C’est plus fort que moi : Je rêve

Il y a quelque chose qui me maintient en vie depuis tout le temps : c’est rêver. C’est plus fort que moi : je rêve ma vie. Et ça, aucune blouse blanche, ni de hauts murs, ni de pilules pourront l’empêcher…

Petit, je rêvais d’être heureux. A dix ans, le soir dans mon lit, je me demandais souvent comment je voulais être plus grand ; je n’avais aucune réponse précise à part celle de vouloir être heureux. J’y aspirais tellement à cet état de bonheur. Alors, je regardais la télévision et je voyais les footballeurs qui se faisaient acclamer dans les stades, j’ai donc fait du foot, je rêvais d’être acclamer comme une star. Puis, quand j’ai vu que je n’avais pas de talent particulier pour ce sport, j’ai rêvé à autre chose. Au collège,  la découverte des sentiments qu’on pouvait éprouver pour une fille m’a fait rêver à l’amour. J’aspirais si fortement à la sensation de pouvoir s’abandonner dans une autre personne, fusionner et créer un monde propre à tous les deux. Et puis, la société m’a fait comprendre qu’il fallait un bon travail pour être heureux alors j’ai rêvé d’être riche, très riche, posséder la Lamborghini Diablo Gt orange, celle que j’avais collé dans mon agenda. Lorsque mes professeurs me demander d’écrire quel travail je voulais faire, j’inscrivais sur les petites feuilles de renseignement : PDG de Carrefour. Rêves de grandeurs…

Au lycée, je suis revenu à mes aspirations essentielles, trouver le bonheur, être heureux quelle qu’en soit la forme. Mal dans ma peau, je rêvais d’une aisance, d’un amour propre, d’une reconnaissance. J’écoutais du rap en faisant des abdos, tractions, et pompes, je rêvais d’un corps musclé, fort. Cela ne m’a jamais amené une once de bonheur, heureusement, ensuite, il y a eu l’alcool et le cannabis. Boire et fumer m’ont aidé à me désinhiber mais à cet époque je ne rêvais plus, je me fuyais. A 22 ans, je n’arrivais toujours pas encore à réaliser mon rêve : être heureux. Je ne trouvais pas de formes sur Terre dans lesquelles je pouvais trouver ce profond sentiment. J’avais accumulé pendant toutes ces années cet propension en l’espoir, ce désir de l’absolu et cette soif d’amour sans pouvoir y goûter réellement. Alors je me suis inondé, j’ai implosé, ne trouvant pas mon compte dans le réel, j’ai plongé dans l’irréel. Tu connais la suite…

J’ai rêvé trop grand, trop large, trop vague sans travailler à réaliser quelque chose. Je préférais m’oublier dans des heures de films et vivre dans ces fictions en regrettant que chaque film ait une fin. Ne sachant quel rêve concret réaliser, j’ai rêver ma vie. « Vis tes rêves » facile à dire… Même si je ne savais pas vers quelle direction rêvée m’orienter, je ne pouvais me résoudre à une vie banale, mon destin est grand, impossible de le renier. Cette obstination intime n’avait guerre d’issue que la pathologie et la souffrance. « Tu ne veux pas d’une vie modeste? tu veux vivre un rêve dont tu ne fais rien pour y parvenir parce que tu ne sais pas sous quelle forme réel il tient ?… et bien souffre! » Cela me semble juste : la souffrance est une forme d’existence pour les difformes.

Après la première vague de folie, j’ai su que je voulais être acteur, tel était mon rêve, mon destin, ma façon d’être heureux. Cela m’a maintenu dans une sorte de fuite qui laissait tout le loisir à la folie de m’emporter à la moindre fragilité. C’était trop tard pour être acteur et je n’avais pas un don inné pour la comédie. J’avais toujours en moi cet océan à canaliser, toute cette énergie captée depuis ma naissance et sublimée par la manie. N’étant pas un grand communiquant avec mes proches, il me fallait un moyen d’expression, un média entre mon univers intérieur et la réalité. L’écriture est venue comme une nécessité. L’Art est une nécessité. On ne peut vivre sans s’exprimer et pour les êtres spéciaux-non communs-fou, l’Art est salvateur. J’ai commencé à écrire brutalement sous forme de poésie, j’ai vomi dans des vers abstraits mon bordel intérieur. Et depuis (pas si longtemps en fait) j’écris.

Et je rêve toujours, mais je suis plus sage, je rêve de choses réalisables. Non, c’est faux, j’ai toujours cette aspiration latente en quelque chose de grand, gigantesque et c’est pourquoi mon amie folie n’est jamais loin. Je rêve toujours en regardant des films ou concerts en voulant intensément ressentir les mêmes grandes énergies que les célébrités reçoivent lorsqu’elles se font acclamer comme si elle étaient des vraies étoiles. Je rêve toujours d’un amour fusionnel et cette création d’un univers à deux. Je rêve toujours d’être riche pour pouvoir voyager et installer mon large égo où je veux. Je rêve toujours d’être un acteur et ce rêve est moins fantasmatique qu’avant puisque je fais du théâtre (alors qui sait?). Et je rêve, évidemment, d’être écrivain, un artiste. La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que depuis ma première crise de folie j’ai trouvé mon média, mon moyen de parvenir à mes rêves : l’écriture. Je rêve toujours autant ma vie, mais aujourd’hui je peux dire que je travaille enfin à la réalisation de mon rêve (même s’il faudrait que j’augmente le rythme de production si je veux avancer).

Les rêves c’est personnels alors vas-y n’hésite pas : rêve! C’est par là que tout commence, il faut rêver, avoir foi en ses rêves, avoir espoir et enfin être ouvert aux opportunités que la vie nous réserve afin de réaliser nos rêves.

L’échange entre personnes concernées par ce sujet est possible sur le forum que j’ai créé avec d’autres foufous : http://hypersensible.forumactif.org/

PS : Je lance un projet d’association entre HyperSensibles qui inclue biensur les bipolaires : www.association-hypersensibles.fr

A bientôt,

W.

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45 responses to “C’est plus fort que moi : Je rêve

  • An'

    Bonjour.

    Si tu savais le bien que ça me fait de lire « je rêve ma vie ». Je me sens d’un coup moins seule. J’ai toujours eu l’impression d’être entourée de gens tellement ancrés dans leur réalité. Etre un rêveur, ça passe, mais dire que l’on rêve sa vie, cela peut sembler extrême. C’est pourtant ce que j’ai toujours fait, depuis petite aussi, je m’en souviens très bien. Dans ma tête j’avais d’autres parents par exemple. D’ailleurs le sous titre de mon blog est « Dreaming my life », comme la chanson de Bowie.

    Quant à apporter une réalité à ces rêves, je crois que ce n’est pas important pour moi. Où que je sois, je serai toujours ailleurs.

    En tout cas, je te remercie pour ces mots qui me parlent et me touchent. Vraiment.

    • bipohypermaniac

      Bonjour,
      Je suis ravi que cela te parle, je me sens moins seul du coup aussi!!
      De mon côté c’est différent, il y a une certaine angoisse de ne faire que de rêver ma vie durant toute mon existence et d’avoir donc à la fin l’impression de ne pas avoir vécu pleinement.

      Merci d’être venu ici.

      W.

    • Caligula

      Je vais screen ton commentaire. Je suis tellement d’accord avec toi…
      Et j’adore ta phrase  » où que je sois je serais toujours ailleurs » c’est exactement pareil pour moi.

  • baby

    Je vis seulement une vie humaine, je suis un phenix qui se rogne les ailes dans une cage qui me brule ….
    J’étais destinée dans ma tête à une grande vie, j’ai juste une vie.
    Et je dois pprendre , non pas à m’en contenter, mais à en être heureuse.
    Tous les jours, je dois me redire le bonheur et la chance que j’ai d’avoir un mari , des enfants, une maison, un travail. Tous les jours, je dois lutter contre la pensée  » la parfaite petite famille française ». Tous les jours, toutes les année qui passent, je dois accepter que ma vie prenne cette direction, que ce soit CA, le bonheur, et non pas les rêves de l’hypermanie ….
    je ne suis pas un phenix, si je brule, je ne renaitrai pas de mes cendres, j’aurais juste fait du mal autour de moi, aux etres que j’aime, et aux êtres que j’ai engendrés.
    je suis un être humain qui ne vit pas tel un hermite et à ce titre, je me dois d’etre heureuse, pour que mes proches le soit

    • bipohypermaniac

      Merci pour tes réactions je suis certain qu’elles parlent à beaucoup de personnes 🙂
      W.

      • N

        Je fais un google sur le thème « je vis trop dans mes rêves » et je tombe sur ce témoignage 🙂 Serais-je bipo ? Mes deux parents le sont et j’en ai beaucoup souffert car ils ont « brulé’ (fugue, abandon, instabilité relationnelle, ….) leur vie sans penser à leurs enfants. Ils m’ont servi de repoussoir.

        J’essaye donc, contrairement à eux, de faire peu de choses mais à fond. Même si je dois me couper un bras, forcer sur mon caractère, mes peurs, etc….

        Maintenant, je souffre néanmoins d’un décalage énorme entre mon vécu intérieur mégalomane et la réalité.

        D’autant que la conséquence de la vie de mes parents est que je devrai me contenter de miettes en termes d’argent et de possibilités. Eux auront bien vécu, moi pas (la vie coûte beacoup plus cher, je ne peux compter sur personne, contrairement à eux, pour m’aider financièrement, garder mes enfants, etc donc, peu de temps et d’argent et personne sur qui compter). Et je parle pas du décalage avec le peuple mainstream (petit bourgeois) qui peut avoir plus de loisirs que moi, fils de fauché condamné à pas décoller, juste vivre (je fais pas Cosette, mais je n’ai pas de qualifications qui me permettraient de gagner très bien ma vie).

        Malgré tout, je pense qu’avoir dans un groupe donné, des bipos était utile quand la vie était encore rude. Par exemple, qui d’autres que des bipos pas raisonnables pour prendre de grandes décisions (architecturales, organisationnelles, ….), durant la préhistoire, l’Antiquité, l’après Révolution française ? En revanche, à l’heure actuelle, tout est automatisé, nous avons finalement peu à faire, peu à créer. Et cela a pour conséquence un espèce de conformisme émotionnel. Les bipos se retrouvent donc comme des lions en cage;

      • bipohypermaniac

        Salut N.,
        Faire de petites choses à fond, c’est déjà pas mal!
        Je pense qu’à toutes les périodes il est possible d’exprimer notre créativité même si aujourd’hui cela paraît plus rude.
        Je comprends le conformisme émotionnel dont tu parles mais c’est à la responsabilité de chacun d’essayer par des moyens différents d’exprimer nos émotions pour ne pas justement, se retrouver comme des lions en cage.
        Il faut garder espoir, toujours, toujours…
        Merci d’être venu réagir 🙂
        Bon courage
        W.

  • P

    Je suis à demie d’accord avec toi.

    J’ai découvert ton blog parce que je n’arrivais pas à dormir hier soir, et il m’a beaucoup plut. J’ai hâte de tout lire.

    Pour enchainer sur ce sujet d’aspiration à la grandeur, et quelques uns que j’ai pu déjà lire, je veux te dire :
    Rêver c’est beau, réaliser, c’est mieux.

    Le docteur m’a dit « vous avez de la chance, l’hypersensibilité est la plus belle des qualités humaines qui vous rend attentionnée au monde qui vous entoure ».
    Et j’en fais une force.
    Toucher la grandeur, pourquoi cela vous serez-t-il interdit ???
    Parce que vous êtes « malade » ?
    Je traverse aussi ces foutue crises maniaco-dépressives, certains dans mon entourage ne comprennent pas (il faut dire que je n’ai jamais parlé de cette maladie qui me touche, je crois), mais sans elles je croient que je n’en serait jamais là. Cette foutue persévérance à vouloir aller toujours plus loin et dépasser ses états dépressifs où j’ai l’impression d’être nulle, et que mes doutes sur moi même et mes questions existentielles m’incitent à penser que je n’ai rien à faire ici, dans ce monde ou je n’arrive pas à être comprise, parce que c’est toujours, soit blanc, soit noir. Jamais de milieu. Mais je rebondis.
    Je suis quelqu’un d’optimiste. Cet état, finalement, me donne des « ailes », puisque c’est à ce moment là que, justement, je suis CREATIVE, encore plus que jamais. Et que je redouble d’effort pour ontrer qui je suis.
    Je suis dans « l’art », de l’art sociétal qui plus est : je suis Designer. Ce métier qui vise à changer les mentalités des gens par des créations nouvelles, basés sur leur propre comportement, et destinés à améliorer la qualité de vie. Je ne fais pas que dessiner de belles courbes. J’apprends aux gens à se comporter différemment, je suis en haut de la chaine de créations de produits et de services. C’est un beau métier quand on le fait à des fins honorables et utiles.
    Et c’est déjà grand pour moi. J’avance doucement mais surement et je me fais une place de choix dans mon milieu actuellement. Quel sera mon avenir ? seul ma volonté m’y conduira : car c’est cette force et cette volonté de se battre contre et avec moi qui m’aide à créer et à sortir des choses « différentes », cette faculté de penser différemment parce que nous voyons le monde sous un autre angle, un « bel » angle, celui où la vie en vaut la peine, cette espèce de monde enfantin où l’on croit , ou l’on A des pouvoirs.
    Oui, le pouvoir d’aimer la vie, c’est beau. Nous pouvons aussi avoir le pouvoir de le communiquer, en ayant ces phases maniacs.

    Alors, sous prétexte que vous êtes « malade », vous n’avez pas le droit de devenir connu, ou d’être reconnu comme quelqu’un exceptionnel, au moins pour votre entourage ?
    Parce que vos phases maniaco dépréssive vous mettent tellement plus bas que terre que vous avez l’impression que cette vie à laquelle vous aspirez n’est pas pour vous ?
    Et bien je ne suis pas d’accord…
    Le talent, ça se travail, et ça se reconnait, seulement faut-il mettre la balle dans son camps pour la renvoyer plus fort dans le terrain adverse, et marquer le but.

    Voilà.
    Après cette hymne au courage, je vous souhaite à tous de pouvoir vous réaliser dans ce à quoi vous aspirez et d’y aller avec toutes vos tripes.

    Qui ne tente qui, n’a rien 😉

    P.

    • bipohypermaniac

      Merci beaucoup pour ce précieux témoignage de ton chemin qui a l’air très riche en expériences. Tu verras au travers de mes textes que je ne suis pas fataliste .
      A bientôt
      W.

  • Prune

    Quand j’étais plus jeune, je voulais sauver le Monde, la Terre entière et je crois bien que c’est ce rêve qui m’a en parti emmené à faire une bouffée délirante aiguë.
    Car j’y croyais tellement fort que j’ai entamé des études de science de la terre et de l’environnement alors que j’étais d’abord passionnée par les mathématiques pures.
    Aujourd’hui après deux BDA, j’ai revu mes aspirations à la baisse : essayer d’être en paix avec moi même et m’entourer de ma magnifique famille et du très peu d’amis qu’il me reste.

    Merci en tt cas pour ce blog que tu animes d’une manière courageuse, passionnée et admirable.

    Ça m’apporte bcp.

    • bipohypermaniac

      Trouver le bonheur; que tu aspirais dans un grand idéal, simplement dans ta famille et tes amis est une « canalisation » que j’admire.
      J’aimerai trouver cette immense satisfaction que je cherche dans quelque chose de simple. Mon salut passe par là je crois…
      J’apprécie de voir qu’on lit les mes vieux articles.
      Merci 🙂
      W.

      • Prune

        Trouver le bonheur, je n’y suis pas encore. Car je n’ai pas encore trouver de moyen de m’exprimer comme tu le fais si bien. Et en te lisant je suis persuadée que l’écriture t’es et te sera salvateur. En tt cas je l’espère :).
        Et de rien, j’ai lu depuis le début et je continue à lire 😉

      • bipohypermaniac

        Merci c’est la première fois qu’on me dit ca c’est génial!
        Essayes toi aux différents arts, il y a surement un moyen d’expression qui t’attends quelque part 😉
        W.

  • YasmineMarq

    J’ai pleuré.
    L’écriture et une manière sublime de s’exprimer…

  • Clifton

    W., Je… Je ne sais pas quoi dire. Je me reconnais pleinement dans ta prose élégante. Je ne veux pas être quelqu’un de normal, j’aspire à de grande chose, j’aimerais avoir la maison avec vue sur le Pacifique de Tony Stark, j’aimerais connaître un amour inconcevable tel Roméo et Juliette, j’aimerais que mon nom soit sur toutes les lèvres. Et je sais que je réclame l’impossible, car, si j’aurais le talent d’assumer cette position, je n’ai pas celui de l’obtenir. Mais cette idée m’insupporte. De redevenir poussière, dans l’indifférence totale, ne laissant derrière moi qu’une descendence aussi frustrée que je l’ai été toute ma vie. Je ne suis pas l’Homme le plus malin, ni le plus fort, ni le plus drôle, mais je ne veux pas faire quelque chose de normal de ma vie. Si je savais quoi faire je suivrais cette voie de toutes mes forces mais ce n’est pas le cas. Je ne fais que me poser encore et toujours cette question : « Et maintenant je fais quoi? »

    • bipohypermaniac

      Salut, je crois bien comprendre ce que tu veux dire!
      Actuellement, je me dis qu’il faut que j’arrive à canaliser ces grandes aspirations dans quelque chose de simple.
      J’ai mis du temps à faire le pas, mais il se peut que l’on puisse briller dans n’importe quel métier ou situation. Il faut se lancer sans avoir cette peur de l’insignifiance.
      Cette démarche est toute nouvelle, je te tiendrais au courant via ce blog si elle me satisfait!
      Accepte de réaliser de petites choses mais continue de rêver surtout avec cet espoir qui nous caractérise et cette magie!!
      🙂
      W.

  • Chryss

    Salut ! j’ai adoré ton texte tu as une très belle écriture et comme tous les autres je m’y suis reconnue.. je passe mon temps à rêver et bien sur le retour a la réalité se fait brutal. je ne me vois pas être une personne « normale » comme si j’avais quelque chose à accomplir sans savoir quoi et je n’ai aucun talent particulier. Simplement je me demande.. beaucoup de gens se reconnaissent et ne se voient pas « normaux » a l’avenir, cela signifie qu’au fond tout le monde est pareil et très peu arrivent à leur fin, comment être sur d’y arriver soi-même là ou tant de personnes abandonnent ?

    • bipohypermaniac

      Comme moi, tu es à la recherche de ta mission sur Terre ou plus communément, ta voie professionnelle pour laquelle tu es née. C’est un chemin qui peut être long mais n’abandonne pas le résultat est grand!
      W.

  • Plati Num

    Salut !
    Et bien comme les autres, je ne peux que me sentir moins seule après avoir lu ton texte qui, au passage, est superbement écrit.
    De même, je passe mes journées à rêver ma vie. J’aimerai simplement être libre, pouvoir découvrir le monde, pouvoir tisser un amour fusionnel avec quelqu’un….Mais quand je regarde la réalité, j’ai le sentiment de ne pas trouver ma place : je ne me retrouve pas dans ce schéma de vie que la majorité des gens suivent sans se poser de questions : travailler, se marier (parfois même sans amour), faire des enfants et mourir. Je trouve tout cela bien triste.
    « Mais que puis-je faire pour réaliser mes rêves ? » Aucune réponse. Alors pour le moment je me contente d’avancer la tête dans les étoiles, et je garde l’espoir d’un avenir radieux.
    Qu’ils sont beau nos rêves =)

  • N

    Merci à toi, bipohypermaniac, pour ta réaction à mon poste (cf. plus haut)
    Je suis en train de me rendre compte que, contrairement à ce que je voulais/imaginais, il y a pt-être du bipo en moi. Et que ça explique pas mal de choses !

    • bipohypermaniac

      Seul un psychiatre pourra te le diagnostiquer si tu en éprouves le besoin. Pour un traitement par exemple qui est la base du soin.
      Peut être qu’à l’inverse cela ne t’apportera rien d’avoir un diagnostic si tu comprends déjà ce qui te trouble et que tu mettes déjà les moyens en oeuvre pour t’en sortir.
      W.

  • marie

    Ma vie est exactement comme la tienne, mais contrairement à toi, je n’ai aucun don, j’ai tout essayé, toi tu écris magnifiquement bien, on a vraiment envie de te lire. pour moi il est trop tard, l’age de la retraite et toujours pas de vie plus belle que celle de mes rêves. le seule bonheur que j’ai maintenant c’est de faire des rêves lucides, ça me permet de vivre réellement mon rêve.

  • Vella

    Bonjour ou bonsoir, je suis une adolescente et ne savant pas vers qui me tourner je me suis mise a chercher sur des forums pensans que personne ne pourrait me comprendre. Je me pose beaucoup de questions sur moi même, plus particulièrement sur cette sensation de rêver constamment depuis mon jeune âge. Je suis tomber sur ce forum en cherchant en me demandant si j’étais la seule a ressentir cette sensation, cette sensation qui me fait croire que je suis faite pour un destin extraordinaire a me convaincre que je ne suis pas comme les autres, ou même pleins de trucs délirant. Mais sa me perturbe, car je ne sais pas quoi faire de ma vie, puisque je pense que ma vie sera faite comme dans les films. Je rêve, bien évidemment trop, car c’est perturbant.
    Dans se que vous avait écrit j’ai eu l’impression que l’on me decrivais, j’ai exactement le même problème car oui pour moi c’est un réel problème sa m’empêche d’avancer de me mettre dans le monde réel. Ce qui m’aide un peu c’est que vous dite que décrire des poèmes/romans ça vous aide, et bien je pense mis m’être aussi car j’ai toujours aimer inventé des histoires et les écrire, j’espère que cela m’aideras.
    Pensez-vous qu’avec le temps ça passeras ? Que j’arrêterais de rêver sans cesse ?
    Au fond de moi je me dit que c’est peut-être ma personnalité et que ci on m’enlève cette façon de rêver sa ne sera plus moi.

    • bipohypermaniac

      Salut Vella,
      JE ne te souhaite qu’une chose c’est que tu ne t’arrête pas de rêver.
      Même si ça te pose des problèmes jusqu’ici, ça va te permettre d’avoir une vie extraordinaire.
      Un conseil : t’exprimer, par écrit, par oral, par dessin, par tout ce que tu veux. Tant que tu rêves et que tu t’exprimes tout va bien, tu auras bien un destin spécial!
      Si tu veux en discuter n’hésite pas par mail.
      W

  • Solène H

    Comme toi, je rêve ma vie. Chaque jour qui passe me donne une impression d’irréalité tant je suis persuadée que ma vie n’est pas celle que je vis actuellement.
    Depuis quelques mois, je pense être en plein délire. Dans mes rêveries, ma destinée est glorieuse, grandiose. Je suis persuadée de gagner le gros lot à l’euro-million durant les prochaines semaines pour ainsi vivre la vie à laquelle j’aspire : donner à mes proches, donner mon temps et mon argent aux autres, aux animaux notamment, sans rien attendre en retour, aimer encore et encore, et changer le monde afin que le bien triomphe sur le mal.
    Est-ce ce qui m’attend ? Est-ce une illusion ? La première option me semble tellement évidente que le rêve prend peu à peu le pas sur la réalité. Je joue à un jeu dangereux, je le sais. Mais la lucidité me quitte petit à petit, laissant place à cette vie rêvée…

  • Henry L

    Je m’abonne à mes rêves fous, aux amours inexistants à cette vie fictive qui me semble loin très loin. Rares sont les personnes que je comprends mais toi je te comprends et j’en ai le sourire aux lèvres. Je te remercie W pour cette agréable moment de lecture.
    L

  • SkyAziell

    C’est perturbant de lire un portrait de soi même alors qu’on sait que ce n’est pas nous. J’imagine qu’on peut dire que je suis pareil. Ça faisait longtemps que je me demandais si j’étais là seule à être angoissée à l’idée qu’on ne me connaisse jamais. Que ma vie se résume sur la page d’un cahier qu’on jetterai dans le fond d’un tiroir.
    Je rêve ma vie pourrait être le titre de mon autobiographie.
    Alors, je ne vis pas à Narnia, ni à Westeros . Je suis pas admise à Poudlard , n’ai jamais rencontré Dean Winchester et je ne verrai sûrement jamais un Tardis dans le coin d’une rue mais sache que ton texte m’a fait autant de bien que toute mes prisons.
    Merci.

  • Crokey

    Moi aussi je rêve trop sans pouvoir réaliser quoi que ce soit. Déjà d’une: Parce que j’ai pas le niveau. Et de deux: Parce que j’ai un grave problème de vue aux deux yeux (kératocône bilatéral) qui me condamne à des soins constant et qui me prennent un temps fou. Moi mon rêve c’était de créer des Demi-bêtes (des furry comme diraient la majorité des suiveurs), car je trouve ça vachement beau et j’aurais aimer surtout avoir un contact réel avec cette créature, même si elle aurait été crée ne serait-ce que de façon synthétique (real doll ou androïdes). Bon je sais là c’est plus d’ordre sexuel, je crois d’ailleurs que c’est vaguement lié à un problème du à ma nostalgie (qui m’a également mené à m’isolé dans mon monde depuis mes 12-13 ans), mais notamment lié aussi à un manque affectif du aux nombre de fois ou les gens ou même les filles dont je tombais amoureux, me rejetaient. Sauf que moi, je suis persuadé que mes rêves sont réalisables. Car si on fait des femmes synthétiques, il est certain que l’on peut créer des femmes-animales (ou hommes-animaux, d’ailleurs). Je sais que certains diront, que c’est du délire et qu’il y a plus important dans la vie, que c’est superficiel et blablabla mais de toutes manières c’est faux car c’est non seulement un rêve mais aussi un fantasme, qui me prend beaucoup de place dans ma vie, et chacun met l’importance, là ou il le souhaite, selon ce qu’il aime et ce qui l’inspire. Car je pourrais dire au musicien, qu’il est fou de s’intéresser à la musique, sous prétexte qu’il y a plus important que la musique dans la vie, mais je ne suis pas assez bête pour raconter ces mêmes choses à d’autres personnes. Et par ailleurs en ce qui me concerne, je préfère vivre réellement les choses et voir réellement ces créatures mi-humaines mi-animales exister, que de les voir dessinés sur un bout de papier ou sur des écrans d’ordi ou autre. Car les écrans c’est pas une vie, et les dessins (informatisés ou non) ne vaudront jamais le contact réel avec cette créature de rêves. (De mes rêves, mais aussi celui d’autres personnes). Ce ne sera que le plaisir émotionnel, imaginaire, et le plaisir des yeux. C’est triste, je trouve.
    Je sais que je suis fou, mais je m’en fiche. Je préfère des rêves parfaits, qu’une vie terne. Mais pourtant ça peut exister c’est ça le pire. Car avec la technologie d’aujourd’hui, tout ou presque, est possible, même si nous ne sommes pas encore au maximum, nous avons tout de même triplé les possibilité ces 20-30 dernières années. Donc mon rêve est réalisable, mais je n’ai pas le niveau, je suis dépressif et fainéant et je souffre constamment de ma solitude et de mon problème de vue. Ce sont des fardeau énormes à porter, notamment quand nos rêves requiert le niveau d’un ingénieur en plasturgie et en robotique alors qu’on est sans diplômes comme moi et avec une invalidité. Les rêves sont réalisables ? Peut-être pas pour tout le monde, alors… Même mes parents me demandent de changer d’objectifs et ne me comprennent pas.

    • bipohypermaniac

      Oui, tu es fou, mais c’est beau!! Je pense que pour réaliser ces rêves il faut se réaliser soi meme c’est à dire prendre soin de soi, s’aimer tel qu’on est, le reste viendra naturellement. Alors je te dirai continue de rêver et en même temps prends soin de toi 🙂
      Courage, patience et espoir
      W.

  • sebastien

    Bonjour….
    est ce un soulagement que de te lire? non mais de se dire que d’autres personnes vivent, ressentent la même chose oui
    je rêve d’un million de vie, c’est une course contre le temps effrénée, l’envie de tout voir tout découvrir, se projeter à mille lieux d’ici en écoutant une simple musique, en voyant une image, une odeur…des films me bouleversent tels que la vie rêvée de walter mitty et là je me projette dans un autre pays, un concert et je me vois à leur place. Je me sauve à travers le piano, j’ai une forme d’autisme avec la musique qui me fait encore plus rêver mais en même temps d’être dans une bulle coupée du monde. Ce qui est affreux pour les rêveurs et que tu peux tout avoir tout construire les rêves nourrissent l’insatisfaction, je me suis accompli professionnellement je dirige une boite j’ai une femme deux enfants nous voyageons tout le temps faisons des tonnes de concerts…. et pourtant je me dis tout le temps qu’il y a une meilleure vie, je ne peux même pas en dessiner les contours mais simplement la rêver. Je pense que le problème n’est pas de rever d’un million de vies c’est de ne pas apprécier juste ce putain d’instant présent sans se projeter ailleurs et c’est très compliqué pour les gens qui t’entourent….bref je pourrai disserter pendant des heures mais j’ai eu une bulle en te lisant et en partageant cela même un bref instant
    merci W, continue à rever, ça nourrit et ça fait réaliser de grandes choses

  • anonymathe

    A reblogué ceci sur Avale-Fleuve.

  • schtrompff à lunet

    Comment dire….
    Ya des rêves partout
    Et le rêve d’être simplement heureux ? alors ?
    puisq heureux c un toit dla santé et de l’amour universel
    g failli être à la rue, mourir prématurément
    mais g la chance dêtre aimée et d’aimer
    pourkoi il faut ke lumain soit privé pour qu’il se rend compte de sa chance
    mais c vrai des fois on est emporté par ses rêves et on oublie l’autre et ses besoins (on imagine ou rêve pour 2) immaturité ou égoïsme ?
    pourquoi ya pas un feu tricolore dans mes lunettes
    pourquoi ya tan d’innovations technologiques pour communiquer mais aucune pour aider les hommes à se comprendre
    alors il faut encourager le dire avant le bien dire 🙂

  • Wyddy

    Quand j’ai lu ton texte, je me sentais si bien, car je me reconnais bcp, moi aussi je reve infiniment et je n’arreterai jamais… Si ce n’étais pas pour mon imagination, je serai morte de dépression… Je vis dans un milieu où je suis critiquée, discriminée pour chaque chose que je fais ou simplement pour qui je suis… Merci pour avoir partagé tes reves, ils me font sentir moins seule.. 🙂

  • Amélia

    Personnellement je me perds dans mes rêves, je ne sais pas ou aller et j’ai du mal à me mettre à l’action. Mais je pense que toutes les personnes qui sont ici sont perfectionnistes dans leur chemin de vie, veulent trouver le chemin qui est au mieux, ce qui entraîne le rêve puisque ce chemin est idéalisé et donc n’existe pas.
    Les personnes qui ont réussi et qui dégagent des choses fortes ne sont pas passées par 4 chemins pour la plupart et on juste persévérer dans ce qu’ils leur plaisait. Il suffit d’aimer ou d’être passionné par quelque chose et se donner à fond pour réussir, pas besoin de dons. Moi je cherche sans arrêt le chemin parfait, mais je me rends compte que ça ne mène nul part et qu’il faut que je pense à mon futur proche puisque c’est là que ça se passe et non me repasser une vie rêvée, il faut aussi agir par intuition parce que qui sait ou ça nous mène, trop de rêverie et tu en es toujours au même point.

    • bipohypermaniac

      Oui je suis d’accord.
      Au delà des rêves, il faut se centrer sur ce que l’on ressent, vivre les émotions en nous qui attendent d’être entendu. Rester à l’écoute de soi, qu’est ce qui est présent, lorsque les pensées ne sont plus là.
      Merci à toi et courage!
      Patience et espoir
      W

    • sebastien

      Bonjour Amelia
      Il est très difficile pour des rêveurs d’être passionné dans le sens ou tu vas approfondir un sujet, une activité ou autre car tu as une frustration de passer à côté d’autres choses, conserve cette passion pour avoir ne serait-ce qu’un vernis de connaissance sur des million de choses mais je pense que l’on ne peut pas approfondir un sujet, ou un chemin de vie pour reprendre ton expression lorsque l’on réagit comme « nous ». Je pense qu’il n’y a pas de « standard » de chemin de vie, alors accepte le fait d’être une rêveuse perpétuelle, de vouloir tout essayer de ne pas persévérer dans tel ou tel chemin.
      justement le fait d’être dans l’action aide à s’ancrer, changer de boulots, voyager, essayer des sports, musique, des arts, s’enfiler des tonnes de livres, de magazines, et tout ceci n’empêche pas de rêver de mille vies.
      essaie des actions même futiles, une ballade, ne rien faire….tu ne les appréciera pas forcément sur le moment c’est toujours à posteriori mais ça aide…
      au plaisir

  • Roxane

    Lassée de la nébuleuse temporelle,
    Je me suis attablée avec le Présent
    Mais les démons d’or, la peau de l’âme
    Me ramènent déjà au chant des sirènes.
    La terre déclare la guerre au rêve intempestif,
    L’abstraction est une bulle en argent.

  • Hanna

    Bonjour,
    Je suis tombée sur cet article et je me reconnais exactement dans ce discours. Excepté que j’essaie toujours d’agir pour parvenir à mes fins: mes idéaux de grandeur! Dans quelle situation vous trouvez vous aujourd’hui?
    Merci par avance

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