Handicapé social

Annonce : Ma première conférence à l’intention des proches des diagnostiqués de dimanche ce dimanche 2 Décembre à 14h30 au GEM « Étoile Polaire » (Local ARGOS 2001) PAris. Plus d’infos sur l’article : Ma première conférence

Communication. En groupe. Avec les femmes. Avec les codes sociaux, c’est faisable. Ainsi j’ai communiqué, je me suis intégré, j’ai séduit, mais ainsi je n’étais pas moi. Suivre les conventions pour se présenter aux autres, se mettre en lien, obtenir ce que je veux, ça a marché un temps mais à quel prix. L’enfer du passé m’oblige à évoluer avec mes propres  moyens de communications, d’intégration. Affronter la peur de communiquer différemment, de paraître atypique, de blesser par des formules maladroites. C’est l’enjeu. Redevenu seul affectivement, sexuellement, naturellement une force me pousse vers les autres. J’étais bien tranquille sans cette force. Les difficultés passées du couple semblent rassurant comparé a cette épreuve sociale.

Double jeu. Je ne supporte plus d’être en relation avec une personne s’il y a des non-dits des attentes secrètes. Tout ressenti doit être exprimé pour ma part. Assumer alors d’être rejeté, jugé pour ma différence, je le dois.

Sapristi. Etre vrai. Quel est le mal à ça? De quoi j’ai peur? Ce n’est qu’une question d’habitude peut-être. Trouver les bons mots à l’oral, tout se joue là.

Bref. Patience et Espoir.

Ps: ce texte n’est plus d’actualité. Toutes mes parutions sont programmées. Je l’ai écrit hier, cet été ou l’année dernière, ou même demain si tu es assez fou pour croire en mes pouvoirs.

W

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Conférence « Bipolaire y’a de l’espoir! » ce dimanche à Paris

Ce dimanche 2 Décembre à 14h30 à Paris.

Loin d’exprimer un avis médical sur le trouble bipolaire, je serai là pour vous parler de mes 10 ans d’ expérience de de « diagnostiqué » mais aussi celle d’accompagnant de personnes souffrantes de ce trouble psychique. Notamment des épisodes dits de « crise maniaque »qui ont ponctué une partie de ma vie et de celles de quelques amis.

Les familles et proches sont les bienvenus, c’est important pour moi de tenter de les aider à comprendre ce qui se trame dans la tête de leurs êtres chers et de donner quelques conseils dans la relation à avoir avec eux lors des périodes difficiles. Tout cela, je le répète, aux vues des mon expérience personnelle et des nombreuse rencontres entre bipolaires que j’ai organisé depuis 2014.

Aussi, j’aborderai le lien entre la bipolarité et l’hypersensibilité. Et quelques mots sur l’association des hypersensibles que j’ai créé en 2016 : www.association-hypersensibles.fr

Enfin, je serai heureux de présenter mon livre pour ceux qui le veulent : La vie d’un bipolaire, le livre

Merci de signaler votre venu avec un petit mail sur bipohypermaniac@gmail.com

Rendez vous donc ce dimanche 2 Décembre à 14h30 au GEM « Étoile Polaire » (Local ARGOS 2001),

119 rue des Pyrénées, rez de chaussée légèrement en retrait et en contre-bas de la rue des Pyrénées,

métro Pyrénées sur la ligne 9, 2 stations après Nation.

 

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Se vendre. Mon défi du moment. La Pépinière HS

Se vendre. Je n’aime pas ça. Parce que j’ai peur de ne pas être acheté. Sans l’approbation des autres, je suis sur le fil de ma fragilité, en suspends et seul. Mais lù je le dois. Il en va de mon projet de vie désiré depuis plusieurs années. Projet qui a commencé sous tes yeux de fidèles lecteurs. Ce blog étant à l’origine de l’association. Un projet tout aussi personnel qu’altruiste. Pour mon bonheur qui vient que s’il est partagé.

Je te parle de cet hôpital 2.0 que je t’avais annoncé dans un vieil article. Un centre de ressourcement où à la place des blouses blanches et des médicaments il y aura un environnement naturel, des personnes bienveillantes, des activités de créations artistiques, de bien être. A l’époque je disais que ce serait pour les bipolaires, depuis j’ai créée avec des amis bipo l’association des hypersensibles pour rassembler des personnes au delà des diagnostiques avec comme point commun cette grande sensibilité à l’origine de ce grand sentiment d’être différent et l’isolement qui va souvent avec.

Le concept est rôdé, j’ai déjà organisé plusieurs séjours qui ont permis de trouver un cadre de vie collective adapté aux hypersensibles et à cet objectif de ressourcement et de créations. Aujourd’hui je veux créer ce centre à Belle-Ile-en-mer en Bretagne. Quoi de plus déconnectant qu’une île bretonne. Je vis sur l’île depuis Janvier. En ce moment même dans un petit chalet, en attendant de trouver une maison où j »accueillerai des séjours tous les mois et dans laquelle je vivrai. Maison qui s’appellera la Pépinière HS. Pépinière car c’est un lieu nouveau, unique ou des choses nouvelles jailliront. Création artistiques et tout projets désirés par les participants.

La dernière étape de la réalisation du projet : financer ce lieu. Plus précisément, récolter 7000 euros minimum pour assurer un an de loyer. Je n’ai pas les compétences, la motivation, la patience de démarcher des institutions ou entreprises pour décrocher des financements. Je fais donc appel aux financements participatifs. Dépendant donc du bon vouloir et de la générosité des autres.

Je suis dans une position de vendeur. Vendeur d’un projet. Un projet si personnel que je, à mal, ressens la situation comme si je me vendais moi-même. Ça fait deux semaines que mon humeur varie selon la progression ou la non progression des dons. Avec chaque jours son lot de doutes. Ce sont les doutes et la peur de ne pas réussir qui sont à l’origine de cet article. Comme à mon habitude je partage cette part d’humanité aussi.

C’est une manière originale, non prévue -la vérité du ressenti présent- ,  de te présenter la page Ulule où se passe le financement participatif avec des vidéos pour illustrer tout le truc et d’appeler ta générosité aussi symbolique soit-elle ou ton soutien en partageant la nouvelle autour de toi.

C’est ici : https://fr.ulule.com/pepinierehs/

La vidéo de présentation :

« Agir comme s’il était impossible d’échouer ».

W. Churchill

 

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Plus forte, plus fort

Retour à la solitude. Je ne parle pas de séparation ni de rupture, je parle d’évolution dans un état inconnu. Sans repère, terrain vierge. Je n’ai pas d’expérience dans le domaine et je ne crois pas en celles des autres, que reste-t-il à part la surprise de l’instant suivant?

Cet amour ne s’éteint pas, il prend une nouvelle forme. Là où il pourrait avoir haine et division, il y a tristesse et admiration. Je veux rendre hommage à sa sage douceur. Sous ces mots mon cœur s’incline. Un écho de ses sanglots.

Il y aura bien quelques regards pervers qui devanceront tes yeux ici mais c’est le jeu et notre aventure n’est pas finie. Je tape et publie, car les écrits restent et « je serai toujours là » est plus qu’une parole, une promesse.

Je ne sais pas par quel mystère, mais jaloux je resterai et d’un banal animal je te protégerai.

Ma solitude est libérée, d’autres maux m’attendent. Je suis libre et seul, au rocher je m’accroche.

Patience, espoir

W

 


J’ai un job pour toi

Toi, qui aime ce blog, les articles et les commentaires qui s’en suivent. Tu es plus rare aujourd’hui… Bref, trêve d’introductions lourdes, j’ai pour idée comme prochain livre de publier une compilation des nombreux témoignages qu’a suscité l’article « Vivre avec un bipolaire ». Tous ces différents regards de proches et de personnes diagnostiquées sur le trouble bipolaire sont d’une richesse qui mérite d’être mis en valeur.

Pour ce projet j’ai besoin d’aide. Car ce n’est pas un travail d’écriture (puisque la matière principale est déjà là) mais plutôt un travail de synthèse, correction, mis en forme et autres tâches avec lesquelles je ne suis pas le plus à l’aise.

Tu peux donc m’envoyer ton CV. Plus tu as d’hospitalisations, de dépressions à ton actif plus tu as de la chance d’être sélectionnée. « ée » tu remarqueras. Je plaisante. Il faut juste que tu aimes ce genre de travail et surtout que tu aies du temps en ce moment et que tu sois réactif pour que le projet se fasse assez vite, avant la fin de l’hiver.

Enfin bref, j’en ai assez dit pour un premier contact sur : bipohypermaniac@gmail.com

Tu pourras ensuite écrire toi même un bouquin « travailler avec un bipolaire »…

Bon… J’aime pas le ton que je donne dans cet article. Ça doit être l’humeur du soir… Bref, rejoins l’aventure!

W

« Quand vient le soir, les ombres du jour apparaissent dans le miroir »

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Diagnostique : la « mal-a-dit »

Tout d’abord je te renouvelle l’annonce de mon projet de parler de mon expérience de la bipolarité lors d’une petite conférence que je voudrais tenir à Paris le weekend du 3, 4 Décembre 2018. Je cherche une petite salle qui pourrait accueillir un petit groupe de personnes ayant ce même diagnostique mais aussi des proches qui seraient intéressés d’entendre ma vision sur ce trouble psychique. Ma version sur les causes, les déclencheurs et les moyens pour transformer la souffrance à travers mon vécu. Exprimer de l’espoir là où l’on parle surtout de maladie. Et pourquoi pas relancer des rencontres entre bipolaires à Paris. Et présenter mon bouquin : la vie d’un bipolaire (dispo ici)

Parce que finalement, ce qui rend malade, ce qui rend fou, ce qui fait perdurer la souffrance, n’est-ce pas la solitude? Le sentiment d’être seul avec ce que l’on ressent, ce que l’on pense, la manière de percevoir le monde…

Dans la famille des hypersensibles, les diagnostiqués bipolaires sont particulièrement créatifs, ou en tout cas ont particulièrement un gros potentiel créatif qui de part son intensité, sa brutalité, est très difficile à exprimer, canaliser, ancre et transformer en réalisations. Je dois multiplier les expressions artistiques pour garder un équilibre entre ce que j’imprime et ce que j’exprime. Entre ce que je reçois et ce que je donne. Entre ce que je ressens, comprends et ce que je partage. L’écriture, le théâtre et plus récemment la musique, avec actuellement l’apprentissage de la guitare. Tout un arsenal artistique, une discipline, sans oublier le sport, l’alimentation, le sommeil. Le diagnostique tombé, nous invite à développer un art de vivre très exigeant si l’ont veut vivre positivement de notre spécificité. Du pouvoir qui se cache sous le trouble. Etre maître de notre magie. Comme les X-mens. Cette fiction est une métaphore inspirante de notre réalité.

Le diagnostique bipolaire tombe. Un soulagement sur une souffrance. « Je ne suis pas fou, je suis malade ». Je comprends que ça rassure beaucoup d’entre nous. Mais ce n’est pas tout à fait juste. OK pour le terme de « maladie ». Mais dans ce cas, je le comprends dans son sens littéral: « le mal a dit ». Quelque chose cloche en nous, quelque chose ne va pas, une partie de soi est en souffrance. Notre corps l’exprime et dit ce mal à travers une crise, une dépression. La « mal à dit » apparaît. D’accord, le diagnostique est là pour donner une reconnaissance à ce mal qui s’exprime. Donner des médicaments pour soulager ce mal est nécessaire. Mais le risque et le malheur est de se limiter a cette réponse. Car ce que notre « mal-dit » mérite une écoute et une remise en question plus profonde de notre vie. Grossièrement, la bipolarité est un message direct de notre corps ou de notre âme (Que sais-je?) pour nous dire que l’on est dans la mauvaise direction. Que l’on s’est tant écarté de notre chemin, de ce qui est bon pour nous, de notre destin (pour les croyants) qu’il était normal que l’on se prenne un mur, que l’on souffre pour se remettre en question. C’est une alarme qui nous invite sérieusement à vivre autrement, changer notre quotidien, notre environnement, activités, certaines relations.

Si on ne change pas quelque chose après une crise (en plus du traitement hein) la rechute est d’autant plus annoncée. Mais changer n’est pas chose facile ; le sentiment d’être perdu avec son lot de doutes et de peurs font partie du jeu.

Bref, le diagnostique est une invitation à un combat. Non pas un combat pour survivre et perdurer sur Terre tant bien que mal jusque notre mort, mais un combat pour vivre, faire exister ce que nous sommes, permettre l’être troublé en nous de s’épanouir et de se réaliser. Le diagnostique est une chance de prendre le bon chemin pour soi. Lorsque le « mal à dit » est pris en compte, écouté, il n’a plus rien à dire, il n’y a plus de maladie.

La « maladie » demande de « bienécouter ».

Avec Patience et Espoir,

W

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Ma conférence « Bipolaires, ya de l’espoir! »

Allez je me lance!

Je fête mes 10 ans de mon diagnostique « vous êtes atteint d’un trouble bipolaire ».

10 ans de vie riche en sensations, souffrances, folies, magies, dépressions, vides, explosions, délires, abysses…

7 hospitalisations en psychiatrie, dont la palme de l’internement : l’IPP de Paris. 8 crises maniaques. Les menottes, les attaches, l’isolement…

Et malgré tout ça… ou plutôt : il a fallu tout ça pour être qui je suis aujourd’hui.

J’ai vécu des phases de maladies intenses, mais aujourd’hui je ne me sens pas malade. Cela fait 3 ans que je n’ai plus été hospitalisé.

Pourquoi suis-je mieux aujourd’hui? Pourquoi suis-je plus heureux même qu’avant mon diagnostique, lorsque je n’étais pas considéré comme malade?

J’aimerai raconter mon expérience, aider des personnes récemment diagnostiquées et surtout les proches à comprendre ce qui se cache derrière ce mot « bipolaire ».

Tout cela à partir de mon expérience de patient mais aussi de proche de patients, car j’ai accompagné pas mal de personnes en crises, depuis que j’ai créé ce blog et les rencontres entre bipolaires et tout le petit univers relationnel qui s’en ai suivi. Et petit plus ma compagne a aussi été diagnostiquée. Bref je suis au cœur de l’action!

Bien sûr ma parole, n’a aucune garantie médicale. Ce n’est qu’un point de vue humain et spirituel.

Objectif principal : partager aux personnes présentes à ma conférence, l’espoir qui m’habite car il y a de l’espoir, malgré tout, il y a de l’espoir!

Voilà, je ne sais pas si le mot conférence est le plus adapté, en tout cas ce sera pour le 1er weekend de Décembre dans une salle à Paris.

Et ce sera l’occasion de présenter mon bouquin aussi! Qui est en vente ici : la vie d’un bipolaire, le livre.

Dites moi si vous êtes partants dés maintenant, ça m’encouragera : bipohypermaniac@gmail.com

Je vous transmettrai un rendez vous plus détaillé et formel lorsque j’aurai la salle.

Haha, ça va être chouette!!!

Patience et espoir

Car ce n’est pas parce qu’on ne sent pas d’espoir qu’il n’y a pas d’espoir. Oui, oui…

W

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