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« Attention au déni de la maladie »

keep calm

Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir.

Malgré un diagnostique de bipolaire en 2008, je ne me suis jamais senti malade. Pourtant j’en ai chié, des crises maniaques, des hospitalisations à répétitions, bref un beau palmarès que tu peux découvrir dans le récit de mes aventures : maniac story ep 01-Je t’aime à la folie. J’ai atteint des jolis pics de souffrances à me mettre à genou par terre, en pleurs « Qu’est-ce que je dois faire mon Dieu, wouin wouin! », moi qui ne pratique aucune religion pourtant… Malgré tout cela, je ne me suis jamais senti malade. Quand tous les autres bipotes, eux, disent qu’ils sont malades, moi je pense « béh du coup, peut être qu’il y a eu une erreur de diagnostique » peut être qu’ils ont raison, et qu’en fait je ne suis pas bipolaire, tout simplement. J’aurai trompé tous mes lecteurs depuis trois ans… oh merde!

En réalité c’est pas simple cette histoire, parce que débattre autour de la bipolarité et la maladie est sans fin et engendre beaucoup de confusion, tout bêtement parce que le mot « bipolaire » n’a pas de sens au fond.

Premier non sens. On s’identifie au trouble : « Je suis bipolaire ». D’un côté c’est rassurant, on a une réponse à la question « Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi? » mais en réalité on s’enferme dans une prison et on se stigmatise nous même à ….. ?oui, à quoi? On réduit notre personnalité, notre identité à une alternation de quelques périodes de souffrances. Une souffrance répétée qu’on interprète très vite comme maladie chronique, comme si on était prisonnier de notre passé et sans espoir pour le futur. « J’ai un trouble bipolaire » me paraît plus juste déjà. Même s’il y a un risque de fatalité aussi dans cette expression. Encore une fois, si seulement on pense le trouble comme une maladie.

Si le trouble bipolaire était seulement défini comme une variation particulière de l’humeur, une fragilité, une hypersensibilité, un handicap dans certaines situations, et tout ce que tu veux sauf le terme « maladie », alors là ok, pas de problème : J’ai un trouble bipolaire.

Je ne déni pas que j’ai une fragilité que je dois soigner, accueillir, connaître. Je ne dénie pas que j’ai une hypersensibilité très complexe que je dois comprendre. Je ne dénie pas que j’ai accumulé beaucoup de souffrances pendant la première partie de ma vie surtout, et que je dois continuer à mener un combat, pour me libérer de mes corps de souffrances, pour guérir mes blessures les plus profondes. Je ne dénie pas que j’ai un travail colossale d’affirmation de soi, d’incarnation. Haha! Mais tout ça, c’est le lot de tout le monde en fait! La différence, c’est que les événements de ma vie ont fait que j’ai acquis cette conscience, un peu en avance sur la masse, certes.

Si ce terme « maladie » m’embête ces derniers jours, c’est que je ne dois pas en être totalement libérer.

Définition Larousse de la maladie : « Altération de la santé ».

Si une maladie permet la libération, la prise de conscience, le goût du bonheur, des guérisons multiples, la sérénité, l’accomplissement, la création. Alors oui pourquoi pas.

Mon trouble bipolaire a évolué depuis que j’ai pris conscience de mon chemin, de mon combat, depuis que j’avance en conscience, pour résumé. Là où avant, les hospitalisations se répétaient presque chaque année, les dernières sont très espacées. Tout ça pour dire qu’on s’en libère de ce trouble qui apparaît au début comme une maladie chronique. Suffit d’y croire, et de mettre les moyens.

Ou alors peut-on dire que la bipolarité est un trouble qui remue notre être afin de nous donner la chance de soigner toutes nos maladies inconscientes.

Ou alors, peut-être qu’on peut dire que dans le monde actuelle, c’est perçu comme une maladie de vouloir être libre.

Si la liberté est une maladie. Comme l’amour qui rend malade.

Alors oh ouiii, je suis malade!

Je ne suis pas habitué à te faire la morale, ou t’enseigner quoi que soit, mais j’ai envie de proclamer haut et fort :

« Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir »

W

mon bouquin : la vie d’un bipolaire

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Dépression en direct

Je viens canaliser ma lourdeur. Ma joie de vivre masquée par un voile de plomb. Métaphore à la con. Mettre une image sur l’article… pff non.

Ce n’est pas tant que j’ai quelque chose de plus mais plutôt qu’il me manque… J’ai un manque profond. J’ai envie de l’écrire, ce manque affectif racine de mon hypersensibilité, terreau de mes projets mégalo, douleur célibataire.

Mais comment décrire un manque essentiel.

Ce sont les liens affectifs avec les autres qui me portent. Le lien amoureux plus que tout. Le lien amical aussi, mais rare sont mes amis qui comblent ce manque. J’ai beaucoup de camarades hs, j’ai beaucoup de lien qui vont bien quand je vais bien, ce n’est pas la même chose. Lorsque je vis ce manque, je m’isole et attend un autre plus spécial, j’en reviens à ma femme et attends qu’elle revienne avec un nouveau visage.

Et ça me plombe d’écrire ça, car je sens déjà quelques lecteurs qui m’ont connu interpréter ça.

Cet article, comme aucun autre, n’est pas un message à quiconque ni un appel à l’aide, c’est juste une expression déjà satisfaite. Une photo d’un état que je traverse là mais lorsque ces mots seront sous tes yeux, il sera parti. Tout n’est que mouvement dans ma vie, peu reste figée, une humeur en chasse une autre parfois même à l’heure. Alors ce texte ne m’appartient plus, s’il fait écho en toi, je n’y suis pour rien. C’est juste un miroir éphémère, une rencontre.

Je suis un handicapé de la relation à l’autre. Alors lorsque la relation devient affective, cet handicap devient chaotique.

Au quotidien, quelque soit l’autre, je ne sais communiquer avec lui. En sa présence, je ne sais comment exprimer conventionnellement (pour être compris) tout ce que j’aurai à lui dire. C’est comme si la communication entre nous deux était une petite porte alors que j’aurai besoin d’abattre le mur entier pour faire part de ce que j’ai à  lui dire.

« nous deux », ce nous est imaginaire, il ne représente personne de ma vie en particulier, et toutes en même temps. Ca me fait chier de préciser mais depuis que ce blog n’est plus tout à fait anonyme depuis les rencontres organisées depuis 2014, plusieurs personnes ont été blessées. Ce qui complique encore plus ma relation à l’autre.

La tête lourde dans mes mains. Tout est compliqué lorsqu’il manque cette sécurité affective. J’ai besoin de toi, âme sœur reviens dans ma vie avec un énième nouveau visage. Un nouveau test, une nouvelle chance.

La lourdeur. Pourtant c’était bien ce weekend, au delà de toutes attentes. Mais en quelques heures les couleurs changent. Quand tu auras réagi, je ne saurai quoi te répondre, car les couleurs auront encore changé.

J’ai du mal à communiquer avec l’autre, quelque soit l’autre. Tu vois je recommence à l’écrire car je n’y arrive pas. C’est l’envie de m’exprimer sur le rapport à l’autre frustrée par l’incapacité à trouver les mots qui… Je résiste, je sais, je ne devrais pas, je devrais juste me laisser au repos, mais les pensées émergent et essaient de comprendre, de lutter, et je résiste… J’ai envie de me réapproprier mes pensées, apprivoiser ma pensée, je sens que c’est la suite de mon aventure, me construire une pensée, une arme pour contrer les vents trop forts pour les autres corps. Mais, je ne sais que penser de moi, de la vie… alors je relâche très vite le gouvernail de mon mental et laisse tout mon être voguer d’est en ouest, de haut en bas.

Même ce mouvement qui me pousse à me soulager ici, me peine. Cette dépendance, les conséquences pour ceux qui comprennent pas ce double-moi.

La sincérité est à exprimer mais pas à communiquer.

Patience et Espoir

Ps : le symptôme le plus révélateur de mes dépressions :

je me connecte dix fois par jours sur facebook…
C’est dire…

W

 


Ha l’enfoiré!

La vie c’est comme une partie de jeu vidéo. Avant de commencer, tu choisis la difficulté et après tu joues selon ton niveau.

Regarde autour de toi tu verras très bien ceux qui ont choisis l’option facile et les rares qui se sont risqués à plus compliqués.

Je ne peux pas me rappeler du moment où j’ai configuré ma partie, où j’ai réglé mon handicap. Mais à voir mon parcours, à l’heure du choix, je me suis pris pour un sacré golfeur…

Ironie du sort, je joue rarement aux jeux vidéos, mais les fois où je joue à Fifa, instinctivement je ne vais pas pour le mode « facile », comme si je préférais perdre en « difficile » que gagner en « facile ».

Je crois bien qu’on configure notre environnement, nos qualités, nos faiblesses, nos handicaps à dépasser, pour atteindre un objectif caché. Parce qu’à la naissance, on oublie tout ça, pas même un petit mode d’emploi. C’est le grand saut dans cette réalité, avec un petit goût de démerdes-toi.

Plus je me perds dans les profondeurs du labyrinthe de mon esprit, plus je sens cet être d’une autre dimension, un bout de moi allié d’un bout d’autre chose d’étrange qui était présent avant ma naissance, qui connait les tenants et les aboutissements de ma vie. Je le sens ce petit enfoiré (pas de soucis, il n’est pas susceptible, il a beaucoup d’humour même) qui se fait plaisir à sourire pendant que je me galère dans cette réalité. « C’est toi qui a choisi cette vie l’ami ». Qu’est-ce que je peux répondre à ça? Lorsque je le supplie de me faire parvenir au moins une page du mode d’emploi, il me dit : « Tout est en toi, dans les autres que tu rencontres, dans les expériences que tu traverses ». Haha l’enfoiré! Je sais pas s’il se rend compte comment est fait mon esprit, cet univers infini, où des millions de pensées circulent, où toutes sortes de croyances naissent, meurent, se contredisent, où les émotions allument un arbre cérébrale avec beaucoup trop de couleurs pour en faire une palette, où rien n’est solide, stable, structuré, car dès qu’une certitude s’installe, la vie avec un simple coup de vent remet tout en question. « C’est toi qui a choisi une aventure intense ». J’étais dur avec moi même avant même d’être né, quelque part ça me rassure.

« En réalité tu n’as rien à faire, laisse la vie te porter ». Rha pitain l’enfoiré, c’est quand il me lâche ces pensées qui me donne le plus de travail. Car c’est là où je dois déconstruire mon égo avec toutes les croyances qu’il comporte. Et travailler à ce que mon égo n’est plus le contrôle, que mon mental n’est plus le pouvoir.

« La fin justifie les moyens, t’en chie pas pour rien, t’as voulu vivre quelque chose de grand, tu finiras par le vivre »…

Ha l’enfoiré!

Patience et espoir

W


Je suis amour, tout est amour

« Je suis amour, tout est amour ». C’est par cette phrase que je me répète inlassablement et récemment dans mes méditations  que je vais aborder ici le thème : « bipolaire et amour » ou « hypersensible et amour « (je préfère de plus en plus le terme de HS à tout terme médical pour désigner ce que je vis). S’imprégner d’amour est fondamental pour se libérer de ses troubles : auto-bienveillance, douceur, accueil de soi, non-jugement, non-culpabilité sont des attitudes naturelles que l’on doit retrouver. Bien plus que les autres, moi hypersensible, je dois faire ce travail avant de penser à une relation amoureuse. Les deux n’étant pas incompatibles.

C’est pour cela que je n’aime pas parler de maladie car cette optique-là est un véritable frein pour se soigner, paradoxalement. Croire que je suis malade m’amène naturellement, insidieusement à rejeter cette partie troublée en moi, à la dissimuler, à la renier, à la juger dysfonctionnelle jusqu’à la haïr parfois. Rejeter une partie de soi revient à se rejeter soi-même. Non! Cette partie malade est à chérir, à accepter, à accueillir, à comprendre, à aimer. Agir avec amour envers soi est fondamental pour recevoir l’amour un jour de l’autre et aimer l’autre car l’autre aussi à ses parties troublées (moins sensiblement) et on ne pourra les aimer que si nous portons le même regard affectueux sur nos parties sombres. Bien sûr, il est possible d’être en relation avec l’autre sans avoir fait ce travail, c’est ce que vive la majorité des gens : une relation superficielle. En tant que hypersensible, je ne peux pas (malgré ma volonté) vivre une relation superficielle, mes sens sont trop aiguisés naturellement et percent (encore malgré ma volonté) la surface des choses. Ainsi, si ce qui se cache en moi et en l’autre n’est pas soigné (au sens littéral) la relation est vouée au chaos. Moi, HS, je ne peux pas me résigner à vivre à la surface de moi-même et de l’autre, c’est contre ma nature, c’est comme ça. A chaque fois que je reviens à une vie superficielle, je suis en proie à la dépression et à la crise maniaque, qui auront raison d’être pour me rappeler à l’ordre.

Ce qui paraît comme une exigence est une chance. Cet handicap, cette contrainte est l’opportunité de sortir de la caverne (pour reprendre l’allégorie de Platon) et pénétrer une réalité au delà du monde des apparences, une réalité authentique dont la porte se trouve au fond de nous, à l’ombre de nos troubles. S’intéresser à son trouble c’est suivre le chemin qui mène à soi, et donc à la véritable réalité. Dans cette réalité, je perçois l’essence des choses. Je crois que l’essence de ce qui vit est : l’amour. Tout ce qui existe a été réalisé par amour ou par manque d’amour. Tout est amour, donc je suis amour. J’y crois profondément car au profond de moi, j’aime tout le monde, il n’y a personne à qui je veux du mal, et cela depuis toujours. Je suis amour, je suis humain… tout le monde est humain donc tout le monde est amour. Je suis amour, tout est amour.

Cette dimension en moi de l’amour, peut-être plus importante que les autres,  a toujours été là, cependant ce n’est que très récemment, et Rilke l’a déclenché, que j’y pose avec douceur la lumière de ma conscience, que je prends le soin de donner toute mon affection sur cette partie si fragile, timide de mon être. Cette partie fragile et timide aux mille pouvoirs qui s’appelle l’amour est belle et bien cette partie qui est étouffée, dissimulée sous nos troubles. Je la découvre et la libère peu à peu. Une vraie manche de Mikado!

Je médite donc : « Je suis amour, tout est amour ». C’est à dire que j’infuse cette vérité au plus profond de moi. L’état de grande sérénité et de calme que permet la méditation est favorable pour semer ces graines d’amour dans une terre fertile. Pourquoi je n’ai pas eu l’idée avant? Parce que je n’y croyais pas totalement. Et lorsque que l’on ne croit pas à quelque chose, on n’est pas prêt à l’accueillir. Si tu ne crois pas en l’amour, tu n’as aucune chance de le vivre, c’est une certitude. Cependant j’ai toujours cru en l’amour. Seulement, plus il s’agit de choses profondes, de choses essentielles, universelles de choses qui régissent toute la vie, plus il faut y croire précisément, à 100 %. Jusqu’ici « Je suis amour, tout est amour » était une belle phrase pour moi, je n’étais pas contre. Mais y croire profondément est sensiblement différent. Pour cela il faut être prêt. Je suis prêt et je n’ai pas peur. D’ailleurs, « je suis prêt et je n’ai pas peur » est une autre phrase que je médite et que je me persuade dans mes méditations. Aussi, c’est une phrase qui n’est pas évidente à affirmer avec foi. Car lorsque je m’en imprègne, j’accepte qu’il peut m’arriver n’importe quoi dans la vie, je suis prêt à l’accueillir (rien que de l’écrire, là, il se passe un vertige en moi). Haha! tu suis? J’espère parce que je te partage quelque chose de très intime et qui a une grande valeur à mes yeux et à mon cœur.

Lors de  mes méditations, voici donc ce que je me répète avec foi : « Pardon, merci, lumière, amour…Je suis prêt, je n’ai plus peur… Je suis amour, tout est amour » Je pense que c’est très important aussi pour se soigner que de s’imprégner de paroles, de sensations, positives, d’amour en utilisant les mots qui nous sont le plus appropriés pour transporter les graines d’espoir au plus profond de nous.

Je vais m’arrêter là, ça pétille assez comme cela. J’en profite pour te dire qu’une nouvelle page est crée sur le blog afin d’informer sur l’avancée des différents projets. Rencontres, Asilum, Café Hs, Pépinières HS, tee-shirts, livre. PROJETS HS Tant de projets en parallèles qui te sont ouverts et qui ont un but en commun : révolutionner la condition des hypersensibles.

Je t’embrasse (soyons fou)

Et vu que c’est une certitude – je suis amour et tout est amour- : je t’aime. Ça va de soit! 😉

A bientôt,

W.


Le Cirque Bipolaire recrute des clowns!

Le Cirque Bipolaire arrive en France et recherche des clowns pour s’animer et animer les français . Cette nouvelle troupe inédite est constituée de personnes, affublées « bipolaires », qui grâce au nez rouge laissent cour à leur folie. Un ballet d’émotions, un feu d’artifice d’irrationalités venant d’ailleurs à la grande surprise et pour le bonheur du public.

Profil du clown recherché:

– Diagnostiqué bipolaire de type 1

– Au moins 3 ans d’expériences du délire et de la dépression

– Au moins 1 séjour en asile

Osez cette expérience inconnue. Soyez les premiers à entrer dans l’histoire du Cirque Bipolaire!

Salaire : le sourire qui naîtra sur le visage des enfants et le rire de leurs parents. Ou les larmes.

Le Cirque Bipolaire recherche aussi des secrétaires, trésoriers, managers, communicants, techniciens, donateurs, animaux, costumes. Toutes ces personnes étant non bipolaires, de préférence 🙂 .

Envoyez votre CV et LM à : cirquebipolaire@gmail.com

Cette offre d’emploi n’est pas communiquée par le Pole Emploi ni CAP emploi ni la MDPH ni le ministère de la Santé ni monsieur Valls. Ce dernier aurait dit que ce projet n’était pas réalisable, que les fous n’avaient qu’à bien se tenir…

Néanmoins, Charlie est un fervent supporter de cette nouvelle troupe. Du haut du ciel, il aurait dit : « le jour où l’on entendra des fous s’exprimer impunément en public, la Marianne jouira de liberté ».

Rideau!


Bipolarité / Bipolaire – Ma définition

Mon nouveau blog à cette adresse http://etrelapaix.wordpress.com/

J’ai ma définition de la bipolarité.

Diagnostiqué bipolaire et vivant la bipolarité de l’intérieur, qui peux mieux que moi prétendre de savoir ce qu’est la bipolarité. Etre bipolaire n’est pas seulement avoir un un trouble de l’humeur. C’est vivre dans une dimension plus sensible, c’est avoir une approche plus large de l’humain, c’est voir le monde et ses habitants différemment.

Il y a le bipolaire qui s’ignore, le bipolaire qui refuse, le bipolaire qui accepte et subit, le bipolaire qui accepte et se bat, le bipolaire libre. Le bipolaire libre a évolué en passant par tous les états précédents. La bipolarité doit faire évoluer sa bipolarité s’il veut être libre.

La bipolarité est un appel au combat, une expérimentation de la souffrance pour pouvoir ensuite se libérer totalement de la peur.

La bipolarité est une phase de notre vie, elle ne devrait être que transitoire.

Les bipolaires sont des personnes qui ont un potentiel extra ordinaire.

Il y a une part de merveilleux, de magie cachée dans un être bipolaire. Il doit la préserver, la développer, la maîtriser pour ensuite partager ce bonheur à son entourage.

Hypersensible, généreux, tolérant, amoureux, les bipolaires sont les gardiens des valeurs humaines.

Le bipolaire est incapable de blesser, d’écraser son prochain ou vivre pour son confort individuel et l’argent. C’est pour cela qu’il se sent mal dans cette société. Le bipolaire est passionné par l’humain, il est indifférent aux choses superficielles qui séparent les gens.

Le bipolaire est capable de tout. Même si son état de santé du moment le rend inapte, il peut progresser et des années plus tard, soulever des montagnes.

Dans une société idéale tout le monde serait bipolaire, il n’y aurait plus de stress, d’injustices, de compétitions alors, logiquement, les bipolaires ne feraient plus de crises, ils seraient la nouvelle normalité plus proche de l’humain.

Ce sont les conditions de travail, les codes sociaux et les mœurs de notre société qui ont créé la bipolarité. Ce sont tous les facteurs qu’ils dégagent qui déstabilisent le psychisme des êtes sensibles.

Le bipolaire devrait être fier d’être bipolaire car il a un combat noble à mener.

La souffrance ne dure pas éternellement tant qu’elle est acceptée, exprimée, écoutée, comprise.

La bipolarité est divisée en deux facettes, la partie visible avec ses symptômes décrits par les professionnels, et la partie invisible avec ses ressentis, ses émotions, ses croyances, ses merveilles enfouies, qui restent encore intimes et cachés du grand public.

Si la bipolarité est une maladie comme les autres, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est un handicap que l’on porte toute sa vie, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est une pathologie qui n’évolue pas, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est telle qu’elle est décrite dans le DSM (bible des psychiatres) alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est uniquement tristesse et souffrance alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est seulement un trouble de l’humeur alternant dépression et exaltation, alors je ne suis pas bipolaire.

Si la bipolarité est ce que tu crois, alors je ne suis pas bipolaire car c’est quelque chose de personnel qui demande beaucoup de temps avant d’être comprise.

Si je ne vois pas d’espoir dans ta définition de la bipolarité, alors je ne suis pas bipolaire.

W.

Aussi : Je suis entré dans la phase relecture dans le travail de mon livre « La vie d’un bipolaire ». Si tu as un peu de temps à m’offrir pour corriger mes fautes d’orthographe sur quelques pages, n’hésites pas, ça m’aiderait!


Interview par Google, en attendant Paris Match

Beaucoup de mes lecteurs entrent dans mon blog via les moteurs de recherches (google et compagnies). Ils tapent des mots clés qui font apparaître un de mes articles dans la sélection des réponses proposées par Google. Ce qui est amusant, c’est que je peux voir les termes de recherche inscrits dans le moteur de recherche par ce futur hypothétique lecteur.

Je vais copier sur cet article certaines questions que se posent les internautes qui sont venus ici et je vais leurs apporter mes réponses. Une fois de plus, je n’ai aucune autorité médicale mais seulement mon expérience, mes réflexions et mes lectures qui collaborent toutes à mon discernement actuel :

 

« Peut-on avoir de l’espoir dans les états bipolaires? »

Le trouble bipolaire survient chez une personne majoritairement après 20 ans. Cette personne va endurer des situations de crises difficiles. Aujourd’hui, mis à part les médicaments, il existe beaucoup de moyens pour se soigner. La personne peut très bien aussi chercher à connaître son trouble. Dans ce cas-là, elle va évoluer. Son trouble va évoluer. Lorsqu’il y a évolution, il y a espoir. L’espoir est présent dans toutes souffrances humaines. Seulement, il faut y croire et ce n’est pas facile tout les jours. Enfin, je suis moi-même un exemple concret que l’espoir existe. Voici quelques articles où j’en parle :   L’autre chemin : Vivre pleinement ;   Quand c’est indicible  ; Envie de Vivre!

 

« Bipolaire, que faut-il faire pour aller mieux? »

 Premièrement, le plus difficile, il faut accepter son trouble. Il faut accepter d’être, selon la société actuelle, un malade psychique. Il faut accepter d’avoir un nouvel handicap. Il faut accepter que dorénavant notre vie ne sera plus pareil. Après ce processus d’acceptation qui peut être long, voir jamais achevé, il faut mettre en place des moyens thérapeutiques. Tous dans le but de mieux connaître son trouble. Pour aller mieux, il faut comprendre ce qu’il se passe en nous. J’ai conscience que je rejoins la première réponse mais voilà l’article en deux parties qui répond à cette question : Comment guérir de sa bipolarité 1.1 et Comment guérir sa bipolarité 1.2.

 

« Le bipolaire peut-il vivre normalement comme les autres »

Cette question revient à une interrogation centrale : Le bipolaire est-il normal? Bon, d’abord, qui est normal? Je sais, c’est nul comme réponse. On vit dans une société qui nous pousse à vivre selon un idéal commun dont la majorité y tend. Travail, famille, loisirs, amis et tout cela bien huilé dans la semaine, c’est peut être ça que tu sous entendais dans « les autres ». Le bipolaire n’est pas à sa place dans ce genre de train de vie à cause grâce à son hyper sensibilité qui va lui causer stress et angoisses puis crises dans ce genre d’environnements. On doit se protéger, découvrir ce qui nous fragilise et faire en sorte d’avoir une vie adaptée à nous. Créer sa vie et non pas vouloir celle des autres. Le bipolaire ne peut vivre comme les autres puisqu’il est bien plus sensible (et autres adjectifs), il va surement avoir une période ou sa vie ne sera pas très épanouissante mais après avoir surpassé sa souffrance il peut vivre beaucoup plus intensément que les autres. C’est ça qu’est bon! Voilà des articles où je te le prouve : La Magie du bipolaire ; La bipolarité n’est pas une maladie

 

« Comment faire changer d’avis un bipolaire? »

Comment te faire changer, toi, d’avis? Peut-être sera t-il plus difficile que de faire changer d’avis un tel bipolaire. Plus sérieusement, ça dépend de la période que vit ton cher bipolaire. Un bipolaire en crise maniaque, il est clairement et pratiquement impossible de lui faire changer d’avis. Il est emporté par une vague intérieure déferlante et évolue dans un épisode tant égocentrique qu’il est très dure de le raisonner. Un bipolaire « down » (en dépression), le problème n’est pas de lui faire changer d’avis mais qu’il est un avis tout simplement. Son esprit étant en quelque sorte « comprimé dans une obscurité » il n’est pas apte au discernement ou très peu. Enfin, chez un bipolaire stable, il n’y a pas grandes différences avec les autres, cela dépendra de la personne. Il n’y a pas deux bipolaires pareils. La plupart d’entre nous avons une grande ouverture d’esprit et sommes très intelligent. Il est vrai que s’il s’agit de changer son avis sur soi-même, il est possible qu’un bipolaire soit plus têtu mais ça encore je n’en suis pas certain. Heuu, je ne vois pas d’articles que j’ai écrit particulièrement sur ce sujet.

 

« Les bipolaires changent-ils? »

Oui, oui, oui! Je vois la bipolarité comme un passage dans notre construction, une réelle transformation à accepter ou non. Les bipolaires sont plus aptes au changement profond que la majorité de la population. Nous avons voyagé dans les recoins les plus déserts et foudroyants de nos esprits, nous avons touché du doigt une autre mystérieuse dimension, nous avons démissionné, nous avons été hospitalisé, nous aimons rencontrer tout un tas de gens différents, si cela n’est pas matière à se remettre en question et évoluer! Voici le début de toute ma première crise, l’origine de ma transformation toujours active : Maniac Story ep01 : Je t’aime à la folie. Et puis surtout cet article: Ma bipolarité évolue

 

« Lorsqu’un frère est bipolaire, est-il possible d’avoir un droit de regard sur ces comptes? »

(Si ça se trouve c’est un de mes frères qui a tapé ça sur Google, c’est flippant.) Pour gérer tout ce qui est administratif ainsi que la banque, il existe la tutelle ou curatelle. La curatelle étant plus soft et permet à une personne (le frère par exemple) de prendre en charge les comptes du bipolaire lorsqu’il perd la raison. Mais cela se fait avec son accord lorsqu’il est stable. C’est un sujet épineux. Les proches sont certes importants, ils peuvent tirer la sonnette d’alarme quand leur cher bipolaire va se mettre en danger. Cependant en tant que bipolaire, il est très désagréable de se sentir observer même parfois juger lorsque l’on va affirmer quelques choses d’inhabituelles  « Est-il up? Il semble exciter.. Il est en train de monter… Dois-je appeler le psychiatre » tant de pensées que l’on peut deviner parfois dans l’esprit de quelques uns de nos proches. Dans mon cas, ces situations-là ont été très douloureuses. Bref, faut faire attention et le meilleur moyen d’éviter ces tensions est la communication. Surtout dans la famille lorsqu’elle est proche. Voici les articles : Vivre avec un Bipolaire 1.1 et Vivre avec un Bipolaire 1.2 et aussi Vivre avec un Bipolaire 1.3.

 

« Est ce qu’une personne bipolaire peut revenir vers moi? »

C’est dans le cas inverse où j’aurai un peu de peine pour toi. Effectivement le bipolaire va faire fuir certaines de ces connaissances de part ces crises et variations d’humeur. La réponse à cette question est donc favorable. Les bipolaires sont des grands affectifs et sentimentaux. La gestion difficile de nos émotions peuvent provoquer pas mal de problèmes relationnels mais grâce à notre hyper sensibilité, nous oublions difficilement une personne qui a marqué notre vie. Je ne peux aller plus loin dans la réponse étant donné que ça dépend de l’histoire qu’il y a eu entre vous deux, de sa position par rapport à la bipolarité et surtout de toi!

 

C’est rigolo comme article, je continue un peu…

 

« Pourquoi les bipolaires nous fascinent ? »

Parce qu’ils sont extraordinaires! C’est marrant, j’ai un article portant le titre de la question et qui y répond précisément : Le bipolaire fascine.

 

« Comment le bipolaire aborde les femmes? »

Tu te doutes qu’il m’est impossible d’apporter une réponse générale et précise à cette question. Il y a autant de bipolarités que de bipolaires et de manières d’aborder les femmes. Mais je vais tricoter un peu autour de la question en partant des grandes caractéristiques d’un bipolaire : la sensibilité, un besoin d’affection surdimensionné, la générosité, la créativité et donc en général : l’originalité. Suffit que le bipolaire soit un peu en forme et tu auras la chance de vivre une aventure tout en couleurs grâce à sa créativité et originalité. Un bipolaire qui flash sur une femme peut très facilement user d’excès pour séduire celle-ci. D’un autre côté, un bipolaire juste stable va peut être angoisser et se poser milles questions sur le comment il va t’aborder. Pour conclure je te répondrais en un mot : originalement. Sur cet article je raconte comment j’ai abordé en période up : Maniac Story-ep12 Amourettes. Sinon, je développe largement le sujet au travers les articles : Vivre avec un bipolaire ( Voir lien une dizaine de lignes au dessus)

 

« Zaz, a-t-elle un trouble bipolaire? »

Ahah! J’adore la question d’autant plus que j’aime beaucoup cette chanteuse. Je suis aller la voir en concert et c’est vrai qu’en écoutant ces paroles, en voyant son énergie et en découvrant son engagement « bisounours » pour une planète meilleure, on pourrait penser qu’elle a les caractéristiques de la bipolarité. Cependant, on peut être joyeux, exalté, sensible, pétillante etc. sans être bipolaire. D’un autre côté il y a beaucoup d’artistes qu’ils le sont. Je ne pense pas que Zaz soit bipolaire car si ce fut le cas j’aurai aimé qu’elle l’affirme pour redorer notre blason. Mon article à la suite de son concert : La révolution des colibris et celui où je parle de Victor Hugo : illustre bipolaire.

 

« Comment un bipolaire peut écrire sa biographie? »

Avec un stylo multicolore.

 

« Ma fille est bipolaire, que faire? »

Venir sur mon blog :). Mais avant, tout ne pas succomber à cette impression de fatalité. Certes, c’est un bouleversement terrible dans une vie qui va compliquer beaucoup de choses au début. Mais avec amour et espoir elle renaîtra dans un nouveau soi. Il faut se dire aussi, qu’être bipolaire était un passage nécessaire dans son épanouissement personnel, elle a une grande énergie en elle qu’elle n’a pas pu exprimer à travers des moyens rationnels, cela a causé la nature de son trouble. J’ai écrit un article qui répondent à cette question : Bipolaire, la sentence est tombée

 

« Qu’est ce que ressent un bipolaire? »

Je ne suis pas dans la tête des autres bipolaires mais beaucoup se reconnaissent dans  les écrits qui montrent ce que je ressens : Les apparences sont trompeuses  et  J’avance dans le noir.

 

et enfin,

« Je suis triste que ma sœur est bipolaire »

Oh, c’est mignon! Ne sois pas si triste… Va lui dire que tu l’aimes, et demande lui ensuite si elle est triste d’être bipolaire :). Quand on me pose la question, je réponds comme le titre d’un article que j’ai écris l’année dernière : Je suis aussi triste pour vous que vous pouvez l’être pour moi .

🙂

Voilà, finis l’interview. Je me suis d’ailleurs permis d’améliorer l’orthographe sur, je le rappelle, les termes de recherches écrit à la hâte par les internautes sur Google, Bing et autres. Ah oui, si tu retrouves ta question où tes mots de recherches que je recopie sur cet article dis le en commentaire, l’improbabilité serait rigolote!

1789e mot! Un signe? haha, en tout cas je crois bien que c’est mon article le plus long que j’ai jamais écrit. Tu peux bien me féliciter, ce n’est pas un tâche facile… Je te rappelle que je suis handicapé!!!  (Je sais pas si beaucoup de gens seront réceptifs à ce genre d’humour…)

😉

A bientôt.

W.