Ce n’est pas juste un blog comme les autres. Peut être le dernier article…

S’il devait y avoir un dernier article ce serait quelque chose comme ça. Quelque chose qui me rend fier.

De ce blog est né :

  • Des rencontres et l’Association des HyperSensibles :

Logo A4

www.association-hypersensibles.fr

 

  • De l’asso, des séjours et le projet Pépinière HS

 

pepinierehs-hypersensible-maison-bipolaire-cv-financement-creation-bienveoillance-je-suis-projet-ressourcement-emotion-empathie-

Bienvenus aux prochains séjours (entre le 25 mai et le 8 Juin 2019)

https://www.association-hypersensibles.fr/pepiniere-hs.html

 

  • Des articles du blog, un premier livre :

bipolaire-livre-blog-trouble-bipolarite-temoignage-symptome-suis-je-definition-vivre-femme-mari-proches

pour se le procurer : La vie d’un bipolaire, le livre, sur amazon

 

  • le désir de pousser l’expression écrite à l’expression vocale :

je reviens de loin

Un des titres sur youtube : Je reviens de loin 

MERCI pour les 586 343 visites. Autant de coup d’œil sur mes écrits qui m’ont porté et permis de réaliser toutes ces choses.

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J’ai besoin d’aide

J’ai besoin d’aide. Cela fait longtemps que je rame. Je suis essoufflé. Je suis seul. A bout.

Et pourtant…

Mes écrits publiés sur ce blog depuis 2013 sont à l’origine d’une association, l’association des hypersensibles qui permet à 3000 personnes d’accéder à des espaces d’expression dans lesquels ils peuvent échanger sur leur sensibilité. Une expression nécessaire mais difficile ailleurs dans la société. J’ai créé ces espaces sous formes de rencontres dans les quatre coins de la France et sur internet. J’ai donné beaucoup d’énergie à les développer pendant des années. A en faire mon activité principale bien que bénévole et vivant grâce à l’allocation d’adultes handicapés. Aujourd’hui je coordonne une vingtaine de bénévoles qui à leur tour donne du temps pour répondre à ce besoin d’échange largement répandu dans la population.

Depuis trois ans, avec cette association, j’organise aussi des séjours. Avec le désir persistant de créer un lieu de vie ressourçant pour les personnes ayant ce besoin.

Depuis un an je me suis installé, à l’époque avec ma compagne, sur Belle Ile en mer en Bretagne, un environnement adapté à ma sensibilité et à ce projet de lieu d’accueil : la Pépinière HS (la page avec des vidéos qui décrivent le projet ici).

Depuis Janvier, un financement participatif a eu lieu et permet de louer une maison à l’année pour lancer le projet. Maison que je n’ai pas encore trouvé. Je loue des maisons de vacances tant bien que mal en attendant pour les séjours à venir.

Contrairement aux autres activités de l’association, je suis encore seul à porter ce projet. Pourtant il est bien reçu. Je reçois beaucoup d’encouragements. Et le prochain séjour (dans 3 jours) est complet. Mais je suis seul à le porter. Parce que j’ai du mal certainement à communiquer et à travailler en équipe et parce que pour le moment ce n’est que du bénévolat que je peux proposer.

Aujourd’hui j’ai du mal. Cela fait des mois, en fait, que j’ai du mal. De l’extérieur, ça à l’air d’avancer doucement mais sûrement. Mais de l’intérieur, je rame, je rame, pour cela.

La rupture amoureuse d’il y a quelques mois me fragilise affectivement. Je suis seul au quotidien malgré mon nouveau compagnon animal. Nouveau compagnon qui a eu un accident, plus traumatisant pour moi que pour lui au final.

Ma situation financière avant l’accident était limite. Je vis avec 200 euros par mois une fois que les charges relatives au loyer sont payés. Les soins pour mon chien m’oblige à m’endetter. Et je ne travaille pas car la direction de l’association et le développement du projet Pépinière HS demande du temps mais surtout de l’énergie. Je ne travaille pas aussi simplement car le système professionnel m’a toujours rendu malade et m’a envoyé en hôpital psychiatrique à chaque tentatives, pour résumé grossièrement.

Je me plains, oui. Car la plainte est la seule chose que j’ai à exprimer. Les autres pensées sont noires et terribles et j’essaie de ne pas leur donner plus de place qu’elles en ont.

J’ai un beau projet qui a le potentiel et le public pour être réalisé mais là je rame et les pensées d’abandon sont de plus en plus fréquentes. Mais je ne peux pas abandonner.

J’ai besoin d’aide. Des encouragements j’en ai par centaines, c’est super, mais ça ne suffit plus. J’ai besoin d’aides concrètes. D’abord trouver cette maison sur Belle Ile. Ensuite structurer ce projet. Ancrer cette entreprise, ou quelque soit l’entité juridique correspondante, dans le système. Je ne suis pas quelqu’un de structurer. J’ai besoin d’aide pour structurer.

J’ai besoin d’assistance. C’est une urgence. Car au delà du projet, je peine à vivre au quotidien.

Je ne veux pas abandonner. Je ne peux pas. Je ne veux pas mourir. Je ne peux pas.

C’est rare que je pleurs. Les rares fois c’est à la suite d’un événement très fort émotionnellement. Ces derniers jours, ça m’arrive de pleurer pour rien. Pleurer juste de ma situation.

Je ne veux pas de messages d’encouragements. Je remercie d’avance à ceux qui en ont l’intention. Je veux de l’aide concrète.

Cet appel à l’aide, je l’exprime tout d’abord ici, brutalement, car c’est ici que tout a commencé. Mais je l’écrirai dans des termes plus formels par d’autres biais. Sur mon blog de l’express qui est plus exposé, que j’ai laissé à l’abandon. Je l’exprimerai au sein de l’association. Mais aussi aux Belle Ilois. Je pense même à écrire une lettre au maire.

Je me sens seul, misérable, sans le sous, dépassé, sous terre, et pourtant…

Et pourtant…

Hier un photographe a été mandaté spécialement sur l’île par un magazine féminin pour faire un portrait de moi. Cela pour illustrer une interview. Le thème : la dé-tabou-isation de la santé mentale. Un article qui voudrait dire : on peut bien vivre avec un diagnostique de bipolaire. Pour moi c’est pas une question de diagnostique mais bref non, je vis mal. Et beaucoup de personnes aux sensibilités et fragilités similaires vivent une sorte de misère comparable voir bien pire. Et ce ne sont pas des gilets jaunes, c’est encore autre chose.

Bref, on s’intéresse à moi. On me met en lumière. Alors le jour de la photo, j’arrange ma coiffure, mon apparence. Mais l’instant d’avant et d’après je suis misérable.

De l’extérieur ça ne se voit pas. J’exprime l’intérieur justement pour tenter de me sauver tant qu’il est temps.

Je reçois beaucoup de « merci » pour ce que j’ai créé et pour ce que ça a apporté à beaucoup de personnes. C’est gentil, mais ils ne font pas le poids. Il y a un an j’ai failli me noyer vraiment et là cela fait des mois que je coule métaphoriquement mais sérieusement. Une spirale infernale… bref, tu as compris le message.

J’ai besoin d’aide :

  • trouver une maison (3 chambres minimum) pour moi et les séjours Pépinière HS sur Belle Ile en mer à louer à l’année.
  • Une assistance pour structurer le projet (choix de l’entité juridique, modèle économique, administratif etc.)

A ce sujet, tu peux me contacter ici : wiwi@association-hypersensibles.fr

Merci.

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616 morts

Oups une couquille, et merde une couille dans la coquille!

Bon ben maintenant ça fait : 632 mots.

Ne pas se laisser diriger par ses désirs. Bullshit! Je ne suis pas irrespectueux. Je suis seul et je pense à toi pour être deux. Tu devrais être flattée ou contente un minimum au lieu de sortir le blason « femme objet » Je suis d’humeur corporelle certes. C’est la saison. C’est l’affectif, pire le sexuel qui m’appelle. Oh là mon Dieu, qu’est ce que c’est irrévérencieux! (première fois que j’écris ce mot!). Quel est ce monde ou l’humain sincère dans son animalité paraît pour une bête immonde? Je ne suis pas irrespectueux. J’exprime un désir. Attention, si j’ai ton numéro et que tu sois à mon goût, tu risques d’être la proie à quelques mots doux. Flattée au début, tu seras. N’importe quoi. Je ne suis pas irrespectueux, je m’exprime lorsque je suis attiré. Loin d’être vulgaire, mes messages sont poétiques. Mais c’est le désir violent qu’il y a derrière qui peut être jugé de mauvaises guerres. Et on pense me comprendre. A tort ou à raison, ça me laisse perplexe de l’entendre. Quel paradoxe pour le solitaire de laisser croire les autres être solidaire. Pas d’incrimination de l’autre ici. L’autre fait partie de Soi. Et tout cela, je répète, n’est que poésie.

Quel chaos affectif les ruptures peuvent laisser en moi. A croire qu’il vaut mieux rester dans une relation même si celle-ci est trop compliquée. N’importe quoi.

C’est avec elle et non pas avec toutes que je veux de la légèreté, qu’elles soit habillées ou nues. Oups j’ai mis un « s ». Je dois vraiment me justifier? Comment peuvent-elles comprendre autrement?

Je me laisse diriger par mes désirs, et puis digérer par mes sbires. J’entends par plusieurs horizons qu’il ne faut pas. Pourquoi? J’assume les frustrations et échecs. J’écris vraiment de la merde. Ne lis pas ça. Enfin si lit mais ne lie pas, tu comprends ça?

« J’appelle au suicide collectif » une voix m’a dit ça. Faut vraiment être fou pour appeler les autres à se suicider. Le suicide est une affaire très personnelle quand même. Tellement personnelle que cela doit être le sujet dont on parle le moins. Et pourtant… Bref

Moi je n’aurai jamais le courage de me suicider. Je suis maso, je préfère en chier.

J’ai rien à écrire en fait. A part de la rancœur et un peu de colère. Je pensais pouvoir m’amuser un peu avec elle demain. Je pensais qu’on voulait tout les deux ça. Parler et par la force des choses, peut-être ou peut-être pas qu’importe au final, se déshabiller. Mais non, j’ai mal compris, c’est non. Je me suis mal exprimé? Ai-je mal écouté? Ou plus vraisemblablement, je n’ai pas respecté une sorte de convention dans ce qui doit être dit et ce qui ne doit pas être dit avant un premier rendez vous. Je n’ai pas jugé, pas insulté, j’ai été sincère. Oh là ! « mais faut pas être sincère! » Peut être pas pour toi, c’est ton problème ou ta qualité, mais pour moi si, je dois être sincère. Je n’ai pas le choix, c’est l’expression ou la prison. L’annulation et la frustration ne sont pas graves, c’est les voix qui me disent coupables que je combats. D’ailleurs, tout juge que tu es, fermes bien ta gueule s’il te plait.

T’exprimer les mots les plus proches de ce que je ressens est mon talent. Si je ne peux l’exercer avec toi : va t’en. Pas besoin de te le dire d’ailleurs, tu es déjà parti. Il m’arrive aussi d’être maladroit ; un petit suce moi par-ci par-là. Je plaisante, c’est pour la rime. Pas que. Pour le plaisir de l’écrire aussi : suce moi, suce moi, suce moi. C’est mon expression du moment (plus d’un an quand même…). L’ironie dans l’histoire c’est que je ne suis pas un fan de la pratique sexuelle connotée par cette expression. J’en tire pas grand plaisir. Rare sont celles… bref! Un peu de pudeur quand même. Maman et belle maman, arrêtez de lire ce blog, je vous l’ordonne.

Je me prends la tête. J’ai l’impression même qu’on est beaucoup à se prendre la tête. Surtout ceux qui disent « Je me prends pas la tête », c’est encore plus sévère.

Allez patience et espoir.

Et désabonnes toi s’il te plaît, tu vois bien que je suis en train de fermer!

W


1608 mots

Soupir. Allez, un petit exercice. Du vomi. Du crachat. M’en fout c’est de l’art. Tu me fais un reproches. Je te crache dessus. Je suis roi, je suis con, je suis fou, je n’ai pas raison. Je fuis dans l’illusion pour survivre. Je me perds. C’est tout. Exercice. N’importe quoi. Je m’en fous. Soupir. C’est de l’art pauvre con. Je ne comprends pas. J’ai peur de toi, de ce que tu penses. Tu m’as déjà fait mal, pourquoi tu ne le referas pas. Et toi, je t’aime. Suce moi. Démon. Culpabilité. Chrétien. Ça ne sert à rien. Heureux ou malheureux, quelque soit la saison, les nœuds restent dans le fond. Développement personnel mon cul. Ou plutôt le tien. Femme objet. Homme objet. L’homme pue, la femme sent bon. On s’en fout. Le « On » tue le « je ». C’est de la merde de toute façon. Belle personne je suis autant qu’une mauvaise personne. Il n’y a rien de bon, rien de moche. Toutes ces discussions sont vaines. Ma condition est loin d’être une aubaine. Rime à la con. Soigne ton orthographe, il n’y a que ça d’intéressant dans ton expression. Tu es belle, intéressante, attirante, et alors, que dois-je prouver avant de pouvoir t’enculer? Expression à la con. Toujours devoir se justifier. Vie à la con. Peur de ne pas être une célébrité pour de bon. Homme mal baisé, homo sexuel refoulé. Voilà le ton. je devrai arrêter d’écrire pour de bon. Pardon à la con. J’aurai du me contenir. Excuse à la con. Désolé de t’avoir blesser. Pardon à la con. Vocabulaire limité. Ignorant prétentieux. Rigole, vas y. C’est moi qui t’ai créé. J’ai inventé ton regard pour ne pas être seul. Sans moi là tu n’existes pas. Je te divertis, je t’apitoie, je t’apprends. Je suis ton miroir. Tu ne comprends pas. Il n’y a rien à dire, suicide moi. Peur de dire toi. Peur d’aller en prison. Je me plaints d’être brillant. Tu es content, tu profites de ma lumière. Folie. J’attends ton commentaire. Je ne m’adresse pas à toi. Protection. Sa mère la pute, c’est du rap. Si je m’exprime publiquement je serai perçu antisémite. Société en perdition. Liberté d’expression. Je suis lâche. Tu es pire. C’est ok, va vomir. Je me prends la tête sans raisons, ça me laisse perplexe, j’attends la prochaine passion, le printemps, fuir cette saison. Artiste compris. Génie en floraison. Provocateur en hibernation depuis la dernière punition. HP. Non pas de logique, t’as rien d’autres à faire que de lire ça. Soit ta vie est sordide, soit tu reconnais l’oeuvre avant les autres. Je veux que mon génie soit reconnu avant ma mort, je veux avoir l’argent, le pouvoir de jouir sur tes seins de l’or. Je le ferai pas, en vrai, je boirais juste un thé au milieu de mon champ de blé. C’est de la merde. Efface ce que tu veux, prends hors du contexte, sers toi, c’est gratuit, c’est internet, ça vaut rien, rien ne remplace un bouquin. Ou une putain. Rime à la con. Texte vulgaire pour la paix entre ciel et terre. J’entends ma mère. Où est la véritable information? Prends une bière, t’auras l’air moins con. Parle du féminisme, qu’il faut sauver la Terre, t’auras des réactions. Dis ce que tu ressens, t’auras l’air con. J’ai la vérité, toi non. La tienne je l’ai déjà entendu derrière dans le café en bas de la rue. Si quelqu’un est d’accord avec toi, c’est que tu n’es pas en accord avec toi. Car tu es unique. Stop, philosophie à la con. Je me déteste. Je m’adore. Dualité à la con. La prochaine phrase est une protection. Avancer couvert est dans notre nature. Condition à la con. Je ne sais jamais si c’est de la merde ou autre chose ce que je produis. Une personne aime, une autre n’aime pas. Impossible de savoir. C’est à moi de choisir si c’est bien ou mal. Stop, spiritualité à la con. Langue de vipère. Arrête de lire. Tu as été prévenu. Trop tard tu as dépassé le panneau « danger, mots empoisonnés ». C’est pitoyable la liberté. Fatalisme à la con. Phrase creuse. Je m’en fous, il y en une qui aime le poison. Tous contaminés de toutes façons. Pessimistes à la con. L’humanité se porte bien, arrête de regarder les informations. Tout le monde se donne des leçons. Je m’en fous que tu es fait une formation. Chacun fait ce qui veut, arrêter d’essayer d’imposer votre vérité à la con. J’ai la vérité, toi tu n’es que le reflet. Répétition à la con. Con, con, con, con. Il manque des mots dans mon jargon. Écris ce qui te passe par la tête sans censure, tu verras qu’au final ta vie n’a pas de signification. Creuse, creuse, creuse. Il n’a rien à écrire. On ne fait que remuer des mots qu’on nous a appris. Les mettre dans un ordre inédit. Poète maudit. Qui me reprochera cet écrit? Car il faut être vide pour lire tant de conneries. Protection. C’est fabuleux une telle expression. Sincérité, vanité, humilité, animosité, pourquoi s’attacher à des valeurs. Totalement con. Pauvre garçon. Il me fait de la peine. Il est seul. Il a pris son traitement? Que faut-il en penser? Les voies de W sont impénétrables. Je vais me désabonner. Il ne parle plus de bipolarité. Tu peux partir, je ne t’avais pas invité. Sur ton corps, je vais écrire tout la beauté que tu m’inspires. Elle je l’aime et toi non. Elle m’excite, mais toi non. Sois pas jalouse, la vie t’épargne. Car qui jouit, ensuite en chie. N’importe quoi. Gros tas. Jolies rondeurs. Sans formes. Douce minceur. Je vais publier, car je jouis de te montrer ma merde. Comme un bébé, comme un animal. Car elle est unique. Je souffre d’être seul et je jouis d’étaler ma souffrance devant tes yeux pour quémander un peu d’amour. Applaudis devant mon brillant esprit. Ris de mon ridicule. Sois indifférent devant ma différence. Mais rappelles toi, tu n’existeras pas sans moi. Mais ça tu le comprends pas. L’inverse vaut aussi. Je ne comprends pas. Mais je suis conscient. Toi t’es con avec ta science. Jeu de mots à la con. Psychologie à la con. Analyse à la con. Il a un problème avec sa mère qui est morte avant qu’elle accouche de lui. Suicide moi. Mes mots puent. C’est du pue qui sort de mes maux. Poésie à la con. Exercice de style. Je manie les mots, pour moi c’est facile… J’arrive pas à m’en vanter. Humilité perturbée. Laisse moi tranquille. Si j’ai pas répondu la première fois, inutile de rappeler juste après. Tu crois être si important? Futile. Ta gueule. Voilà pourquoi j’ai arrêter de penser. Tu comprends que c’est pas la bonne manière pour moi de raisonner. Mon esprit est percé. Je dois avancer sans regarder. Guidé. Je suis guidé. Je suis un prophète. Je suis rare. J’ai un message, un rôle à jouer pour l’humanité. Contrairement à Jésus, ma vie commence par la crucifixion. Je souffre pour toi et tes enfants pauvres cons. Folie. Protection. J’ai une capote derrière la tête. Ridicule. T’es toujours là? T’en penses quoi? Que c’est bien que je m’exprime hein? Oui c’est bien. Au départ il y avait personne ici. Beaucoup de monde est passé. Plus de 500 000 visites, respectes ça enfoiré. Et maintenant, il n’y a plus grand monde. Toi aussi va falloir que tu partes. Je vais bientôt fermé la boutique. Terminé mon exhibition. Cet espace est trop dans l’ombre. Ton regard est lumineux, je le sens, mais ce n’est pas assez. Il me faut une scène bien plus grande et exposée. Il est temps que je profite. Je mérite au moins une bonne pipe. Ridicule. Obsession. Bientôt plus de batterie. Il n’y a que la panne qui peut m’arrêter. Je peux dire de la merder sans jamais m’arrêter. J’ai tellement écouté la tienne que mon réservoir est plein à craquer. Méchant. Protection. Je veux m’exprimer sans me commenter, sans me justifier, sans m’excuser. Mais j’ai peur. Il y a quand même un peu de vrai dans cette expression. Tu prendras ta passoire, tu y mettras ma diarrhée et avec patience et espoir tu y trouveras quelques pépites dorées. Poète à la con. Commentaires. Il y a toujours un juge derrière, une personne qui contrôle et s’excuse. Lis les lignes suivantes et tu comprendras comment ça marche, comment je marche, comment tu marches, comment le mouvement en marche marche, comment le président marche, comment le monde marche… Suce moi la bite. Pardon, j’ai pas fais exprès. Conditionnement, éducation à la con. Femme objet. Pulsion sexuelle. Je suis vulgaire, mais tu comprendras. C’est humain. On s’en fout c’est de l’art. C’est ridicule. Auto-apitoiement. Auto-reproche. Auto-culpabilité. L’autre ne peut plus rien faire. Tout ça juste pour me sucer. Obsession étrange. C’est rien au final. Tout le monde… Sans queue ni tête. Je me mets à nu sans me dévoiler. A être intime et vulgaire, je me protège au fond. Je t’ai embrouillé, tu ne sais plus quoi penser. Tu ne penses pas d’ailleurs, tu ne juges pas non plus, car mes lecteurs sont bienveillants. Je peux tout dire. Tant qu’ils sentent que c’est sincère, ils sont touchés. Il faut s’avoir s’arrêter. En même temps rare ou nulle personnes aura lu jusqu’à ce stade. Ou des millions à titre posthume. Ou même ce texte sera au BAC de Français en 2098. Un époque qui sera de la science fiction si on tente de l’imaginer. Ça fait peur. Je suis limité par la faim, c’est la fin du vomi. Je te laisse corriger les fautes. Ce n’est qu’un texte parmi d’autres. Protection.

Patience et Espoir

W


Postface

Voilà, 37 chapitres c’est assez.

Je m’arrêterai là certainement dans cette forme évoluée de mon écriture : un journal romancé. Inspiré de l’instant présent, d’un réel quotidien mais avec des éléments fictifs pour noyer le poisson pour les personnes qui me connaissent et me lisent pour avoir des nouvelles. Il y a du vrai et du faux. Le personnage le plus réel est Bill d’ailleurs.

Un éditeur était intéressé par mon premier livre. Je préfère lui transmettre ces 37 chapitres. Malgré le fait que ces articles sont bien moins lu que ceux du premier livre à l’époque, je suis plus satisfait de mon écriture actuelle. C’est mon ressenti qui prime, évidemment.

Merci fidèle lecteur pour avoir poser ton regard. Tu sais que j’ai besoin aussi de ça pour écrire.

C’est 37 chapitres sont une première version, un brouillon. Aussitôt retravaillés et envoyés à l’éditeur ou à défaut en auto édition, je les retirerai du blog.

« Retravaillés » Mouais, déjà si je me donne la peine de corriger les fautes d’orthographe, ce serait un gros travail de fait.

Pour le titre : « 2 mois hypersensibles »?

Et maintenant la prochaine étape: un journal encore un peu plus romancé. Pour un jour être simplement « romancier ».

Bon, à vrai dire il est possible que j’écrive encore quelques chapitres. Je ne suis pas à l’aise de terminer sur cette note là. Je ne sais pas.

Merci à toi.

Patience et espoir

W

 


Chapitre 37

Je suis magique. Chapitre 1.

Chapitre 36

13:24

« …et puis à la relecture de cette poésie… »

Impatience.

« Tu m’as toujours attiré. »

Qu’est ce qu’on attend pour célébrer? Il faut du temps. Nous vivons tous le temps différemment. Ces deux derniers jours, mes secondes sont des jours pour elle.

« …je suis déjà dans mon lit ».

Attendre.

« C’est noté, belle soirée. »

Oh, ça soupire profondément derrière moi. Pauvre Bill.

Mes envies et attirances sont exprimées. La volonté de partager le plaisir est entendu. L’univers a reçu le message. Je perçois déjà sa réponse. La mise à jour du système avec cette nouvelle couleur chaude est en cours. Les connexions avec d’autres attirées par cette couleur mettent un temps. C’est ce délai entre l’impulsion et la réaction qui engendre une tension.

Respire. Il n’y a rien à faire. La sincérité fait le tri. Non sans craintes d’être jugé. Etre soi par tous les vents face aux autres. Qu’est-ce l’autre? Plutôt face à son propre jugement, à son conditionnement, son éducation…

L’autre n’est pas un objet. L’autre est une partie de soi. Le commentaire qui paraît indépendant d’un moi caché. Le miroir de ce que la petite conscience ne veut pas voir. Parfois l’autre est en harmonie avec moi, c’est la zone de confort. Parfois l’autre est le tribunal. Respecter ce que je ressens avec sincérité est la condition pour que mes relations soient fluides sans accrocs. Dépasser ses peurs est la contrainte.

Bref.

Le vent finit toujours par tourner…

En deux mois, je suis passé de la magie, à la maladie, à la dépression, au répit, aux doutes et enfin aux pulsions… Tout cela ne sont qu’énergies. Un élan de vie qui ricoche dans les voies cabossées de mon esprit. L’énergie ne circule pas sans mal. Au final, le diagnostique est sans faille :

« Monsieur, vous souffrez d’un manque d’ancrage. »

Soupir.

 


Chapitre 36

Je suis magique. Chapitre 1.

Chapitre 35

00:26

Miss Sourire est venue. Elle a lu le poème.

« Je suis mal à l’aise ».

Je l’étais aussi. Mais le désir d’expression est plus fort. Il est transgressif. Dérangeant. Je suis bizarre. Je leur fait peur même peut-être aux demoiselles de l’île, celles qui sont les proies de mon désir. SEXE. Etre sincère n’est pas stratégique. FESSES. Suivre les codes seraient plus efficaces pour vivre la sensualité que le printemps amène. SEXE. Un corps nu sur les draps. Prendre un verre sur une terrasse, attendre deux jours, envoyer un message, inviter au restaurant, etc. SUCE MOI. Je ne peux pas vivre comme cela. Je veux tout de suite. SEXE, SUCE, SEXE, SUCE. Mais pas un plan cul dans sa vulgarité et son manque d’âme et d’intellect. De l’intime quel qu’il soit. Voilà ce que m’impose l’ère du temps. CARESSES. Point de maîtrise là dessus. Du désir né des pensées, de ces pensées des émotions rouges, l’impatience charnelle. REGARDS. DOIGTS, SUCE MOI.

L’attirance du moment est peu spirituelle. Ce n’est pas une histoire que je cherche, même pas une aventure, plutôt l’assouvissement instantané d’un désir qui se dresse aussi vite qu’il disparaît. C’est un peu de sa personnalité, beaucoup de sa silhouette mais surtout de sa féminité que je demande. Vient tout de suite, pourquoi dois-je attendre. Toi ou une autre de la même minceur et tendresse, après tout.

Que cette envie croise son âme sœur avant que ce vent chaud qui la transporte reparte sans que le plaisir de deux corps n’ait exulté. Surtout le mien, c’est le plus important.

Tout cela danse dans mon esprit. Cette énergie piquante circule difficilement entre les peurs qui lui font barrage.

Je pense à elle, que faire…

Je ne peux m’empêcher, j’agis.

Trop tard le message est parti.