Humeur phénoménale

« Ça déborde » je pourrais dire, mais c’est pas tout à fait juste. Car là où c’est compliqué, justement, c’est que tout cela est contenu…

Pas encore dans le ciel mais en moi c’est déjà le début du printemps. Une vie intense se réveille, une puissante énergie s’anime. Je la sens au niveau du bassin. Mais c’est trop rapide, trop fort! Les envies reviennent mais elles sont beaucoup trop démesurées par rapport aux moyens que j’ai pour les réaliser. J’ai pris la décision d’écrire mais quel exercice difficile tant les mots sont faibles, tant mon champ lexical est restreint.

Le problème est assez concret en fait : j’ai un désir brusque et brutal d’interaction sociale alors que je n’ai pas de vie sociale quotidienne qui me permettrait de diffuser l’énergie dans mes rapports avec les autres, ou qui, au contraire, me stimulerait davantage, je sais pas… Je suis dans une situation où je suis seul à mon bureau, devant mon pc pour la plupart du temps dans la journée, à devoir contenir intérieurement cette énergie à défaut de la canaliser.

Si elle est si intense, c’est probablement que l’énergie sexuelle est mêlée à tout cela. Depuis quelques jours, pour survivre cette envie phénoménale de vivre, mon mental me propose automatiquement l’option « couche avec une nana » comme si c’était la seule voie possible pour canaliser cette intensité que je qualifierai de rouge vif, localisé dans le bas ventre. Mais cela est la réponse animale, instinctive, de survie par la reproduction. Pourtant je suis un humain et j’aimerai tant pouvoir utiliser ce feu pour créer et me rapprocher d’une attitude plus proche du divin que du félin.

Bien que je sois entouré de pas mal de nanas grâce aux rencontres de l’association. Ce qui rend la chose encore plus frustrante. Et ô que j’ai du mal à dealer avec la frustration. Je suis resté l’enfant impulsif qui veut tout et maintenant! Mais je ne veux pas céder au code de déontologie que je me suis fixé en tant que Président. Dans mon tribunal de grande instance logé aux creux de mon cerveau, j’ai la hantise d’être jugé comme une personne qui abuse de la fragilité des hypersensibles.

Tout ça pour dire que je suis submergé par cette révolution printanière du parti DVDV (désir vif de vivre) qui applique une politique extrême dans mes humeurs .

Bien sûr, je pourrais aller à la piscine ou autre activités sportives, mais non, c’est plus fort que moi je suis paralysé à me perdre à chercher le moyen humain de canaliser l’animal. A défaut je suis scotché sur un site de rencontres pour célibataires exigeants. Bah oui, il y a une semaine, avant ce torrent dont j’ai bien du mal à définir, je restais dans ma logique de faire des rencontres sérieuses et constructives. Et maintenant que j’ai payé 60 euros impulsivement, je me retrouve dans un site où tout le monde est posé sagement à discuter avec des jours d’intervalles entre chaque message, alors que moi je boue dans une impatience et une envie d’en découdre.

Et j’en viens au pire, tout ce que j’ai dit là c’est de la torture et du fantasme cérébrale, car quand je suis en face d’une femme, il m’est impossible d’être entreprenant, ce qui est d’autant plus frustrant quand j’apprends après coup qu’elle partageait mon envie. Alors je contiens, par retenu, par peur de déranger, par trop de respect qui du coup n’est plus du respect mais juste un fichu barrage.

La masturbation? pffff (soupir)

Un exemple concret du bordel. Après une après midi à phaser devant mon pc entre autres, à proposer à des gens de sortir (des femmes évidemment vu le besoin d’une présence féminine) j’ai enfin eu l’occasion d’en voir une avec qui jusqu’ici il n’y avait pas d’ambiguïté, que je considère comme une nouvelle amie. Mais dans mon état tumultueux, tout se mélange et automatiquement des intentions nouvelles se greffent sur cette énergie chaude intérieure. Dans l’optique de notre rencontre, les pensées se bousculent, l’animal veut du sexe, l’humain le réprimande et culpabilise direct car je sais que ce n’est pas le but de notre relation et qu’au delà de ça je dois respecter son envie d’amitié. Cette envie est aussi la mienne sauf qu’elle est ensevelie sous la jungle passagère.

Et voilà ce qui arrive à chaque fois dans cette situation:  dès que j’arrive et entre en contact avec la personne, les fantasmes et tout le bordel s’éclipsent derrière la réalité du moment : je suis en face d’une personne qui n’a pas les mêmes envies, qui à son état d’esprit qui lui est propre. Et grâce à mon hypersensibilité qui priorise ce que ressent la personne aux dépends de l’écoute de mes ressentis, je ne vais avoir aucun comportement inapproprié et je vais profiter du moment tel qu’il est, aussi chaste soit-il.

Et finalement : rien de sexuel, que de l’amical mais, et c’est le point le plus important, ça me fait du bien! Car c’est un rapport humain dont j’ai envie à l’origine, même si l’intensité du désir m’entraîne à avoir des intentions plus animales avant.

D’ailleurs l’ex-pression qui a produit cet article est une petite victoire ; l’écriture a permis une circulation. Et enfin, une surdose de crêpes ce soir m’a bien alourdi et ramené vers la Terre.

Voilà, voilà!

Bon, je voudrai préciser que cet article n’a pas été facile à écrire et qu’il n’est pas un pur reflet de mon état actuel, mon expression étant trop limitée pour décrire ce phénomène.

Aussi, si des personnes qui me connaissent ressentent une certaine confusion après la lecture de ce texte très intime, attention aux sur-interprétations et je préfère que vous me contactiez pour éclaircir certain points, ce serai très pénible pour moi que cet article endommage notre relation amicale. (bipohypermaniac@gmail.com)

 

W

 

 


Envie d’aimer, envie de jouer!

En écoutant les chansons de Lala Land qui puent le printemps.

Parce que ça y est, chez moi le printemps a commencé. Je fais les frais des premiers bourgeons. Un renouveau opère. Un nouvel élan qui se fait connaître au fond de moi et qui met en lumière quelque chose que j’avais oublié. Une douceur, un morceau de bonheur. Ça se résume seulement à une dégustation de 5 minutes, assis sur un banc du parc des Buttes Chaumont dans cet avant goût de printemps de mercredi soir dernier, mais l’important est que je me souviens que cette graine aux saveurs d’éveil existe toujours. Et grâce au surplus de lumière à venir, je garde bon espoir que lorsque le printemps extérieur viendra, mon être aura déjà retrouvé un large éventail de ses couleurs vertes, jaunes et bleues.

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C’est bien beau tout ça, mais ce renouveau, cet élan de vie qui souffle en moi fait vent d’envies qui ne sont pas simples à gérer.

Lorsque cette envie de vivre revient, que fais-tu? J’avoue n’avoir pas trop préparé le terrain. Bien sûr, je continue les activités qui m’ont conduis jusque ici, en gros : l’association des hypersensibles. Mais ce qui est propre à ce renouveau, c’est l’envie de nouveau justement! Voilà et là je suis seul chez moi 9 jours sur 10 à devoir contenir cet élan.

Bon, il y a deux envies qui me travaillent. Les femmes et le jeu. Comme quoi, je peux être un homme très « basique », moi qui me trouve si complexe. Les femmes et le jeu étant des plaisirs ancestraux des hommes, non? M’enfin, pour ma part c’est pas aussi simple que ça, tu t’en douteras, ça ne peux jamais être simple, c’est ça le problème!

En ce qui concerne le jeu. Déjà il ne s’agit plus de poker, j’ai soigné cette addiction depuis plusieurs années. Oui parce que j’ai traversé à peu près toutes les addictions que l’on peut rencontrer dans notre société (si saine!). Et je les ai a peu près toutes soignées, c’était pas gagné : le poker, le cannabis, l’alcool, le sexe, avec le temps et beaucoup de tempêtes, je maîtrise la consommation de ces choses-là. J’entends une voix qui me dit « mais le sexe, c’est pas une addiction, le sexe c’est trop géniaaal! ».

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Je parle des pulsions sexuelles qui me poussaient à avoir certains rapports avec certaines femmes que je n’aurai pas eu si je ne m’étais pas laissé embarqué par des élans d’excitation proche de l’animal. En soi, je ne faisais rien de mal mais j’ai passé des lendemains à regretter avec douleurs et à culpabiliser. Ça c’était au début de la vingtaine, après ça c’est un peu calmé, j’arrivais à gérer les pulsions dans le sens de ne pas faire des rencontres sous leurs impulsions. Mais alors c’était par messages et par skype que je succombais à cet animal sexuel en moi qui revenait par périodes et ça m’a causé quand même pas mal de problèmes. Et puis il y a quelques années j’ai lu un bouquin sur la tantra. Cette nouvelle approche de la sexualité et le temps font qu’aujourd’hui je maîtrise beaucoup mieux ma sexualité. C’est pas quelque chose que j’écris beaucoup, mais mon énergie sexuelle est une des choses en moi qui m’a donné le plus de travail. Merci à notre merveilleuse société, qui sur ce point encore, est criminelle. Et je pèse mes mots pour une fois! Bref aujourd’hui, il m’arrive encore parfois, dans un pic d’énergie sexuel, d’envoyer un petit message un peu relou à une ex, mais rien de très culpabilisant.

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Tout ça pour dire que le sexe, c’est pas une mince affaire, et le fait qu’il y ait un gros tabou, ça n’arrange rien. Ma seule certitude sur le sexe c’est que dans notre société, en réalité, on ne sait rien sur l’énergie sexuelle.

Bon voilà c’était une grosse digression… mais c’est important parce que… Ta gueule! Ok, j’en étais où…

Ah oui les addictions. Ben du coup, aujourd’hui il ne me reste que le tabac vraiment. J’ai arrêté depuis longtemps le cannabis, et je bois parfois du rouge mais qu’en mangeant! Donc si tu veux m’inviter à boire un verre de rouge, si je t’invite à dîner à la place, ce n’est que pour pouvoir le boire, ce verre de rouge!

Le tabac et encore un peu le jeu. Si ce n’est pas sous la forme du poker, il a réapparu sous la forme des paris sportifs.

C’est comme si cet élan vital qui renaît intensément remontait en moi des envies pas encore tout à fait réglées. Donc cette envie est réapparue la semaine dernière et j’ai parié 60 euros depuis (j’ai fait gagné mon frère 30 euros pour ma défense). Haha! c’est ridicule comparé aux milliers d’euros que j’ai perdu avec le poker autrefois, mais c’est pas tant la somme qui m’inquiète que le processus sous-jascent. Le but n’étant pas de s’interdire une envie mais de pouvoir l’assouvir sans se mettre en danger soi (oui parce que en général ce n’est pas l’autre mais moi que je mets en danger) comme j’ai pu le faire avec le poker (du coup ça fait longtemps que je n’y joue plus). Que le jeu reste un jeu. Que la recherche d’exaltation soit orientée vers autre chose. Bon, finalement je peux dire qu’aujourd’hui j’ai passé le moment compliqué, et que je parie sur un autre domaine : le relationnel. Finalement si il y a bien quelque chose de sure où l’on peut placer toute son énergie c’est dans la relation à l’autre. Le problème c’est que je suis bien meilleur au poker que dans la relation à l’autre, surtout quand elle devient amoureuse.

Parce qu’il m’a fallu 1000 mots pour en arriver à parler de l’envie la plus forte en ce moment et qui s’intensifie plus mon printemps bourgeonne : les femmes. Mais en particulier : la femme. Contrairement au passé, j’ai envie de construire une relation avec une femme, fini les autres types de relation. Je veux m’engager dans quelque chose de profond, sincère, épanouissant, d’avenir, de projets. Haha! Si j’avais cru que j’écrirai cela il y a quelques temps, je me serai pendu.

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Voilà mon envie. Et du coup, que faire de cette envie? Jusqu’ici je me suis dit, pas de **********, je veux rencontrer ma femme dans la vraie vie, on vaut mieux qu’un site de rencontres. Le problème c’est que ma vie sociale se résume à une sortie sur Paris tous les 10 jours et que cette sortie ainsi que ma vie sociale dans sa globalité dépendent des rencontres que j’organise avec l’association des hypersensibles (prochaine samedi 25 février d’ailleurs). Et dans ces rencontres, mon intention d’origine n’est pas de sortir avec les participantes. Ça se pourrait en réalité, mais non il y a quelque chose qui me gêne. D’ailleurs sur 3 ans de rencontres, je n’ai jamais eu de réelles relations avec une nana connue par ce biais là. Tout ça pour dire, que j’ai cette envie de tourner la page d’une nouvelle relation…

…de voir le nouveau visage de la femme que je poursuis depuis que j’ai l’âge d’aimer.

Oui c’est comme ça que je vois les choses. Mais c’est pas le sujet. Aujourd’hui j’ai mis le pied dans un site de rencontres pour célibataires exigeants, « un pied » car il y a une sélection à l’entrée, c’est fou ça : un site de rencontres franc-maçon.

Pffffffffff Brefffffffffffff

Envie de jouer, envie d’aimer, voilà ce qui résume ce que j’ai envie depuis toujours en fait.

Allez, je vais être sympa, je vais chercher des images pour aérer ce pavé.

J’aime toujours correspondre avec toi sinon aussi : bipohypermaniac@gmail.com

Le printemps arrive!

Patience et espoir

W

2 clics très intéressant : https://www.association-hypersensibles.fr/

fb  :  associationhypersensible

 


Portrait d’un fou

Partagé via le site Commedesfous

PORTRAIT DE W

COMME W, FAIS-TOI TIRER LE PORTRAIT PAR COMME DES FOUS EN RÉPONDANT À CES 5 QUESTIONS.

portrait de w

 

« J’aimerais faire connaître l’Association des Hypersensibles. »

 

 

 

QUELLES SONT TES INSPIRATIONS DANS LA VIE ET À QUOI TU ASPIRES?

Les échanges lors de nouvelles rencontres. Les livres. Les films.

J’aspire à la tranquillité de l’esprit, à la paix intérieure, à l’harmonie entre mon monde intérieur et extérieur.

J’aspire à la liberté, me déconditionner de tous les vieux schémas mentaux que j’ai hérité à la naissance.

J’aspire à la révolution de notre société. Que les valeurs humaines de tolérance, de bienveillance, de sobriété, renverse la norme actuelle : compétition, consommation, culte du corps, déshumanisation des relations, recherche du profit, de la croissance économique sans cesse.

J’aspire à un monde meilleur, et d’y contribuer au maximum de mes capacités.

COMMENT DÉCRIRAIS-TU TON MÉTIER ET POURQUOI TU L’AIMES?

Je travaille bénévolement en tant que président de l’association des hypersensibles.

C’est une activité qui fait sens pour moi et qui répond à un besoin : le manque de lien social chez les personnes hypersensibles.

Mon projet de vie est lié avec le développement de cette association. Le projet final est de m’installer dans la campagne est de diriger un centre de ressourcement pour personnes hypersensibles.

QUE PENSES-TU DU MONDE DE LA SANTÉ MENTALE?

Je pense que la santé mentale franchira un pas quand on n’utilisera plus les termes : bipolaires, schizophrènes, dépressifs, phobiques, autistes, etc. et qu’on s’intéressera à ces 2 millions de personnes concernées par la santé mentale en France comme des personnes qui sont victimes de l’état actuel du système professionnel et social excluant, et non comme des malades qui doivent se soigner pour se réinsérer.

Car se réinsérer dans un système malade qui nous a rendu malade… absurde!

Le monde de la santé mentale met le focus sur ceux qui souffrent. Il devrait aussi le mettre sur les origines de cette souffrance : encore une fois, les maux de la société actuelle énoncée non exhaustivement au dessus.

QU’EST-CE QU’ON PEUT TIRER DE POSITIF DE LA FOLIE?

La folie n’est ni positive ni négative en soit. La folie c’est plus de couleurs. La folie c’est l’anormal. La folie c’est ce qui ne se cadre pas, ne se gère pas. La folie c’est une liberté d’esprit et de cœur.

La folie va être plus ou moins bien vécue. Cela dépend si elle est acceptée à l’intérieur comme à l’extérieur.

Le plus difficile souvent étant d’assumer sa folie en tant que personnalité et non en tant que maladie.

La souffrance vient quand on essaye de calmer cette folie, de rentrer dans les clous, quand on se tait, quand on refoule les couleurs explosives en nous.

POURRAIS-TU DEVENIR UN JOUR MINISTRE DE LA SANTÉ MENTALE ET SINON QU’EST-CE QUE TU LUI DEMANDERAIS?

Prendre en compte ces millions de Français qui sont malheureux dans cette société qui se déshumanise à petit feu.

Prenez nous en compte, ou sans cela, bientôt, ce sera la révolution! 🙂


Rencontres entre HyperSensibles

Ne pas rester seul dans notre combat quotidien. Il est suffisamment invisible comme ça. L’isolement étant ce qu’il fait le plus souffrir, je suis persuadé que créer des liens nous consolide face à l’adversité. Bref, via l’association des hypersensibles, j’organise toujours des rencontres régulières à Paris.

La prochaine demain, mercredi 15 février, soir et ensuite le 25 février. Rencontres aussi dorénavant à Nancy, Rennes, Lyon et en Mai une première à Marseille.

Toutes les infos sur le nouveau site www.association-hypersensibles.fr

hypersensible-hypersensibilite-bipolaire-symptome-definition-rencontres-association-emotionnelle-psychologie-amour-caractere-type-1-surdoue-haut-potentiel

Je travaille depuis l’été dernier sur ce réseau de rencontres avec mon frère, c’est une grande satisfaction pour moi d’avoir matérialisé le projet, alors fais moi le plaisir d’aller voir! C’est sur le site que l’organisation et la communication des rencontres est centralisé désormais.

Voilà, sinon c’est pas la joie, qu’est-ce qu’on en chie en ce moment pitain! Je compte les jours qui me séparent de mon île.

Patience et espoir…

W


100 articles pour le prix d’1!

Ha l’enfoiré! le seul conseil qu’a donné Mon maître Kubo c’est : » Pense à ta gueule! » Je m’attendais à quelque chose de plus relevé comme  » L’enfer, c’est les autres ».

Je suis rentré chez moi déçu…  Malgré tout, les rencontres continuent, et ça me remont le moral, d’ailleurs, où est la prochaine ? Dans mon côté obscur! haha.

J’ai préparé un nouveau slogan pour le prochain rassemblement : » Bipolaire, humain en colère!!! Amour, trahison, colère » Oui, un peu de violence! C’est bien beau les messages de paix, la méditation, etc.Mais La spiritualité est un outil, pas plus… 

Un HS connu grâce aux rencontres m’a révélé qu’il était Inquiet en amitié et en amour, il m’a dit ça  En direct du séjour HS, vendredi… J’ai été touché par sa sincérité, je n’ai pas trouvé mieux à lui répondre que : » La Peur n’est pas bonne pour la santé« , il n’a pas compris, c’était maladroit.

 De l’importance des ressentis…, et surtout de l’importance de les partager comme il l’a fait. Bref!! en rentrant de chez mon Maître Kubo, j’ai acheté un bouquin qu’il m’a conseillé : » Inhalation, amour et dépression« d’un auteur qui a une grande Expérience de la dépression. J’espère qu’il m’aidera plus que les conseils de Kubo, sinon la soirée va se finir sur le minitel : 3615 Souffrance psychique, allo?

Et dire qu’il y a à peine dix ans je ne connaissais même pas le mot « dépression », j’étais Heureux comme jamais! …et maintenant : J’organise des séjours pour dépressifsasfghjpkjbvcfv , pardon je me suis énervé sur mon clavier!

M’enfin, ses séjours sont une étape avant Une maison HS dans la prairie, je pourrais enfin vivre dans un environnement que j’aurai choisi, plus de Consultation chez mon psychiatre, je m’en vais au fin fond dans la nature, retiré dans une maison de campagne, En mode : écrivain!

J’attends que ça, de me tiré loin du système, parce que je le rappelle C’est eux qui ont un problème! Et puis, le métier d’écrivain est plutôt à ma porté car ça y est, c’est le premier, Mon bouquin arrive! 

Je ne me retirerai pas seul, j’attends une femme, la femme qui sera d’accord pour vivre d’Amour et Livres. Pas tellement de livres hein! Oui c’est pas toujours cohérent comme phrases,  j’écris ce texte avec les titres d’article de la dernière année dans l’ordre déchronologique En vrac!  Bref!

En fait, je ne t’ai pas dit la vérité, je ne suis pas parti de chez mon Maître Kubo, Je me suis évadé. Il s’est passé un truc inimaginable chez lui, que ça m’a fait pété les plombs, j’ai foutu le camp. Trop bizarre, comment l’écrire… Quelque chose en moi à exploser, je ne sais pas… peut être que j’ai fais l’expérience de La rencontre du coeur

Aussi, avant que je détale, Kubo m’ a dit simplement que je devais être Acteur de ma vie plutôt qu’acteur de cinéma, et ça a fait un bel écho en moi, mais quand il m’a dit : « Méditons ensemble et envoyons notre lumière sur ce  forum révolutionnaire en pleine émulsion qu’est ton coeur » 

Bref, je me souviens avoir parlé ici sur Les auteurs qui m’ont tant apportés, hé ben Kubo, même si ça été brutale, en quelques minutes a apporté la touche finale de mon éveil spirituel.

M’enfin, je fais le malin en écrivant un texte composé de 100 titres (qui font des liens sur les articles en question, normalement!) mais il y a une vérité que je n’exprime pas trop sur le blog, mais depuis quelques temps, vraiment  Je suis en manque! Oui je suis censé être sincère dans ce que je ressens ici, ça va aussi à ce niveau là. Drôle de blog! hein? Le truc c’est que je ne suis pas un garçon facile, même pour une relation la plus légère soit elle, j’ai besoin d’une complicité. Ce n’est pas que le Petit trait clignotant me mette Sous pression non, tout ça C’est invisible de toute façon tant qu’il nous reste des habits.

Voilà, à bon entendeuse qui veut que je lui partage Ma façon de méditer, mon mail n’a pas changé. En attendant, pour toutes les autres, je vous écrit mon conseil, bien meilleurs que ceux de Kubo, il est simple mais d’une profondeure inouie, c’est :  » Respire! » Je ne vois pas mieux pour avoir Une vie meilleure. D’ailleurs j’ai lu un bouquin à ce sujet sur Montaigne avec pour titre How to live?  de Sarah Bakewell, si tu veux pratiquer ton anglais, j’ai bien aimer. Je suis embêté le prochain mot à caler est SEXE, je pense avoir était clair à ce sujet, bien que je ne soit pas un Surdoué en communication, surtout avec vous ou enfin toi quand je suis seule face à vous, j’ai déjà passer une Nuit Debout à essayer de me faire comprendre sur un seul sujet comme « La case hypersensible« , sans parler du casse tête pour lui raconter mon passé sans lui faire peur, hé oui Comment faire son coming out de bipolaire? à une nouvelle rencontre, qu’on a pas envie de faire fuir. « Si elle a peur, c’est que c’est pas la bonne » haha, ta gueule!

Ça commence à me fatiguer tout ça, j’espère avoir bientôt une Nouvelle routine faite de Signes et Destin, m’enfin, Bonne journée!!!

PS : Attention v’là le printemps! Je ne suis pas si en avance que ça, il a déjà commencé, je le sens, sisi.

J’en peux plus, il me reste des titres à caler, ma psycho rigidité m’empêche d’assouplir la fin de l’article, mon ego serait parfois comme La France, insensible? Ce n’est pas tellement à propos, m’enfin je vais déroger à ma règle initiale et les banlancer brutalement :

L’hôpital psy ou le début d’un art, la psychiatrie pourrait faire naître du beau… Comme quoi On ne souffre pas pour rien. Facile à dire parce qu’en matière d’art c’est Pas facile de s’exprimer. Heureusement une asso magnifique a été créé pour aider à ça, c’est  l’Association D’HyperSensibles. Sur la page facebook par exemple j’incite d’autres HS à partager, je leur dit : A toi d’écrire! Ya tellement à écrire, à condamner comme par exemple le Non respect de la dignité humaine qui sévit actuellement dans beaucoup d’HP en France.

Moi ça va, en 2017, une année sans HP ! Et si je vais mal, bah c’est Dépression en musique! Je la vis à fond. Je n’exclu pas dans mon avenir l’hp, mais cela ne me fait pas peur. Avec 7 hospitalisations je commence à être habitué. Et aujourd’hui je connais mon equilibre Etre, Faire et Avoir, j’ai un Code de conduite en HP.

Voilà, ce petit texte qui devait être un amusement au départ, est devenu très fatigant sur la fin, m’enfin, je suis content ça change! D’ailleurs je pense à continuer l’écriture de mes Maniac Story S6 ep-03 Voyage et amour. J’ai pas fini de raconter mes folies Ça reviendra!!

Je vais m’écrouler, je te laisse corriger les fautes d’orthographes,

Patience et espoir

W

Pour avoir le contact de Maître Kubo ou autres requêtes

bipohypermaniac@gmail.com


La souffrance mentale a encore tué

« Personnellement je me suis détaché de la connerie générale et je me moque éperdument d’adhérer ou non au modèle social ».

tiré d’un des nombreux commentaires que Pierrôt à écrit sur mon blog.

C’est la première personne avec qui j’ai été en contact qui se suicide.
La souffrance mentale a tué une nouvelle fois. Je ne peux m’empêcher de penser à notre société qui a une part de responsabilité dans toutes ces disparitions de personnes ayant eu un diagnostique psy.
Bref, je ravale ma colère, je vous retranscrit ci-dessous une compilation des nombreux commentaires que Pierrôt a publié sur mon blog. Mon modeste geste en sa mémoire. Que son âme repose en paix.

W

Introduction de son ex-femme

Pierrot a mis fin à ses jours le 29/12/2016 avec son fusil de chasse… les dernières vidéos qu’il avait regardée sur youtube et derniers articles consultés sur le web concernaient la procédure qu’il a suivie avec son fusil de chasse chargé d’une cartouche pour sanglier…

La police a osé me dire qu’il n’avait pas souffert…

La souffrance psychique est invisible c’est vrai…

Sa compagne qui était en déplacement n’arrivant pas à le joindre, a appelé la Police qui s’est rendue chez lui et l’a trouvé mort dans son jardin…

Il avait été hospitalisé d’office en Juillet, sorti fin septembre, il y retournait pour
injection d’abilify jusque début décembre.

Nous n’avons trouvé aucun écrit expliquant son geste… Souffrance
intolérablement invisible semble-t-il.

Les obsèques ont eu lieu le 13 janvier, il est enterré dans le caveau
familial avec ses parents et grands parents paternels. Il était le 4e fils de ce mariage d’amour entre une ukrainienne et un français, qui s’étaient rencontrés sur un camp de travail pendant la guerre.

La dernière fois que j’ai essayé de communiquer avec lui c’était la veille de la fête des pères en juin 2016, mais ce fut un échec supplémentaire pour moi de communication avec le père de ma fille, et ex mari, le seul mari et homme avec qui j’ai vécu près
de 11 années.

J’ai encore beaucoup de colère contre le corps médical, de tristesse de n’avoir pas écouté mon intuition et de retenter une communication avec lui depuis octobre…

Je peux lui parler maintenant en regardant les étoiles ou en allant au
cimetière… je n’ai plus peur de sa réaction… mais j’ai tant de peine.

Sirène.

Compil’ de commentaires de Pierrôt sur mon blog entre le 05/11/2014 et le 21/07/2015 :

inspire-blog-bipolaire-vivre-avec-hypersensible-association-souffrance-mentale-psy-suicide

« Je pense que W parle de la solitude d’un bipolaire dont les aspirations sont hors du commun, d’où le désire de croiser des routes animées des mêmes aspirations.

Je voudrais simplement souligner que le terme bipolaire a été mis en place pour permettre une approche globale des troubles de l’humeur, notamment par l’octroi de fonds aux laboratoires de recherche, il ne s’agit donc pas qu’un confort syntaxique ou de « mode ».
Je pense que la terminologie des mots »du psychiatre » relève d’étude spécifiques et se limite au champs d’action concerné. Ainsi, dire que la psychose est présente ou non
dans la bipolarité relève de professionnel. En l’occurrence si la symptomatologie de la psychose est présente, au plan clinique, le bipolaire n’est pas psychotique. Pour l’aspect de l’intégration la référence sociale reste le travail, ainsi on peut vivre correctement sa bipolarité sans pour autant travailler, mais dans
une intégration limitée. Ce qui est curieux c’est que l’on s’aperçoit que l’intégration sociale est un facteur de « réalisation » c’est à dire qu’il permet au bipolaire, à la fois de s’identifier personnellement et de relativiser une approche trop égocentrique de sa maladie, dont il fait sa seule raison d’exister.

Il n’y pas de gène à être handicapé, c’est seulement une posture d’acceptation de la différence . Vois tu la normalité prône l’homogénéité, ce qui est un leurre, le handicap n’est qu’une réalité différente.

Il ne faut pas entrer dans la posture de l’oiseau blessé qui nourrit une forme de mégalomanie, mais rester serein: la bipolarité revêt des formes d’expressions variées parfois extravagante mais reste une maladie, elle n’a rien à voir avec une forme quelconque de génie.
Que certaines intelligences en soient atteintes, c’est vrai. La réciproques pas forcément.
Je connais beaucoup de bipolaires qui s’en sortent et croyez moi l’aspect mystique de leur anciennes crises les laissent totalement indifférents.

Se restreindre à une approche chimique est curatif mais n’engage que difficilement un processus de guérison qui, à mon avis passe par la reconstruction de soi, au travers de notre réalité, c’est à dire de la relation sociale et avec soi-même. L’amour est
effectivement un élément central. On le trouve dans le couple, la paternité, la
maternité. Le désamour dans les violences, les abus, la toxicomanie. La recherche « d’amour enfui » dans la manie, l’exacerbation, la compulsion, le déficit affectif
dans la dépression, la mélancolie la dés-estime de soi. C’est donc une maladie psychosociale. Il est notable que nos choix de société ont une incidence sur son émergence, le consumérisme notamment et l’isolement des individus pris dans une course matérialiste, valorisant la compétition. La sollicitation quasi perpétuelle de
nos sens, de nos affects.

J’ai vécu l’autre coté puisque ma conjointe n’était pas bipolaire.
Cette maladie est traître parce qu’on ne la sent pas arriver, elle s’installe au gré des tensions, boulots etc…Ma conjointe n’était pas stable mais savait récupérer rapidement sa stabilité, la différence qui marque la maladie est que l’instabilité bipolaire peut évoluer vers une instabilité plus grande. Cela pourrit la vie de tout le monde, avec une incompréhension qui va croissante dans le couple. Jusqu’au clash, situation particulièrement critique pour un bipolaire qui va perdre tous ses repères dans l’aventure.

Il y a beaucoup d’envie dans le regard d’un bipolaire pour atteindre une stabilité mais en même temps cette instabilité est riche si elle n’est pas colorée de souffrance.

Si l’on se contente de stabiliser par médicament la situation n’évoluera pas beaucoup. Il y a un coté castrateur et aplanissant qui est peu tolérable et très mal toléré. Abrutissement, prise de poids, autant de facteurs dé-socialisants et qui brisent l’estime de soi donc le rapport à l’autre.

J’avance donc que la solution est ailleurs, médicamenteuse mais pas uniquement,
avec une réelle intention à la fois de comprendre les mécanismes , particulièrement les déclencheurs.

C’est pourquoi je suis si « chatouilleux  » lorsque l’on présente la bipolarité comme une réalité qui est figée. Mais peut être est ce effectivement de l’optimisme injustifié.

Je suis contre la violence parce que je ne suis pas un animal mais un être raisonnant.
Je pense que la bipolarité sous des formes multiple et les maladies psychiques
(versus mentales) sont des indicateurs de la santé morale d’une société.

Je crois en l’esprit créatif (ou esprit saint, à noter, dans l’Eglise, lui-même créateur) en cela il y a rapprochement  de Dieu, lui même Amour. L’Amour, ou condition de l’âme, aussi appelé Spiri d’où la spiritualité est une dimension capable d’agir sur la matière, laquelle est inerte, stable.

La bipolarité est une forme de spiritualité, son inconvénient est qu’elle est
détachée du plan matériel. Le spirituel, si on le dissocie du matériel ressemble à un oiseux, ou à une taupe.
Soit il s’envole, soit il s’enfonce
Je pense que l’avenir montrera que pour certains esprit il est nécessaire que leur environnement soit amical. Or nous vivons une ère de haine et d’individualisme.
En conséquence, apparaît la bipolarité qui exprime une incapacité à admettre des schémas sociaux agressifs et ultra-matérialistes.

Peut être faudrait-il laisser la société où elle est.
Personnellement je me suis détaché de la connerie générale et je me
moque éperdument d’adhérer ou non au modèle social. J’aime les gens,
la communication mais je ne vois pas pourquoi je devrais supporter la connerie locale.
Je ne suis pas un enseignant, je n’entends convaincre personne, ce mal être que l’on nomme bipolarité est parfois une simple réaction à la bêtise des groupes d’individus qui se disent être la normalité; en effet la normalité n’existe pas, c’est un leurre.
Seule la douleur est signe de mal-être.

Chaque être possède ses différences, moins il y en a et plus il est con.
Le summum est l’imbécile heureux tels les gros vautrés devant leur écran, une bière à la main.

That’s all, vive l’anormalité, vive l’individu, entier et différent, voilà la vrai richesse, le reste n’est qu’illusions et modèle social pour mieux faire consommer. »

Pierrôt


Assumer sa folie, c’est tout

Je suis le premier à écrire qu’il faut accepter son trouble, accueillir qui on est avec patience et espoir…

attention-love-bouffon-bipolaire-vivre-avec-symptome-fou-folie-psy-psychiatrie-crise-maniaque-accepter-trouble-depression

Mais je m’interroge sur le sens de cela, où va-t-on par exemple lorsqu’on dit qu’il faut « accepter son trouble » ou même « accepter sa bipolarité »?

Bien que j’ai eu un diagnostique de bipolaire en 2008, je n’accepte pas le terme de malade cependant j’accepte de dire que je traverse des périodes de trouble, ceux là sont plus forts que la norme mais au final, tout le monde un tant soit peu en vie fait face aux turbulences de l’expérience humaine…

Voilà, c’est fou ça! je me perds dans ce genre d’explication, j’avais une énergie, un élan d’écriture qui s’est dissipé dans ces creuses justification. Je voulais tout simplement écrire :

Mais qu’est-ce que j’attends pour vivre?

Je suis en révolte dans ma dépression. J’ai envie de hurler. Je suis un troubadour enchaîné. Le système réussit son coup et perdure dans sa stabilité en culpabilisant les instables et les poussant à se stabiliser.

Comment je peux accepter que je sois instable, accepter ma folie et la faire taire en même temps avec tous les moyens, tout ça pour rester en contact, en communication avec la norme?

Je suis en train de passer à côté de ma vie en essayant de jouer l’équilibriste entre ces 2 camps. J’ai beau méditer, plus je suis lucide, plus je me rends compte de la réalité qui m’entoure. Pas étonnant, que je cultive rapidement des illusions, que je fuis les autres et préfère la folie, je ne suis pas en accord avec cette réalité que la majorité des gens, la norme, accepte et s’épanouisse dedans à coup de consommations, et de plaisirs palliatifs.

Le problème est que j’ai ce désir, ce plan (destin?), ce rôle à jouer pressenti, d’évoluer au sein des autres et non me retirer là où je suis compris, dans ma solitude. Je suis piégé a vivre sans cesse décalé, car je suis différent, bien trop différent pour être sur la même longueur d’onde et pouvoir avoir une communication. Au fond de moi, je sais que ce n’est pas ma place d’être en communication avec l’autre, dés que je vais contre cette nature, je resserre les chaînes qui étouffent le bouffon en moi.

Ma place sociale est celle du clown, celui qui s’exprime et qui émeut par son comportement décalé, spontané, sans prismes. C’est la place que je tenais enfant, dans ma famille, ou en classe, je ne prenais la parole que pour sortir un trait d’humour. J’étais heureux. Cette place, je l’ai perdu. J’ai perdu ma légèreté pour un sérieux lourd. « Accepter sa bipolarité », trop sérieux, « psycho éducation » trop sérieux, « échanges de témoignages entre hypersensibles » trop sérieux, « diriger une association » trop sérieux. Tout ce sérieux me plombe et m’éloigne du clown en moi.

J’ai fait partie d’une troupe de clown, ironie du sort, je n’arrive pas à faire le clown sur scène, mais lorsque je le faisais hors de scène dans le groupe, je perturbais la classe, et je me suis fait gentiment remettre à ma place. Je n’arrive qu’à être en phase avec ma folie, à être moi, lorsque une multitude de facteurs sont là pour mettre en confiance mon clown qui s’exprime brutalement : « Je suis un prophète! » par exemple. Et dans ce monde sérieux, c’est pris au sérieux, du coup je le prends au sérieux, en oubliant que je suis fou que je ne suis pas sérieux, que je n’y crois pas, que seulement ça me met en joie de le proclamer. On appelle ça une crise maniaque… Mais la crise maniaque n’est pas la folie, c’est la résistance mentale à la folie, la peur de la folie, c’est ça la crise maniaque, c’est prendre au sérieux la folie.

Et on prend tout ça au sérieux, et vient l’arsenal thérapeutique pour se soigner. Pitain, on est parti loin…

Et je réfléchis, et j’écris, et je débats sur la bipolarité, le sens dans tout ça, l’hypersensibilité, et ça me rend encore plus sérieux, et plus je mets en oeuvre des moyens qui sont censés me faire accepter qui je suis, me recentrer, plus en réalité je m’éloigne de ma légèreté, et de mon rôle, celui dans lequel je me sens bien : le troubadour, le clown, le bouffon.

O toi qui me connais, qui me vois si sérieux, tu auras du mal à l’admettre.

Diriger l’AHS en attendant un remplaçant, je veux bien, mais L’AHS c’est très sérieux, c’est un mouvement qui fait partie d’un mouvement plus grand de révolution de la société française. Ce mal-être mental de plus en plus grand en France va…

Bref!

Accepter sa bipolarité? Non. Accepter sa folie? oui. Et vivre sa folie. Assumer sa folie. Assumer d’être en décalage. Ne pas résister à sa différence. Ne pas aller contre nature et s’insérer dans un rôle qui n’est pas le sien. Ne pas se taire. Je suis fou et c’est en étant fou que je suis heureux.

Elle est où ma souffrance? Elle est dans ma résistance à ma folie. Tant que je n’accepterai pas et n’assumerai pas à vivre ma folie avec toutes les révolutions qu’elle apportera dans ma vie, pour le meilleur et le pire, je souffrirai et me rassurerai avec ces termes: « bipolaires » hypersensibles »psy »troubles.

Mais qu’est ce que j’attends pour vivre pleinement ma folie?

Et de répondre au sérieux :

« Je m’en fous, je suis fou! »

Patience et Espoir, mon cul!

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