Je libère ma voix

Mon premier son : Malêtre

Chers et chères lecteurs et lectrices (ceux qui restent!),

Je n’écris plus d’articles, de billets d’humeurs, au bout de 4 ans de blog j’arrête blablabla, voir l’article précédent…

Mais l’expression étant une question de survie et de déploiement de vie même, je ne m’arrête pas, pire : j’évolue!!

Depuis quelques semaines, j’ose slamer, rapper ou je ne sais quel style, enfin bref je libère ma voix… que c’est bon! L’écriture ne suffisait plus.

Trèves d’introduction voici mon premier morceau écoutable uniquement via mon blog, spécialement pour toi lecteur bienveillant qui m’accompagne … bref allez :

lien blog

Patience et Espoir,

W

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4 ans c’est bien

Cela fait 4 ans que j’écris ici. Mais depuis quelques mois je viens de moins en moins. Je me demande si ce ne serait pas la fin de cette habitude…

Cet espace d’expression a joué un rôle énorme dans ma vie. De ce blog est né mon activité ( l’Association des HyperSensibles), un livre, une multitude d’amis et …. (censuré). En gros à par mes parents et mes frères et sœurs, le reste de ma vie a découlé de la création de ce blog. Quelque part, je pourrais dire que j’ai créé ma vie.

Et maintenant?

Je ne pense pas pouvoir être à moitié actif dans ce blog. Il y avait un rythme d’écriture rapide et des publications fréquentes. Mon activité sur le blog et les correspondances qui en ont découlé prenaient mon attention au quotidien. Cela fait quelques temps que ce n’est plus le cas, je suis dans un entre deux désagréable. Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas écrit. J’ai perdu le fil, je n’ai plus le rythme de ces 4 années, je n’ai pas envie de forcer, même si cela m’attriste de penser à arrêter.

Mais l’important pour moi n’est pas le blog, ce qui me fait du bien c’est l’écriture et je dois continuer à écrire dans l’ombre. C’est vrai que le blog était une motivation. Suis-je plus mûre aujourd’hui? Aurais-je franchi un cap?

Je n’avais pas imaginé en créant ce blog que j’aurai tenu 4 ans, écrits plus de 300 articles, et reçu 500 000 visites. Bon, si j’arrête je devrais abandonner l’espoir de dépasser la barre des 1 million.

Je ne sais pas…

Nul ne sert de résister à l’inconnu lorsque le connu ne donne plus envie. Peut être que lâcher le blog laissera de la place pour que du nouveau émerge…

Je n’avais jamais eu à me séparer de quelque chose qui m’a accompagné pendant 4 ans et qui me tenait à cœur.

Etrange…

Un livre est issu de ce blog aussi, tu devrais l’apprécier si tu as aimé quelques articles :

La vie d’un bipolaire, le livre.

Patience et Espoir

W


Que faire?

Toujours au même point. Le sentiment d’être au début, pourtant ça fait trente ans que ça a commencé. Toujours la même question qui revient : qu’est-ce que je fais? Je fais quoi là, maintenant? Ok, je suis instable et c’est illusoire de chercher une place stable dans la société. Je suis comme le vent qui ne peut vivre que dans le mouvement, qui n’a pas d’habitudes. Mais où est ma place? Je dois la créer, ok, mais qu’est ce que je dois faire? Je n’ai même pas l’énergie de me reposer.

Je ne suis pas seul, je suis sûre qu’on est des milliers à ne pas trouver une place dans le système professionnel par exemple. Je n’ai pas besoin de le critiquer longuement, tout le monde est d’accord pour dire qu’il est mauvais : profit, compétition, etc. Et pourtant il continue d’exister et poursuivre son mécanisme de déshumanisation. C’est révoltant mais aucune révolte n’a su le révolutionner. Nous sommes tous trop usés pour agir. Le peu d’énergie qu’il nous reste nous sert à nous sociabiliser entre paires, nous changer les idées et consommer. Ça demande trop d’efforts pour se rassembler, imaginer autre chose et s’organiser pour ensuite agir.

Pourtant l’envie est là, les aspirations sont là. Mais que faire? Quelle est la prochaine étape?

En attendant que l’avenir s’éclaircisse, je tourne en rond dans ma cage mentale. Patience.

Et gardons espoir

W


Qu’est-ce que le mal?

Le mal en soi n’existe pas. Nulle personne, nul objet sont mal en soi. C’est le regard que l’on porte dessus qui est à l’origine du mal. Pas de la douleur, hein, je parle du mal être.

Je l’ai vu la semaine passée. Cinq jours noirs. Paralysé par un profond mal être. Pas de la dépression avec ses doutes et culpabilités, mais plutôt de la mélancolie. Je ne pouvais parler, l’isolement était la seule solution, être ombre dans l’ombre. Et puis je voulais épargner les autres de mes pensées venimeuses.

Il y a des parties de moi que je trouve malsaines. Je ne peux pas les affirmer, leurs donner une place dans ma personnalité « visible », car ces pensées, ces envies sont contraires à mes valeurs. C’est mon auto-jugement qui me fait mal. Exemple avec mon amie. Si je partageais telle envie, elle réagirait certainement mal, elle penserait que je lui manque de respect. Voilà le conflit entre une envie et la peur qu’elle soit réprimée par l’autre car je la considère mauvaise, car j’ai l’impression qu’elle est considérée indigne par la majorité des gens. Alors je réprime cette envie moi-même.

Et me réprimer me fait mal. Penser qu’une partie de moi est intolérante, irrespectueuse, égoïste, me fait mal. C’est le jugement que je me porte qui fait mal, ce n’est pas l’envie ou l’objet en question. Car s’il y a amour et bienveillance, l’autre peut tout entendre, sans pour autant être d’accord avec notre pensée ou dire « oui », évidemment. Mais vaut mieux un désaccord paisible, un « non », que une non expression.

J’ai réussi depuis à avouer à mon amie ce qui me paraissait inavouable et j’ai été heureusement surpris par sa réaction. Rien que le fait d’exprimer sans être juger est un début de soin sur ma blessure à l’origine de ce mal. Ce n’est qu’un début, mais c’est déjà très libérateur.

La liberté, c’est pouvoir exprimer ce qui est emprisonné en soi, ce qui nous paraît mal, ce qui est enfermé au plus profond de soi.

Aujourd’hui, cette partie considérée indigne, irrespectueuse, intolérante serait peut-être notre partie animale que l’on réprime. Des envies et pensées que l’on juge mauvaises mais qui font partie de notre humanité. A trop les refouler, un jour cela explose et provoque des dégâts pour soi et les autres. A l’extrême, je pense aux crimes, viols, meurtres, suicides. Tout autant d’horreurs qui auraient pu être évitées s’il y avait eu ex-pression dans un cadre bienveillant avant que ce qui soit jugé mal à tort gangrène…

La liberté c’est pouvoir exprimer ce qui est emprisonné en soi. Nous sommes notre propre prison.

Pour se libérer : oser! Choisir la bonne personne, le bon espace, le bon outil. Exprimer ce qui nous semble mal, irrespectueux, sur twitter n’est peut-être pas une bonne idée. Les personnes qui font du mal publiquement n’ont peut-être pas d’entourage proche, suffisamment d’amour, qui puisse entendre sans jugement leur côté noir.

Tout le monde à un côté « noir » là encore je juge… Un côté qui nous paraît noir.

Si on en a conscience, celle-ci nous permet de maîtriser et attendre et choisir d’exprimer ce mal dans les bonnes conditions. L’inconscience va nous faire exprimer notre mal dans un moment non choisi, il y aura dégâts. Et lorsque ceux-ci seront très violents et coûteux, il y aura peut-être prise de conscience!

Bref!

Patience et espoir

Si tu n’étais pas au courant, hé bien, je vends mon livre sur la Fnac ou Amazon. Si tu le savais, hé bien, je te le répète et répéterai jusqu’à mort s’en suive, et si tu l’as acheté, oh merci! pour moi et l’asso qui prend 50% des droits d’auteurs, maintenant tu peux mettre un avis sur la Fnac ou Amazon, j’apprécierai beaucoup quelque soit l’avis, et si tu es au courant, que tu l’as acheté, que tu as mis un commentaire, hé ben, je sais pas… c’est peut-être à ton tour d’écrire un bouquin!

Ps : Je peux aussi te le vendre directement lors d’une rencontre de l’asso. J’en ai commandé un carton, du coup physiquement je peux te le vendre moins cher. Dis moi sur bipohypermaniac@gmail.com . Tu peux m’écrire pour raconter ta vie aussi, hein!

Allez, et tant que j’y suis dans cette fin d’article à informations multiples. La journée portes ouvertes de l’association des Hypersensibles a lieu le 28 Octobre à Paris, détails sur le lien. Une occas’ de se rencontrer aussi!

W


Oh naïf espéreux

J’ai mal, je ne sais pas pourquoi. Surtout ne me le demande pas. Je suis mal, c’est comme ça. Ça va mieux, alors je me demande si ce mal sera toujours là. « Ta gueule toi, pardon excuse moi ». Voilà ce va et vient, du mal jusqu’au bien. Le bien qui prend le dessus, je veux croire. Oh naïf espéreux, oh romantique maudit. Il suffit qu’un temps passe pour que le dessous reprenne son droit.

Le mal être a toujours été et restera encore. Je suis désolé pour moi, je ne suis pas ici bas pour plaisanter.

W


Je veux rentrer chez moi

Ici tout est dur, tout est gris

la vie est  difficile

beaucoup de mal pour peu de bien

même l’amour fait souffrir

j’en peux plus, l’espoir ici n’est rien

Je veux rentrer chez moi

je veux rentrer chez moi

 

La vie m’a couché

je ne peux plus me relever

ma peine est trop lourde

je suis trop faible pour aimer

trop peur pour lui avoué

je suis à terre découragé

je ne sais plus où aller

Je veux rentrer chez moi

je veux rentrer chez moi

 

J’ai essayé de vivre dans ce monde

trouver ma place parmi vous

J’ai des choses à apporter

je gardais toujours espoir

mais le noir revient toujours

avalé facilement mes forces

seulement un doigt sur le clavier

dansant péniblement, écrit ce refrain

Je veux rentrer chez moi

je veux rentrer chez moi

 

S’il faut être mal pour émouvoir les âmes

je quitte ma place, je rends les armes

mon voyage dans l’ombre est terminé

mes ressources sont épuisées

je dois abandonner ma mission

fuir la zone sombre

et retourner à la maison

Je veux rentrer chez moi

je veux rentrer chez moi

 

Qu’y a t-il de beau à souffrir

pourquoi faut-il s’accrocher

je retomberai toujours un peu plus loin

me noyer dans l’océan malheureux

oubliant mes instants heureux

Et puis je n’arrive plus à te parler

alors je veux rentrer chez moi

Je veux rentrer chez moi

 

Mais si j’en suis là

c’est que la vie l’a voulu

je suis le résultat de mes batailles

tu es la somme de mes rencontres

Je ne peux pas revenir en arrière

seulement surmonter le présent

Laisser un peu de temps

pour ne pas commettre le terrible regret

te laisser dans les oubliettes du passé

Il n’est pas encore temps de rentrer

un morceau de cœur rescapé

me souffle de rester là avec toi

Je ne veux pas rentrer chez moi

en tout cas pas dans cet état là

W


Je suis un connard

Oui, oui, il y a une part de connard chez moi. Quand je suis dans le jugement, dans la critique de ce que mon ego accepte difficilement. Je suis un connard d’écrire ça. Je ne le publierai certainement pas d’ailleurs. C’est décevant, je me suis reposé, recentré, j’ai fait des choses pour être bien avec moi-même. Et qu’est-ce qui émerge de ça? Le connard en moi. Une critique, un jugement qui vient trop naturellement envers elle ou un proche, et me revoilà plongé dans mon ombre, à l’intérieur de ma coquille sale.

Que c’est difficile de rester hors de moi-même, à l’extérieur. Parce qu’autour de moi ça va, j’ai tout le confort de vie pour être bien. Mais non, il en faut peu pour que je me perde dans les allées sombres, le labyrinthe épineux que dis-je, de moi-même. Ça fait beaucoup de moi-même… J’aimerai supprimer mon ego remplit d’émotions et de pensées empoisonnées. Mais bon, il paraît que cela fait partie de mon humanité, alors je garde ce mal et tente de l’accueillir, de ne pas le juger. Ne pas juger mon juge intérieur… ça va loin mes conneries de développement personnel. Te prends pas la tête et vis, tout simplement! Ouais ouai…

Je résume mon monde intérieur par « moi-même » car je ne sais pas ce qui est de l’ordre de l’esprit, de l’âme, des pensées ou des émotions. Tout se mélange et ces catégories me être des concepts abstraits. Qu’est-ce que l’esprit? Et même que sont les pensées? D’où viennent les pensées? Sont-elles vraiment dans ma tête? Y a t-il une différence entre avoir une pensée qui passe et penser une chose? Si jamais t’as du temps à perdre…

Je marchais tout à l’heure en observant mes pensées, ça en finissait pas. Je ne gère pas du tout dans ce domaine. Enfin si, je médite pour me calmer, je me focalise sur la respiration ou autre chose, et là, je ne pense plus. Ça aide un temps mais au final ça ne résout pas le problème. Après des années de méditation, je suis toujours souvent confrontés par un état de pensée qui part dans tous les sens. Il faudrait apprendre à penser… Mouai… Allez je publie, tant que j’y suis.

Patience, patience…

W