Ce que je crois savoir de la liberté

« Ô cœur ombragé de peurs,

Tu crois me protéger

Mais je ne veux pas de la douleur

Comme bouclier »

Il existe tant de sentiments qui nous séparent de l’autre est donc de soi. Je navigue à travers eux en pensant que chaque libération est la dernière mais en réalité l’union et la séparation conditionne notre vie, on ne peut s’en débarrasser. Par contre on peut l’accepter, et c’est la souplesse avec laquelle on traverse les moments d’unité et ceux de division qui conditionne notre degré de liberté.

Rester libre c’est rester transparent, rester vierge, rester neuf quand le nouveau vient. L’état de non pensée aide à cela, un mental aéré, poreux, élastique, pour accueillir chaque instant nouveau.

On ne peut être libre si on croit savoir, si l’on a quelques certitudes figées ou s’il nous reste des peurs…

A suivre (C’est l’apéro!)

Patience et espoir

W

La vie d’un bipolaire, le livre

 


Les insectes n’aiment pas l’amour

L’amour permet de dépasser ses peurs.

Bon, déjà l’amour fait émerger les peurs, et là c’est pas simple. Mais s’il y a entente et engagement dans le couple, si il y a équipe, alors une force insoupçonnée permet de dépasser les peurs qui ont émergées.

Voilà ce que j’ai appris. J’apprends beaucoup en ce moment sur l’amour. J’apprends déjà qu’il y a une partie de l’amour qui me dépasse totalement. C’est la partie divine, celle qui appartient à la femme, de part sa condition à être entre l’homme et le divin. Pour la simple et bonne raison que c’est elle qui porte la vie, c’est elle qui fait naître. Et cela je le sens. Je sens qu’il y a un truc. Qu’elle sait. Elle sait sur nous avant moi. Elle sait, sans le savoir peut être, et attend que je découvre. Que je dépasse mes peurs qui m’aveuglent sur son amour.

J’apprends que j’ai un travail d’ouverture à faire à son amour. J’accueille et savoure déjà son amour, mais j’ai compris que j’ai beaucoup plus grand à accueillir. C’est même un processus infini, je pense. L’amour d’une femme envers un homme peut le transcender, à lui de l’accepter, d’ouvrir les yeux, d’ouvrir son cœur.

En fait, j’ai l’impression qu’il est plus simple d’aimer que d’être aimé, car cela demande de se laisser voir, de se livrer. Et ça, ça fait fait peur.

« Hommes qui peuplent la Terre, livrez-vous à vos femmes! » haha, voilà mon enseignement.

Mais il y a un art à cela, on ne peut partager ses peurs n’importe quand et n’importe comment. Il faut d’abord aimer, de manière à ce que la femme puisse être en mesure d’embrasser les peurs de l’homme. Il faut que l’homme embrasse aussi les peurs de la femme. J’ai de la chance, j’aime, je l’aime, de toute évidence, aussi nouveau et étrange que cela puisse paraître.

J’apprends que cela n’est pas simple, surtout quand on est hypersensible. Il y a une espèce de punaise sur mon écran, et maintenant sur mon lit… Quel est cet étrange signe? Non, je n’ai que faire des signes mystiques, je suis bien dans  le concret là. Le jeune padawan explorateur de l’être apprend sur l’amour, en ce moment . Un apprentissage éternel, je suppose.

Un univers peut être créer seulement de l’amour entre un homme et une femme, je veux croire. J’ai tué la punaise, elle n’avait pas qu’à envahir mon territoire. C’est pas de tout repos l’amour. Ça nécessite une énergie, une priorité, afin de ne pas tomber dans la routine, afin de laisser une liberté à cet amour, voir ce qu’il peut engendrer. Pas seulement des enfants, mais tout un univers… Magique, s’il est perçu de l’extérieur. C’est tonton Walt qui me l’a soufflé. Maintenant c’est un papillon de nuit qui me fait sursauter. C’est ça d’écrire une nuit d’été les fenêtres ouvertes. D’ailleurs c’est un problème, comment on fait pour être éclairé dans une chambre où l’on est obligé d’ouvrir la fenêtre à cause de la chaleur sans se faire envahir par les… ah mais je me fais attaquer par un papillon de nuit, ça m’insupporte, j’arrête.

Patience et espoir

W

PS : Maintenant ça suffit, tu l’achètes mon foutu bouquin! Je viens de m’apercevoir qu’il est sur Amazon : la vie d’un bipolaire, le livre


Impression Dépression Diversion

Je voudrais écrire « dépression » simplement mais ce que je vis n’a rien d’une maladie ou alors ce serait la condition humaine qui est une maladie? Je ne suis pas d’humeur à jouer sur les mots mais les mots sont importants car les mots qu’on pense conditionne notre état. « La tristesse est la résistance à quelque chose de nouveau » écrit R.M Rilke. Ce n’est pas ce que je vis qui est noir mais c’est ma manière d’accueillir ce nouveau qui me pèse. C’est ma façon de percevoir la vie qui n’est pas adaptée à ces nouveaux jours.

Voilà comment on peut vivre difficilement l’amour de quelqu’un, et harmonieusement la perte d’un être cher. C’est une question de perception. Alors je pourrais remettre tout en question, douter là où avant je me réjouissais. Ce n’est pas la vie qui a des couleurs définis : ça c’est rouge, ça c’est bleu, ça c’est noir… Une chose peut être vécue d’une infinité de manières différentes. Tout dépend du regard que l’on a au moment où l’on vit cette chose, tout est relatif à notre perception, à notre humeur du moment, à notre énergie. Voilà pourquoi je fouille au fond de mon être, pour trouver la paix. En moi. Car tout dépend de moi. C’est là que ça se passe. C’est de là que j’apprécie ou non l’extérieur. C’est de là que je crée.

Alors chercher la paix ou la créer. Existe-t-elle en moi ou dois-je l’inventer? Comme j’ai inventé mon monde ici. Créer la paix. Ou alors la recréer, ça fais déjà moins prétentieux. J’y avais jamais pensé, comme tout le reste d’ailleurs, je voulais parler de mon état en  » dépression  » au départ, mais je me laisse aller au jeu du clavier libre, et je me fous, désolé, de si tu vas comprendre ou pas. Je viens ici m’exprimer et non communiquer.

Comment on fait pour créer la paix? On se fout la paix? Pas loin, je dirai qu’on est en paix lorsqu’on parvient à vivre hors de soi. Hors de moi. Quoi qu’il m’arrive, rien ne s’accroche, tout glisse, me transperce. De l’air à la place de l’ego, et la vie qui continue est vent, et moi comme l’arbuste, j’accueille sans bouger.

Tout ça pour dire que pour se relever vite d’une dépression, il ne faut pas mettre des mots, il ne faut pas penser. Accueillir ce repos forcé sans le juger. Car le mental est en retard, le système d’exploitation est dépassé, il ne peut pas interpréter justement le présent. Le corps a besoin de ce repos pour se mettre à jour. Il n’y a rien à penser. Le mental doit être hors-je, le temps que l’énergie revienne. Diversion

C’est de cet état que j’écris. Car, étant dans le vif du sujet, je veux prouver de mon expérience que l’espoir est possible là où les pensées malades veulent nous dire l’inverse, que tout est noir, etc. Mais voilà le problème au fond, c’est qu’automatiquement on s’identifie à nos pensées, alors si nos pensées sont malades on dit qu’on est malade. Hé non non non! On peut choisir nos pensées, on peut même créer nos pensées, créer des pensées paisibles, c’est peut être un bon début pour se créer la paix.

Patience et Espoir

W


Jalousie

Cela fait longtemps que ce virus officie profondément. Et voilà qu’il émerge une nouvelle fois à la surface de ma conscience. La douleur est dans le cœur, c’est physique. Des pensées, porteuses de souffrance, naissent de la douleur et la nourrissent.

Accueillir la douleur, laisser passer les pensées malades. Souffrir cette peine, apprendre de cette douleur. Apprendre encore et encore, sans trêve. Comme si je me préparais à un événement où seuls les cœurs légers, soignés de toute leurs blessures, pouvaient participer. Alors j’enchaîne bataille sur bataille, les plus profondes blessures s’éveillent l’une après l’autre. La vie me confronte à des expériences challenge  où l’enjeu est de se libérer de la blessure qui est à l’origine de l’expérience.

Vivre à l’extérieur le problème intérieur pour le déjouer dans la matière. Le Jeu est très bien fait. « Aller à la source », « se connaître soi-même », ce sont ce genre de volontés qui nous propulsent dans le cœur de nos vies, à régler nos passés de toutes les peurs accrochées, guérir, guérir, et recommencer. Tout ça pour avancer sur le chemin de notre liberté.

Bref, et la jalousie dans tout ça? Une invitation à se débarrasser de croyances douloureuses : « Je suis le centre du monde donc le centre de son monde » « la fusion est mon seul mode de relation ». Voilà des croyances plutôt obtuses (ça se dit?) mais profondément ancrées dans mon unicité. Est-ce possible de m’en libérer, est-ce que je le veux? Ou faut-il concilier ces croyances avec la réalité, apaiser le conflit. J’ai pas trop de réponse, là.

Alors, je fais le vide dans ma tête, et observe cette douleur située sensiblement au cœur.

Patience et Espoir

Au fait, j’ai sorti un bouquin de ce blog, si jamais ça t’intéresse : La vie d’un bipolaire, le livre, 50 % des droits d’auteur sont reversés à l’Association des HyperSensibles, voilà voilà.

W

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Rien à faire.

Quand la météo est en phase avec l’esprit : gris, pluie, dépression.

Je veux écrire, ça fait longtemps, mais rien ne sort. Un hollywood chewing gum peut-être?

Il n’y a rien à faire. Juste à vivre le repos sans le juger. Rien à faire, rien à dire, rien à penser, juste à être.

Patience et Espoir.

W


Un article pour du beurre

Suite au dernier, cet article est attendu par d’autres. Je n’ai pas l’habitude. J’ai écrit plus de 300 articles, ils sont destinés à personne, c’est un acte de d’expression qui me permet de canaliser la pression quelle qu’elle soit sa couleur.

Dans Power!  exceptionnellement je communique mon Amour pour une autre (j’utilise ce même mot pour toutes les personnes que je cite sur ce blog anonyme). Le moment où j’ai écrit cette déclaration, je ressentais une énorme force d’amour. Vu que j’écris ce que je ressens sur l’instant, voilà ce que cela a donné. Et là, je me justifie, j’aime pas ça. Mais c’est ça qui me vient, alors j’ai pas le choix.

Je suis désolé mais ici je n’écris jamais pour toi. J’écris pour moi. Et quelque fois tu te retrouves dans quelques morceaux de ce « moi » libéré, disséqué. Je ne me soucie pas de l’écho que peuvent faire mes textes. Je continue ma thérapie personnelle P.S.R (partage sincère de ressenti) ultime moyen pour se libérer et s’éveiller : partager Soi avec l’autre.

Vu les circonstances, je t’avoue que je ne suis pas tout à fait libre dans l’écriture de cet article, je pense et je sens déjà le regard de quelques autres et je pense à leurs réactions. Mais ça va, ce n’est qu’un doux frein peut contraignant. Ma puissante envie continuelle de liberté d’expression sincère terrasse ces petites voix qui jugent dans ma tête ce que j’écris.

Bref!

Après la toute puissance, c’est le temps du repos. Le temps de travailler la patience physiquement à travers des impatiences aux jambes, insupportables! Et puis il y a le couple, des nouvelles épreuves, des nouveaux défis, des nouvelles peurs mais de la magie à venir…

Patience et Espoir

PS : Ça suffit ! Il est temps que t’achètes mon bouquin maintenant : La vie d’un bipolaire, le livre.

W


POWER!

Waaaaaa!

Quelle énergie, quel élan vital, je suis au somment de ma montagne en plein déséquilibre, sur un fil qui me relie à cette douce colline ; la femme de ma vie.

Je l’ai trouvé, c’est fini, je suis soulagé. Mon yang peut se déployer, ma puissance de vie s’expulser dans le monde. Haha! il faut canaliser cette force surhumaine. Je suis bien entouré, j’écris, je parle, j’aime, et les gens qui m’aiment et me comprennent m’apaisent. Surtout elle, la femme de ma vie : flamme, mère de mes filles.

Dans son amour je trouve la paix, nulle exaltation, non je ne l’aime pas à la folie, je ne l’aime pas passionnément, je ne l’aime pas beaucoup, je l’aime sereinement, paisiblement et durablement.

C’est grâce à ce blog que je l’ai rencontré, c’est donc ici que je lui formule : « Veux-tu m’épouser? »

Mes chères lectrices, désolé la place est prise! Mes chers lecteurs en générale, il est possible que le vif qui forme ces phrases va faire écho à certaines de vos souffrances. Car c’est la même énergie que celle en manie. Seulement mon esprit est assez solide pour la faire circuler. Aujourd’hui je la maîtrise mieux, j’use de toutes mes armes et évidemment celles chimiques. Ces jours ci, le Tercian est mon ami!

C’est le plus bel été de ma vie, c’est le plus beau jour de ma vie. Et demain ce sera meilleur encore. Le cercle vertueux est en place. Je n’ai plus besoin de chercher la bonne fréquence d’onde du « bonheur », j’ai juste à faire attention à rester sur la vague, à être attentif à cet instant présent, cet instant merveilleux, celui où j’écris qui je suis.

Je dois aller à la pharmacie.

Toi qui me lis : je t’aime

Patience et Espoir,

W