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« Attention au déni de la maladie »

keep calm

Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir.

Malgré un diagnostique de bipolaire en 2008, je ne me suis jamais senti malade. Pourtant j’en ai chié, des crises maniaques, des hospitalisations à répétitions, bref un beau palmarès que tu peux découvrir dans le récit de mes aventures : maniac story ep 01-Je t’aime à la folie. J’ai atteint des jolis pics de souffrances à me mettre à genou par terre, en pleurs « Qu’est-ce que je dois faire mon Dieu, wouin wouin! », moi qui ne pratique aucune religion pourtant… Malgré tout cela, je ne me suis jamais senti malade. Quand tous les autres bipotes, eux, disent qu’ils sont malades, moi je pense « béh du coup, peut être qu’il y a eu une erreur de diagnostique » peut être qu’ils ont raison, et qu’en fait je ne suis pas bipolaire, tout simplement. J’aurai trompé tous mes lecteurs depuis trois ans… oh merde!

En réalité c’est pas simple cette histoire, parce que débattre autour de la bipolarité et la maladie est sans fin et engendre beaucoup de confusion, tout bêtement parce que le mot « bipolaire » n’a pas de sens au fond.

Premier non sens. On s’identifie au trouble : « Je suis bipolaire ». D’un côté c’est rassurant, on a une réponse à la question « Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi? » mais en réalité on s’enferme dans une prison et on se stigmatise nous même à ….. ?oui, à quoi? On réduit notre personnalité, notre identité à une alternation de quelques périodes de souffrances. Une souffrance répétée qu’on interprète très vite comme maladie chronique, comme si on était prisonnier de notre passé et sans espoir pour le futur. « J’ai un trouble bipolaire » me paraît plus juste déjà. Même s’il y a un risque de fatalité aussi dans cette expression. Encore une fois, si seulement on pense le trouble comme une maladie.

Si le trouble bipolaire était seulement défini comme une variation particulière de l’humeur, une fragilité, une hypersensibilité, un handicap dans certaines situations, et tout ce que tu veux sauf le terme « maladie », alors là ok, pas de problème : J’ai un trouble bipolaire.

Je ne déni pas que j’ai une fragilité que je dois soigner, accueillir, connaître. Je ne dénie pas que j’ai une hypersensibilité très complexe que je dois comprendre. Je ne dénie pas que j’ai accumulé beaucoup de souffrances pendant la première partie de ma vie surtout, et que je dois continuer à mener un combat, pour me libérer de mes corps de souffrances, pour guérir mes blessures les plus profondes. Je ne dénie pas que j’ai un travail colossale d’affirmation de soi, d’incarnation. Haha! Mais tout ça, c’est le lot de tout le monde en fait! La différence, c’est que les événements de ma vie ont fait que j’ai acquis cette conscience, un peu en avance sur la masse, certes.

Si ce terme « maladie » m’embête ces derniers jours, c’est que je ne dois pas en être totalement libérer.

Définition Larousse de la maladie : « Altération de la santé ».

Si une maladie permet la libération, la prise de conscience, le goût du bonheur, des guérisons multiples, la sérénité, l’accomplissement, la création. Alors oui pourquoi pas.

Mon trouble bipolaire a évolué depuis que j’ai pris conscience de mon chemin, de mon combat, depuis que j’avance en conscience, pour résumé. Là où avant, les hospitalisations se répétaient presque chaque année, les dernières sont très espacées. Tout ça pour dire qu’on s’en libère de ce trouble qui apparaît au début comme une maladie chronique. Suffit d’y croire, et de mettre les moyens.

Ou alors peut-on dire que la bipolarité est un trouble qui remue notre être afin de nous donner la chance de soigner toutes nos maladies inconscientes.

Ou alors, peut-être qu’on peut dire que dans le monde actuelle, c’est perçu comme une maladie de vouloir être libre.

Si la liberté est une maladie. Comme l’amour qui rend malade.

Alors oh ouiii, je suis malade!

Je ne suis pas habitué à te faire la morale, ou t’enseigner quoi que soit, mais j’ai envie de proclamer haut et fort :

« Ne laisses pas quelqu’un te faire croire que tu es malade si tu ne te sens pas malade. Et si tu te sens malade, ne laisses pas quelqu’un te faire croire que ta vie est foutue, car ce n’est pas vrai, on peut se libérer de tout mal, avec la conscience, le soin, la patience et l’espoir »

W

mon bouquin : la vie d’un bipolaire

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Crise hyper-Mélenchonite aigue

Melenchon-hypersensible-vote-depression-bipolaire-abstention-melenchonite-aigue-presidentielle-temoignage-bipolarite-association

D’abord : là où la dépression durait des mois, elle n’a duré que deux jours cette semaine. De quoi prendre conscience que le trouble évolue, que la « bipolarité » n’est pas une « maladie » figée. Bref, c’est un autre débat!

Aujourd’hui, ça repart! Des envies se libèrent, des peurs s’effacent et des nouveaux intérêts me stimulent. D’où le titre. J’aurais pu titrer aussi : De l’abstention à Mélenchon.

Ça fait 12 ans que je m’abstiens les jours J. Jusqu’ici, j’ai toujours été désintéressé de la politique, enfin d’ « une » politique, parce qu’en réalité, que ce soit dans mon ancien travail dans l’éducation populaire ou dans mon engagement actuel associatif, je prétends faire de la vraie politique : j’agis, je fais ma petite part dans le boulot de transformation sociale nécessaire en France et au delà, d’ailleurs, bref!

Monsieur Hollande a eu raison et a eu une certaine influence dans ma vie avec son  » le changement c’est maintenant ». Effectivement, la fin de son règne marque un grand changement pour moi : je vais voter. Mais bien plus que voter, depuis un mois je suis dans une boulimie d’information politique, économique, etc. Je suis en perfusion, branché sur la chaine parlementaire (LCP) en particulier. Je lis les programmes, regarde et écoute de multiples opinions, raisonnements différents. Une obsession! J’ai un avantage pour pouvoir faire tout cela : le temps!!

Ben oui, il en faut du temps pour s’intéresser, creuser, commencer à se forger une propre opinion, et se libérer du phénomène automatique pour presque tous qui est de répéter l’opinion de ses parents ou celle d’un candidat et de se laisser séduire, émotionnellement, au lieu d’être convaincu, par un cheminement de pensée. Il faut du temps et de l’énergie. Ce que très peu de gens ont une fois qu’ils sont libérés de leur travail, de leurs responsabilités familiales et du temps qu’ils mettent à récupérer avec leurs loisirs. Dans l’idéal, il faudrait qu’une semaine soit banalisée avant les élections pour que tout le monde puisse se poser, lire, écouter, discuter, s’exprimer sur le débat d’idées. Je pense qu’une après-midi suffirait pour prendre conscience, par exemple, que le programme de Macron est plus une stratégie de communication qu’une vision de société… Ah! Comment je me mouille!!! Haha, non mais vois-tu, c’est très bizarre pour moi de m’exprimer ainsi alors qu’il y a deux mois je pensais à peu près que c’était tous les mêmes, y compris Le Pen. « Le changement c’est maintenant! ».

Voilà donc, je suis atteint du fléau de la « Mélenchonite » qui fait des ravages ces derniers temps. Je l’ai écouté, je l’ai lu, et pour faire court, c’est celui qui défend des idées qui me semblent les plus justes. C’est celui qui parle le plus de Paix, si je devais choisir un seul argument. Je me surprends à être même fan du bonhomme et à croire vraiment qu’il peut y arriver. Mais c’est pas tout.

Mon engouement, cet intérêt explosif sur le monde extérieur, qui d’ailleurs me permets d’oublier un peu mon monde intérieur beaucoup plus complexe et pénible, ne s’arrête pas à étudier les projets des candidats et à en choisir un comme champion, mais aussi à me projeter moi dans l’univers politique. Bah oui, moi aussi, j’ai des idées, j’ai des valeurs, j’ai envie de représenter des réalités qui ne sont pas prises en compte (le monde du travail et la société de consommation actuels qui sont mauvais pour notre santé mentale, notamment) j’ai envie de changer les choses. Alors je m’enflamme, je pense loin, trop vite. C’est très émotionnel. Beaucoup d’agitations dans l’esprit. Alors je pense : « je vais créer une chaine youtube où je m’exprimer sur ma vision de la société, du monde! »  et je pense aussi : « Bah pourquoi pas me présenter pour être député, et siéger à l’assemblée », alors je regarde comment faire, et je découvre que c’est très simple de se présenter, et…

… et je réfléchis deux secondes… « Je vais pas un peu trop vite là, non? ». Je respire, je vais me coucher au lieu de candidater par internet aux législatives, je me raisonne et décide de laisser passer un peu de temps. Et je me félicite, quelle sagesse!!

J’étais à deux doigts de rejoindre des réunions de campagne de Mélenchon, mais au final, j’ai assez respiré dans cette intensité, pour prendre la décision de ne rien faire et voir après les élections et son effervescence si ces envies d’engagement demeurent. Quelque part je fais l’effort de faire comme tout le monde, seulement suivre ce qui se passe et voter à la fin. Même si, je le fais avec plus d’intérêt et d’énergie que la majorité, parce qu’encore une fois : j’ai le temps!

Cependant, j’ai écrit déjà pas mal d’articles sur la société sur mon autre blog, ex : « 1 chance sur 6 de me suicider » mais aussi lui et lui et lui et lui et lui!

Voilà, voilà ! Et sinon c’est le printemps et son renouveau, sa poussée de sève, de désir de vivre, désir de l’autre, et tout le tralala qui se bouscule dans mon petit être hypersensiblement humain. Printemps qui fait fleurir des belles rencontres entre hypersensibles, en ce qui concerne l’association. La prochaine aux Butte Chaumont à Paris, mercredi 12 Avril. Un site pour tout ça : www.association-hypersensibles.fr

Aussi, grande nouvelle, j’ai créé une page facebook pour mes 2 blogs, la vie d’un bipolaire, pour un accès plus simple vers moi.

Enfin c’est toujours un plaisir de correspondre avec toi : bipohypermaniac@gmail.com.

Patience et Espoir.


Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W


Les auteurs qui m’ont tant apportés

Voilà une liste non exhaustive des livres (que tu peux retrouver en livre audio sur youtube si tu n’es pas un habitué de la lecture) qui ont fait déclic et m’ont aidé à me soigner, à avancer, à me connaître, à m’élever et que sais-je encore!

Depuis trois ans et ma volonté de voir ce qui cloche à l’intérieur, j’ai beaucoup lu, certainement plus que toutes les années précédentes réunies. Je n’ai jamais réellement cherché quoi lire, ce sont des auteurs que l’on m’a conseillé au fil de mes correspondances et des rencontres (en grande partie grâce à ce blog!). Par ordre chronologique :

« Le pouvoir du moment présent » d’Eckhart Tolle. Grâce à ce livre j’ai commencé réellement à respirer, le commencement d’une belle aventure méditative!

« Se libérer du connu » de Krishnamurti. Tout est dans le titre, et ce grand maître spirituel indépendant, développe durant tout le livre, la véracité et la nécessité de « se libérer du connu »!

« La prophétie des Andes » et sa suite « la onzième prophétie » de James Redfield. Un roman initiatique qui fait un tel écho avec les aventures mystiques que j’ai eu, mais aussi une vision de l’Eveil global très juste.

« Bipolaire, vraiment? » de Darian Leader. J’ai lu un paquet de livres sur la bipolarité mais je ne citerai que celui de ce psychanalyste qui donne un sens beaucoup plus humain à ce trouble que tout les autres que j’ai pu trouver dans d’autres livres.

« La voie de Bouddha » de Kalou Rinpoche. Un livre très riche sur le bouddhisme qui pourra paraître indigeste aux personnes non familières de certaines formules. Pour ma part, il est tombé dans ma vie à un moment où mon esprit était prêt à ce pavé de sagesse. Pour la petite histoire, c’est une nana rencontré sur adopteunmec qui me l’avait prêté, comme quoi!

« L’âme du monde » de Frédéric Lenoir. Pour le coup ça se lit tout seul, c’est un petit livre qui raconte la rencontre de maîtres spirituel des différentes grandes culture. Au final, un seul message…

« L’amant tantrique » de Jacques Ferber. Si toi aussi tu veux révolutionner ta sexualité. En tout cas, pour moi, il y a un avant et un après!

« Le livre des secrets » de Deepak Chopra. C’est le dernier bouquin qui a engendré quelques libérations en moi.

Il doit y en avoir quelques autres mais je vais m’en tenir là. D’ailleurs, ceux là ne sont plus sur mon étagère, j’ai pour habitude de prêter mes livres, il y a tant de richesses oubliées dans nos bibliothèques et qui n’attendent que d’être partagé au lieu d’être des objets de décorations murales. Bref! Les rencontres sont aussi le lieu où chacun peut apporter quelques livres à échanger.

A toi maintenant, dans les commentaires, d’énoncer quelques auteurs qui t’ont accompagnés!

A Samedi ou Dimanche!!

Ou à bientôt

Patience et espoir

W

 


Drôle de blog!

J’écris cet article sous perfusion de la chanson : Homme debout de Claudio Capéo qui chante très bien mon état d’âme. Malgré la peine, les doutes, la souffrance qu’entraîne mon combat intérieur, bizarrement « Je reste un homme debout » comme si j’étais sûr qu’une victoire se profilait à l’horizon.

Tu as tapé dans google « bipolaire » avec d’autres mots clés  et tu es tombé ici… La vie d’un bipolaire. Mais, c’est qui ce bipolaire qui ne parle pas de maladie, de traitement, de symptôme, qui écrit très rarement le mot « bipolaire » même? Oui, je comprends que beaucoup d’internautes ne trouvent pas ici les mots qu’ils attendaient. Ou alors il faudrait que vous fouilliez dans mes premiers articles.

J’ai écrit des articles sur ce qu’était la bipolarité, qu’elles étaient les moyens pour se soigner. En voilà deux sélectionnés : bipolaire définition  /  C’est quoi le trouble bipolaire.

A l’écoute de « Il est où le bonheur il est oùùùù….. » oui, je suis dans une phase variétés.

Mon blog n’est pas une explication de ce qu’est la bipolarité. Ça m’est même bizarre d’écrire ces mots « bipolaires, bipolarités » depuis quelques temps, ils me semblent étranges, très difficiles à définir aujourd’hui, et même dangereux, grand risque de s’y identifier.

Laviedunbipolaire. C’est le récit de mon combat intérieur que je mène pour éclaircir mes troubles, mes démons, déconstruire mon égo, tendre vers une plénitude, l’amour… et voilà cela devient rapidement spirituel comme démarche! Parce que si j’ai bien une certitude aujourd’hui c’est que tu ne peux pas te libérer complètement de tes troubles psychiques sans t’inscrire dans une démarche spirituelle. Attention, spiritualité n’est pas religion mais plutôt développement personnel. « Spirituel » étant un mot qui peut diviser, couper des personnes de quelque chose de très simple au final. Regarder à l’intérieur de soi est spirituel. Pour comprendre ses troubles, se comprendre, se connaître, il est nécessaire de plonger dans son monde intérieur. Une grande aventure nous y attend!

Tout ça pour dire que dans ce blog « bipolaire » correspond intimement avec la notion de développement personnel, de combat intérieur, de travaille sur soi, d’expression, de méditation etc, ces moyens se sont imposés dans ma vie il y a 3 ans comme une nécessité pour me sortir de mes troubles intérieurs (psychiques, mentaux, émotifs). Tout comme l’écriture de ce blog pour écrire et partager ce qui se passe en moi, je n’ai pas choisi ce combat, c’est une question de survie. L’handicap permet le dépassement de soi, et à l’échelle humaine, le progrès. Si j’avais le choix, ce serait très étrange de vouloir m’engager sur un chemin éprouvant où j’enchaîne les affrontements avec mes peurs, les rencontres avec les doutes, et la certaine solitude qu’exige cette route. C’est ça que j’écris sous la bannière laviedunbipolaire. Je tente d’exprimer ce qui se passe en moi. Car c’est trop difficile de vivre cette aventure tout seul sans pouvoir partager.

Laviedunbipolaire est un combat au quotidien, mais un combat d’ouverture, d’accueil de soi, de ses peurs, de cette zone d’ombre pour la connaître et maîtriser de vieux démons qui nous ont fait craquer, déprimer. C’est pour cela que laviedunbipolaire doit être d’abord orienté vers soi, son monde intérieur pour résoudre ces conflits intérieurs.

Et pour cela : Beaucoup de patience et d’espoir.

A bientôt,

W

 


Ça reviendra, oui mais différemment (suite)

Voici la suite de ça reviendra, écrit hier.

Alors, il y aura d’autres aventures, oui ça c’est sûr. J’ai un potentiel énergétique fort, au vu de mes crises maniaques, qui font de ma vie des montagnes russes… Attention, j’ai peur d’être mal compris dans cet article, je ne suis pas en train de plaider pour un fatalisme, une résignation et encore moins en train de dire que je ne peux rien faire face à cette maladie. Je rappelle d’ailleurs, ce que j’ai écrit dans d’autres articles, que je ne me considère pas malade, donc étant bipolaire, la bipolarité pour moi n’est pas une maladie. Je ne défends pas ici les thèses des pessimistes, au contraire…

Oui il y aura encore des envolées mais tout l’enjeu est là : la prochaine hausse d’énergie peut ne pas se caractériser en crise maniaque. Je serai certainement une autre fois up mais ce up peut très bien ne pas avoir les caractéristiques d’une crise maniaque. Il peut être maîtrisé. La folie peut être contrôlée. Déjà dans mon dernier épisode il y a des éléments qui sont contradictoires à la définition de la crise maniaque. Par exemple, c’est la première fois que j’ai accepté d’aller à 2 reprises chez mon psychiatre pour adapter mon traitement mais aussi de passer par Ste Anne pour un avis supplémentaire. Alors que généralement une personne en état maniaque n’est pas consciente qu’elle est dans cet état et refuse de voir un docteur. Avant cette crise, durant tous les épisodes maniaques précédents j’étais loin d’en avoir conscience. En décembre dernier, je savais que j’étais up, c’est le point où j’ai évolué, par contre le délire était tout de même présent.

Le trouble évolue, si on le souhaite. Hier, ma crise maniaque était moins maniaque qu’avant hier, demain elle le sera encore moins et un jour, avec la même énergie qui me traverse, je ne basculerai pas en crise maniaque, ce sera seulement une très grande forme créatrice sans mauvaises conséquences. En tout cas je tends vers ça. Je veux réussir à maîtriser ce feu intérieur lorsqu’il s’enflamme en moi et prends le dessus sur la raison. C’est l’histoire de Dr Jekyll et Mr Hyde. Il me faudra encore quelques pics d’énergie (bouffées délirantes pour certains, pareille je n’aime pas ce mot car il trahit toutes les richesses que l’on peut extraire d’un tel épisode) pour réussir à canaliser cette force qui me dépasse encore largement : en décembre, je me suis encore pris pour le prophète, c’est pour dire que je n’arrive pas à vivre cette énergie tout en restant ancré sur Terre. Mais j’y arriverai.

Je pense que c’est simplement une histoire de canalisation. Comme si ma raison et mes moyens d’expressions étaient les rivières et canaux et que cette énergie, cette force si inspiratrice, était les flots qui coulerait dans les canaux. Et pour ma part donc, une cascade qui déborderait tout et noierai le raisonnable en moi. L’enjeu est là, il faut que j’arrive à canaliser cette énergie lorsqu’elle reviendra, par l’écriture par exemple. Ou n’importe quel autre moyen qui me permettrait de rester ancrer ; les pieds sur Terre.

Pour reprendre l’image des montagnes russes, la crise maniaque serait comme prendre un looping à extrêmes sensations et, à cause de la vitesse très élevée, dérailler à la sortie du looping pour finir dans le décor. Le décor étant ici l’HP. Hé bien, je pense qu’il est possible de prendre le même looping sans chute à l’arrivée. Ce ne serait pas une crise maniaque car la souffrance ne serait pas présente. La souffrance étant un bon indice.

Bon, avec tout ça je ne peux pas m’empêcher de taper le mot interdit : si la bipolarité est une maladie, alors la guérison est possible.

Patience et espoir

W


Je suis amour, tout est amour

« Je suis amour, tout est amour ». C’est par cette phrase que je me répète inlassablement et récemment dans mes méditations  que je vais aborder ici le thème : « bipolaire et amour » ou « hypersensible et amour « (je préfère de plus en plus le terme de HS à tout terme médical pour désigner ce que je vis). S’imprégner d’amour est fondamental pour se libérer de ses troubles : auto-bienveillance, douceur, accueil de soi, non-jugement, non-culpabilité sont des attitudes naturelles que l’on doit retrouver. Bien plus que les autres, moi hypersensible, je dois faire ce travail avant de penser à une relation amoureuse. Les deux n’étant pas incompatibles.

C’est pour cela que je n’aime pas parler de maladie car cette optique-là est un véritable frein pour se soigner, paradoxalement. Croire que je suis malade m’amène naturellement, insidieusement à rejeter cette partie troublée en moi, à la dissimuler, à la renier, à la juger dysfonctionnelle jusqu’à la haïr parfois. Rejeter une partie de soi revient à se rejeter soi-même. Non! Cette partie malade est à chérir, à accepter, à accueillir, à comprendre, à aimer. Agir avec amour envers soi est fondamental pour recevoir l’amour un jour de l’autre et aimer l’autre car l’autre aussi à ses parties troublées (moins sensiblement) et on ne pourra les aimer que si nous portons le même regard affectueux sur nos parties sombres. Bien sûr, il est possible d’être en relation avec l’autre sans avoir fait ce travail, c’est ce que vive la majorité des gens : une relation superficielle. En tant que hypersensible, je ne peux pas (malgré ma volonté) vivre une relation superficielle, mes sens sont trop aiguisés naturellement et percent (encore malgré ma volonté) la surface des choses. Ainsi, si ce qui se cache en moi et en l’autre n’est pas soigné (au sens littéral) la relation est vouée au chaos. Moi, HS, je ne peux pas me résigner à vivre à la surface de moi-même et de l’autre, c’est contre ma nature, c’est comme ça. A chaque fois que je reviens à une vie superficielle, je suis en proie à la dépression et à la crise maniaque, qui auront raison d’être pour me rappeler à l’ordre.

Ce qui paraît comme une exigence est une chance. Cet handicap, cette contrainte est l’opportunité de sortir de la caverne (pour reprendre l’allégorie de Platon) et pénétrer une réalité au delà du monde des apparences, une réalité authentique dont la porte se trouve au fond de nous, à l’ombre de nos troubles. S’intéresser à son trouble c’est suivre le chemin qui mène à soi, et donc à la véritable réalité. Dans cette réalité, je perçois l’essence des choses. Je crois que l’essence de ce qui vit est : l’amour. Tout ce qui existe a été réalisé par amour ou par manque d’amour. Tout est amour, donc je suis amour. J’y crois profondément car au profond de moi, j’aime tout le monde, il n’y a personne à qui je veux du mal, et cela depuis toujours. Je suis amour, je suis humain… tout le monde est humain donc tout le monde est amour. Je suis amour, tout est amour.

Cette dimension en moi de l’amour, peut-être plus importante que les autres,  a toujours été là, cependant ce n’est que très récemment, et Rilke l’a déclenché, que j’y pose avec douceur la lumière de ma conscience, que je prends le soin de donner toute mon affection sur cette partie si fragile, timide de mon être. Cette partie fragile et timide aux mille pouvoirs qui s’appelle l’amour est belle et bien cette partie qui est étouffée, dissimulée sous nos troubles. Je la découvre et la libère peu à peu. Une vraie manche de Mikado!

Je médite donc : « Je suis amour, tout est amour ». C’est à dire que j’infuse cette vérité au plus profond de moi. L’état de grande sérénité et de calme que permet la méditation est favorable pour semer ces graines d’amour dans une terre fertile. Pourquoi je n’ai pas eu l’idée avant? Parce que je n’y croyais pas totalement. Et lorsque que l’on ne croit pas à quelque chose, on n’est pas prêt à l’accueillir. Si tu ne crois pas en l’amour, tu n’as aucune chance de le vivre, c’est une certitude. Cependant j’ai toujours cru en l’amour. Seulement, plus il s’agit de choses profondes, de choses essentielles, universelles de choses qui régissent toute la vie, plus il faut y croire précisément, à 100 %. Jusqu’ici « Je suis amour, tout est amour » était une belle phrase pour moi, je n’étais pas contre. Mais y croire profondément est sensiblement différent. Pour cela il faut être prêt. Je suis prêt et je n’ai pas peur. D’ailleurs, « je suis prêt et je n’ai pas peur » est une autre phrase que je médite et que je me persuade dans mes méditations. Aussi, c’est une phrase qui n’est pas évidente à affirmer avec foi. Car lorsque je m’en imprègne, j’accepte qu’il peut m’arriver n’importe quoi dans la vie, je suis prêt à l’accueillir (rien que de l’écrire, là, il se passe un vertige en moi). Haha! tu suis? J’espère parce que je te partage quelque chose de très intime et qui a une grande valeur à mes yeux et à mon cœur.

Lors de  mes méditations, voici donc ce que je me répète avec foi : « Pardon, merci, lumière, amour…Je suis prêt, je n’ai plus peur… Je suis amour, tout est amour » Je pense que c’est très important aussi pour se soigner que de s’imprégner de paroles, de sensations, positives, d’amour en utilisant les mots qui nous sont le plus appropriés pour transporter les graines d’espoir au plus profond de nous.

Je vais m’arrêter là, ça pétille assez comme cela. J’en profite pour te dire qu’une nouvelle page est crée sur le blog afin d’informer sur l’avancée des différents projets. Rencontres, Asilum, Café Hs, Pépinières HS, tee-shirts, livre. PROJETS HS Tant de projets en parallèles qui te sont ouverts et qui ont un but en commun : révolutionner la condition des hypersensibles.

Je t’embrasse (soyons fou)

Et vu que c’est une certitude – je suis amour et tout est amour- : je t’aime. Ça va de soit! 😉

A bientôt,

W.