Mon rdv avec vous une fois par mois en ligne, c'est dimanche!

C’est une nouvelle émission que je propose. Unique elle donne l’expression à nous bipolaires ou proches. Diffusons notre différence, notre sensibilité, notre génie, notre folie sur les ondes !!!

Alors pour écouter, suffit de cliquer ici : https://www.radioking.com/play/la-radio-hs-l-ile-de-will

Et pour venir discuter avec mes acolytes et moi-mêmes, il faut venir par là : https://discord.gg/msJ4wSg Vous pouvez venir dés à présent pour vous familiariser avec l’endroit et vous exprimez sur le tchat.

On utilise le logiciel « discord » pour parler, il vous faudra un micro ou un kit main libre si vous utilisez le téléphone (dans ce cas il vous faudra télécharger l’appli discord).

Voila!

Ces dernières année j’ai utilisé l’écriture pour m’exprimer, depuis peu un changement s’effectue, je m’oriente vers l’oral! D’où ce projet de webradio mais aussi quelques vidéos.
C’est une nouvelle ère qui commence pour moi.

M’enfin! Je souhaiterai vraiment vous retrouver entre bipolaires sur cette nouvelle émission tous les 22 du mois à 22h22!


HS pour HyperSensible, HorsSystème, HorsService…

« C’est quoi ton CV?
_ BAC HS spé Bipo.
_ Ah… Tu as trouvé ta voie avec ça?
_ Pas tellement, non. Ça embauche pas trop dans le secteur de la sensibilité.
_ Je comprends.
_ Ah oui? T’as un BAC HS aussi?
_ Non un BAC US. Ultra Sensible.
_ Ah oui respect. »

Pas simple de vivre en marge… Perturbé par des sentiments contraires.

Solitude, exclusion, chômage, pauvreté mais libre, différent et ouvert.

Ce sont des bribes de pensées qui font partie de ma réflexion sur ma place dans le système. Parce que même si je suis en marge, quoi que j’y fasse je suis dans le système. Je me nourris d’aliments commercialisés, j’ai quelques liens avec des personnes qui travaillent, j’ai créé une asso de loi 1901… Je fais partie de ce système. Au même titre que je fais partie du système solaire étant un terrien. J’ai pas connaissance d’avoir choisi d’intégrer ces systèmes, m’enfin maintenant que j’y suis faut bien que je m’y fasse!

De quoi on parle lorsqu’on dit « système » ?

J’ai une aversion envers les morceaux de systèmes que j’ai traversé durant mon expérience. Je n’ai pas d’avis sur toutes les parcelles du système. Je n’irai pas dans les détails mais de mon expérience : l’éducation nationale, l’école de commerce et le monde du travail (celui que j’ai connu) m’ont fait si mal que je n’ai pas de problème à rejeter tout le système en bloc. Ceci dit, je n’ai pas dit grand chose.

J’aimerai penser qu’il y ait des micro-systèmes partout entre nous qui nous relient. Que ce sont tous ces micro-systèmes qui font le Système, et que si tous ces micro-systèmes évoluent alors le Système changera. Mais j’ai du mal à y croire. J’ai l’impression de me heurter avec une matrice peu souple. Ou est-ce moi qui ne suit pas souple? Voilà le genre de questions que je me pose.

Je me creuse la tête parce que je ne suis pas heureux à être en marge, frustré et me sentant si différent. Moi je voudrais vivre avec Vous! Je voudrais me faire porter par ce système aussi, mais être bien dedans s’il vous plait. Pas malade comme à chaque fois. Est-possible? Comment faire? Me changer? Quoi changer?

Mon intuition (un mot plus à la mode, tu meurs! (une expression plus banale, tu meurs! (un écrivain plus lourd, tu mours! ( oui je travaille sur un prochain bouquin)))) Bref ! Mon intuition… je ne sais plus ce que je voulais dire!

« Ah oui BAC HS spé Bipo, ça se voit, t’as l’air bien perturbé comme mec.
_ Merci, c’est ce qu’on appelle la pensée en arborescence.
_ Ah oui?
_ Oui, mais c’est parce que t’as un BAC US, c’est normal, tu peux pas comprendre les trucs d’HyperSensibles ».

Mon intuition me dit que tout est une question d’état d’esprit. Je crois bien sentir les peurs et certaines croyances qui conditionnent mon rapport au monde. Si seulement je pouvais pacifier mon petit monde… Avec le temps qui sait!

Patience et Espoir

W

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Je ne sais pas quoi faire, à part me plaindre sur mon sort

Faut-il attendre que cela passe ou agir? Lâcher prise ou prendre le contrôle…

« Y’a deux écoles…
_ Tu dirais quoi, toi?
_ Ça dépend de ta personnalité, de la situation…
_ Ok, merci pour ton aide.
_ La réponse est en toi, fais comme tu sens…
_ Ça ne m’aide toujours pas, n’en rajoute pas.
_ Ecoute ton cœur, mon gars.
_ Oh putain ferme là ».

J’ai parlé à une amie de mon triste état, elle a essayé de m’aider et ça m’a énervé. La vérité est difficile à entendre dans ces moments-là. Elle me met en colère. En colère de tomber de mon piedéstal, de voir mes failles, ma faiblesse, ma petitesse. C’est le risque quand on se prend pour Dieu ou à minima le roi.

« Quand tu te prends pas pour de la merde et que tu te rends compte que t’es une merde, ça fait mal.
_ Hmm, l’image est appétissante.
_ Pardon, je ne suis pas poète comme toi. »

Bref, il paraît que si tu ne fais rien, rien ne se passe. Tu peux toujours attendre et te plaindre sur ton sort. Quelque part, tu es heureux de ta situation. »Je serais heureux d’être mal »? Arf, c’est dur à entendre.

« Vas courir, nager…
_ J’aimerai bien mais…
_ Mais quoi? Arrêtes de te trouver des excuses et vas-y, c’est tout!
_ Oh putain, ferme là, tu vas me faire péter les plombs. »
Tout est là.

Les solutions sont là mais je n’ai pas assez de volonté pour y aller. Faire preuve de manque de volonté et énervant pour soi et les autres.

« Mais bouge ton cul bordel !!! »

Moi ça m’énerve tout seul alors en attendant que tout cela se détende je mange des toasts au goûter et des cacahuètes au dîner.

Patience et Espoir

W


Le vide.

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Le Phénomène HyperSensible

Une association des hypersensibles, pour quoi faire?

« Association des HyperSensibles. »

Je n’ai pas réfléchi longtemps lorsqu’il a fallu que je donne un nom à l’association. Au départ j’organisais des rencontres entre bipolaires. Puis face à la diversité des personnes venant partager leurs sensibilités, je les ai renommé « rencontres entre hypersensibles » et logiquement on arrive à l’Association des HyperSensibles.
A l’époque je ne donnais pas d’importance au terme « hypersensible », son utilité se résumait à rassembler les personnes qui ressentent plus que la norme. L’hypersensibilité est un point commun entre les différents troubles psychiques : bipolaire, schizophrène, borderline et d’autres grands sensibles sans diagnostics.
Qu’est ce qu’un hypersensible?
Avec l’association je n’ai jamais voulu définir précisément ce terme car chaque personne dite hypersensible a une sensibilité unique. Le point commun des personnes dites « hypersensibles » qui traversent l’association et ses espaces est un sentiment de décalage par rapport à la norme et un isolement du fait de se sentir incompris et pas à sa place dans cette société.
L’association n’est pas la pour définir l’hypersensibilité ou ce qu’est un hypersensible.

Définir c’est fixer une norme, c’est donc créer une marge, c’est donc exclure. Il y aura toujours des personnes très sensibles qui ne se sentiront pas concernés par la définition. Cela reviendrai à répercuter le système naturel qui pousse toujours une petite partie à s’exclure, à s’isoler.

L’association est là pour répondre à un besoin.
L’association s’est constituée parce qu’elle était consciente qu’il manquait des espaces où des personnes en manque d’écoute et de bienveillance puisse partager leurs sensibilités différentes. Il n’y a pas de lieu, de temps prévu pour parler de sa sensibilité dans la société en dehors des séances onéreuses de thérapies.
J’ai créé ces espaces en organisant des rencontres en réel et en ligne, et l’expérience montre que des milliers de personnes s’y inscrivent.
Il n’y a pas besoin de trouver une définition, une catégorie ou nous mettre. Pouvoir partager sur sa sensibilité et être compris suffit.
Cependant il est normal que des journalistes, des intellectuels, sociologues ou des psychologues, coachs, etc écrivent des articles pour décrire le phénomène et le contenir dans des expressions et définitions pour des fins en général commercial.

On vit dans une société où l’information est consommée. L’information est disponible gratuitement, mise en couleur derrière des vitrines attrayantes. Elle est prés mâchée, il n’y a plus qu’à la gober. Lorsqu’une information trouve son public, non parce qu’elle est vraie mais parce qu’elle plaît, c’est l’heure du « copier/coller ». A peine digérée, vérifiée par l’expérience personnelle, elle est partagée à l’infini sur les réseaux sociaux notamment.
Les Hypersensibles ne sont pas épargnés par le phénomène. De plus en plus, les personnes concernées par l’hypersensibilité utilise des définitions communes et des analyses préparées par des spécialistes au lieu d’exprimer par leurs propres mots riches de leurs propres expériences leurs sensibilités, leurs différences.
Durant les premières années où j’organisais des rencontres, il n’y avait pas encore beaucoup d’informations sur le sujet. Les participants à l’échange définissait leur hypersensibilité de manière singulière en se référant essentiellement par leur expérience. Il y avait des échos dans les différents témoignages, des sentiments communs mais chacun restait libre. Il n’y avait pas encore de dogme qui influait sur la manière de penser sa sensibilité. A l’époque, pour moi c’était normal. Aujourd’hui avec le recul et l’évolution du phénomène, je me félicite de l’authenticité qui régnait. C’était l’âge d’or ! Depuis peu je me rends compte que les choses ont changé.
Dans les mêmes espace d’échanges, avec le même environnement bienveillant, d’écoute et de non jugement, la manière de partager sa sensibilité a évolué. Je lis et entends des expressions qui sont des « copier/coller » d’articles ou de livres. Le partage est moins personnel. C’est comme si un profil type d’hypersensible était en train de naître est que naturellement une grande partie du public concernée se range derrière pour avoir un sentiment d’appartenance, ne pas se sentir seul, être rassuré, certainement… C’est compréhensible.
L’Association des HyperSensibles, elle, ne souscrit pas à ce système de masse. Elle ne répond pas à l’isolement en créant une définition, un portrait robot, qui plairait à une majorité des personnes concernées mais recréeraient une marginalité. En permettant à chaque personne qui le désir de pouvoir s’exprimer, avoir sa place et une écoute, le temps d’un moment de partage avec d’autres personnes ayant le même désir, par cette expérience l’association répond à l’isolement. Un grand nombre de participants aux rencontres ont exprimé ce soulagement.
C’est l’importance de s’exprimer soi-même. Les personnes dites « hypersensibles » ont souvent un regard différent, parce qu’une sensibilité différente, sur le monde qui mérite d’être partagé. Je pense qu’il est crucial de travailler à permettre à ces personnes de s’exprimer. Qu’ils puissent donner leurs voix, apporter leurs différence avant que le phénomène de masse les emporte.
Avec ces différents espaces de partages et des bénévoles attentifs à ce que chacun puisse s’exprimer et accepté avec sa différence, l’Association des HyperSensibles sert à préserver la différence, inclure tout en laissant libre au participant de penser et croire différemment.
Tolérer la différence, finalement, c’est un travail pour toute l’humanité…

Patience et Espoir

W


La vie est une longue peine

Je l’écris pour ne plus en pleurer mais en rire. La vie est une longue peine quand tu es un fou qui veut s’assagir. Pourquoi ne pas rester fou alors?

« Dis leur.
_ Quoi?
_ Que tu les emmerdes tous. »

Parce qu’être fou c’est accepter d’être tantôt libre tantôt enfermé. Je ne compte plus les fois où j’ai été enfermé sous contraintes, je suis traumatisé. Que faire alors, je suis coincé, bloqué!

Quand le suicide devient la solution.

Difficile de parler de ses pensées suicidaires. Beaucoup de peurs autour. C’est la mort. Se tuer. Sympa! On est très loin de ce genre de conversations en général. Déjà qu’on ne se livre pas tellement sur nos peurs, nos faiblesses, mais alors le suicide… Ce n’est même pas un tabou. C’est du calibre de Voldemort.
Faut en parler aux psychologues, on va laisser faire les professionnels, pas aux autres sinon c’est la panique général. C’est normal.

C’est le désespoir profond, lent et long qui peut mener au suicide. Je ne sais pas si j’aurai le courage d’aller jusqu’au bout mais j’ai fait pas mal de chemin déjà. J’essaie d’écrire cette noirceur. Je ne suis pas doué à l’exercice…

Le malheur est peu saisissable.

Il est là, tout le temps, tapi au fond de l’âme reposant son poids noir et blanc sur mon esprit épuisé. La sensation est presque inconsciente tant que mon corps est diverti. A des moments clés, au lever et au coucher en particulier, le malheur s’abat sur moi de tout son état. Assommé par son fracas, je ne suis pas d’humeur à le commenter ou à l’écrire bien que je ressens un réservoir de maux à gribouiller. Je me dis que j’écrirai plus tard, que ma mémoire aura gardé les traces de l’impitoyable. Mais plus tard c’est trop tard. Les mains sur mon clavier, je ne crache que quelques bouts de doigts d’un monstre bien plus large que moi mais qui se cache pourtant en moi.

Le malheur a un rôle, une place à prendre, un message à donner. Son langage est la souffrance, il est difficile de l’écouter. Comme l’adolescent qui insulte, n’y a t-il pas une requête cachée?

« Si tu peux lire depuis l’au delà, prépares l’apéro ce soir on va se marrer ». Il y a un peu de provoc’ dans le monde du suicide, je trouve aussi.

Bref, j’ai une amie qui s’est suicidée. Je comprends pourquoi.

Patience mon gars.

W


La violence du désespoir

Lorsqu’il fait noir, il fait noir.

La tête résonne, je sens la racine de mes cheveux. Les paupières sont lourdes. Le regard baisse les yeux. Je vois plus le sol que le ciel, je suis seul.

L’alcool a été un secours mais il ne fait plus partie des solutions, comme pour le tabac mon corps dit non. Déjà que je ne me sentais pas aidé, maintenant je suis nu totalement désarmé.

Il n’y a plus que la colère qui m’habite. Une violence brute démasquée qui me prend à la gorge et assassine mes journées. Je suis énervé d’être en colère. En colère d’être énervé.

La vie est une énorme déception.
A croire que le travail d’une vie pourrait être rémunéré par un coup de pied. Si le résultat attendu n’est pas immédiat, il ne viendra pas. Ce n’est pas ce qu’il faut chercher. Il n’y a rien à chercher. Tout est là. Pour nous autres les marginaux, se projeter est une calamité.
Comment faire un BAC + 5 en dehors du système.
Dans le système t’es mal mais dehors t’es mort.

Il fait noir. Il n’y a rien à faire à part ne pas rester seul quand vient le soir.

Désespoir. Il n’y a rien à faire à part pleurer et accepter que même chez moi meurt l’espoir.

Les autres. Ils sont devenus des étrangers effrayants. Je ne sais plus comment les saluer, quand les aborder, quand les quitter, quoi leur dire. J’aimerai m’en passer mais c’est impossible, c’est une question de survie et de vie, ils sont là pour moi, c’est moi qui ne suis pas là pour eux.

La nourriture. Plaisir central qui reste. Dieu soit loué c’est l’heure du déjeuner.

W