version d’elle la plus harmonieuse. Bon, c’est un peu confus tout ça. J’en profite pour te dire que je ne me relirai pas aujourd’hui, pour que cette expérience soit fluide et sans effort. Il y aura donc plus de fautes que d’habitude. Si tu ne peux pas supporter de lire des textes avec des fautes, j’entends cela souvent et je comprends, hé bah tu lis pas et puis c’est tout!

Revenons à elle, elle qui revient toujours avec un visage plus beau. A chaque nouvelle rencontre avec elle, j’expérimente un peu plus loin, un peu plus intensément l’Amour. J’attends donc impatiemment qu’elle revienne avec un nouveau visage, une nouvelle mise à jour, libérée d’autant de peurs que je me suis libéré depuis notre dernière relation. La rencontre s’annonce encore plus harmonieuse. Si le temps est long c’est qu’il y a une raison. Une préparation nécessaire. C’est qu’il faut du temps pour que l’univers se coordonne, calcule et manipule le hasard de notre prochaine rencontre. Et puis tout cela est vrai inversement : je suis le nouveau visage de l’homme de sa vie. J’espère le dernier. Peut-être qu’elle me lit, que tu me lis. Je sais à peu près l’apparence qu’elle aura. Elle ressemblera physiquement aux dernières incarnations, et plus particulièrement à celle de l’année dernière. Ce serait mentir de dire que je n’ai pas de critères physiques. Je suis aussi exigeant sur le physique que sur l’esprit. Toutes les relations avec toutes leurs séparations que j’ai vécu m’ont permis d’apprendre ce dont j’ai besoin. C’est étrange, j’ai passé ma première partie de vie à me laisser guider émotionnellement dans mes relations amoureuses. Aujourd’hui c’est plus une mathématique de compatibilité qui fait que je vais être attiré. Un mélange des deux plutôt : d’abord la beauté physique et celle de l’âme qui s’exprime dans les yeux et son visage (ce à quoi je m’arrêtais avant) et puis la réflexion raisonnable qui répond à la question : vais-je pouvoir construire avec elle? Hé oui, ma volonté de m’engager me pousse à un certain sérieux…

Tout ça pour dire que la dernière aurait pu être la bonne. Presque tout est là, ce ne sont que quelques peurs qui ont eu raison de notre relation. Parfois, comme hier soir, je me demande si ce n’était pas la bonne. Quand je repense à elle, je suis toujours subjugué par sa beauté, difficile d’être lucide. On s’est séparé l’automne dernier assez brutalement, je n’ai jamais eu l’occasion de la voir pour discuter de notre séparation. Bref, c’est la nostalgie qui me gagne parfois, je dois avancer!

C’est quoi mes critères physiques?  Oui, j’entends des voix moi aussi, ce sont des pensées rebelles… J’ai envie de les écrire pour pas que tu te fasses de film, que ça m’évite de gérer des lectrices hystériques. Je ne sais pas où je vais dans cette écriture. Allez confiance! C’est ça aussi! Oui, ce qu’il y a de nouveau en moi: je ressens le besoin de plus en plus de m’exprimer, m’affirmer plus sincèrement dans la vie. Affirmer mes défauts. Jusqu’ici j’exprime et affirme mes qualités, les belles parties de moi qui font plaisir à tous, et je cache, je refoule mes défauts ce qui est plus lié à l’égo, ou une certaine psycho rigidité. Comme si, j’avais quelque chose de maléfique en moi, et que si je commence à m’exprimer pleinement, mes parties sombres aussi, ce serait ouvrir la porte à des démons tapis dans mes pénombres. J’ai peur. Peur qu’il y ait un tyran en moi, un pervers narcissique, un fasciste, un dictateur, un pédophile, un criminel. Un fou? Non ça bizarrement je n’en ai pas peur, je l’ai déjà exprimé! Pour le reste ça paraît absurde et extrême, car je me connais assez pour savoir que je ne violerai jamais un enfant. J’ai travaillé dix ans avec eux et je n’en ai jamais eu envie, mais j’ai quand même cette peur qui est présente. Peut être parce que ma première expérience en colo était avec un directeur qui 2 ans après s’est fait condamné. Je sais pas. Tout cela est bien irrationnel. Je pense que mon hypersensibilité et mon ouverture spirituelle fait que je suis aux prises avec l’inconscience collective et ses peurs. C’est à dire que je perçois les états de conscience désincarné de personnages comme Hitler et tous les grands malfaiteurs mais aussi de François d’Assise, mon Saint Patron. Voilà un aperçu du bordel de ma haute sphère.

Ce qui est compliqué dans tout ça, c’est pouvoir exprimé ces peurs et être compris. Même à l’écrit, je suis pas certain que tu comprennes ce que j’ai essayé de dire, certainement parce que c’est flou pour moi aussi!

Allez pause clope, 5 minutes, je publie, et je continue sur un nouvel article, suite ici.

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