Archives de Catégorie: Maniac Story-Season 2-2009

Mon premier bouquin est réel!

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La vie d’un bipolaire, le livre.

Hé ben voilà, cela fait 3 ans que je traîne ce projet… Je m’abstiendrai pour le moment de commentaires sur tous les ressentis  qui me traversent : joie, peur du jugement, dégoût, etc. et je resterai sur un ton informatif :

Mon premier livre est disponible!

Actuellement sur le site de l’imprimeur : https://www.bod.fr/livre/w-w/la-vie-dun-bipolaire/.html

Et bientôt commandable en librairie.

Le prix? 22,22 euros évidemment!   Et 50 % des droits d’auteur reversés à l’Association des Hypersensibles, naturellement!

PS : 20 jours que je suis sur mon île, l’expérience est très riche. Seul hic, j’ai bien du mal à allier pour le moment le vent, la mer, les solitudes particulières que je vis ici avec l’activité sur Internet.

Mais j’écris, j’écris beaucoup.

Et je reviendrai vite ici pour partager les vents contraires qui me traversent notamment avec la venue de ce fichu bouquin!

Ces dix dernières années, je ne compte plus le nombre de projets inachevés. Ce livre, c’est la première fois que j’ai concrétisé dans la matière un rêve qui semblait bien loin à l’époque. Qu’est ce qui a fait que je l’ai terminé ce projet? Je pense que j’y ai cru, et lorsqu’il n’avançait pas, je continuais d’y croire même s’il n’y avait pas de raisons extérieurs d’y croire. Haha, je suis en train de m’auto interviewer là… Bref!

Tout ça pour te dire, pour tes projets, tes désirs, nos rêves : il suffit d’y croire, avec

Patience et Espoir.

W

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Maniac Story-ep15 : Une bombe à Canal plus!

Ceci est la suite de l’épisode : Maniac Story-ep14 : Je vaux un million

Récapitulons : j’avais la salle pour le grand meeting de lancement de mon entreprise Stars in Art et le Fouquet’s pour le cocktail… Je marchais dans les rues de Paris à la recherche de la prochaine étape pour parfaire cette soirée. Les médias! Oui, voilà ce qui manquait ; la télé pour retransmettre la naissance de mon projet grandiose. Direction : Canal plus, en taxi bien sûr.

Avec l’assurance et toute la confiance du monde j’entrai dans le grand hall de la chaîne câblée. Je devais m’adresser à un responsable à la hauteur de ma demande. J’étais conscient que les petites gens de l’accueil feraient barrage à ma requête. A l’instar de la semaine passée, toutes questions, toutes interrogations précédaient une solution immédiate. Mes yeux étincelaient. Ils projetaient la lumière de mon esprit brillant à toutes personnes qui croisaient mon regard. Ainsi, j’eus une réponse direct à ce dernier problème. Pour décrocher un entretien avec un dirigeant de Canal plus quoi de mieux que de prétendre qu’il y a une bombe dans leur tour. Face au danger, çà les obligerait à me prendre au sérieux.

« Bonjour, je suis…, je travaille pour un service secret et j’ai pour mission d’avertir Canal plus qui serait, selon mes sources, en danger ». « Vous pouvez noter mon nom mais c’est inutile, c’est ma couverture » « Je dois voir un responsable s’il vous plaît ». On me fit patienter. En quelques minutes seulement, je suis passé du personnage d’entrepreneur très prometteur en un agent secret. J’oubliai quel était le réel motif de ma visite, j’étais devenu un agent secret et j’y croyais dur comme fer.

Quelqu’un sortit de l’ascenseur. J’ai réussi, un responsable venait à moi. Je lui racontai le même récit. On me fit patienter. Les hommes de sécurité de Canal plus étaient maintenant avec moi et attendaient aussi. La police arriva ensuite. Ils me posèrent des questions. « Je viens d’être embauché dans un  nouveau service secret, vous ne pouvez pas le vérifier puisqu’il est secret. » « Vous devriez prendre ma mission au sérieux, vous ne voulez pas être responsable de l’explosion d’une bombe ici. » J’étais serein, sérieux et je ne réagissais pas aux quelques brutalités des policiers : les menottes très serrées et l’embarcation peut délicate dans leur voiture. J’avais le sang froid d’un agent secret en fait. A chacune de leurs questions, j’avais une réponse cohérente à mon récit de départ.

Arrivé au commissariat, je patientai attaché sur un banc. Ils étaient en train de vérifier la véracité de mon histoire. Plus les minutes défilées, plus je perdais mon sang froid et plus je perdais le peu de raison qui me restait. Je n’étais plus James Bond, j’étais victime d’un grand complot. C’est ce que je criai à mes parents quand je l’ai vis entrer et parler au commissaire. Ils allaient m’emmener. Je sentais ce même goût amer de tragédie que celui de l’année dernière. Les pompiers étaient là maintenant. C’est sûr, ils allaient m’emmener. Ils allaient me faire taire, ce que je représentais était trop dangereux pour la société. Je leur amenai un changement mais il n’était pas prêt, il n’avait pas compris. Où allaient-ils m’emmener? Dans le même enfer que l’année dernière? On m’allongea attaché sur le brancard des pompiers. « Non, ne les laissait pas faire », suppliai-je à mes parents. Je voyais dans leur regard une grande désolation. « On leur a dit qu’ils allaient me perdre » fut la dernière pensée de cette épisode.

FIN de la 2e saison.

Je te raconterai prochainement un autre épisode, une autre tragédie au sens Shakespearien.

Prochain épisode : Maniac Story-ep16 Season 3

Épisodes précédents:

Maniac Story-ep14 : Je vaux un million

Maniac Story-ep13 : Stars in Arts

Maniac Story-ep12 : Amourettes

Maniac Story-ep11 : Season 2

Début du récit Maniac Story: Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.

Petit rappel : )

 


Maniac Story-ep14 – Je vaux un million

Je partis seul sur Paris avec l’argent de mes futurs associés. Comme tout grand chef d’entreprise, le transport en commun n’était pas à la hauteur de ma valeur. Je voyageai en taxi aux frais de Stars in Arts. J’avais rendez-vous avec celui qui devait me louer une salle pour le lancement de l’entreprise. Il me fit visiter le lieu en question. Un grand amphithéâtre de deux cents places. Je lui payai la moitié de la location et l’affaire était conclu. J’avais donc l’endroit. C’était pas loin de la place d’Italie (Paris 13e). Bien sûr, je n’étais pas entièrement satisfait. Je décidai qu’il me fallait un bar adapté après le meeting pour célébrer le nouvel ère qui viendrait grâce à Stars in Arts. Le Fouquet’s, pas de doute la dessus, il me fallait le Fouquet’s.

Un taxi m’amena au célèbre restaurant. Je demandai, avec toute l’assurance d’un jeune entrepreneur ambitieux, à voir le responsable des privatisations. La personne me reçu dans un bureau au dessus du restaurant. C’était une jeune femme, belle, class’, qui ne mérite pas pour autant une description Flaubertienne. Elle m’informa sur les tarifs. Je voulais les cocktails à volonté, le champagne, les amuse-gueules, tout. Heureux hasard, le jour prévu était un dimanche et une salle du Fouquet’s était libre. Je précise que ma journée de lancement était prévu la semaine d’après. C’était de la dernière minute. En discutant avec la gérante, je compris rapidement que le Fouquet’s n’aurait pas d’autres opportunités d’ici là pour louer leur salle de réception. C’est grâce à cet argument, allié à mon charme, ma persuasion et mon éloquence que je parvins à négocier l’affaire pour la moitié de son prix initial. Je devais avancer une part afin de réserver, cinq cents euros. Je ne les avais pas. Je conclus l’entretien en prévenant la jeune femme que je reviendrai rapidement avec la somme dite.

Je devais trouver de l’argent. Je n’étais pas inquiet. La perspective de mon meeting dans un amphi suivi d’une réception au Fouquet’s m’avait au contraire boosté. Je me voyais déjà tout puissant, populaire et riche.

Je marchais à Paris à la recherche d’un filon rapide pour rassembler une grosse somme d’argent. Je remarquai que les passants me regardaient attentivement avant de me croiser. Logiquement une société secrète avait eu lieu de mon grand projet et me surveillait. Je savais que mon entreprise allait faire de l’ombre à certain. J’étais même surement actuellement sur écoute. Je pris mon téléphone à l’oreille et fis semblant d’avoir une conversation. J’avais raison, des individus m’observaient et rapportaient mon comportement par téléphone. C’est pourquoi j’eus. « Il me faut un million d’euros maintenant sinon.. », je répétai ces mots dans le but que ceux qui m’espionnaient fasse remonter l’information. J’étais une personne très importante pour l’humanité, il ne pouvait que céder à mes caprices. Il redoutait ma puissance, il ne résisterait pas à mon chantage.

A suivre.

Épisodes précédents :

Maniac Story-ep13 : Stars in Arts

Maniac Story-ep12 : Amourettes

Maniac Story-ep11 : Season 2

Saison précédente : Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep13 : Stars in Arts

Stars in Arts…

Je te dévoile là mon plus gros projet inachevé, mon projet le plus ambitieux. Mais aussi le projet qui a contribué largement aux envolées maniaques dont j’ai été victime : celle de 2008, même si je ne l’ai pas mentionné dans la première saison et  celle de 2009 ; celle que je suis en train de te raconter. Je me dois avant tout t’en parler un peu.

Stars in Arts : mon idée était de créer une plateforme internet pour les artistes amateurs. Leurs créations seraient alors en ligne et Starsinarts.com les promotionnait. L’originalité était que le site regrouperai des arts différents et sa philosophie était de former une réelle famille artistique amateur. Voilà en gros le concept. Bref, j’étais certain du prochain succès de cette entreprise, il me restait plus qu’à convaincre des potentiels investisseurs.

Après la Bretagne, dans ce beau mois d’août 2009 j’étais donc exalté par la sensation de futur accomplissement. Accomplissement… Destinée… Quête… Je reste dans le même ton de mes aventures de l’année précédente. Mais cette fois la folie ne s’est pas caractérisée de la même manière. Elle est fourbe, elle change de déguisement afin de tromper une nouvelle fois…la folie.

Une soirée, chez un ami retrouvé cet été, m’a permis de rencontrer un groupe de jeunes. J’ai intégré ce groupe et je me suis fondu sans problème dans leur rythme de vacances : alcools, pétards… Je me sentais bien, très bien même : confiant, séducteur, etc. J’ai donc passé mes soirées chez l’un du groupe qui avait sa propre petite maison (à 21 ans!), c’était J-b. J-b était passionné de musique et passait beaucoup de temps sur ces platines. Il était séduit par mon projet. Stars in arts n’existait que par mes belles paroles mais j’avais déjà enrôlé presque dix personnes. Tout le monde était impliqué et se voyait déjà directeur artistique, DRH, directeur financier, chef de communication ou autres chefs de départements. En fait, mon optimisme et mes ambitions démesurées étaient contagieuses. J’étais donc à la tête d’une petite équipe, j’étais un vrai leader charismatique et j’étais sur le point de créer quelque chose de grand.

Au fil des jours, mon exaltation se décuplait. Une nuit, chez J-b, des signes du destin commencèrent à apparaître. Mon esprit se déconnectait lentement de la réalité, non pardon! mon esprit se connectait avec une dimension magique qui m’apportait des réponses en même temps que des questions se posaient à moi. Ainsi, cette nuit là, alors que je discutais de cette magie que je ressentais à J-b, un chat noir apparu sur une vidéo à l’écran de l’ordinateur et un instant après un autre traversa la rue à vu de la fenêtre. Evidemment, au lieu d’une réaction rationnelle, J-b absorba le phénomène tout comme moi, ces signes étaient un bon présage.

Je passai une nuit blanche, la deuxième de suite même (suspect hein!), le lendemain j’entrepris la phase financière. Chaque associé au projet devait investir 200 euros. Bien sûr, je ne leur donnai pas de reçu ou quelque chose de concret en échange, ils avaient confiance. En fait, il me fallait cet argent pour louer une grande salle parisienne qui servirait pour le lancement de Stars in arts.

Dans la liste de ces investisseurs, il y avait notamment une actrice française que j’avais rencontré dans la luxueuse Clinique de Garches plus tôt dans l’année. Elle m’avait reçu à plusieurs reprises chez elle dans un quartier riche parisien. Je me souviendrai toujours des interphones dans le hall de l’immeuble qui n’affichaient que les initiales des résidents… Autre investisseur particulier : un dealer dont j’avais pu apprécier les grandes quantités de cannabis entreposer chez lui. Bref, il y avait du beau monde. Dommage que je déraillai complètement le jour suivant. Très regrettable aussi que je n’ai plus le moindre contact avec toutes ces personnes.

A suivre.

Episodes précédents :

Maniac Story-ep12 : Amourettes

Maniac Story-ep11 : Season 2

Saison précédente : Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep12 : Amourettes

Un soir, N. et moi nous nous promenions dans le petit centre ville. Il devait être 22 heures et il n’y avait personne. Les soirées précédentes nous avions beaucoup bougé hors de la ville où nous logions. Ce soir là, aucune vadrouille n’était prévu, cependant, j’étais toujours en recherche d’actions. Je voulais des sensations, que quelque chose se passe… Surprise! Deux jeunes filles étaient assises sur un banc en face de l’office du tourisme. Pour moi, elles aussi étaient dans l’attente de quelque chose qui pourrait animer leur soirée. Cette chose, ce devait être moi. Armé de la magie de l’hypomanie je les abordai sans mal. Un quart d’heure plus tard nous étions tout les quatre sur une plage à partager une bouteille dans la nuit bretonne. Une demie heure plus tard, deux couples s’étaient formés. Séparés d’une dizaine de mètres, N. et moi profitions alors de ce plaisir qui, souvent, alimente l’hypomanie. Je veux parler ici du plaisir sexuelle. La soirée était parfaite. En fait, tout ce que j’entreprenais durant ces vacances réussissait. Tout contact humain était facile. Je dominais toutes situations. Ces deux jeunes filles s’étaient laissée prendre par mon aura de séduction. En réalité, elles et N. profitaient de mon état d’esprit, de l’ambiance que je créé malgré moi. Tout était simple et plaisant.

On les retrouva le lendemain et à l’abri dans les rochers, chacun dans son coin, on se laissa encore aller dans les plaisirs de la chaire. Ce n’est pas m’avancer que ces ébats resteront gravés dans la mémoire de chacun de nous quatre. Le dernier soir, on entrepris même de s’immiscer avec nos demoiselles tard dans la maison familiale pour profiter d’un bon lit pour clore notre semaine en beauté. Malgré une stratégie ficelée afin de ne pas se faire prendre, au moment où la mienne devait sortir de ma chambre (collée à celle de mes parents), ma mère était là. J’ai eu beau mettre ma main sur la bouche de ma partenaire lors de notre affaire, ma mère avait dû entendre ou plutôt avait dû avoir une certaine intuition. Ça doit être le moment le plus embarrassant que j’ai vécu pour l’instant. Où était N.? Il était avec la sienne dans le jardin profitant des étoiles sur une couverture qu’on leur avait jeté par la fenêtre de ma chambre. Bref, tout ça pour dire que cette relation aussi éphémère qu’intense n’était qu’un produit dérivé de cette douce montée maniaque.

Voilà, pendant une semaine, N. et moi avons profité à fond de cet élan qui nous paraissait anodin. Ni ma famille, ni personne s’est alertée sur mon comportement. Ce n’est pas de leur faute, c’est en réalité très difficile de déceler une période d’hypomanie et même presque impossible quand il s’agit d’un bipolaire en début de carrière.

Après la Bretagne, il restait un mois de vacances à passer chez moi dans la banlieue ouest parisienne. Très avenant, j’ait fait des nouvelles rencontres qui m’ont rendu très confiant. Très confiant j’ai entrepris des projets qui ont commencé à me faire délirer.

A suivre.

Episodes précédents : Maniac Story-ep11 : Season 2

Saison précédente : Maniac Story-ep01 : Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.


Maniac Story-ep11 : Season 2

Maniac Story Season 2

Après le récit de ma première crise, raconté sur ce blog dans les dix premiers épisodes, j’enchaîne sur celle de 2009 tout aussi surprenante même si différente de la première. L’épisode 11 que voici est donc le début de la saison 2 de Maniac Story si je puis dire.

Introduction

Tu as du t’en douter, après l’accès maniaque de l’été 2008, j’ai atterri en hôpital psychiatrique. Puis j’ai sombré dans une dépression qui a duré de septembre 2008 à avril 2009, je m’en suis sorti grâce à une hospitalisation à partir de février 2009 dans un autre hôpital. J’écrirai sur ces différents séjours plus tard. Bref, j’ai remonté la pente petit à petit grâce à une batterie d’antidépresseurs comprenant notamment le puissant Anafranil. J’arrive donc à l »été 2009  et c’est là que reprend le récit de mes folies.

J’étais en Bretagne sur la sublime côte de granit rose. Vacances traditionnelles en famille dans une maison louée à cet effet. Cette année j’avais invité un ami (N.) a passé une semaine avec moi dans cet endroit magnifique. Le spectre de la dépression avait disparu, j’allais bien. Je continuais tout de même à prendre mon traitement riche en antidépresseurs. Je dois te préciser qu’à cette date, personne ne se doutait qu’une rechute dans la manie était plus que possible. Pour moi, la crise maniaque de 2008, n’était qu’une grande bouffée délirante isolée qui dans n’aucun cas était la première crise qui en appellerait tant d’autres. Tout ça pour dire que je ne faisais pas attention à mon hygiène de vie, au contraire, je profitais pleinement des plaisirs offerts à la jeunesse (filles, alcool, cannabis). Ma famille et N. n’étaient pas non plus inquiet pour moi.

Voilà le contexte : Anafranil, vacances idéales, compagnon d’aventures, filles, alcool, cannabis et toute confiance… Oui, tout était réuni pour s’envoler à nouveau dans la belle spirale de la folie.

Grâce mat’, baignade froide, repas familiale, plage, soirée et aventures avec N… Voilà à quoi ressemblait la routine de ces vacances. J’écris aventures parce que j’ai entraîné mon ami dans des vraie petites aventures à jamais imprégné dans nos mémoires. Quel était le moteur de ces aventures ? Ma fougue. Quel était le moteur de cette fougue? L’hypomanie dans laquelle j’étais. L’hypomanie est une destabilisation de l’humeur très difficile à identifier car elle se caractérise par une bonne humeur, une confiance et estime de soi. L’effet se rapproche de celui vécu sous cocaïne. Lorsqu’on est en hypomanie, on est up (dans le jargon). L’hypomanie peut être l’étape avant l’hypermanie (phase que j’ai décrit dans l’épisode de 2008). Bref, je me sentais bien et je propageais mes ondes positives à N. et à toutes les personnes que nous rencontrions.

Pour résumé, nous avons fait connaissance avec un groupe de jeunes dans lequel nous nous sommes intégrés facilement. Nous partagions alors des bons moments ensemble l’après midi sur la plage autour de quelques bouteilles de bières et pétards. Au sein de ces nouveaux camarades, il y avait Morgane. Je cite cette jolie brune parce que j’ai perdu contact avec elle alors si par tout hasard elle tombe sur cet article, j’espère qu’elle se reconnaîtra. Là ou la plupart des jeunes auraient été satisfait de passer leurs vacances avec ce groupe festif, et bien moi, j’en voulais plus. Il me fallait plus d’émotions.

Un jour on partait bivouaquer, un autre on faisait du stop, un soir on allait flamber sur les terrasses de la ville touristique la plus proche, un autre soir on allait faire un feu sur la plage, etc. Une semaine très intense. J’avais envie de faire quelque chose, je le faisais. J’avais envie de séduire, je séduisais. En parlant de séduction, la dernière chose que je te raconterai sur ces vacances, c’est la rencontre avec deux filles. Ce qui c’est passé est un pur exemple du pouvoir que l’on use lorsqu’on est en hypomanie. Néanmoins, ce sera déconseillé d’être lu par des enfants.

Episode suivant : Maniac Story-ep12 : Amourettes

Saison précédente : Maniac Story-ep01: Je t’aime à la folie

A bientôt,

W.