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La thérapie PSR

C’est l’été, la température augmente, les hypersensibles sont en chaleur, attention! Je vois beaucoup d’envies autour de moi, de belles énergies, des libérations, des découvertes de soi, de la magie, du merveilleux, c’est génial mais j’ai quand même envie de dire « Calmez vous! ».

De la joie paisible, durable voilà comment je vois le bonheur et où je vais. Je me méfie de l’excitation, l’exaltation, cela m’a mené hors de moi (hmm plutôt hors du Soi, pour être juste) alors que je cherche à être au profond de moi, là où est le Soi, l’Unité, qui permet la communion avec Tout, avec l’Autre.

Le mental nous joue des tours… Je reviendrai là dessus une autre fois, je n’ai pas d’inspiration. En même temps j’écris allongé dans mon lit, depuis ma sieste. Demain, le tour de France commence, on va à Lyon j’ai hâte de vivre cette aventure. « C’est pas intéressant, ça » Oui c’est vrai, je l’ai senti. Sieste, car en ce moment je me lève tôt, je suis dans une belle période, j’ai presque tous les indicateurs de ma vie en vert. « On s’en fout, c’est du factuel, c’est plat » Oui c’est vrai je l’ai senti, mais c’est comme ça quand je mets à écrire, sans avoir véritablement l’envie et l’énergie.

Hier, nous (la lectrice du blog qui m’héberge dans les Alpes et moi) avons vu  un ange géant crépusculaire, d’ailes de nuages, poser au dessus d’une petite montagne au bout de son jardin. Il y a quelques années, j’aurai pris ça pour un signe divin, mon mental aurait été déstabilisé par cette connexion mystique, et j’aurai facilement dérapé dans la spirale maniaque. Mais aujourd’hui, fort d’un long travail sur moi, j’ai apprécié la beauté de cet instant avec mon amie sans interprétation et jugement, juste pour ce que c’était : merveilleux. Cette perception, cette sensation, cette énergie n’est pas venue s’accrochée quelque part dans mon esprit à je ne sais quel filtre, conditionnement, ou peur. C’est cela la transparence. Ça permet d’être disponible à l’instant qui suit, à rester dans le présent, à ne pas partir dans des pensées, interprétations, hors du Soi. Grand moment pour moi, qui me montre le chemin parcouru. C’est cool.

En même temps, on finit toujours par obtenir ce que l’on cherche. Quelque soit le temps, et la souffrance endurée. Si l’on y croit et que l’on veut, on finit par être qui on veut être, et avoir ce que l’on veut avoir. M’enfin, déjà faut savoir ce que l’on veut et avoir, et au delà de ça, savoir ce qui est juste et bon pour nous. « Seigneur, apporte moi ce qui est juste et bon » voilà, tout à fait. Mais attention, c’est risqué et osé comme demande, car la vie nous en fait baver pour nous libérer de nos peurs, de nos vieux schémas, pour faire émerger nos blessures inconscientes. Aie!

J’en ai chié dernièrement à ce sujet. La vie m’a confronté à une situation où une vielle blessure s’est ré-ouverte. Celle de la jalousie, de la possessivité dans une relation, la dépendance, l’exclusivité, centre de l’attention, bref un mélange de tout ça. Alors, pendant une semaine j’ai senti une douleur aiguë dans le cœur. J’ai médité dessus des heures, j’ai accueilli ce mal en moi qui veut s’exprimer désespérément, et j’ai échangé avec les personnes concernées pas la situation qui a re-déclenché cette blessure.

Ah lala, qui y a t-il de mieux que la permission de pouvoir se livrer à l’autre, de ne pas rester seul avec sa peine. Voilà le soin ultime : Partage-Sincère-de-Ressentis. Le PSR. C’est la nouvelle thérapie qui fait tabac (ça me fait penser qui faut que j’aille en acheter). Tu connais le PSR? Voilà, je vient d’inventer mon métier de thérapeute. Haha, merci à toi de l’avoir permis. Je ne m’y attendais pas.

Aujourd’hui, souvent dans les rencontres ou échanges entre HS, on parle de la Thérapie Cognitivo Comportementale « Moi, je fais une TCC, c’est pas mal… En fait, TCC ça veut dire thérapie etc… Ça aide à mieux comprendre ses émotions… Oui, je te la conseille, je pense ça t’aidera à etc… ». Hé ben demain et dans le futur on entendra « Rho pitain! j’ai découvert la thérapie PSR, ça me libère un truc de ouf… PSR, ça veut dire Partage-Sincère-de-Ressentis… C’est W, un mec qui faisait ça tout seul sur un blog en anonyme, ça l’a éveillé de ouf, et c’est devenu maintenant une thérapie mondiale…. Oui, par contre, le mec, W, il est perché c’est devenu un pitain de Gourou, avec son harem, ses villas, il a même acheté une île dans laquelle il fait vivre ses 22 femmes et 77 enfants… Non, bah en ce moment il est en taule pour pédophilie » haha , bref!   Dérapage contrôlé. On s’en fout c’est du rap! Enfin de l’art, quoi! Liberté d’expression attention j’arrive!

Dans tout ça je retiendrai comme envie, celle d’achetée une île. Après pour les femmes. Déjà que j’en trouve une qui fera l’affaire, ce serait pas mal.

Voilà, voilà.

Tout ça avec patience et espoir, naturellement!

J’allai oublié, j’ai un livre à vendre à moi : la vie d’un bipolaire, le livre, c’est 22 euros c’est cher je sais, il m’est cher aussi, et j’ai une île à acheter.

W

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Rennes, rênes et reine

Semaine passée de « fou ».
Facile comme mot pour parler de quelque chose d’intense : »truc de fou! », expression bien commune, mais alors quand on a eu affaire littéralement à la folie, comment communiquer, quels mots utilisés pour décrire des sensations hypersensibles? En rajoutant « hyper » avant chaque mot, non, enfin bref, tout ça pour dire que la semaine dernière a été d’une rare intensité pour moi.

En fait, les dernières fois que j’ai été confronté a une telle intensité, j’ai perdu contrôle et me suis perdu dans ma folie. Là, je suis resté debout, au contrôle, mon esprit était en surchauffe mais je suis parvenu à rester ancré, et à canaliser la vague d’énergie tant bien que mal.

Evénement déclencheur : Mardi dernier matin, je suis passé 20 secondes sur France Inter pour témoigner sur le sujet : « Comment bien vivre son hypersensibilité? ». J’ai parlé de l’association et de nos rencontres entre hypersensibles, en évoquant le site qui les organise : www.association-hypersensibles.fr. Mais quoi… 20 secondes!!  L’émission en elle même était super, ça a participé au déferlement d’hs qui a suivi sur le site.

En gros : il y a eu 1000 visites sur le site et le nombre d’inscrits dans le réseau a doublé le jour même. Le site a d’ailleurs buguer à cause de l’affluence, enfin bref, c’est surtout la tempête de mails qui s’est prolongée le reste de la semaine qui m’a surpris. Cet intérêt massif direct a été une source d’énergie énorme que j’ai eu du mal à canaliser.

Aujourd’hui seulement mon mental à un peu de repos, d’où l’écriture de cette article. Repos forcé avec ce déplacement à Rennes pour la deuxième rencontre entre hypersensibles en Bretagne. J’espère qu’un ou une hs Rennais pourra bientôt reprendre le flambeau d’ailleurs!! Exprimer ces désirs, c’est déjà commencer à les réaliser.

Repos… pas tout à fait, maintenant que je suis administrateur d’un réseau de plus de 300 hypersensibles en France, je réfléchis à tout moment de la journée à comment améliorer, développer le fonctionnement. Bon, et puis, parfois je me demande, mais jusqu’où ce mouvement va aller, est ce que je suis prêt à tenir ces rênes? M’enfin ça ne m’inquiète pas tant en réalité : il y a un besoin ( partage et bienveillance entre hypersensibles) et un objectif (la Pépinière HS!) bien définis sur lesquels on peut se baser.

Bref l’association a franchi un pas, ça c’est concrétisé la rencontre suivante à Paris : 30 participants! Du coup, beaucoup de travail pour structurer tout ça et continuer à avancer jusqu’à la Pépinière HS, ce centre de ressourcement et de projets artistiques entre hypersensibles, qui est plus proche que jamais.

Si toutes ces belles choses se réalisent, c’est seulement parce que j’y ai cru depuis le début, que je me suis armé de patience et d’espoir, et bien sûr parce que au fil du temps d’autres commencent à y croire! Il suffit d’y croire. L’occasion d’écrire une de mes citations favorites : « Quand tu veux vraiment quelque chose, tout l’univers s’obstine à ce que tu l’obtiennes » Paulo Coelho. A prendre au premier degré, tout est dans le « vraiment ».

Bon, je suis dans un café à Rennes en attendant la rencontre de ce soir, je voulais prendre du temps et de l’énergie pour écrire cet article. Ex-pression. Je ne suis plus sous pression, mais dans un état hs (hors service, cette fois!)

J’ai titré « Reine » aussi, pour le jeu de mot mais pas que… Parce que je suis toujours dans cette attente d’une nana avec qui construire, et avec qui je pourrais faire circuler l’énergie au quotidien. Bref, assez de farfelu.

Patience et espoir, c’est pas des conneries!

Ah oui, mon livre est sorti mais là je suis trop mort pour mettre le lien. D’ailleurs mon expression pâtit de cette fatigue. Et en plus, j’avais pas fait attention que les frais de port n’étaient pas inclus, du coup il est trop cher.

Mais sinon vient adhérer à l’asso, haha!! je suis dans l’ivresse de l’écriture. STOP

W


Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W


La Peur n’est pas bonne pour la santé

Rha!

Voilà, je suis à ma place, là maintenant, là où je m’ancre, là où je me ré-équilibre, là où je me stabilise. Cette place, c’est assis, face à la page blanche de wordpress, à écrire. Si j’ai retrouvé mon chemin depuis trois ans, c’est premièrement grâce à ce lieu où je m’exprime, où je me vois tel que je suis où je me découvre. C’est d’abord ça, toi, lecteur tu viens après, et tu fais exister mon monde grâce à l’altérité que tu m’offres. D’ailleurs, ma seule rechute ces trois dernières années est arrivée juste après que j’avais décidé de fermer ce blog: The end.

Je n’ai écris que 3 articles ce dernier mois. Alors que ce dernier mois beaucoup de choses se sont passées, beaucoup de pression pour peu d’ex-pression, je suis un perdu et submergé. En regardant de plus près mon activité ici, il y a un lien flagrant entre la fréquence d’écriture et ma stabilité. Bref! tout ça pour dire que je vais tâcher de garder le cap la main sur mon clavier quelque soit l’intensité que je traverse.

Si je suis instable et connecté à ma fragilité depuis cette rentrée, c’est que je vis une nouvelle vie, si nouvelle que je n’ai pas encore de repères. Depuis septembre, je peux le dire, j’ai un métier. L’association entre HyperSensibles emploie largement 35 heures de mes semaines. Je n’ai aucun repère en tant que président d’association, je me créée mon propre emploi, ce que j’ai toujours voulu. Cependant poser les rails, une routine a été plutôt déroutant. J’écris « a été » car je pense que le plus dur a été fait et que maintenant mon travail est surtout de temporiser et trouver mon rythme. D’ailleurs ça y est, il est possible d’être membre de l’asso!

Et bien sûr, vu qu’un changement ne vient jamais seul, il y a un autre domaine que j’explore et où je n’ai pas de réels repères : la relation amoureuse. Avec M, je découvre avec bien plus de conscience qu’avant ce qu’est la relation à l’autre, la vie de couple. La particularité de cette relation est que dés le départ on a choisi d’exprimer sincèrement nos peurs, nos angoisses. Jusqu’ici ça a été à double tranchant, d’un côté : rien de tel pour découvrir l’autre sans le masque de l’illusion, des projections, rien de tel pour faire vraiment connaissance (peut être a-t-on appris l’un sur l’autre trop, trop vite), voir l’autre vraiment dans tout ce qu’il est c’est génial dans l’absolu, mais à quel prix…

Entendre les peurs de l’autre, c’est pas facile et encore moins rassurant. Déjà un réflexe bien ancré nous malmène à prendre personnellement les peurs de l’autre et à culpabiliser, à douter, à tout remettre en question, juste à cause d’un ressenti, et prendre le risque de prendre une décision sous la coupe de la peur.

Ah les peurs, les peurs… En ce moment la peur est beaucoup présente, chez les autres chez moi, ça va de paire. Je pense que la peur est la résistance à quelque chose de nouveau. Je travaille la lumière, et lorsque celle-ci éclaire plus loin, des ombres plus grandes se manifestent.

Je n’ai pas peur de la peur. La peur est obscure, et « la lumière finit par chasser l’obscurité « (M. L. King).

Par contre la peur des autres m’inquiètent. Ce qui m’inquiète c’est surtout ce que l’ont dit sous l’effet de la peur. Car en exprimant la peur maladroitement on la propage, on la fait exister.

Je me suis vu le faire la semaine dernière, en exprimant trop tôt, trop fort un mauvais ressenti, une angoisse, une peur. J’ai soulagé ma peur par l’expression mais j’ai animé des peurs chez elles : De l’importance des ressentis.

Dans la relation à l’autre, il y a une gros travail de communication non violente à faire. Aujourd’hui ce travail est bien plus devant moi que derrière moi, et il me paraît colossal. Comment exprimer une peur sans faire peur à l’autre? Comment gérer la peur ensemble, vu qu’elle à l’air toujours d’être partagé ou en tout cas de résonner quelque part. Un grand combat s’ouvre à moi. Un combat qui me dépasse largement étant donnée que les peurs que  je ressens en ce moment sont des peurs collectives, je ressens dans mon entourage proche mais aussi dans les médias des peurs très communes et synchro en ce moment.

J’ai l’impression d’être témoin de quelque chose qui se passe à un autre niveau. Une lumière qui jaillit et s’étend sur les ténèbres et leurs ombres révélés « juste avant » d’être éclairé. Je suis dans le ressenti qui se trouve dans le « juste avant ».

L’association pour laquelle je travaille, participe au développement de l’amour, de la lumière, mais alors en même temps elle se confronte aux peurs. Ou plutôt anime des peurs chez les acteurs et observateurs de ce mouvement. C’est à ce sujet que je suis perplexe.

Il faut faire attention lorsqu’on agit avec un public fragile, je le sais, je l’ai en tête de puis juin 2014 et la première rencontre entre bipolaires. Mais est-ce la peur qui me pousse à faire attention? Où est-ce l’amour de l’autre qui m’inspire à faire les bons choix pour le protéger?

Je ne crois pas que la peur soit bonne, en aucun cas même. Faisons les choses par amour et désir et non par peur. Je l’écris pour le penser plus fortement.

I’m back

W


Heureux comme jamais!

Je t’écris avec grand bonheur au rythme de cette chanson plus que positive I’m not rich

Grand bonheur…

Dans ma petite vie, j’ai toujours eu une certaine prétention à me prendre pour le soleil, je me suis souvent alors brûlé les ailes, puis retombé dans les enfers, mais lors de ma dernière envolée loin de la terre, bien que j’avais visé bien trop loin, visé la lune, j’ai rechuté, mais cette fois les étoiles m’ont rattrapé…

Je galère un peu dans l’écriture de cette métaphore, m’enfin tout ça pour dire que depuis quelques années je me sens porté, je me sens en sécurité, que quoi que je fasse, tout ira bien. Et là…

Tout va bien!!!

L’association est officielle depuis hier 11 septembre, j’ai donc un statut officiel. Je suis toujours un pensionnaire de l’AAH (allocation handicapé) mais je suis aussi Président, haha! Et j’ai un sacré travail avec cette association, ce mouvement de rassemblement d’hypersensibles. Depuis le dernier séjour HS, mes journées sont bien remplies. Président mais pas que…

Ce matin j’ai reçu un mail d’Edilivre, maison d’édition alternative en ligne, qui m’annonce que mon manuscrit a été retenu et me transmet un contrat de publication. Voilà, ça y est « la vie d’un bipolaire » (le livre) va être publié! Ma carrière d’écrivain est lancé. Je vais toucher des droits d’auteurs, choses que j’ai rêvé, ….ah mon portable sonne, c’était ma … quelle nom donnée, c’est un truc qui m’angoisse d’ailleurs un peu le choix du surnom affectif, dans le doute je resterai sur, c’était « ma copine » même si l’affection que j’ai pour elle est prisonnière dans ce mot très conventionnel, peu engageant, sans risque, bref notre relation est aussi un bel accomplissement personnel. Difficile de m’exprimer là dessus, sachant qu’elle lira certainement ces lignes.

Voilà tout va bien, le terme « accomplissement » convient plus pour mon livre qui va être publié, c’est le résultat d’un long travail d’écriture sur ce blog.

Avant même que tu l’achètes (ou pas!), je te remercie encore et encore. Surtout toi, lecteur ou lectrice qui me soutient juste avec l’attention que tu portes sur mes textes. Mes réussites d’aujourd’hui sont en grande partie grâce à toi. Merci, je t’aime.

Aujourd’hui mon projet de vie est réel, cohérent. Le blog, l’association, ma relation amoureuse, forment une harmonie, sans parler de mes amis (rencontrés par ce blog) qui sont le ciment de cette construction.

Je profite de ce jour de bonheur, je m’emplis de cette Joie, qui nourrit mes ambitions.

Ambitions simples : développer l’association, trouver une maison à la campagne comme lieu pour la pépinière HS (centre de ressourcement et de projets artistiques pour hypersensibles) et comme lieu de vie pour moi et pour une famille, un jour ; des animaux en attendant! Patience et espoir seront écris sur le paillasson.

L’argent ? c’est pas un problème pour moi. Je crois que tant qu’il est bien utilisé, comme une énergie : il circule. Je crois aux lois de l’attraction financière. Du concret? la cotisation de membre de l’association (à venir prochainement) de 22 euros servira à aider toutes personnes intéressées par les rencontres et séjours qui n’ont pas le sous pour faciliter leur venu. Ce qui permettra de faire bénéficier les actions de l’associations à un plus grand nombre de personnes. Cela entraînera un plus grand nombre de membres. Cela engendrera une plus grande crédibilité de l’association lorsqu’on demandera des subventions publiques et des dons privés. En attendant et en parallèle, mes recettes sur mes droits d’auteurs (grand sourire) seront investis largement dans ce projet de pépinière HS. C’est pas de la générosité pour l’association étant donnée que mon projet de vie et de l’association sont intimement liés.

Bon, je te cache pas que je rachèterai, pour le plus grand plaisir d’une certaine femme, une paire de chaussures pour remplacer mes bonnes vielles Timeberland trouées de toute part. Et encore c’est pas une priorité, j’assume et j’aime mes trous. J’ai beaucoup de trous en réalités. Trous dans mes vêtements (pas comme tout le monde), trous dans mon corps physique (comme tout le monde), trous dans mon corps éthérique (y parait). Ces derniers sont plus subtiles, ce sont ceux qui sont vraisemblablement à l’origine de mes troubles et souffrances. Tout ça pour dire, qu’il y a des trous à raccommoder en priorité. Ces trous spirituels liés aux troubles et nœuds psychiques  ne sont pas très grave et surtout pas irréversible. Suffit de croire que j’ai trois guides spirituels, qui lors de méditations particulières, peuvent flotter au dessus de moi et s’affairer à me rafistoler comme des pêcheurs affairés à rapiécer un grand filet de pêche! La vie n’est qu’un jeu de croyances.

Un article qui part dans tous les sens, oui! Sur ce blog, je viens exprimer ce que je ressens, ce que je vis, mon chemin. Et quelque soit le chemin, cet espace s’est imposé comme une réelle base. Un jardin dans lequel je viens me promener lorsqu’il y a trop de choses dans ma tête. Ça y est je me sens mieux. Tu es ma thérapie. Ma Terre Happy.

J’étale mon bonheur, non je te le partage, parce qu’au fond, ce que je veux exprimer à chaque article, c’est que l’espoir est permis, mon expérience en témoigne, en est la preuve.

Patience, espoir

W

Ps : comme au premier mois de ce blog : c’est toujours un plaisir d’échanger avec toi : bipohypermaniac@gmail.com  Mes réponses seront sûrement un peu plus tardives prochainement avec le succès de mon livre!

 


Je me suis évadé. Introduction

Il y a tant à écrire sur ce que l’on vit. Tant à dire sur l’expérience humaine. Tant à décrire sur ce que je ressens. Tant à décoder. Tant à découvrir. On connaît si peu de choses. Je suis sur le seuil d’un monde à venir. Dans la salle d’attente de mon avenir. Ce n’est qu’une image car en vérité, chaque jour qui passe, je m’engouffre un peu plus dans cet inconnu. Muni de ma lampe frontale je continue à éclaircir les terres ombragées de mon être. Face à mes peurs, c’est avec la lumière et l’amour comme essence que je puise en moi et dans la beauté de l’autre pour cheminer le plus léger possible, avec espoir et patience.

J’ai été connecté à une colère brûlante durant ma tournée en Provence. Celle-ci a été salvatrice, elle a permis une libération. Faut que je te remette le contexte:

J’ai commencé le théâtre il y a 3 ans avec une grande metteuse en scène de 77 ans ayant une belle carrière derrière elle. Ma motivation, n’ayant aucun talent de comédien à la base, était de me servir du théâtre comme un outil d’expression privilégié pour mes émotions. Grâce au punch de cette metteuse en scène, j’ai progressé très vite. J’ai du pour cela me faire violence, surmonté la pression et me mettre à répétition en danger. J’acceptais cette tension car je pensais qu’elle était légitime si je voulais avancer dans cet art là. Aussi je prenais sur moi lorsque elle s’énervait, j’acceptais sa personnalité très nerveuse.  Très rapidement je l’ai suivi dans tous ses ateliers, ses stages, ses spectacles. Jusqu’à l’été dernier où elle m’a emmené avec sa compagnie professionnelle pour sa tournée annuelle dans des villages de Haute Provence. Cette expérience s’est si bien déroulée, que mon rêve d’être un grand acteur commençait à se réaliser, ou en tout cas à être envisageable. Cette aspiration cachée d’être une star de cinéma, était en fait la conséquence d’une blessure affective profonde qui engendrait un besoin de reconnaissance énorme. Une volonté de notoriété présente dans tous mes projets. Un manque qui trouvait refuge et excitation dans la voie possible d’être acteur qui s’ouvrait à moi.

A la fin de l’été dernier, après la réussite de la tournée, je devais choisir entre m’engager à fond dans le théâtre via une école, que m’avait pistonné ma metteuse en scène, ou revenir à un chemin plus classique. J’ai opté pour la deuxième voie, ce qui m’a amené à être plus que déstabilisé lors des attentats de novembre. Aventure mystique, hospitalisation, repos, retraite, travail sur soi, méditations, ont suivi et m’ont amené à Mars et à un stage de théâtre. Et là, comme une évidence, j’étais certain qu’il fallait que je me mette à fond dans le théâtre. J’ai intégré un groupe d’actor studio, jusqu’à mai, où à ma grande surprise ma metteuse en scène me proposa de remplacer un comédien pour la tournée de cette année. Ma présence dans la troupe cette année n’étant pas prévu vu que j’avais arrêté de travailler avec elle depuis l’année dernière. Du jour au lendemain, courant mai, je me suis mis à travailler tous les jours avec elle et avec la nouvelle équipe, dont je connaissais 2 des acteurs déjà présent l’été dernier.

C’est durant ces répétitions qui ont duré jusqu’à juillet, qu’il c’est passé ce qui devait se passer. Quelque chose en moi avant changé depuis l’été dernier. Durant ce long hiver, ce début d’année difficile, cette longue période de solitude, de retrait, d’introspection, de compréhension de moi-même, je me suis soigné d’une plaie profonde sans le savoir. C’est avec du recul et durant les répétitions que je me suis aperçu que je m’étais libéré en grande partie de ce manque affectif qui m’obligeait à avoir une aspiration pour la notoriété, la reconnaissance du plus grand nombre. C’est donc sans ce prisme que j’ai travaillé la pièce de cette année. Je me suis rendu compte que le travail d’acteur, l’apprentissage d’un rôle ne me plaisait pas, en réalité. Certes j’éprouvais du bien être a être sous les projecteurs, à être applaudi mais le travail de comédien en lui-même ne me correspondait. Chose dont je ne pouvais pas avoir conscience jusque là, tant j’étais prisonnier de cette blessure de l’égo.

Tout ça pour dire que j’abordé la tournée de ce mois de juillet en sachant que ce serai mes adieux du théâtre et la fin d’un chapitre. J’ai commencé le théâtre comme un outil thérapeutique, et ça devait rester qu’un outil et non pas un projet de vie. Quelle libération! Je ne me sens plus poussé par ce désir de reconnaissance si profondément ancré depuis toujours, quel soulagement.

Pour cette tournée, pas de pression. Je me suis gardé de dire à ma metteuse en scène que j’abandonnais mon projet de carrière, ainsi qu’à la plupart de l’équipe pour rester sur la même longueur d’onde.

A la différence de l’année dernière, l’acolyte de ma metteuse en scène n’était pas de la partie, celle-ci servait de tampon, de souffre-douleur même, ma metteuse en scène étant ultra anxieuse, stressée, nerveuse lors de la tournée. Alors c’est nous, les 6 comédiens, qui devions prendre sur nous ces excès d’humeurs, ces paroles blessantes. Chacun de nous trouvions un intérêt à supporter ces moments d’énervements, car l’expérience de la tournée est si belle et enrichissante, que ça valait la peine. Sauf que moi, comparé aux autres, j’avais quelques intérêts en moins. Ce qui a fait qu’au bout de 5 jours, pendant lesquelles j’ai pris sur moi comme je l’ai fait durant 3 ans le caractère de ma metteuse en scène, j’ai dit stop!

Et cela de manière tout à fait théâtrale…

A suivre très bientôt, tant que c’est chaud!

W


Journal d’un explorateur de l’Etre

Voilà un nouveau titre pour ce blog. Il annonce mieux ce que j’écris ici. Plus qu’un titre, c’est le sens de ma vie. Les souffrances que j’ai enduré pendant ma vingtaine m’ont permis/obligés à tourner mon regard à l’intérieur de mon être pour observer tous ces nœuds, tous ces barrages, toutes ces peurs qui me séparent de mon centre, du Soi, de la source, de la lumière, de l’Amour, de cette énergie si puissante qui n’attend que d’être canalisée et exprimée à bon escient.

Cette exploration, cette conquête de moi-même n’est pas un voyage tranquille. Car lorsqu’on prend ce chemin, la vie nous amène à vivre les expériences que l’on doit traverser pour comprendre un aspect de nous-même encore inconscient, ce qui n’est pas toujours agréable. Ce chemin vers l’éveil n’est pas facile car il passe par l’affrontement de ses peurs, l’affranchissement de tous ses conditionnements, la déconstruction de toutes ces croyances, l’abandon à une dimension inconnue en Soi, un saut vertigineux, un lâcher prise du control de son mental, l’accueil inconditionnel de sa vulnérabilité.

La méditation est mon premier outil pour travailler, l’accueil de l’instant présent est l’ouvrage que je remets sans cesse sur le métier. J’ai beaucoup travailler seul et je vois aujourd’hui le cadeau de l’autre, du partenaire, pour prolonger ce travail par l’union. Sentir la présence profonde de l’autre. Se mettre en relation avec « elle », « lui » et chercher une relation de plus en plus haute, subtile, moins d’ego, plus de cœur, se découvrir de toutes ces peurs, en les partageant humblement déjà. Je commence tout juste à te partager cela, de nombreux articles suivront aux rythmes de ma nouvelle relation.

Je sais que nous sommes loin d’être les seuls à faire se travail, dans l’ombre, à être des artisans de lumière, car en travaillant sur Soi on élève directement l’énergie de la Terre. Bref, nous utilisons peut être des mots différents pour exprimer ce travail, mais nous sommes beaucoup, disséminés, pour beaucoup peut-être trop seul. Mais de plus en plus nous nous retrouvons. Les rencontres en sont la preuve. Nous n’agissons plus seul mais en groupe. Et ce n’est que le début…

… Je rêve que dans des années futures quelques gouvernements, commencent à donner du crédit à notre travail, et une place reconnue pour exprimer et agir au sein des sociétés. Car il y a un gigantesque pouvoir d’Amour qui gronde en beaucoup de nous et qui n’attend que de répandre sa lumière sur la Terre. Artisans de lumière, c’est à dire hommes et femmes faisant de leur développement personnel leur priorité dans la vie, nous avons chacun une expérience d’exploration des peurs et de conquête de Soi, nous sommes chacun des sortes de pionniers, et donc nous avons la possibilité d’aider les autres à se recentrer à dépasser leur propre barrage, à guérir. Il y a un avenir pour moi, toi, nous, Soi.

Sur ces belles paroles je me retire d’internet pendant 20 jours, le temps de faire ma dernière tournée en tant que comédien et marier mon frère. Et le temps pour toi de lire les 300 articles qui amènent à celui-ci, et voir mon petit cheminement!!

Je te souhaite un bon été, merci d’être là, je t’aime.

Patience et espoir

W