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Je suis un connard

Oui, oui, il y a une part de connard chez moi. Quand je suis dans le jugement, dans la critique de ce que mon ego accepte difficilement. Je suis un connard d’écrire ça. Je ne le publierai certainement pas d’ailleurs. C’est décevant, je me suis reposé, recentré, j’ai fait des choses pour être bien avec moi-même. Et qu’est-ce qui émerge de ça? Le connard en moi. Une critique, un jugement qui vient trop naturellement envers elle ou un proche, et me revoilà plongé dans mon ombre, à l’intérieur de ma coquille sale.

Que c’est difficile de rester hors de moi-même, à l’extérieur. Parce qu’autour de moi ça va, j’ai tout le confort de vie pour être bien. Mais non, il en faut peu pour que je me perde dans les allées sombres, le labyrinthe épineux que dis-je, de moi-même. Ça fait beaucoup de moi-même… J’aimerai supprimer mon ego remplit d’émotions et de pensées empoisonnées. Mais bon, il paraît que cela fait partie de mon humanité, alors je garde ce mal et tente de l’accueillir, de ne pas le juger. Ne pas juger mon juge intérieur… ça va loin mes conneries de développement personnel. Te prends pas la tête et vis, tout simplement! Ouais ouai…

Je résume mon monde intérieur par « moi-même » car je ne sais pas ce qui est de l’ordre de l’esprit, de l’âme, des pensées ou des émotions. Tout se mélange et ces catégories me être des concepts abstraits. Qu’est-ce que l’esprit? Et même que sont les pensées? D’où viennent les pensées? Sont-elles vraiment dans ma tête? Y a t-il une différence entre avoir une pensée qui passe et penser une chose? Si jamais t’as du temps à perdre…

Je marchais tout à l’heure en observant mes pensées, ça en finissait pas. Je ne gère pas du tout dans ce domaine. Enfin si, je médite pour me calmer, je me focalise sur la respiration ou autre chose, et là, je ne pense plus. Ça aide un temps mais au final ça ne résout pas le problème. Après des années de méditation, je suis toujours souvent confrontés par un état de pensée qui part dans tous les sens. Il faudrait apprendre à penser… Mouai… Allez je publie, tant que j’y suis.

Patience, patience…

W

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Lâche prise et la magie émerge

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Lâcher prise sur la vie, elle n’a pas besoin de moi pour me diriger là où je dois aller.

Lâcher le contrôle, abandonner toutes mes pensées, tout ce que je pense être, tout ce que je crois bon de faire, en vérité je n’ai pas besoin de tout ça, je vois bien que les meilleures choses qui me sont arrivées n’ont pas été commandé par mon mental.

Se laisser porter aux rythmes des envies, trouver le flow et se laisser aller dans le courant.

Agir spontanément, à ce qui vient naturellement, à ce qui n’est pas prémédité.

Ne pas penser ce que je dois faire, faire ce que je sens sur le moment, dormir lorsque je suis fatigué, travailler lorsque je suis motivé, ne pas me laisser dicter la vie par le fonctionnement des autres, par un système qui ne me convient pas.

Dire ce que je sens bon d’exprimer, rester connecté au cœur. C’est une connexion sûre, tant que j’y suis lié, rien ne peut m’arriver.

 

Si je suis écœuré, mécontent, que j’exprime ma colère. Je laisse le pouvoir aux humeurs du cœur. C’est en nourrissant cette confiance, un abandon de l’égo pour le cœur que mon pouvoir pourra émerger. Préférer le silence en attendant.

La magie opérera lorsque j’aurai cette sécurité intérieure qui me permettra de me laisser glisser dans le vide sans peur. Tomber pour atterrir sur mon destin. Ce n’est pas ma tête qui pourra trouver la chemin. « Pour trouver la voie, il faut vous couper la tête » haha, disait l’autre.

Redonner le pouvoir d’action à mon cœur et non aux pensées. Cultiver le silence et l’état de non-pensée. Ne plus penser à hier ou à demain. Revenir à la fonction essentielle de mon cerveau : rêver. Cela suffit.

Ma tête rêve, mon cœur se réjouit des rêves et use de la magie pour les réaliser.

Je ne suis pas à ma place, je suis sur le chemin qui m’y emmène mais pour avancer je dois oublier ma vieille façon de fonctionner. Je dois revenir à l’enfant, à l’essence, aux mondes des rêves, à la magie, et me laisser guider.

Il n’y a rien à comprendre, il n’y a plus de problèmes, il n’y a pas d’effort à faire, il n’y a qu’à croire à la magie et faire confiance à la vie.

Ce n’est pas mon égo qui a contrôlé les événements qui m’ont fait avancer, c’est quand j’ai lâché prise, suivi mes pulsions que j’étais au cœur de mon existence.

Méditer, méditer, étendre l’état de non-pensée dans le temps. Moins je pense, plus je suis dans l’instant.

Ne plus penser, ne plus penser, revenir aux ressentis, au corps, aux émotions, à la contemplation, ainsi mes rêves se confondent avec la réalité.

Laisser les autres sur leur chemin, ne pas les convaincre de vivre la magie que je vis, partager, ça suffit. Respecter les esprits différents, respecter le mien surtout.

Les pensées font obstacle à la magie, les pensées troublent l’esprit. Vois la différence entre une mer agitée et une mer calme sur la côte. Lorsqu’elle est calme, alors on peut apprécier les merveilles qui se cachent sous l’eau.

« J’ai lu, ça me fait fait pensée que… je dois faire ça… quand je le verrai faut que je dise ça… » Arf non! Non-pensée, non-pensée!! Petit mantra pour m’aider à revenir sur l’instant : « Pardon, merci, lumière, amour », ça y est, je reviens sur le ressenti qui se cachait sous ces pensées. Je médite sur cette émotion, ah cool! je ne suis plus dans la tête. Et à quel endroit du corps se manifeste ses émotions, ce qui est là, présent? Ah oui, je sens une sensation au niveau de la poitrine. Je respire, je ne suis plus dans les pensées. Je suis l’air qui rentre et sors. Je suis mon corps, je suis cette émotion qui me traverse.

J’accueille ce qui se passe et me laisse porter vers l’action engendré par ce qui est là, par cet imprévu. Je suis libre, je ne contrôle plus. Je m’abandonne à la vie. C’est ça le paradis. Il n’y a rien à s’inquiéter, car l’inquiétude, l’angoisse, la souffrance, tout se passe dans la tête. Et moi, je m’en libère. La vie me transporte d’expériences en expériences et m’apporte tout ce que j’ai besoin.

Difficile d’imaginer ce dont j’ai vraiment besoin. Je me suis imaginé tellement de choses, j’ai voulu tellement de choses, mais en réalité, c’était aussi simple que ça.

Je suis de plus en plus prêt, de plus en plus pure. Mon cœur est au pouvoir, une puissance énorme.

Je ne suis pas le maître de ma vie mais le héros de mon aventure.

Patience et espoir

W

PS : Ça fait pile poil trois ans que j’ai ouvert ce blog, champagne!

PS2 : petit lien vers mon autre blog sur l’express: laviedunbipolaire


Mais dis ta science! Mon arme secrète

Mais dis ta science… Je déguise ici le mot « méditation », souvent un terme qui fait obstacle, pour te laisser entrer facilement dans cet article où je vais te dévoiler mon arme secrète qui évolue avec le temps. Du terme très large de « méditation » j’en ai tiré un outil très puissant pour avancer sur mon chemin.

Depuis quelques temps, la pratique de la méditation est ancrée dans mon quotidien. Ça a commencé le jour où j’ai lu Eckhart Tolle ; c’est dans son livre « Le pouvoir du moment présent » que j’ai découvert et mis en pratique, à outrance au début, l’exercice de respiration abdominale et le réflexe de se recentrer le plus souvent possible sur cette respiration.

Respirer est l’essence de la méditation.

Qu’est-ce que méditer? C’est respirer! Voilà comment déconstruire l’image que nous, occidentaux, avons du moine tibétain pratiquant une méditation, paraissant inaccessible à nous pauvres mortels.

Me recentrer sur la respiration est devenue mon activité numéro en termes de temps, devant celle de boire, manger! Cette activité est le moyen thérapeutique essentiel et nécessaire pour soigner les troubles psychiques. Lorsque je me recentre sur la respiration, c’est à dire que je mets mon attention sur l’air qui entre et gonfle mon ventre, plus rien d’autre n’existe. Plus de mental, plus de pensées en boucle. Je me retire du schéma pensées-émotions-comportements dans lequel j’évolue automatiquement. Je me retire de mon égo. Mon égo étant mon identité, mes croyances, la somme de toutes mes expériences passées, ce que je crois être, tout ce qui siège dans mon mental. Tout cela n’existe plus lorsque ma conscience est portée sur ma respiration. Je fais cet exercice régulièrement au quotidien.

Si mon humeur, le contexte, ma volonté, un grand nombre de facteurs inconscients aussi le permettent, je vais plus loin dans la méditation :

Une fois que je suis libéré de l’emprise de mon mental, de mes pensées obsessionnelles, de mes doutes, je me focalise sur mes sens. C’est ce qu’on appelle « la pleine conscience ». Par exemple, quand je marche, je mets toute mon attention sur mes pieds et la sensation qu’engendre leur interaction avec le sol. Quand je suis encore mieux disposé, je prends aussi conscience du contact du vent avec ma peau (pareil pour la vue, le son, le goût). Mon mental n’est pas totalement hors-jeu. Des pensées viennent mais je les laisse partir aussitôt et je reviens sur la respiration puis sur les sens. Cette petite technique de déplacement de l’attention, de la conscience « pensées-respirations-sens » est l’exercice routinier fondamental de mes méditations.

Une fois détendue et plus serein, je peux commencer véritablement l’exercice de lâcher prise. Plutôt le soir, allongé, sur mon lit. Une fois ayant passé du temps sur les exercices précédents, je travaille à ne faire plus attention à rien, c’est à dire que je ne place plus ma conscience sur la respiration où sur mes sens mais je me positionne en tant qu’observateur. Comme si j’étais hors de moi, un témoin extérieur. Je laisse exister ce qui doit exister, que ce soit au niveau physique, psychique ou mental. Je laisse mon corps s’exprimer et tente d’accueillir les sensations nouvelles quelles qu’elles soient.

Lorsque j’ai la joie d’être à ce stade, une nouvelle dimension s’offre à moi : accueillir « le nouveau » sans jugement. Pas facile. Car à chaque sensation nouvelle, mon mental automatiquement veut y mettre une étiquette, veut nommer et comprendre cette nouvelle expérience et ainsi se remet à fonctionner. Je dois donc revenir à l’exercice précédent de laisser filer les pensées, revenir à la respiration, aux sens, et lâcher prise pour retenter d’explorer une nouvelle sensation qui se crée spontanément quelque part dans mon corps.

A l’origine de ces sensations, c’est souvent une tension, une angoisse ou peur profonde qui profite du calme pour faire surface. Voilà tout le bienfait de la méditation : c’est génial! car un trouble qui se révèle sous la lumière de ma conscience est en partie soignée (pour reprendre les mots d’ Eckhart Tolle). Prendre conscience d’une blessure qui résidait depuis longtemps dans une partie obscure de moi même et là laisser exister, s’exprimer, être, c’est la soigner!

En laissant exprimer ce qui doit s’exprimer. En lâchant prise, je laisse la vie, l’énergie d’amour, la conscience universelle, la source lumineuse, Dieu ou quelque soit le terme, agir pour moi. Et ce qui doit arriver, arrive. Une libération…

Récemment, j’ai médité jusqu’à ce dernier stade. J’ai pu laisser s’exprimer une angoisse en moi depuis longtemps dont je ne m’étais jamais occupé, libéré. Car lorsqu’elle se manifestait, elle me faisait trop peur pour que je puisse l’accueillir, trop étrange. C’était comme une impression d’évanouissement ou crise cardiaque. Je la repoussait en pensant à autre chose ou, en cas de besoin, avec l’aide d’un valium (anxiolitique) . Mais là, ce soir, j’étais dans les bonnes dispositions, dans un terreau bien labouré et propre,pour affronter cette angoisse. Ou plutôt : l’accueillir comme une entité en moi qui a besoin d’attention et qui a quelque chose à m’enseigner une fois soignée. Ce fut une expérience inédite pour moi et phénoménale! Je laissais exprimer une sensation qui m’étais physiquement inconnue, dérangeante, douloureuse. Mais je savais intimement que c’était pour le bien malgré tout. Physiquement tout mon corps vibrait, c’est comme si un corps de souffrance tenter de s’extraire de moi par tous les pores de ma peau. J’entrais dans une autre dimension, quelque chose de nouveau, d’inconnu où aucune de mes croyances pouvaient m’aider, je ne pouvais que lâcher prise dans ce vide sans repères. Une libération…

Mes méditations du soir ont évolué depuis cette expérience. Il y a tant à découvrir en nous, tant de richesses et de pouvoirs. Breff!! Et encore je ne te parle pas du Tantra qui se sert de ces exercices pour sublimer la sexualité par la méditation et spiritualité et donne accès aux plaisirs divins, multi-orgasmiques. Promis un jour, je serai prêt pour ce partage là.

Je précise que cet article vient de mon expérience personnel de la méditation et que cette dernière peut se pratiquer d’une infinité de manières différentes.

Ce travail sur soi est une véritable passion, c’est avec plaisir que je correspondrais avec toi : bipohypermaniac@gmail.com

Patience et espoir.

W


C’est invisible

En 2013, une solitude terrible m’a obligé de créer cet espace pour m’exprimer, verser tout les mots qui traduisent mon isolement. Alors je t’ai trouvé, toi lecteur anonyme, j’étais compris, je n’étais pas seul. J’ai eu le besoin alors de réaliser un peu plus ce fait que je n’étais pas seul. De là est né une première rencontre le 21 juin 2014. A la suite de celle-ci j’ai écrit cet article : C’est indicible. Un texte né par des larmes libératrices.

Deux ans plus tard, 20 rencontres plus tard, ce weekend c’était le premier week end entre hypersensibles. Un weekend à la campagne qui regroupait 5 personnes habituées des rencontres parisiennes et 5 autres de toute la France avec qui je développais depuis les débuts de mon blog des relations à distance. Je n’aurai pas cru que ce weekend aurai eu le même impact que la première rencontre. Hier matin les mêmes larmes ont coulé.

Ce weekend, certainement le plus beau de ma vie, celui qui m’ apporté le plus.

J’ai une appréhension à écrire, et partager ce qui se passe en moi depuis dimanche soir. J’ai peur de trahir mon monde intérieur en m’exprimant mal.

Dernièrement, il y a eu la Bretagne, Deepak Chopra qui m’illumine et m’accompagne à travers son ouvrage : Le livre des secrets. Voir les articles précédents. Tout cela a permis de profondes transformations en moi. Et là ce weekend, avec l’intensité des échanges, la richesse humaine qui s’est partagée, c’est une libération encore plus violente. Mon monde est nouveau. Je vis un renouveau. Deux personnes rencontrées grâce à ce blog, habituées des rencontres parisiennes, amis hypersensibles, ayant participé à ce weekend me renvoient également leur transformation personnelle. A la différence d’avant, je ne suis pas seul à explorer…. Bref, j’ai des amis, futur coloc même, trio magique. Des véritables amis avec qui je peux être ce nouveau moi.

Aujourd’hui est un jour nouveau, si nouveau.

J’essaie de l’écrire, mais tout cela est si invisible. Ce qui m’importe est invisible, ce qui me constitue est invisible.

Chaque instant, chaque moment prochain est si vierge. J’ai compris que mon bien être résultait de ma faculté à ne rien attendre, rien vouloir, ne pas m’attacher à des croyances, ne m’attacher à rien pour pouvoir accueillir le présent sans le poids d’une identité déjà passée. Je sais que je trouverai la paix en travaillant à être personne. Effacer les barrières qui me séparent de l’autre, de toi, de vous, de toutes choses. Me laisser entraîner par le flot de la vie. Ça paraît spirituel, perché. Çà semble être une prémisse d’une crise maniaque. Tu percevras ce texte par rapport à qui tu es, ton identité, ta mémoire, tes croyances, tes peurs. Pas deux personnes l’interpréteront pareil.

J’ai compris aussi qu’il n’y avait pas de séparation entre la dimension spirituelle et physique. Tout est physique et spirituelle en même temps. Ecrire est une action physique avec un sens spirituel, c’est créer.

On ne peut pas faire du nouveau avec de l’ancien, écrit Choppra. C’est vrai, et je sens des parties de mon identité qui me pesaient tant, enfin se libérer et disparaître. Mais cela est invisible. Chaque moment que je partage avec d’autres, je vois leur visage, écoute leur parole, c’est le visible. Ce qu’ils me montrent n’est autre qu’une partie de moi, invisible, qui se manifeste, devient visible. C’est la création aussi simple soit-elle. Chaque expérience nouvelle qui passe, c’est l’invisible en moi qui se manifeste à travers une personne, une action. Et inversement pour la personne. Je suis à chaque instant ce que montre l’autre. L’autre existe pourtant dans sa partie invisible. Chaque instant qui passe est un espace-temps où deux phénomènes invisibles deviennent visible. Le big bang.

Je suis un explorateur, je n’ai pas eu le choix, c’est mon trouble à l’époque qui m’a obligé à explorer à l’intérieur pour régler mes conflits internes. Aujourd’hui, je récolte le fruit de mon travail, j’ai navigué si longtemps, découvert quelques îles qui m’ont permis de garder espoir et le cap. Aujourd’hui, comme Christophe Colomb, j’ai découvert un continent. J’ai jamais étais aussi proche du centre de la Terre, de ma Terre, de ma planète.  J’ai tant de choses à écrire. Je dois écrire pour rester avec toi, je dois avoir des amis pour être avec eux qu’ils m’écoutent, qu’ils m’aident et inversement. Cette aventure ne peut être solitaire. Je dois garder contact avec ma famille, même si cela est compromis car je dois garder une part ancienne de mon identité pour être en contact avec eux. Je ne peux pas être que dans le nouveau, je risque la folie, mais surtout de faire souffrir ceux qui m’aiment, ceux qui ont besoin de moi.

Cette terre étrangère, invisible pour les autres car c’est mon unicité, que je foule n’est pleine que de surprises. C’est l’inconnu. C’est merveilleux et déstabilisant en même temps. Comme le bébé qui commence à marcher (image tiré du livre des secrets de Choppra). Heureusement le Destin a répondu à mon désir oublié de reparticiper à la tournée comme l’année précédente, coup du Destin qui s’est opéré ce weekend aussi avec le coup de fil de ma metteur en scène. Travailler ce spectacle au sein d’une troupe que j’aime chaque jour jusqu’à Juillet va me permettre de rester ancrer. La vie est bien faite.

La méditation, le recentrage sur ma respiration, l’observation de mes émotions et pensées, est l’activité numéro une  de mes journées. Entre chaque moment je me recentre, je digère les perceptions passées pour mieux accueillir celle à venir. Que le nouveau ne s’entrechoque pas trop avec l’ancien. J’ai découvert récemment plus profondément les nœuds en moi sources de souffrance. Principalement le sentiment d’injustice profondément ancré en moi, il existe fortement car c’est durant l’enfance que j’ai été exposé à d’hyper sensibles injustices. Lorsque cette partie obscure se manifeste, je tente de l’accueillir, je l’observe, je ne fais pas tellement attention aux pensées qui s’en échappe mais plutôt à l’émotion douloureuse sous jascente. Eckart Tolle écrit que poser la lumière de sa conscience sur un trouble, le soigne déjà en partie. Je me centre sur ce sentiment, je sens la douleur alors, je l’accueille et plus je met la lumière dessus plus elle peut se dissiper en moi et disparaître. Le corps évacue la douleur naturellement. Mais le fait de refouler ce qui fait mal, cela crée la souffrance. Et la souffrance est une autre affaire.

Es-tu là encore ami lecteur? Oui, sinon cette phrase qui s’écrit n’existerait pas pour toi. Je me demande quelle part invisible de toi va se manifester quand tu vas rencontrer ce texte visible. Sûrement le savant fou qui est en toi, haha! Je suppose, impossible pour moi de le savoir car cela est en fonction de ton univers invisible qui est fondamentalement unique. Moi, j’ai besoin d’écrire tout cela. Il le faut, je ne peux pas laisser ces pensées dans les eaux stagnantes oubliées au fond du puits de mon être.

Ce qui est nouveau dans mon écriture c’est que je me recentre (respiration abdominale et état court de non-pensée) parfois entre deux paragraphes. Aussi la journée, lorsque le désir d’écrire un article survient, je m’efforce à ne pas anticiper ce que je vais exprimer. Pour ce soir, je n’avais que le titre.

Je sens mon cœur battre. Je suis comblé. Il me manque juste une femme, une femme avec qui je pourrais faire une partie du chemin, la main dans la main, les jambes entre-mêlées. Mais ce n’est pas urgent, cela viendra lorsque je serai prêt certainement. En attendant je travaille la pratique du tantra seul, c’est à dire la circulation de l’énergie sexuelle dans tout le corps. Il est vrai que j’éprouve parfois la forte envie de partager ces moments avec une autre. M’enfin patience!

La priorité aujourd’hui est de partager, je dois parler avec mes amis, partager, ne pas rester seul avec tous ces nouveaux ressentis. Prendre soin de moi, garder une bonne hygiène de vie pour bien digérer toutes ces nouvelles composantes de mon être. Ne pas vouloir tout comprendre tout de suite. J’ai compris qu’il ne faut pas rajouter trop d’aliments en période de digestion. J’ai toute la vie pour continuer cette exploration. « Cours pas trop vite, sinon tu vas tomber ». Trop de courant, trop d’énergie qui ne circule pas entraîne un pétage de plomb. Là j’ai emmagasiné une énorme énergie, ce n’est pas le moment d’augmenter la tension mais plutôt de la répandre dans mes différentes canalisations. Les arts, les amis, le sport.

Et bien sûr : Patience et Espoir.

W

 


Ma façon de méditer

J’observe. Je m’observe. Il y a toujours quelque chose. En peu de temps, beaucoup de voix peuvent m’envahir. Lorsque je me recentre, en mettant l’attention sur la respiration, elles se calment. J’observe alors la sensation qui se cache derrière ces voix. J’essaye de prendre conscience de cette énergie qui agissait à l’instant d’avant dans l’obscurité. Je respire, y mets mon attention en prenant garde de ne pas fixer des mots sur cette sensation, mais l’accueillir telle qu’elle est à l’état brut, seulement une énergie qui tente de circuler. Mon but est de la laisser sortir comme elle est entrée sans qu’elle se coince dans les filets de mon égo. Mon égo, constitué de toutes mes expériences passées, je lutte pour pas qu’il ne s’approprie cette énergie et qu’il la transforme en colère, jalousie, peur, ou autres émotions non désirables. Pour cela je travaille au dépouillement de cet égo. J’essaie de mettre en lumière les plus fondamentales de ces structures et surtout j’essaie de déceler tout ce qui a été refoulé depuis mon enfance dans la boîte noire de mon être. Ce sont ces souvenirs inconscients, ces énergies obscures qui agissent sur ma vie en coulisse. Tout ce que je ne maîtrise pas, tout ce que je subis, toutes les expériences nouvelles ne sont que le miroir de cette zone que la vie m’incite à explorer.

Tout un programme, hein! C’est nouveau que j’arrive un peu à l’écrire mais cela fait 3 ans que je me suis auto-embauché pour ce nettoyage de printemps.  C’est un mode d’emploi que j’ai assimilé à la croisée de différents ouvrages, de différentes âmes-sœurs (co-aventurier  spirituel) mais aussi par simple et mystérieuse inspiration.

Le but : être au plus proche du soi, de la source de l’unité, du tout, de cet éternité simplissime qui régit toute notre vie malgré nous et qui se cache sous ce que nous croyons être. En un mot : l’Eveil.

Dernièrement je suis obsédé par l’observation. A chaque nouveau moment, je reviens à ma respiration, je recentre ce qui se passe à travers mes sens sur ma respiration abdominale et j’observe, j’accueille les nouvelles sensations. La respiration calme très vite les voix de mon mentale, « l’ancien », je peux mettre alors la lumière de ma conscience sur « le nouveau », le nouvelles sensations et les pensées neuves qui vont avec. Je  respire pour faire circuler cette vie sans qu’elle s’accroche dans mon vieux-moi et ma boîte noire.

W


STOP les doutes

C’est la première fois que j’écris ici le matin. Je crois que j’ai besoin de faire circuler les mots. Bizarrement, même si les choses avancent bien pour moi (nouvel appart’, nouveaux projets) et que j’ai l’air détendu quand je suis avec les autres, ces derniers jours je suis particulièrement pourchassé par les doutes. Alors que tous les signaux de ma vie sont aux verts, l’envers du décors n’est pas aussi serein. Je n’ai pas l’esprit tranquille.

Au petit déjeuner, sur mon balcon, au déjeuner, le soir, au coucher, à plusieurs moments de ma journée, lorsque je suis seul, les doutes m’envahissent. Quand je suis maître de ma conscience et que j’observe ces flux qui me traversent, je m’aperçois que je pense à toutes mes différentes activités et différentes relations et que chacune de ces pensées, emmêlées les unes dans les autres, sont crispées, sous tensions/pressions, stressées. C’est comme si une peur générale, profonde et subtile contrariée chacun des aspects de ma vie. Tu veux peut-être des exemples pour clarifier cela… Au sujet de ma colocation: je stress sur le fait de lui dire que la cuisine a besoin d’un grand nettoyage. Au sujet du groupe de clown : j’ai peur de ne pas être à la hauteur durant le dernier exercice. Au sujet du cours de maths que je donne en bénévolat et de mon cours de mindfullness tout les deux dispensés le matin : j’appréhende de me lever tôt… A  la relecture, de ces exemples, je ne peux m’empêcher de constater que c’est fou d’être perturbé par des choses anodines. Le terme HS (hypersensible) me sied à merveille!

Je remarque qu’il y a un point commun presque général : la peur du regard de l’autre. Heureusement tout ce qui concerne les rencontres et autres projets gravitant autour de ce blog ne sont pas contaminés par ces ondes négatives, au contraire!

Peut-être que ces peurs particulièrement perceptibles sont liés au changement. Sans doute même. J’ai appris dans le programme de mindfullness (pleine conscience), que je suis en ce moment, une technique à utiliser lorsque les doutes se font sentir : STOP : Stop- Take a breath- Observe-Process. C’est à dire ne pas se laisser contrôler par ces pensées malades. Lorsqu’elles se font nombreuses et chaotiques, la technique est d’arrêter ce que l’on est en train de faire, mettre son attention sur tous ces flux qui nous traversent, respirer en pleine conscience de ce qui est, de ce qui se passe là maintenant, observer tout ça, et une fois un peu de calme cérébral revenu, agir. Pour prendre mon exemple avec mon colocataire, l’action serait de lui dire tout simplement que la cuisine mérite d’être nettoyé pour que cela soit plus agréable à vivre, ou quelque chose dans le genre, sur un ton courtois et aimable. C’est reprendre le contrôle de la haute sphère…

J’ai beaucoup de difficultés à dire des choses non plaisantes à quelqu’un, j’ai peur de rentrer dans le conflit alors je préfère ne rien dire. Ce qui fait que j’accumule la pression sans pouvoir l’exprimer. C’est pas très bon comme fonctionnement, j’ai encore beaucoup de boulot. Le combat continue!

Allez, il fait beau, bonne journée!

A bientôt,

W.


Attention, retour à la réalité, danger!

Tout va trop vite. J’ai remis le pied à l’étriller et le cheval harnaché au system s’est mis à galoper sans se soucier de l’équilibre. J’ai remis le bout du nez dans la matrice (pole emploi, cap emploi, bénévolat), j’en ai sniffé l’infinité des données et possibilité et j’ai frôlé l’overdose. Je me suis remis à vivre des journées de 14h, j’ai ouvert la porte à de multiples sources de stress différentes, il n’a fallu que trois jours pour que mon cerveau se remette à fumer sous l’effet de la pression. Heureusement, j’ai acquis une maturité, un recul qui m’a permis de faire ralentir le cheval de course parisien. Je suis responsable, je suis passé d’un emploi du temps très léger dont les journées commençaient à 14h à un emploi du temps chargé en différents projets, nombreux interlocuteurs donc nombreuses sources d’anxiété. D’un extrême à l’autre, pas étonnant hein!

Cette éprouvante semaine m’amène a travailler un point important si je veux continuer d’avancer. Si tu es un lecteur habitué, tu penseras sûrement : « encore quelque chose à travailler, encore un travail sur soi à effectuer ». Oui, c’est à nous de faire le boulot d’adaptation puisque l’Etat n’a pas encore pris acte de notre hypersensibilité. Bref, je ne divaguerai pas plus loin là dessus, ce n’est pas à propos, lis l’article C’est injuste on doit se revolter qui exprime ce sentiment d’injustice. Donc, ce travail, évoqué plus haut, consiste à programmer un emploi du temps le plus adapté possible avec ma sensibilité. Trouver le rythme idéal. Tendre vers l’équilibre.

Et puis surtout, ne pas oublier les armes que je me suis forgé ces dernières années pour traverser les périodes de troubles à venir. Expression écrite, théâtrale et méditation notamment. Entraîner par le courant systématique, par le sprint de la vie parisienne, ces outils me permettent de retrouver le calme. Soulager la pression, me recentrer. Parce qu’il s’agit de cela en fait : la réalité extérieure et ses contraintes me décentrent. Si je ne fais pas attention, dans cette agitation sans fin, je peux m’oublier rapidement, oublier de prendre soin de moi.

Cette semaine j’ai eu peur. Pour mon retour dans l’effervescence de la vie active, j’ai retrouvé mes petits démons. Tu sais ces pensées en boucle qui anticipent une situation à venir ou qui debrief et ressassent des situations passées. Pourquoi toute cette pression? Je crois que je suis une sorte de perfectionniste, un éternel insatisfait et un grand impatient. Une fois qu’un projet est enclenché, je veux faire tout trop bien, trop vite, tout de suite. Cette semaine, la machine à vapeur a redémarré si fortement que mercredi soir j’étais dans un état de fatigue nerveuse alarmant. Lorsque l’activité se passe aux niveaux des pensées, lorsque mon énergie se transforme en fumée sous la pression, je ne suis plus à l’écoute de mes ressentis. Difficile donc de revenir ici où ce sont justement les ressentis qui s’expriment. C’est avec soulagement que je mets un point à cet article.

W.