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De la prise de conscience vers la pleine conscience.

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Lorsque l’on fait attention à soi,

que l’on fait taire les pensées,

que l’on calme le mental,

on découvre toute une vie intérieure, plein de sensations émotionnelles et physiques cachées habituellement dans le bavardage constant du mental.

Lorsque l’on parvient à vivre ces sensations sans les interpréter ni les comprendre, on plonge en soi, on fait face à nos peurs, aux origines de nos inquiétudes. C’est en y mettant notre attention, la lumière de notre conscience qu’on peut les guérir. En lâchant prise, en lâchant le contrôle que nous exerçons du haut de notre sphère cérébrale.

En lâchant prise, en cessant de se laisser faire ballotter par nos pensées, on redonne  confiance à notre corps et à sa capacité d’autoguérison. Grâce au calme mental, on se rend compte des tensions, on entend mieux notre corps s’exprimer.

Quand notre conscience est isolée dans notre mental, c’est à dire quand on est trop dans la tête, dans les pensées, dans les regrets du passé, les inquiétudes du futur, on ne se rend pas compte par exemple d’un léger mal de dos. On continue à vivre sans en prendre soin alors qu’il suffirait d’en avoir conscience, de se mettre au repos, respirer un instant là où il y a une tension pour soulager et soigner ce léger mal. Mais étant occupés par nos pensées, notre quotidien, on laisse inconsciemment le mal empirer jusqu’à ce qu’il soit trop fort pour l’ignorer. Alors on va voir le docteur, on prend des médicaments.

Si nous sommes à l’écoute de notre corps, de nos émotions, on se permet de s’ouvrir au potentiel d’autoguérison de notre être. Car lorsqu’on est dans cette attention,  quand le mental est tranquille, on est dans l’instant présent et on bénéficie des pouvoirs qu’il regorge.

C’est vrai, je l’expérimente!

Patience et espoir,

W

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Je me suis évadé. Introduction

Il y a tant à écrire sur ce que l’on vit. Tant à dire sur l’expérience humaine. Tant à décrire sur ce que je ressens. Tant à décoder. Tant à découvrir. On connaît si peu de choses. Je suis sur le seuil d’un monde à venir. Dans la salle d’attente de mon avenir. Ce n’est qu’une image car en vérité, chaque jour qui passe, je m’engouffre un peu plus dans cet inconnu. Muni de ma lampe frontale je continue à éclaircir les terres ombragées de mon être. Face à mes peurs, c’est avec la lumière et l’amour comme essence que je puise en moi et dans la beauté de l’autre pour cheminer le plus léger possible, avec espoir et patience.

J’ai été connecté à une colère brûlante durant ma tournée en Provence. Celle-ci a été salvatrice, elle a permis une libération. Faut que je te remette le contexte:

J’ai commencé le théâtre il y a 3 ans avec une grande metteuse en scène de 77 ans ayant une belle carrière derrière elle. Ma motivation, n’ayant aucun talent de comédien à la base, était de me servir du théâtre comme un outil d’expression privilégié pour mes émotions. Grâce au punch de cette metteuse en scène, j’ai progressé très vite. J’ai du pour cela me faire violence, surmonté la pression et me mettre à répétition en danger. J’acceptais cette tension car je pensais qu’elle était légitime si je voulais avancer dans cet art là. Aussi je prenais sur moi lorsque elle s’énervait, j’acceptais sa personnalité très nerveuse.  Très rapidement je l’ai suivi dans tous ses ateliers, ses stages, ses spectacles. Jusqu’à l’été dernier où elle m’a emmené avec sa compagnie professionnelle pour sa tournée annuelle dans des villages de Haute Provence. Cette expérience s’est si bien déroulée, que mon rêve d’être un grand acteur commençait à se réaliser, ou en tout cas à être envisageable. Cette aspiration cachée d’être une star de cinéma, était en fait la conséquence d’une blessure affective profonde qui engendrait un besoin de reconnaissance énorme. Une volonté de notoriété présente dans tous mes projets. Un manque qui trouvait refuge et excitation dans la voie possible d’être acteur qui s’ouvrait à moi.

A la fin de l’été dernier, après la réussite de la tournée, je devais choisir entre m’engager à fond dans le théâtre via une école, que m’avait pistonné ma metteuse en scène, ou revenir à un chemin plus classique. J’ai opté pour la deuxième voie, ce qui m’a amené à être plus que déstabilisé lors des attentats de novembre. Aventure mystique, hospitalisation, repos, retraite, travail sur soi, méditations, ont suivi et m’ont amené à Mars et à un stage de théâtre. Et là, comme une évidence, j’étais certain qu’il fallait que je me mette à fond dans le théâtre. J’ai intégré un groupe d’actor studio, jusqu’à mai, où à ma grande surprise ma metteuse en scène me proposa de remplacer un comédien pour la tournée de cette année. Ma présence dans la troupe cette année n’étant pas prévu vu que j’avais arrêté de travailler avec elle depuis l’année dernière. Du jour au lendemain, courant mai, je me suis mis à travailler tous les jours avec elle et avec la nouvelle équipe, dont je connaissais 2 des acteurs déjà présent l’été dernier.

C’est durant ces répétitions qui ont duré jusqu’à juillet, qu’il c’est passé ce qui devait se passer. Quelque chose en moi avant changé depuis l’été dernier. Durant ce long hiver, ce début d’année difficile, cette longue période de solitude, de retrait, d’introspection, de compréhension de moi-même, je me suis soigné d’une plaie profonde sans le savoir. C’est avec du recul et durant les répétitions que je me suis aperçu que je m’étais libéré en grande partie de ce manque affectif qui m’obligeait à avoir une aspiration pour la notoriété, la reconnaissance du plus grand nombre. C’est donc sans ce prisme que j’ai travaillé la pièce de cette année. Je me suis rendu compte que le travail d’acteur, l’apprentissage d’un rôle ne me plaisait pas, en réalité. Certes j’éprouvais du bien être a être sous les projecteurs, à être applaudi mais le travail de comédien en lui-même ne me correspondait. Chose dont je ne pouvais pas avoir conscience jusque là, tant j’étais prisonnier de cette blessure de l’égo.

Tout ça pour dire que j’abordé la tournée de ce mois de juillet en sachant que ce serai mes adieux du théâtre et la fin d’un chapitre. J’ai commencé le théâtre comme un outil thérapeutique, et ça devait rester qu’un outil et non pas un projet de vie. Quelle libération! Je ne me sens plus poussé par ce désir de reconnaissance si profondément ancré depuis toujours, quel soulagement.

Pour cette tournée, pas de pression. Je me suis gardé de dire à ma metteuse en scène que j’abandonnais mon projet de carrière, ainsi qu’à la plupart de l’équipe pour rester sur la même longueur d’onde.

A la différence de l’année dernière, l’acolyte de ma metteuse en scène n’était pas de la partie, celle-ci servait de tampon, de souffre-douleur même, ma metteuse en scène étant ultra anxieuse, stressée, nerveuse lors de la tournée. Alors c’est nous, les 6 comédiens, qui devions prendre sur nous ces excès d’humeurs, ces paroles blessantes. Chacun de nous trouvions un intérêt à supporter ces moments d’énervements, car l’expérience de la tournée est si belle et enrichissante, que ça valait la peine. Sauf que moi, comparé aux autres, j’avais quelques intérêts en moins. Ce qui a fait qu’au bout de 5 jours, pendant lesquelles j’ai pris sur moi comme je l’ai fait durant 3 ans le caractère de ma metteuse en scène, j’ai dit stop!

Et cela de manière tout à fait théâtrale…

A suivre très bientôt, tant que c’est chaud!

W


Journal d’un explorateur de l’Etre

Voilà un nouveau titre pour ce blog. Il annonce mieux ce que j’écris ici. Plus qu’un titre, c’est le sens de ma vie. Les souffrances que j’ai enduré pendant ma vingtaine m’ont permis/obligés à tourner mon regard à l’intérieur de mon être pour observer tous ces nœuds, tous ces barrages, toutes ces peurs qui me séparent de mon centre, du Soi, de la source, de la lumière, de l’Amour, de cette énergie si puissante qui n’attend que d’être canalisée et exprimée à bon escient.

Cette exploration, cette conquête de moi-même n’est pas un voyage tranquille. Car lorsqu’on prend ce chemin, la vie nous amène à vivre les expériences que l’on doit traverser pour comprendre un aspect de nous-même encore inconscient, ce qui n’est pas toujours agréable. Ce chemin vers l’éveil n’est pas facile car il passe par l’affrontement de ses peurs, l’affranchissement de tous ses conditionnements, la déconstruction de toutes ces croyances, l’abandon à une dimension inconnue en Soi, un saut vertigineux, un lâcher prise du control de son mental, l’accueil inconditionnel de sa vulnérabilité.

La méditation est mon premier outil pour travailler, l’accueil de l’instant présent est l’ouvrage que je remets sans cesse sur le métier. J’ai beaucoup travailler seul et je vois aujourd’hui le cadeau de l’autre, du partenaire, pour prolonger ce travail par l’union. Sentir la présence profonde de l’autre. Se mettre en relation avec « elle », « lui » et chercher une relation de plus en plus haute, subtile, moins d’ego, plus de cœur, se découvrir de toutes ces peurs, en les partageant humblement déjà. Je commence tout juste à te partager cela, de nombreux articles suivront aux rythmes de ma nouvelle relation.

Je sais que nous sommes loin d’être les seuls à faire se travail, dans l’ombre, à être des artisans de lumière, car en travaillant sur Soi on élève directement l’énergie de la Terre. Bref, nous utilisons peut être des mots différents pour exprimer ce travail, mais nous sommes beaucoup, disséminés, pour beaucoup peut-être trop seul. Mais de plus en plus nous nous retrouvons. Les rencontres en sont la preuve. Nous n’agissons plus seul mais en groupe. Et ce n’est que le début…

… Je rêve que dans des années futures quelques gouvernements, commencent à donner du crédit à notre travail, et une place reconnue pour exprimer et agir au sein des sociétés. Car il y a un gigantesque pouvoir d’Amour qui gronde en beaucoup de nous et qui n’attend que de répandre sa lumière sur la Terre. Artisans de lumière, c’est à dire hommes et femmes faisant de leur développement personnel leur priorité dans la vie, nous avons chacun une expérience d’exploration des peurs et de conquête de Soi, nous sommes chacun des sortes de pionniers, et donc nous avons la possibilité d’aider les autres à se recentrer à dépasser leur propre barrage, à guérir. Il y a un avenir pour moi, toi, nous, Soi.

Sur ces belles paroles je me retire d’internet pendant 20 jours, le temps de faire ma dernière tournée en tant que comédien et marier mon frère. Et le temps pour toi de lire les 300 articles qui amènent à celui-ci, et voir mon petit cheminement!!

Je te souhaite un bon été, merci d’être là, je t’aime.

Patience et espoir

W


La rencontre du coeur

J’hésite à écrire ce qui va venir. J’hésite car j’ai peur de révéler mes expériences en terme de relation, j’ai peur que cela puisse me causer un préjudice si « elle » vient à découvrir cet espace, d’autant que je sais que la lecture des traces du passés laissés ici ont déjà fait peur à « une ».

Mais je dois dépasser cette peur pour partager mon travail dans ma relation à l’autre. J’ai beaucoup travaillé sur moi-même, sur mon mental notamment et l’égo, j’ai acquis une meilleure connaissance du soi -le chemin continue- , je suis ainsi mieux armé pour aborder la relation à l’autre. La vie a répondu présente, comme toujours, en créant une magnifique rencontre.

C’est le commencement d’une nouvelle période: le cœur. Le cœur. LE cœur. LE Cœur. LE CŒUR.  Un nouveau chapitre qui n’aura pas de fin, l’exploration du cœur me paraît intuitivement infini.

Aujourd’hui je vois bien que mon cœur est entouré de murs de protections, des couches de peurs. Je pense que celui-ci s’est refermé à mon entrée au collège dans la cour des grands après une enfance à cœur « ouvert », ces guillemets sont là pour noter mon incertitude quant à cette explication. En vérité, l’état présent de mon cœur  est le résultat de facteurs qui doivent remonter bien loin, bien haut, bien bas, bien derrière, bien devant. Je ne vais pas me perdre ici dans une psychanalyse de l’histoire de mon cœur mais je vais revenir vite à la seule vérité : celle de l’instant présent, celle cachée dans ce que je ressens là, maintenant.

Maintenant que j’ai bien ouvert, soulagé et allégé ma tête, c’est autour de mon cœur. J’ai déjà bien progressé. Jusqu’à récemment, il m’était impossible de mettre ma conscience pleinement  sur les battements de mon cœur, depuis j’y parviens, ce qui me permets d’écouter ce qu’il a à me dire.

La rencontre avec « elle » a remué et a remis à jour les peurs que je n’ai pas encore dépassé. Telle est une des lois de la nature humaine : tant que l’on a pas surmonté une peur, on expérimente en boucle des situations qui nous font affronter celle-ci. Les peurs qui s’interposent entre moi et mon cœur sont : la peur de l’abandon, de ne pas être à la hauteur. Un grand classique, hein? Elles sont toujours intervenus à chaque relation. Aujourd’hui, la grande différence est que j’ai un contrôle mental bien plus fort qu’avant, j’ai trouvé l’arme fatal et sais en user pour vaincre ces peurs : l’instant présent. Je veux bien croire que cela te paraisse flou et fou. Revenir à l’instant, à ce que je ressens là; me permets de vivre pleinement la peur présente, mettre mon attention dessus, la lumière de ma conscience dessus. Ainsi je m’en libère petit à petit. Ainsi je me rapproche du cœur petit à petit. Une bien belle aventure.

De part sa grande dimension spirituelle, « elle » a une connexion à l’Amour et une vibration déjà très élevée. Malgré les nuages autour de mon cœur je l’ai senti, j’ai senti à travers elle l’énergie subtile et si puissante de l’Amour. Pffiou, un moment hors de l’espace temps, merveilleux. Je parle ici de l’Amour divin dont la Femme (le féminin) à l’accès et partage à l’Homme.

Ce n’est pas un hasard cette rencontre, je crois que l’on est complémentaire dans notre travail tout les deux sur soi. C’est très tôt pour l’écrire mais je crois bien que sa force est plus au niveau du cœur ce qui lui permet une certaine sensibilité accrue, une clairvoyance,  un pouvoir guérisseur, alors que ma force est plutôt au niveau mental. Une belle complémentarité.

Il est donc probable que mes doigts dorénavant s’appuient régulièrement sur les touche C-O-E-U-R. J’ai beaucoup à découvrir. « Découvrir », quel joli mot, car il résume bien le sens de la vie humaine et le travail de l’artisan de lumière, le travail sur soi : découvrir tout ce qui empêche le soi de s’exprimer, le cœur de s’exprimer, l’amour de s’exprimer. Découvrir le mental de toutes les pensées, les croyances, les doutes. Découvrir le cœur de toutes les peurs. Est-ce que tu vois ce que je vois? Ce pouvoir d’amour, de paix, de joie qui pourra rayonner sur terre lorsque nous serons découverts.

Découvertes à suivre,

Patience et espoir

W


Un forum révolutionnaire!

http://hypersensible.forumactif.org/

Oui, oui révolutionnaire!

Qui s’inscrit dans la révolution que je veux pour le monde. Simplement, plus d’amour. Cela nécessite un éveil global intimement lié à un éveil personnel.

L’éveil personnel consistant à se libérer petit à petit de ses peurs, de ses croyances, de tous ce qui nous sépare de notre cœur, de l’amour de soi. Amour de soi étant directement lié à l’amour de l’autre.

Bref, ce sont mes troubles psychiques qui m’ont appelés il y a 3 ans, à faire ce voyage d’introspection et de dépouillement. D’exploration de mon être, de connaissance de moi. J’en ai fait du chemin depuis! il me reste encore beaucoup de choses à me libérer des peurs plus profondes, mais le chemin est devenu plus simple, je suis plus léger, les douleurs engendrées par l’affrontement de moi avec mes peurs sont de plus en plus supportables.

Mais ce chemin vers l’amour, et ma contribution à la révolution actuelle (il y a tant de personnes qui œuvrent à l’éveil global en travaillant sur soi au quotidien!) ne pourrait se faire sans l’échange avec d’autres personnes qui luttent pour un mieux être ou plutôt contre un mal-être d’abord.

Car les médicaments et les psys ne suffisent pas, l’échange et la rencontre eux sont nécessaires pour partager, entre être humains ayant un désir de vivre encombrer de lourdes peines et non entre malades.

Avec le titre de mon blog, je contribue, j’en ai conscience à la stigmatisation, mais bon c’est un mot qui rassemble, il faut ensuite arriver à s’en libérer.

Pour cela, je participe activement, avec d’autres personnes qui partagent le même chemin, le même désir d’une vie et monde meilleur, au développement d’un forum qui est révolutionnaire dans le sens qu’il abat les murs entre toutes les pathologies et autres étiquettes qui mettent dans des cases des personnes qui en réalité ont en commun une hyper sensibilité, une hyper humanité qui peut rendre la vie très difficile tant est grand le contraste avec le monde dans lequel nous sommes nés.

Le but est de partager, s’entre aider dans nos développements personnels, échanger quelques outils, est surtout, le plus important pour moi, permettre une prochaine rencontre réelle.

Alors, tu es le bienvenue ô cher lecteur, de venir, lire, échanger, et encore plus bienvenue à lancer un sujet surlequel tu désirerais échanger, dans un lieu où la bienveillance est de mise.

http://hypersensible.forumactif.org/

Le meilleur est à venir

Patience et espoir

W

 


Mais dis ta science! Mon arme secrète

Mais dis ta science… Je déguise ici le mot « méditation », souvent un terme qui fait obstacle, pour te laisser entrer facilement dans cet article où je vais te dévoiler mon arme secrète qui évolue avec le temps. Du terme très large de « méditation » j’en ai tiré un outil très puissant pour avancer sur mon chemin.

Depuis quelques temps, la pratique de la méditation est ancrée dans mon quotidien. Ça a commencé le jour où j’ai lu Eckhart Tolle ; c’est dans son livre « Le pouvoir du moment présent » que j’ai découvert et mis en pratique, à outrance au début, l’exercice de respiration abdominale et le réflexe de se recentrer le plus souvent possible sur cette respiration.

Respirer est l’essence de la méditation.

Qu’est-ce que méditer? C’est respirer! Voilà comment déconstruire l’image que nous, occidentaux, avons du moine tibétain pratiquant une méditation, paraissant inaccessible à nous pauvres mortels.

Me recentrer sur la respiration est devenue mon activité numéro en termes de temps, devant celle de boire, manger! Cette activité est le moyen thérapeutique essentiel et nécessaire pour soigner les troubles psychiques. Lorsque je me recentre sur la respiration, c’est à dire que je mets mon attention sur l’air qui entre et gonfle mon ventre, plus rien d’autre n’existe. Plus de mental, plus de pensées en boucle. Je me retire du schéma pensées-émotions-comportements dans lequel j’évolue automatiquement. Je me retire de mon égo. Mon égo étant mon identité, mes croyances, la somme de toutes mes expériences passées, ce que je crois être, tout ce qui siège dans mon mental. Tout cela n’existe plus lorsque ma conscience est portée sur ma respiration. Je fais cet exercice régulièrement au quotidien.

Si mon humeur, le contexte, ma volonté, un grand nombre de facteurs inconscients aussi le permettent, je vais plus loin dans la méditation :

Une fois que je suis libéré de l’emprise de mon mental, de mes pensées obsessionnelles, de mes doutes, je me focalise sur mes sens. C’est ce qu’on appelle « la pleine conscience ». Par exemple, quand je marche, je mets toute mon attention sur mes pieds et la sensation qu’engendre leur interaction avec le sol. Quand je suis encore mieux disposé, je prends aussi conscience du contact du vent avec ma peau (pareil pour la vue, le son, le goût). Mon mental n’est pas totalement hors-jeu. Des pensées viennent mais je les laisse partir aussitôt et je reviens sur la respiration puis sur les sens. Cette petite technique de déplacement de l’attention, de la conscience « pensées-respirations-sens » est l’exercice routinier fondamental de mes méditations.

Une fois détendue et plus serein, je peux commencer véritablement l’exercice de lâcher prise. Plutôt le soir, allongé, sur mon lit. Une fois ayant passé du temps sur les exercices précédents, je travaille à ne faire plus attention à rien, c’est à dire que je ne place plus ma conscience sur la respiration où sur mes sens mais je me positionne en tant qu’observateur. Comme si j’étais hors de moi, un témoin extérieur. Je laisse exister ce qui doit exister, que ce soit au niveau physique, psychique ou mental. Je laisse mon corps s’exprimer et tente d’accueillir les sensations nouvelles quelles qu’elles soient.

Lorsque j’ai la joie d’être à ce stade, une nouvelle dimension s’offre à moi : accueillir « le nouveau » sans jugement. Pas facile. Car à chaque sensation nouvelle, mon mental automatiquement veut y mettre une étiquette, veut nommer et comprendre cette nouvelle expérience et ainsi se remet à fonctionner. Je dois donc revenir à l’exercice précédent de laisser filer les pensées, revenir à la respiration, aux sens, et lâcher prise pour retenter d’explorer une nouvelle sensation qui se crée spontanément quelque part dans mon corps.

A l’origine de ces sensations, c’est souvent une tension, une angoisse ou peur profonde qui profite du calme pour faire surface. Voilà tout le bienfait de la méditation : c’est génial! car un trouble qui se révèle sous la lumière de ma conscience est en partie soignée (pour reprendre les mots d’ Eckhart Tolle). Prendre conscience d’une blessure qui résidait depuis longtemps dans une partie obscure de moi même et là laisser exister, s’exprimer, être, c’est la soigner!

En laissant exprimer ce qui doit s’exprimer. En lâchant prise, je laisse la vie, l’énergie d’amour, la conscience universelle, la source lumineuse, Dieu ou quelque soit le terme, agir pour moi. Et ce qui doit arriver, arrive. Une libération…

Récemment, j’ai médité jusqu’à ce dernier stade. J’ai pu laisser s’exprimer une angoisse en moi depuis longtemps dont je ne m’étais jamais occupé, libéré. Car lorsqu’elle se manifestait, elle me faisait trop peur pour que je puisse l’accueillir, trop étrange. C’était comme une impression d’évanouissement ou crise cardiaque. Je la repoussait en pensant à autre chose ou, en cas de besoin, avec l’aide d’un valium (anxiolitique) . Mais là, ce soir, j’étais dans les bonnes dispositions, dans un terreau bien labouré et propre,pour affronter cette angoisse. Ou plutôt : l’accueillir comme une entité en moi qui a besoin d’attention et qui a quelque chose à m’enseigner une fois soignée. Ce fut une expérience inédite pour moi et phénoménale! Je laissais exprimer une sensation qui m’étais physiquement inconnue, dérangeante, douloureuse. Mais je savais intimement que c’était pour le bien malgré tout. Physiquement tout mon corps vibrait, c’est comme si un corps de souffrance tenter de s’extraire de moi par tous les pores de ma peau. J’entrais dans une autre dimension, quelque chose de nouveau, d’inconnu où aucune de mes croyances pouvaient m’aider, je ne pouvais que lâcher prise dans ce vide sans repères. Une libération…

Mes méditations du soir ont évolué depuis cette expérience. Il y a tant à découvrir en nous, tant de richesses et de pouvoirs. Breff!! Et encore je ne te parle pas du Tantra qui se sert de ces exercices pour sublimer la sexualité par la méditation et spiritualité et donne accès aux plaisirs divins, multi-orgasmiques. Promis un jour, je serai prêt pour ce partage là.

Je précise que cet article vient de mon expérience personnel de la méditation et que cette dernière peut se pratiquer d’une infinité de manières différentes.

Ce travail sur soi est une véritable passion, c’est avec plaisir que je correspondrais avec toi : bipohypermaniac@gmail.com

Patience et espoir.

W


Drôle de blog!

J’écris cet article sous perfusion de la chanson : Homme debout de Claudio Capéo qui chante très bien mon état d’âme. Malgré la peine, les doutes, la souffrance qu’entraîne mon combat intérieur, bizarrement « Je reste un homme debout » comme si j’étais sûr qu’une victoire se profilait à l’horizon.

Tu as tapé dans google « bipolaire » avec d’autres mots clés  et tu es tombé ici… La vie d’un bipolaire. Mais, c’est qui ce bipolaire qui ne parle pas de maladie, de traitement, de symptôme, qui écrit très rarement le mot « bipolaire » même? Oui, je comprends que beaucoup d’internautes ne trouvent pas ici les mots qu’ils attendaient. Ou alors il faudrait que vous fouilliez dans mes premiers articles.

J’ai écrit des articles sur ce qu’était la bipolarité, qu’elles étaient les moyens pour se soigner. En voilà deux sélectionnés : bipolaire définition  /  C’est quoi le trouble bipolaire.

A l’écoute de « Il est où le bonheur il est oùùùù….. » oui, je suis dans une phase variétés.

Mon blog n’est pas une explication de ce qu’est la bipolarité. Ça m’est même bizarre d’écrire ces mots « bipolaires, bipolarités » depuis quelques temps, ils me semblent étranges, très difficiles à définir aujourd’hui, et même dangereux, grand risque de s’y identifier.

Laviedunbipolaire. C’est le récit de mon combat intérieur que je mène pour éclaircir mes troubles, mes démons, déconstruire mon égo, tendre vers une plénitude, l’amour… et voilà cela devient rapidement spirituel comme démarche! Parce que si j’ai bien une certitude aujourd’hui c’est que tu ne peux pas te libérer complètement de tes troubles psychiques sans t’inscrire dans une démarche spirituelle. Attention, spiritualité n’est pas religion mais plutôt développement personnel. « Spirituel » étant un mot qui peut diviser, couper des personnes de quelque chose de très simple au final. Regarder à l’intérieur de soi est spirituel. Pour comprendre ses troubles, se comprendre, se connaître, il est nécessaire de plonger dans son monde intérieur. Une grande aventure nous y attend!

Tout ça pour dire que dans ce blog « bipolaire » correspond intimement avec la notion de développement personnel, de combat intérieur, de travaille sur soi, d’expression, de méditation etc, ces moyens se sont imposés dans ma vie il y a 3 ans comme une nécessité pour me sortir de mes troubles intérieurs (psychiques, mentaux, émotifs). Tout comme l’écriture de ce blog pour écrire et partager ce qui se passe en moi, je n’ai pas choisi ce combat, c’est une question de survie. L’handicap permet le dépassement de soi, et à l’échelle humaine, le progrès. Si j’avais le choix, ce serait très étrange de vouloir m’engager sur un chemin éprouvant où j’enchaîne les affrontements avec mes peurs, les rencontres avec les doutes, et la certaine solitude qu’exige cette route. C’est ça que j’écris sous la bannière laviedunbipolaire. Je tente d’exprimer ce qui se passe en moi. Car c’est trop difficile de vivre cette aventure tout seul sans pouvoir partager.

Laviedunbipolaire est un combat au quotidien, mais un combat d’ouverture, d’accueil de soi, de ses peurs, de cette zone d’ombre pour la connaître et maîtriser de vieux démons qui nous ont fait craquer, déprimer. C’est pour cela que laviedunbipolaire doit être d’abord orienté vers soi, son monde intérieur pour résoudre ces conflits intérieurs.

Et pour cela : Beaucoup de patience et d’espoir.

A bientôt,

W